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Page créée en mai 2015
Leroy 01, la montre la plus compliquée du monde

Le Musée du Temps est installé dans une aile du palais Granvelle, construit au XVIe siècle dans la boucle du Doubs, pour Nicolas Perrenot de Granvelle, premier conseiller de l'empereur Charles Quint. On y trouve principalement exposé, et de fort belle façon, le fonds d'horlogerie du musée des Beaux-Arts de la ville. Rappelons que, au XIXe siècle, Besançon est devenue capitale de l’horlogerie française (hégémonie nationale qui vient de la présence d’horlogers suisses dans la ville depuis la fin du XVIIIe siècle).
Le reste du musée du Temps pourrait être appelé le musée d'Histoire de Besançon de la Franche-Comté. Les Granvelle (surtout Nicolas et Antoine - les deux hommes qui laisseront une trace dans l'Histoire) seront d'infatigables collectionneurs d'objet d'art et de livres. Dûment inventoriées, ces collections seront accessibles au public en 1694. Ce sont elles qui seront à l’origine de la bibliothèque et du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon. Tapisseries, meubles, portraits, peintures décrivant des scènes de l'histoire de la ville s'offrent aux visiteurs dans une suite de vastes salles. Cette page propose quelques vues des pièces du musée. Elle propose aussi un développement sur le palais Granvelle et sur son architecte inconnu.

Pendule de la fin du XVIIIe siècle ou du XXe.
Salle de la Tenture Salle de la Tenture
On aperçoit le portrait du cardinal Antoine de Granvelle dans le fond à droite.
La façade du palais Granvelle dans la Grande-Rue (vers 1540)
La façade du palais Granvelle dans la Grande-Rue (vers 1540)
et l'entrée du musée du Temps

Le palais Granvelle. Les parties principales ont été construites entre 1534 et 1540, les parties complémentaires ou accessoires, entre 1542 et 1545. Au XIXe siècle, on regardait ce palais comme une œuvre flamande ou italienne. On s'accorde désormais à le rattacher à la première Renaissance française.
La façade qui donne sur la rue (photo ci-contre) est la plus riche en ornementations. Deux corniches séparent l'étage médian des deux autres, tandis que six colonnes, superposant les ordres toscan, ionique et corinthien, la divisent de manière symétrique de part et d'autre de la porte d'entrée. Les frontons au-dessus des fenêtres ont subi le martèlement des révolutionnaires, mais les restes de feuillages et de rubans soutiennent encore des cartouches où l'on pouvait lire des emblèmes et des devises. Les deux seuls cartouches qui subsistent portent encore la devise des Granvelle : «Sic visum superis» et la date «1534».
La cour intérieure (voir photos plus bas) dégage un cachet Renaissance assez sobre. Cette cour est rectangulaire. Chaque côté possède son portique dont les arcs en anse de panier retombent sur des colonnes toscanes.
Au XVIe siècle, le palais, dont la cour avait en son centre une fontaine, impressionnait les visiteurs. Marie-Lucie Cornillot, dans son article du Congrès archéologique de Besançon en 1960, nous relate la description qu'en font les ambassadeurs des quatre cantons évangéliques de Zurich, Berne, Bâle et Schaffhouse qui se rendent auprès d'Henri II en 1557 : «...du milieu d'un bassin rond s'élevait un pilier contre lequel s'appuyait une sirène de bronze faisant jaillir l'eau de ses seins ; il soutenait, par l'intermédiaire d'une console, un buste de Jupiter antique provenant des jardins des Médicis à Rome, don de Marguerite de Parme ---»»»

---»»» en 1541 à Granvelle qui le fit mettre en place en 1546.» Les mêmes ambassadeurs s'étonnèrent «du grand nombre et de la grandeur prodigieuse des bois de cerfs, daims, chevreuils qui étaient scellées [sic] dans les murs des galeries autour de la cour.» Ils admirèrent «les peintures de grands maîtres répandues dans les chambres belles et spacieuses» et notèrent aussi le «jardin ingénieusement arrosé, aux plantes variées, prolongé par un verger planté d'arbres fruitiers.» Il est certain que le palais Granvelle assurait une vie agréable. Marie-Lucie Cornillot conclut son paragraphe par cette question pertinente : «Ne faut-il pas penser que l'existence de ce palais, si bien décoré, vaste et confortable, et de quelques maisons nouvelles à son imitation furent un des arguments qui firent considérer un moment, comme lieu d'élection du concile, avant qu'on eût choisi Trente, la ville impériale de Besançon?»
On ne sait pas qui a dressé les plans du palais. Les nombreuses recherches dont parle Marie-Lucie Cornillot en 1960 n'aboutissent pas : est-ce un sculpteur de Brou, ville assez proche? un architecte des Flandres? est-ce un maître venu d'Allemagne, une Allemagne qui en 1530 était encore vouée au gothique? La façade ne paraît-elle pas «dessinée par un ornemaniste formé sur quelque chantier français?»
Après ces questions restées sans réponse, l'archéologue revient, de manière assez justifiée et au grand dam de certains de ses collègues, sur l'inscription «J O» qui figure sur un chapiteau dans la cour intérieure du palais. Cette inscription a été lue en «I O A» par les experts du XIXe siècle qui ont voulu y voir une signature d'architecte. Mais il faut bien y lire : «J O». Marie-Lucie Cornillot écrit : «ce ne sont ni les initiales des Perrenot, de leurs ascendants ou descendants, ni celles d'une devise familiale. Un tâcheron ne se serait pas permis d'inscrire en plein centre d'une façade de la cour d'honneur, à l'endroit réservé ailleurs à la devise du propriétaire et aux dates (et justement entre ces deux éléments), ses initiales en belles lettres romaines suivies de sa marque.» Alors il faut parcourir les listes des maîtres d'œuvres français et étrangers de la seconde moitié du XVIe siècle ayant «J» et «O» pour initiales : Jean Olbœuf à Béthune, Jean Ogier à Poitiers, Jean Oreau à Gaillon. Toutes ces villes sont assez loin de Besançon. Est-ce Jean de l'Orme, de la ville de Lyon, qui meurt en 1549?
«J O» : Est-ce le chef de chantier? Perrin Maire dit de Nancray, un maçon très estimé à Besançon, a réalisé des bâtiments similaires au palais Granvelle, mais ses initiales ne correspondent pas. Pas plus que celles de ses ouvriers sur les chantiers de Besançon. «J O» : Est-ce un sculpteur? On connaît l'activité des sculpteurs de l'époque, dans le Lyonnais, en Bourgogne et à Brou. Leurs initiales ne correspondent pas non plus. Un dernier espoir subsiste : l'équipe qui sculpta le palais Granvelle avait-elle déjà travaillé à l'abbatiale de Montbenoît, puisqu'il y a bien des ressemblances entre les deux bâtiments? C'est probable. Le palais Granvelle est-il encore un «essaim de Brou»? C'est probable aussi. En 1960, la question du nom de l'architecte du palais Granvelle restait ouverte. Elle l'est toujours aujourd'hui.
Source : «Congrès archéologique de Besançon, 118e session, 1960, Franche-Comté», article sur le palais Granvelle de Marie-Lucie Cornillot.

Le bandeau inférieur des fenêtres de l'attique
Le bandeau inférieur des fenêtres de l'attique (dernier étage
de la façade) repose sur trois têtes d'angelots.
Vue du palais Granvelle et de sa cour intérieure
Vue du palais Granvelle et de sa cour intérieure
Deux vues du palais Granvelle et de sa cour intérieure
Têtes d'angelots sous le bandeau d'une fenêtre de l'attique
Têtes d'angelots sous le bandeau d'une fenêtre de l'attique
(Façade du palais Granvelle dans la Grande-Rue de Besançon)

Nicolas et Antoine Perrenot de Granvelle. En lisant l'article sur les Granvelle dans l'ouvrage d'Éveline Toillon «Besançon de A à Z», on ne peut qu'être impressionné par la carrure intellectuelle de ces deux hommes. Nicolas Perrenot, né à Ornans en 1486, arrière-petit-fils de forgeron et brillant avocat, fut remarqué par Charles Quint qui fait de lui son premier conseiller d'État en 1524. Membre du conseil privé de l'Empereur, il participe aux négociations des traités de Madrid et de Cambrai. Annobli, il achète la terre de Granvelle en Haute-Saône en 1527 et en prend le nom. Il aura quinze enfants, onze survivront. Son premier fils, Antoine, né en 1517, aura dans l'Empire un rôle aussi important que celui de son père. Instruit de manière irréprochable, Antoine devient évêque d'Arras à 21 ans et se met au service de Charles Quint. Son père décède en 1550. Antoine, très en cours auprès du vieil empereur, lui succède en tant que conseiller d'État et garde des Sceaux de l'Empire. Il a trente-trois ans. Il négocie le mariage de Marie Tudor et du prince Philippe. Quand ce dernier succède à son père, Antoine de Granvelle est nommé ministre du conseil d'État des Pays-Bas, primat de Flandre en 1561 avec le titre de cardinal-archevêque de Malines.
C'est dans les Flandres que son image, aux yeux des historiens, va se noircir. Joseph Pérez, dans son ouvrage «L'Espagne de Philippe II», explique la situation. Les Pays-Bas en 1550, c'est un territoire de dix-sept provinces (Pays-Bas actuels + Belgique), rattaché à la Couronne d'Espagne, riche, entreprenant, où l'industrie lainière est florissante, très fier de ses racines et, surtout, qui ne veut pas de responsables «parachutés». En 1559, Philippe II quitte les Flandres pour l'Espagne et nomme Marguerite de Parme, gouvernante générale des Pays-Bas. Cette noble dame est acceptée : née dans les Flandres, elle connaît le pays, les habitants et les mœurs. Elle a trois collaborateurs qui forment, en plus des chambres officielles, une sorte de cabinet secret. L'un de ses collaborateurs pose un gros problème : l'homme fort du cabinet, Antoine Perrenot de Granvelle. Les Flamands le détestent. Pour eux, c'est un étranger. Pis : il n'a pas de racines et, dans l'esprit, pas de patrie. «Je suis de partout», écrira-t-il lui-même [cité par Joseph Pérez]. Or les Flamands sont plus que des patriotes. On pourrait les qualifier aujourd'hui de «nationalistes» : ils rejettent les étrangers. L'évêque d'Arras n'applique pas la politique d'un pays, mais celle de son maître : le roi Philippe II. Granvelle est un letrado, autrement dit un homme lettré issu de la bourgeoisie, choisi de préférence aux Grands. Les nobles du Conseil d'État ne font plus que de la figuration. Parmi eux se trouve un certain Guillaume d'Orange. Avant de quitter les Flandres, le roi l'a nommé stadhouder de Hollande, de Zélande et d'Utrecht, mais le prince voulait plus. Suite plus bas ---»»»

Le cardinal Antoine de Granvelle
Le cardinal Antoine de Granvelle
par Gaetano, 1576

Salle de la Tenture
Salle de la Tenture
Tapisserie «Charles Quint enlève Tunis aux Turcs en 1535»,  détail
Tapisserie «Charles Quint enlève Tunis aux Turcs en 1535», détail

À DROITE ---»»»
Tapisserie «Le Triomphe»
Charles Quint et son frère Ferdinand luttent contre les Turcs
pour défendre les territoires d'Europe centrale.

Tapisserie «Charles Quint enlève Tunis aux Turcs en 1535»
Tapisserie «Charles Quint enlève Tunis aux Turcs en 1535»
Tapisserie «Le Triomphe»

Suite ---»»» Deux nouveaux motifs de tension vont survenir. En 1561, le pape crée quatorze nouveaux évêchés aux Pays-Bas, dont les revenus doivent être pris sur ceux qui existent déjà. Le peuple gronde. Granvelle, nommé archevêque de Malines et cardinal, est regardé comme responsable. Enfin, plus grave, l'Inquisition menace les hérétiques. Charles Quint n'avait guère sévi contre eux car la frontière entre orthodoxie et hérésie restait alors floue. Mais les temps changent. Les Pays-Bas sont entourés de terres protestantes. Dans leur sein même, luthériens et calvinistes ont gagné en puissance. Et chacun sait que Philippe II n'hésitera pas à frapper : il l'a déjà fait à Valladolid et à Séville. Dans ce terreau de mécontentements et de craintes, Granvelle est vu comme un obstacle à tout accord. Les chefs de la noblesse flamande, Guillaume d'Orange et le comte d'Egmont, demandent à Marguerite de Parme

de renvoyer Granvelle. Il leur faudra attendre deux ans. En janvier 1564, Philippe II autorise le cardinal à prendre un congé pour aller voir sa vieille mère en Franche-Comté. Les Flandres ne le reverront plus. Il n'empêche. Son intransigeance pour son roi sera une des causes du déclenchement de la guerre des Pays-Bas en 1566.
La même année, il fera partie du conclave qui élira le pape Pie V. Il restera cinq ans à Rome. En 1571, Philippe II le nomme vice-roi de Naples. À ce titre, il participe à la préparation de la bataille de Lépante. Il est ensuite rappelé en Espagne, mais il meurt à Madrid en 1586.
Sources : 1) «Besançon de A à Z» d'Eveline Toillon, éditions Alan Sutton ; 2) «L'Espagne de Philippe II» de Joseph Pérez, éditions Pluriel.

«Cabinet» créé par l'architecte et sculpteur Hugues Sambin, XVIe siècle. Détail : les figures mythologiques
«Cabinet» créé par l'architecte et sculpteur Hugues Sambin, XVIe siècle. Détail : les figures mythologiques
Vue de la deuxième salle du musée du Temps
Vue de la deuxième salle du musée du Temps
«La Franche–Comté à trois époques», tableau anonyme, entre 1670 et 1673
«La Franche-Comté à trois époques», tableau anonyme, entre 1670 et 1673
«Cabinet», Hugues Sambin, XVIe siècle
«Cabinet», Hugues Sambin, XVIe siècle
Ce meuble peu profond et sans serrures ne semble pas avoir servi.
Son riche décor sculpté et ses figures mythologiques peintes
par Évrard Bredin en font plutôt un meuble de prestige.
«Cabinet» en bois d'ébène plaqué d'écailles de tortues
«Cabinet» en bois d'ébène plaqué d'écailles de tortues
XVIIe siècle

«La Franche-Comté à trois époques». Ce tableau, dont l'auteur est inconnu, résume l'attachement de la Franche-Comté au Saint Empire romain germanique et à l'Empereur. On estime qu'il a été créé entre les deux invasions de la province par les troupes de Louis XIV, c'est-à-dire entre 1670 et 1673. La Franche-Comté est représentée par trois allégories, trois jeunes filles ou femmes, au premier plan, qui font chacune face à leur sauveur, libérateur ou gardien : le roi d'Espagne ou l'Empereur.
À gauche, Maximilien Ier se tient devant une contrée en flammes : c'est la Franche-Comté après l'invasion des troupes de Louis XI. L'allégorie tend les bras vers le monarque en implorant de l'aide.
À droite, l'allégorie est cette fois une jeune femme armée, richement vêtue qui

symbolise l'âge d'or de la province. Charles Quint, à cheval devant elle, confirme les privilèges de la Franche-Comté qui vit dans une paix garantie par des traités de neutralité signés avec la France et les cantons suisses.
Au centre, enfin, on voit à l'arrière-plan la première citadelle de Besançon, édifiée par les Espagnols. L'allégorie offre son cœur à Charles II d'Espagne, dernier roi espagnol de la Comté. L'ange avec la couronne de lauriers symbolise la victoire de l'Empire sur les troupes de Louis XIV : le traité d'Aix-la-Chapelle, en 1668, rend aux Espagnols une province confisquée lors de la première conquête du Roi soleil.
Source : panneau du musée du Temps.

«La Satire du duc d'Albe», auteur inconnu
«La Satire du duc d'Albe», auteur inconnu

«La satire du duc d'Albe». Le duc d'Albe a mené une répression sanglante contre les «gueux» hollandais en 1567. Le cardinal Antoine de Granvelle fut accusé d'avoir conseillé à son maître, le roi Philippe II d'Espagne, de ne pas montrer de clémence envers les rebelles. Le duc d'Albe est ici représenté sur son trône où un démon le coiffe d'une espèce de petite tiare surmontée d'une croix (un rappel du pape). Les jeunes femmes enchaînées symbolisent les villes hollandaises que le duc tient d'une main de fer.
À l'arrière-plan, à droite et à gauche, on voit des «gueux» torturés et pendus.

Vue de la salle des tableaux historiques
Vue de la salle des tableaux historiques
«Le Siège de Besançon» de Jean–Baptiste Martin des Batailles
«Le Siège de Besançon» de Jean-Baptiste Martin des Batailles
«Siège de la ville de Besançon, 15 mai 1674» de François van der Meulen (1632–1695), école Flamande
«Siège de la ville de Besançon, 15 mai 1674» de François van der Meulen (1632-1695), école Flamande
Pendule avec un char grec
Pendule avec un char grec
Fin du XVIIe ou XIXe siècle, détail
Ce meuble-vitrine signé Galle
Ce meuble-vitrine signé Galle
expose des pendules de la fin du XVIIIe et du XIXe siècle.
Pendule en forme de char grec de la fin du XVIIIe ou du XIXe siècle
Pendule en forme de char grec de la fin du XVIIIe ou du XIXe siècle
Une des plus belles pendules de la collection du musée.
Pendule avec une déesse et deux chérubins
Pendule avec une déesse et deux chérubins
Fin du XVIIIe siècle ou XIXe siècle
Vue de la salle de l'observatoire
Vue de la salle de l'observatoire

L'observatoire de Besançon a été créé en 1882. Il possède trois tâches principales : 1) Fabriquer l'heure à partir de l'observation nocturne des étoiles ; 2) Conserver l'heure exacte au moyen d'horloges les plus précises possible ; 3) Contrôler la qualité des montres, horloges et pendules fabriquées par les entreprises françaises.
Source : panneau du musée du Temps

La montre Leroy 01, «La montre la plus compliquée du monde», Besançon, 1904
«««--- À GAUCHE
LA MONTRE «LEROY 01»
«La montre la plus compliquée du monde», Besançon, 1904

La Leroy 01. Cette montre fut pendant longtemps la montre la plus compliquée du monde. Elle possédait à l'origine onze complications. À la fin du XIXe siècle, un riche collectionneur portugais, Antonio Augusto de Carvalho Monteiro, désirait posséder une montre qui réunirait l'essentiel du savoir de l'horlogerie mécanique. De onze complications, la pièce passa alors à vingt-quatre. Ses 975 pièces permettaient d'afficher le ciel étoilé de Paris, Lisbonne ou Rio. Elles permettaient aussi d'afficher la température et l'altitude. L'ébauche et les pièces de la montre n'ont pas été fabriquées à Besançon, mais en Suisse, dans la vallée de Joux. L'assemblage s'est fait dans la cité bisontine à partir de 1899.
Cette montre unique au monde a été rachetée par la ville de Besançon en 1956 et elle est exposée à présent au musée du Temps en tant qu'élément des collections municipales. La Leroy 01 ne fut détrônée de son titre de «montre la plus compliquée du monde» qu'en 1989. La nouvelle lauréate est une montre mécanique Pateck avec trente-deux complications.
Source : panneau du musée du Temps

La montre Leroy 01, le revers du boîtier
La montre Leroy 01, le revers du boîtier
La montre Leroy 01, la face avant
La montre Leroy 01, la face avant
Montre de carrosse, Jean–Antoine Lépine, Paris, vers 1767
Montre de carrosse, Jean-Antoine Lépine, Paris, vers 1767
Cette montre permet d'obtenir l'heure dans l'obscurité par un subtil jeu de sonneries.
Chronographe, fin du XIXe siècle.
Chronographe, fin du XIXe siècle.
Or, laiton, émail.
Montre à complications astronomiques
Montre à complications astronomiques
Michael Junger, Allemagne, 1ère moitié du XVIIe siècle
Cette montre donne un quantième simple,
les jours de la semaine et l'âge de la Lune.
Méridienne altažymuth à signal photo–électrique
Méridienne altazymuth à signal photo-électrique
Début du XXe siècle
La méridienne permet de repérer le moment
culminant de la course d'une étoile
dans le but de déterminer le temps sidéral.
Le Musée Granvelle a installé un pendule de Foucault de 13 mètres de long
Le Musée Granvelle a installé un pendule de Foucault de 13 mètres de long
sur une table de lecture de 4,50 mètres.

Documentation : Panneaux du musée du Temps + «Besançon de A à Z» d'Évelyne Toillon, éditions Alan Sutton, ISBN 2-84910-976-2
+ «L'Espagne de Philippe II» de Joseph Pérez, éditions Pluriel, ISBN 2-8185-0360-7
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