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Page créée en 2012
Notre-Dame des Ardents dans le retable du choeur

A Arras, sur la place des Héros actuelle, on pouvait voir, avant la Révolution, la Pyramide de la Sainte Chandelle (liée au miracle des Ardents). Détruite en 1791 (en fait plus pour des raisons de vétusté que d'ardeur révolutionnaire), elle a été remplacée quatre-vingts ans plus tard par l'église Notre-Dame des Ardents. La construction commença en 1869. Bien que l'architecte Normand fût un spécialiste du néoroman et du néogothique, le style choisi fut le romano-byzantin, très en vogue à l'époque. Notre-Dame des Ardents fut achevée en 1876.
L'église rappelle davantage le style roman que le romano-byzantin (voir notamment les absidioles du chevet), mais elle dégage une harmonie certaine. Malheureusement, elle est rarement ouverte.

La Vierge apporte le Cierge miraculeux, vitrail de Saint-Nicolas-en-Cité
Vue générale du chœur de Notre-Dame des Ardents
Vue générale de l'église Notre-Dame des Ardents avec son très beau chœur romano-byzantin
La façade de l'église
La façade de l'église, place Saint-Étienne à Arras.
La brique rouge est un matériau de construction traditionnel en Artois.
Le chevet roman de l'église
Les chapelles absidiales, très romanes, du chevet s'insèrent
magnifiquement dans un petit jardin fleuri.
Le portail de l'église Le tympan
Le tympan du portail avec, en son centre, le cierge miraculeux.

«««--- À GAUCHE, le portail de l'église Notre-Dame-des-Ardents est d'une facture néoromane très pure.

LE MAL DES ARDENTS
On ne sait pas exactement ce qu'était le mal des ardents.
D'après les récits qui nous sont restés, le Mal brûlait ceux qui en étaient atteints et les rongeait petit à petit. Souffrant d'une chaleur interne atroce, ils étaient pris de convulsions, de délires, de cécité, le tout parfois aggravé d'éruptions cutanées. Aujourd'hui encore on s'interroge sur la nature exacte de cette maladie.
Comme le Mal des Ardents survenait surtout en période de famine, certains l'identifient à l'ergotisme (troubles consécutifs à l'ingestion de pain issu de farines avariées).
Source : Notre-Dame des Ardents, (CIF Editions)

Vitrail du miracle des Ardents (1105)
Vitrail de l'église Saint-Nicolas-en-Cité à Arras

L'évêque Lambert console les malades
atteints du Mal des Ardents, mais ne peut
rien faire pour les guérir... jusqu'à l'apparition
de la Vierge apportant le Cierge miraculeux.
Vue de la nef et du chœur
Vue de la nef et du chœur

LE MIRACLE DE LA GUÉRISON DE 1105
En 1105, 144 malades souffrent du Mal des Ardents dans la cathédrale d'Arras. Deux ménestrels de la région, Norman et Itier, sont brouillés à mort parce que l'un a tué le frère de l'autre. La nuit, tous les deux ont une vision. La Vierge leur apparaît et leur tient à chacun le même discours : «Allez à Arras voir le prêtre Lambert de Guînes (en fait l'évêque) ; avec lui, visitez les malades dans la cathédrale ; puis une femme vêtue de blanc descendra du chœur et vous remettra un cierge. Vous donnerez à boire aux malades de l'eau contenant de la cire de ce cierge et vous la répandrez sur leurs plaies.» L'apparition y mettait une condition formelle : Norman et Itier devaient se réconcilier avant.

Les deux ménestrels se rendent à Arras séparément et vont trouver l'évêque l'un après l'autre. Celui-ci comprend que les deux hommes se haïssent et qu'ils ne peuvent pas avoir mis au point une supercherie pour abuser de sa crédulité. Poussés par l'évêque, Norman et Itier se réconcilient. Puis tous trois se rendent à la cathédrale auprès des malades et y passent une nuit de prières. Le jour suivant est le dimanche de la Pentecôte 28 mai 1105. Au premier chant du coq, la Vierge, toute de blanc vêtue, descend du chœur avec un cierge qu'elle remet aux ménestrels. On mit quelques gouttes de cire du Saint Cierge dans de l'eau et les malades qui en burent furent sauvés.
Source : Notre-Dame des Ardents, (CIF Editions)

Vue de la nef et de l'orgue de tribune
Vue de la nef et de l'orgue de tribune

À DROITE ---»»»
Vitrail contemporain de l'église Saint-Nicolas-en-Cité à Arras
Ces vitraux sont dus au maître verrier Pierre Turpin sur des cartons de Charles Hollart.
La Vierge descend du chœur de la cathédrale d'Arras et remet le Cierge miraculeux aux deux ménestrels.
Vitrail du miracle des Ardents (1105)

Documentation : «Notre-Dame des Ardents» (CIF Editions), brochure en vente dans l'église et à la cathédrale d'Arras
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