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Page créée en oct. 2012
Marie Salomé avec ses enfants dans le portail sud

L'histoire de la collégiale d'Abbeville débute au XIe siècle lorsque les comtes de Ponthieu firent transporter les reliques de saint Vulfran à Abbeville, leur capitale. Un premier bâtiment subsista jusqu'en 1346. En 1360, le traité de Brétigny rend le Ponthieu à l'Angleterre. Édouard III, seigneur du fief, fait élever un nouvel édifice en 1363 qui se situe à l'emplacement de l'actuel chœur de la collégiale. Après la guerre de Cent Ans, le Ponthieu retourne à la France et l'église est détruite.
En 1488, un nouveau bâtiment sort de terre après qu'on eut solidifié les fonds marécageux. Façade et nef sont d'abord construites. Le style retenu est le gothique flamboyant, très en vogue à cette époque. La première messe est célébrée dans une chapelle latérale en 1524. Par manque de fonds, le chantier s'interrompit en 1539. L'église n'a pas de chœur.
La construction ne reprit que cent vingt ans plus tard, en 1661. Le chœur s'éleva enfin en quelques courtes années dans un style gothique très simplifié avec même quelques accents Renaissance. En 1663, Saint-Vulfran est enfin achevée.
En 1793, l'église devient temple de la Vérité et de la Raison. Après le Concordat, le culte catholique y est rétabli. En 1840, le bâtiment est inclus dans les premières listes des monuments historiques.
En mai 1940, sous les bombes allemandes, un incendie noie la ville et détruit la collégiale. Seules les tours et la façade subsistent ainsi que le début de la nef. La voûte s'est effondrée. La restauration ne prendra fin qu'en 1998.

Retable du Jugement dernier, XIXe siècle (détail)
Vue d'ensemble de la nef
Vue d'ensemble de la nef
Au premier plan, la partie construite au XVe siècle et au début du XVIe
(et dont la voûte culmine à 31 mètres)
Au second plan (sous la voûte en bois), la partie construite au XVIIe siècle
et qui contient le chœur de la collégiale

Abbeville et l'offensive allemande de mai 1940. Après la percée de Sedan, les Panzer de Rommel et de Guderian se ruèrent vers la mer pour couper en deux l'armée française. Sans soutien d'artillerie ni d'infanterie, Guderian lança ses chars vers Montcornet et Saint-Quentin. Cependant, Hitler et l'état-major de la Wehrmacht craignaient le pire : une contre-attaque française musclée contre le «corridor des Panzer». (En fait, seul le colonel de Gaulle tenta quelque chose près de Montcornet, avec trois bataillons de chars.) Il était urgent de marquer le pas pour se regrouper. Le 17 mai, après une violente querelle de Guderian avec son chef, le général Kleist, commandant les Panzer du groupe d'armées de von Rundstedt, on donna le droit à Guderian d'exécuter une «reconnaissance en force». Ce que le fougueux général interpréta comme une autorisation de foncer encore plus loin, le long de la Somme, vers Amiens et Abbeville. Rommel faisait de même plus au nord, vers Cambrai et Arras. Le 19 mai, les blindés allemands se regroupèrent. Le 20 mai, Guderian poursuivit sa progression. Sa 1ère division de Panzer s'empara d'Amiens vers 9 heures du matin. Le général prit le temps de visiter la cathédrale(!) et lança ses chars sur Abbeville, qui tomba en fin d'après-midi. Mais auparavant, un pilonnage en règle de l'artillerie allemande avait déclenché un violent incendie, détruit la ville, une bonne partie de la collégiale et des églises Saint-Sépulcre et Saint-Gilles.
Source : La Percée de Sedan par Alistair Horne, revue Historia, 1967

La rose de William Einstein
La rose de William Einstein
On l'aperçoit en haut de la photo de la nef (image de gauche)
Ce vitrail est rarement représenté dans les brochures sur la collégiale.
La façade de Saint–Vulfran en gothique flamboyant
La façade de Saint-Vulfran en gothique flamboyant
Le parvis Saint-Vulfran est barré par des maisons en face de la collégiale.
Il n'est pas possible de prendre plus de recul pour photographier la façade.
Porte Renaissance du portail central (la seule qui soit d'époque)
Porte Renaissance du portail central (la seule qui soit d'époque)
Ventail d'époque Renaissance relatant la vie de Marie
En mai 1940, seule la porte centrale était protégée par des sacs de sable.
Vue de la collégiale depuis la place Max Lejeune
Vue de la collégiale
depuis la place Max Lejeune
Archivolte du portail central
Archivolte du portail central
Scènes de la Passion
(Ecce homo et Christ aux outrages)
Vue d'ensemble depuis le chevet
Vue d'ensemble depuis le chevet
La longueur totale de l'édifice est de 70 mètres.
La partie qui semble détruite sur la droite correspond en fait
au prolongement de la collégiale qui était prévu à la Renaissance.
Par manque de fonds, il n'a jamais été construit.
Le 20 mai 1940, les bombes des artilleurs allemands
ont laissé cette partie intacte.
Portail nord, statue très alerte de saint Eustache au centre du fronton
Portail nord
Statue très alerte de saint Eustache au centre du fronton
(Pierre, fin du XVe siècle)
L'ensemble de la façade et ses portails en gothique flamboyant
L'ensemble de la façade et ses portails en gothique flamboyant
Seuls les vantaux de la porte centrale sont d'origine (Renaissance). Ceux des portes nord et sud
sont des copies réalisées après la guerre et mises en place en 1998.
Le portail nord et son décor gothique luxuriant
Le portail nord et son décor gothique luxuriant
Sur le fronton, une scène de chasse avec saint Eustache
Portail sud, Marie Salomé avec ses enfants
Portail sud
Marie Salomé avec ses enfants : saint Jacques le Majeur et saint Jean l'Évangéliste
Pierre, XVe-XVIe siècle
Portail sud
Portail sud
On reconnait Marie Cléophas et Marie Salomé de chaque côté de la porte.
Une Vierge à l'Enfant accompagnée de deux anges trône sur le fronton.
Rappelons que les trois Marie sont demi-sœurs.
Leur mère commune est sainte Anne (Légende dorée).
Portail sud, Marie, mère de Cléophas
Portail sud
Marie Cléophas et ses quatre fils
Pierre, XVe-XVIe siècles
Partie supérieure du portail central
Partie supérieure du portail central
Dans le gâble, le Père Céleste présente au Monde son fils crucifié.
Portail central, statue de saint Paul accompagnée d'un lion
Portail central
Statue de saint Paul accompagnée d'un lion
paré d'un manteau royal et présentant un blason
(Pierre, fin du XVe siècle)
LA NEF ET SES DEUX ÉPOQUES
Élévations nord avec chapelles latérales
Élévations nord avec chapelles latérales

Architecture dans la nef. La photo ci-dessus met en lumière la différence d'architecture entre le gothique flamboyant de la nef des XVe et XVIe siècles (piliers multi-colonnettes sur la gauche de la photo) et la nef construite au XVIIe siècle, plus rapidement et sans beaucoup d'ornementations (partie droite de la photo). La forme des piliers y est plus frustre. Néanmoins, les bâtisseurs du XVIIe ont pris soin d'orner ces piliers d'angelots, dont la présence est typique de l'esprit Renaissance. Sur la photo ci-dessus, la flèche indique un angelot au sommet de l'arcade.

Sculpture Renaissance
Sculpture Renaissance
Tête d'angelot sur une arcade XVIIe
Sculpture Renaissance
Sculpture Renaissance
Tête d'angelot sur une arcade XVIIe
Clés de voûte dans un bas–côté
Clés de voûte dans un bas-côté
Blason aux trois fleurs de lys et Saint Jean
La voûte de la nef
La voûte de la nef
(Construction des XVe et XVIe siècles)
«Saint Jean reçoit la vision de l'Apocalypse», tableau de Charles Gleyre (1805-1874)
«Saint Jean reçoit la vision de l'Apocalypse»
Tableau de Charles Gleyre (1805-1874)
Saint Jean est ici représenté en exil sur l'île grecque de Patmos.
La chaire à prêcher
La chaire à prêcher
Elle date du XVIIe siècle.
Après les destructions de mai 1940, elle a été restaurée
et remise en place en 2002.
La pêche miraculeuse
La pêche miraculeuse
Clé de voûte dans l'entrée de l'allée centrale
La chaire à prêcher, l'ange souffleur sur l'abat-son
La chaire à prêcher
L'ange souffleur sur l'abat-son
Un bateau marchand, clé de voûte dans l'entrée de l'allée centrale
Un bateau marchand
Clé de voûte dans l'entrée de l'allée centrale
LE REVERS DE LA FAÇADE EN GOTHIQUE FLAMBOYANT
La nef et le revers de la façade en gothique flamboyant
La nef et le revers de la façade en gothique flamboyant
Le revers de la façade et le portail central
Le revers de la façade et le portail central

À DROITE ---»»»
Vitrail du portail central en gros plan
Grande arcade de la façade
CI-DESSUS
Grande arcade de la façade
Feuilles de vigne et pampres composent
cette magnifique dentelle de pierre
Saint Jacques le Majeur
Saint Jacques le Majeur
et sa sculpture florale
Sculpture de pampres et de feuilles de vigne
Sculpture de pampres et de feuilles de vigne
vue en gros plan (fin du XVe- début du XVIe siècle)
Vitrail du portail central en gros plan
Élévations dans la nef avec le triforium
Élévations dans la nef avec le triforium
Triforium
Triforium
Sculpture en gothique flamboyant

À DROITE ---»»»
«La Visitation»
Tableau de William Einstein, 1962
«La Visitation», tableau de William Einstein, 1962
Tableau de William Einstein, «L'Ascension» , 1962
Tableau de William Einstein
«L'Ascension» , 1962

William Einstein est né à Saint Louis (Missouri, USA) en 1907. Après des études à l'école des Beaux Arts de cette ville, il vient à Paris dès 1927 et fréquente les artistes de Montparnasse. Très tôt influencé par l'école fauviste. Il suit les cours de l'École du Louvre, travaille dans les ateliers de Léger et Ozenfant, puis voyage en Russie (1931). Il s'inscrit même aux cours de l'Institut d'Optique de Paris pour appréhender la perception des couleurs d'après les lois physiques et physiologiques. Ce qui le conduira à abandonner l'art abstrait. Retour aux États-Unis en 1933 ; retour en Europe en 1938 et derechef les États-Unis en 1940. Sans cesser de dessiner et de peindre. Il participe à la guerre comme officier de liaison avec l'armée française. Démobilisé, il s'installe à Aix-en-Provence en 1947 et se voue à la peinture figurative. En 1955, il s'installe à Paris, mais la Picardie l'attire car sa femme est native d'Acheux-en-Vimeu. Il peint de nombreuses toiles dans cette région, voyage en Hollande et expose sa production à la galerie René Drouet à Paris en 1960. Il peint pour la nouvelle église Saint-André d'Abbeville et se fixe définitivement en Picardie en 1966, à Acheux-en-Vimeu. En 1963, le musée Boucher-de-Perthes expose une cinquantaine de ses toiles religieuses et picardes. Il s'attelle à la création des cartons des vitraux de la collégiale Saint-Vulfran. Ce qui lui prendra six ans. Les vitraux sont réalisés à Reims dans les ateliers Jacques Simon par Charles Marcq. Les vitraux d'Einstein se rattachent à l'abstraction de l'École de Paris. L'église Saint-André ne verra jamais le jour : toutes les toiles créées pour elle rejoignent la collégiale, c'est-à-dire les grandes toiles (Crucifixion, Ascension et Cène) et les 14 tableaux du chemin de croix. William Einstein s'éteint à Acheux-en-Vimeu en avril 1972 à l'âge de 65 ans.
Source : Saint-Vulfran d'Abbeville, brochure éditée par l'Association des amis de Saint-Vulfran.

Vitrail de William Einstein dans le bas-côté sud, «Adam et Ève et le serpent»
Vitrail de William Einstein dans le bas-côté sud
«Adam et Ève et le serpent»
LES CHAPELLES LATÉRALES
Vitrail dans le bas-côté nord, «Daniel dans la fournaise»
Vitrail dans le bas-côté nord
«Daniel dans la fournaise»
de William Einstein, 1962

À DROITE ---»»»
Suite des trois chapelles latérales
dans le bas-côté nord
Suite des trois chapelles latérales dans le bas-côté nord
LA CHAPELLE LATÉRALE SAINT-LOUIS
Chapelle Saint-Louis, colonnette avec angelots sur le côté du retable
Chapelle Saint-Louis
Colonnette avec angelots sur le côté du retable
(Fin du XVe - début du XVIe siècle)
Chapelle Saint-Louis, le retable de la Nativité
Chapelle Saint-Louis
Le retable de la Nativité (sans l'autel)
(Fin du XVe - début du XVIe siècle)
Deux clés pendantes dans une chapelle latérale
Deux clés pendantes dans une chapelle latérale

La chapelle Sainte-Anne a été édifiée en 1492 par la famille d'Ailly. On y trouve un magnifique retable haut-relief en pierre polychrome représentant la Nativité. Le retable (comme d'autres dans la collégiale) a été refait en grande partie au XIXe siècle par les frères Louis et Aimé Duthoit, puis restauré en 1994 par les ateliers Arcams. Il est encadré par des pilastres et des colonnettes ornés de sculptures et de dessins luxuriants. Enfin, l'ensemble est surmonté de trois statues : le Christ y est entouré de saint Pierre et de saint Paul.

Chapelle Saint-Louis, le couronnement du retable
Chapelle Saint-Louis
Le couronnement du retable porte les armes de la famille d'Ailly qui a fait construire la chapelle
Chapelle Saint-Louis, le retable de la la Nativité
Chapelle Saint-Louis
Le retable de la la Nativité (partie centrale en gros plan)
(Fin du XVe - début du XVIe siècle)
LA CHAPELLE LATÉRALE DES SAINTS ANGES OU DE SAINT LUC
Le retable du Jugement dernier
Chapelle des Saints Anges et saint Luc
Le retable du Jugement dernier
(Encadrement du XVIIe siècle,
Scène centrale en plâtre, XIX siècle)
Le retable du Jugement dernier
Chapelle des Saints Anges et saint Luc
Retable du Jugement dernier (XIXe siècle)
L'archange saint Raphaël au-dessus du retable
Chapelle des saints Anges et saint Luc
L'archange saint Raphaël au-dessus du retable

La chapelle des Saints Anges contient deux beaux retables. L'un, en pierre, date de la Renaissance et représente le thème classique de la femme adultère. L'autre, en plâtre, aurait été fait au XIXe siècle par les frères Duthoit. Thème et traitement sont typiquement médiévaux : la scène du Jugement dernier récompense les bons et punit les méchants. On remarquera la superbe gueule du Léviathan (en bas à droite) qui représente l'entrée des Enfers. Les diables y précipitent les damnés. Le site patrimoine-histoire.fr vous propose un autre (et truculent) léviathan Renaissance dans le vitrail du Jugement dernier de l'église Saint-Nizier à Troyes.

Chapelle des saints Anges et saint Luc
Chapelle des saints Anges et saint Luc
La Vierge et les saints dans la partie gauche du retable du Jugement dernier
Chapelle des Saints Anges et saint Luc
Chapelle des Saints Anges et saint Luc
Chapelle des Saints Anges et saint Luc, la voûte
Chapelle des Saints Anges et saint Luc
La voûte
Bas-relief «La femme adultère», XVIe siècle, restauré en 1843
Chapelle des saints Anges et saint Luc
Bas-relief «La femme adultère», XVIe siècle, restauré en 1843
Détail du retable du Jugement dernier (XIXe siècle)
Chapelle des saints Anges et saint Luc
Détail du retable du Jugement dernier (XIXe siècle)
Les démons précipitent les méchants dans la gueule du Léviathan qui symbolise l'entrée des enfers.
Clé pendante centrale
Chapelle des Saints Anges et saint Luc
Clé pendante centrale
L'archange saint Michel pesant les âmes au-dessus du retable
Chapelle des saints Anges et saint Luc
L'archange saint Michel pesant
les âmes au-dessus du retable
Retable du Jugement dernier, un démon
Chapelle des Saints Anges et saint Luc
Retable du Jugement dernier
Un démon (XIXe siècle)
Bas-relief «La femme adultère»
Chapelle des saints Anges et saint Luc
Bas-relief «La femme adultère»
Pierre, XVIe siècle, détail
LA CHAPELLE SAINT-FIRMIN - LES ŒUVRES DE WILLIAM EINSTEIN
Tableau «Le Christ au mont des Oliviers» d'Hermine Deheirain (Abbeville 1798-1839)
Chapelle Saint-Firmin
Tableau «Le Christ au mont des Oliviers» d'Hermine Deheirain (Abbeville 1798-1839)
Le tableau a été donné par Louis-Philippe en 1837.
«La Cène» , 1962, tableau de William Einstein (1907-1972)
Tableau de William Einstein (1907-1972)
«La Cène» , 1962

«««--- À GAUCHE
Dans le tableau d'Hermine Deheirain, le Christ est réconforté par des anges.
Sur le même thème du jardin des Oliviers, on pourra admirer le chef d'œuvre d'Eugène Delacroix
dans l'église Saint-Pierre-Saint-Paul à Paris.
Tableau du chemin de croix peint par William Einstein (1907-1972), «Christ aux outrages»
Tableau du chemin de croix peint par William Einstein (1907-1972)
«Christ aux outrages»
Tableau de William Einstein (1907-1972), «Le Reniement de Pierre»
Tableau de William Einstein (1907-1972)
«Le Reniement de Pierre»
Tableau du chemin de croix peint par William Einstein (1907-1972) «Jésus est cloué sur la croix»
Tableau du chemin de croix peint par William Einstein (1907-1972)
«Jésus est cloué sur la croix»
LE BAS-CÔTÉ SUD
Les fonts baptismaux dans le bas–côté sud
Les fonts baptismaux dans le bas-côté sud
Le bas–côté droit
Le bas-côté droit
Au fond du bas-côté, on ne trouve que le buste de saint Vulfran sur un mur de pierres nues.
Avant le bombardement de mai 1940, les photos de l'époque montrent une somptueuse chapelle de la Vierge avec un autel
richement orné et des boiseries sculptées. La Vierge couronnée y apparaissait dans un magnifique décor de nuées en stuc.
Sculpture de saint Joseph
Sculpture de saint Joseph
Bas-côté droit
Bas–côté gauche
Bas-côté gauche
Clé pendante

À DROITE ---»»»
Suite de deux chapelles latérales
dans le bas-côté droit
Buste polychrome de saint Vulfran, XIXe siècle
Absidiole sud
Buste polychrome de saint Vulfran, XIXe siècle

La vie de saint Vulfran.
Vulfran est né vers 650 sous le règne de Clovis II près de Fontainebleau. Son père étant officier dans les armées royales, le futur saint a ses entrées à la cour. Bientôt convaincu que ce lieu est néfaste pour son salut, il choisit de se détacher du monde et donne sa terre de Maurilly à l'abbaye de Fontenelle en Normandie (qui est devenue l'abbaye de Saint-Wandrille).
En 682, l'archevêque de Sens décède. Le clergé et les fidèles élisent Vulfran pour le remplacer. Quelques années plus tard, Vulfran apprend que des missionnaires de Grande-Bretagne sont allés en Frise pour évangéliser les païens. Désireux de les imiter, il abandonne sa charge en 695. Arrivé en Frise avec quelques compagnons, l'histoire raconte qu'il s'adresse au roi du pays, Radbord, pour lui dire que ses dieux ne sont que des illusions. Il se met à prêcher auprès du peuple. Certains païens se convertissent. Et les miracles sont là pour aider aux conversions. Touché par un de ces miracles, le roi Radbord veut aussi se faire chrétien, mais il veut d'abord savoir s'il retrouvera ses ancêtres dans l'autre monde. Vulfran ne peut l'affirmer. Alors le roi refuse le baptême. Il envoie chercher l'archevêque des Frisons, Willibord, pour le confronter à Vulfran et vérifier si leur doctrine concorde. Mais le roi meurt avant l'arrivée de l'archevêque. Vulfran revient à Fontenelle pour vivre dans la retraite. Il retournera en Frise plusieurs fois. Il meurt en mars 720 et est inhumé à Fontenelle.

Source : Saint-Vulfran d'Abbeville, brochure éditée par l'association des Amis de Saint-Vulfran, disponible à l'Office de tourisme

Suite de deux chapelles latérales dans le bas-côté droit
LA CHAPELLE LATÉRALE SAINT-JEAN-BAPTISTE
Chapelle Saint-Jean-Baptiste
Chapelle Saint-Jean-Baptiste
Sur la gauche, le retable du baptême de Jésus
Chapelle Saint-Jean-Baptiste
Chapelle Saint-Jean-Baptiste
Partie haute du retable : le Père Céleste
Chapelle Saint-Jean-Baptiste Le retable du baptême du Christ
Chapelle Saint-Jean-Baptiste Le retable du baptême du Christ

La chapelle Saint-Jean-Baptiste contient un beau retable du baptême de Jésus, en pierre polychrome, dont l'original doit dater de la Renaissance. Cette œuvre a été refaite en 1849 par les frères Louis et Aimé Duthoit. Au-dessous du Père Céleste, le phylactère porte l'inscription : «Tu es filius meus dilectus». Comme dans toutes les chapelles latérales de Saint-Vulfran, la voûte de la chapelle Saint-Jean-Baptiste arbore de très belles clés pendantes. Plusieurs images de ces voûtes sont données dans cette page. Bien sûr, tout a été détruit par l'artillerie allemande le 20 mai 1940. Heureusement, voûtes et clés pendantes avaient été soigneusement photographiées et décrites par Charles Delignières au XIXe siècle. Ce qui a permis de les reconstituer avec précision. On y trouve les armes des rois et des reines de France, les armoiries des notables et des corporations qui ont financé les différentes parties de la collégiale.

LA CHAPELLE LATÉRALE SAINTE-ANNE
Chapelle Sainte-Anne
Chapelle Sainte-Anne

L'autel dédié à sainte Anne est privé de son retable (remplacé par une photographie). Le retable est exposé au musée Boucher-de-Perthes d'Abbeville. Au-dessus du retable figurent les statues de saint Nicolas, saint André et sainte Catherine d'Alexandrie.

Retable de la vie de la Vierge (Musée Boucher–de–Perthes)
Retable de la vie de la Vierge (Musée Boucher de Perthes à Abbeville)
L'Annonciation
Retable de la vie de la Vierge
Retable de la vie de la Vierge
Atelier picard, début du XVIe siècle, bois polychrome
Musée Boucher-de-Perthes à Abbeville
Retable de la vie de la Vierge
Retable de la vie de la Vierge, la Nativité (partie droite du retable)
Atelier picard, début du XVIe siècle, bois polychrome
Musée Boucher-de-Perthes à Abbeville

«««--- À GAUCHE
L'auteur du retable est resté fidèle à l'évangile de Luc : la scène évoque la chambre d'une jeune fille reproduit
avec un grand réalisme. En revanche, l'aspect du baldaquin montre que la perspective n'est pas maîtrisée.
Chapelle Sainte-Anne, la voûte et ses clés pendantes
Chapelle Sainte-Anne
La voûte et ses clés pendantes
Chapelle Sainte-Anne, la clé de voûte centrale représente un ange avec les instruments de la Passion.
Chapelle Sainte-Anne
La clé de voûte centrale représente un ange avec les instruments de la Passion.
LA CHAPELLE LATÉRALE SAINT-QUIRIACE
Chapelle Saint-Quiriace
Chapelle Saint-Quiriace
Les peintures murales de style Art Déco sont l'œuvre d'A. Bourgeois (1931).
Chapelle Saint-Quiriace
Chapelle Saint-Quiriace
Le Christ mort dans son environnement gothique flamboyant
Chapelle Saint-Quiriace, Statue du Christ mort
Chapelle Saint-Quiriace
Statue du Christ mort
Bois polychrome, XVIIIe siècle
La voûte de la chapelle Saint–Quiriace et ses clés pendantes
La voûte de la chapelle Saint-Quiriace et ses clés pendantes
LA NEF DU XVIIE SIÈCLE
Vierge à l'Enfant, XVIIIe siècle, bois polychrome La nef du XVIIe siècle
La nef du XVIIe siècle : l'élévation nord (avec les angelots Renaissance au sommet des arcades)
et les vitraux de William Einstein

«««--- À GAUCHE
Vierge à l'Enfant, XVIIIe siècle, bois polychrome (chapelle Saint-Louis)
Vitrail de William Einstein, «La Pentecôte»
Vitrail de William Einstein
«La Pentecôte»
dans le bas-côté nord
LE CHŒUR DE LA COLLÉGIALE SAINT-VULFRAN
Le chœur de la collégiale Saint-Vulfran et son maître-autel  de 1848
Le chœur de la collégiale Saint-Vulfran et son maître-autel de 1848

Le chœur de la collégiale Saint-Vulfran.
Avant le bombardement du 20 mai 1940, les photographies nous montrent un chœur couvert de boiseries à sa partie inférieure. Un grand retable de type classique, avec deux colonnes corinthiennes et deux grands anges en adoration, ornait l'abside. Aujourd'hui, la pierre nue est illuminée par les couleurs vives des vitraux de l'artiste américain William Einstein (1907-1972).

Toutefois le maître-autel a survécu au bombardement du 20 mai 1940. Cet autel dit «autel Saint-Vulfran» date de 1848. Il a été créé par les frères Louis et Aimé Duthoit, architectes. Les cinq bas-reliefs qui ornent sa façade et ses côtés illustrent la vie de saint Vulfran et ses miracles.
Source : Saint-Vulfran d'Abbeville, brochure éditée par l'association des Amis de Saint-Vulfran, disponible à l'Office de tourisme

Le Christ en croix du chœur
Le Christ en croix du chœur
est rendu avec beaucoup de réalisme
Le lutrin
Le lutrin
Époque non précisée
L'autel Saint-Vulfran de 1848
L'autel Saint-Vulfran de 1848
Bas-relief peint
Saint Vulfran s'avance sur la mer pour sauver deux enfants qui se noient
L'autel Saint-Vulfran de 1848
L'autel Saint-Vulfran de 1848
Bas-relief peint
Saint Vulfran délivre un pendu.
Vierge à l'Enfant
Le chœur
Vierge à l'Enfant
Bois polychrome, XVIIIe siècle
Vitrail dans le chœur : «Le Père» (détail)
Vitrail dans le chœur : «Le Père» (détail)
(Œuvre de William Einstein)
Les vitraux de William Einstein dans l'abside de Saint-Vulfran
Les vitraux de William Einstein dans l'abside de Saint-Vulfran
En haut depuis la gauche: «le Saint-Esprit», «Le Père» et «le Fils». En bas : «Un paysan, «Homme et femme et «Ouvrier»
Ce qu'il y a de remarquable dans l'art contemporain (ou abstrait), c'est sa grande souplesse :
les titres donnés par William Einstein à chacun des vitraux de l'abside conviennent en fait à n'importe lequel !
La nef vue du chœur
La nef vue du chœur
La rose de la façade centrale
La rose de la façade centrale
Le chœur et l'abside
Le chœur et l'abside
illuminés par les vitraux de William Einstein

«««--- À GAUCHE
Avant le bombardement de 1940, la tribune accueillait un orgue construit en 1702 par Julien Tribuot. Initialement installé dans l'église Saint-Georges, il fut attribué à la collégiale en 1791. Le buffet, regardé comme l'un des plus beaux de la région, était l'œuvre de Jean Le Pappe.


Documentation : brochure «Saint-Vulfran d'Abbeville» éditée par l'association des amis de Saint-Vulfran, disponible à l'Office de tourisme + panneaux dans l'église
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