Accueil
Histoire navale
Céramique
Bibliographie
Les Grands Thèmes
  PATRIMOINE
Châteaux, palais,
  Eglises, monuments
Est Ouest Sud-Ouest Nord IdF Sud-Est Centre-OuestCentre-Est
RÉGIONS


 Contact
Page créée en 2011
Sculpture de Marie dans la chapelle de la Vierge

L'église Notre-Dame à Boulogne remonte au Moyen Age. La volonté de Philippe IV le Bel était de créer près de Paris un lieu de pèlerinage à la Vierge comme celui de Boulogne-sur-Mer. Le village des Menus lez-Saint-Cloud fut choisi, mais le sanctuaire ne fut construit que sous Philippe V le Long. Enrichie par les rois (Philippe V, Philippe VI, Jean le Bon, Louis XI et Louis XV), la malheureuse église fut presque entièrement saccagée par les révolutionnaires de 89 : vitraux brisés, orgue cassée, orfèvrerie volée, puis fondue, peintures murales recouvertes, statues détruites... Notre-Dame sert de grenier à fourrage et de lieu de plaisir, ce qui lui évite d'être rasée. En 1801, le Concordat rend l'église au culte. On la «purifie» et on applique un badigeon sur tous les murs...
Le XIXe siècle va rebâtir Notre-Dame des Menus. Eugène Millet (1819-1879), en charge des travaux, choisit de privilégier l'architecture du XIVe siècle (sans abandonner toutefois les principes du XIXe) : clocher reconstruit (surmonté bientôt d'une flèche), bâtiments annexes détruits, travée supplémentaire, vitraux, peintures murales, dallage, maître-autel en marbre blanc... Sous les badigeons, on redécouvre les décors médiévaux et on s'en inspire.
Si vous passez à Boulogne-Billancourt, n'oubliez pas d'entrer dans cette église. Elle est assez sombre, mais très décorée et très pittoresque. Quoi qu'on en pense, elle porte témoignage de l'art de la restauration au XIXe siècle.

La nef et le chœur de Notre-Dame des Menus
Vue générale de la nef, de la croisée du transept et du chœur. La photo a été volontairement un peu éclaircie. En réalité, l'intérieur est plus sombre.
Le maître-autel en marbre blanc au dernier plan date du XIXe siècle, tout comme les vitraux de l'abside.
Le transept nord et le chevet
Vue du transept nord et du chevet. Des contreforts massifs tiennent lieu d'arcs-boutants.
La flèche du clocher remonte à l'année 1862.
Le tympan du portail occidental
Tympan de la façade occidentale dû au sculpteur Michel Pascal :
«La Vierge-Mère de Boulogne dans son bateau avec deux anges»
En 1862, le porche Renaissance est détruit. L'architecte Eugène Millet ajoute une
travée à la nef et construit un nouveau porche plus petit, orné du tympan ci-dessus
La nef t le transept nord Vue du côté sud de Notre-Dame des Menus La croisée du transept

Ci-dessus, la nef et le transept nord.
Dans l'église médiévale, la première travée n'existait pas, pas
plus que le transept. A la fin du XVe siècle, on bâtit deux
petites chapelles latérales là où se trouvent, depuis 1860, les croisillons du transept.

Ci-contre, la nef côté sud avec une tour-escalier externe qui, d'après les dessins du XIXe siècle, serait d'époque médiévale.

A droite, vue de la croisée du transept, de l'autel central utilisé pour le culte et de la nef. La couleur dominante de l'intérieur de l'église, choisie au XIXe siècle, est une variété de brun-roux.
La voûte de la nef est décorée des blasons des rois de France (redécouverts après élimination du badigeon en 1861)

L'origine de Notre-Dame des Menus. L'histoire commence à Boulogne-sur-Mer. En 633, dans le port de cette ville, une nef sans voile ni équipage s'échoue sur le sable. Simultanément la Vierge apparaît dans une chapelle de la ville haute et informe les fidèles qu'il y a dans la nef une statue à son image. Ils doivent l'amener à l'endroit où se situe la chapelle et construire une nouvelle église en son honneur. Effectivement, les Boulonnais découvrent bien, dans l'esquif, une statue de bois représentant une Vierge à l'Enfant Jésus. La suite se laisse deviner : l'église devint un sanctuaire renommé qui donna lieu à un pèlerinage que les historiens disent aussi important que celui de Compostelle.
A ce point de l'histoire, on peut se demander qui avait intérêt à créer une pareille fable sinon un homme de foi qui voulait agrandir sa chapelle ou faire bâtir un édifice plus grand en suscitant les dons et les aumônes en quantité suffisante...
En 1308, Philippe IV le Bel se rend à Boulogne pour marier sa fille Isabelle (la future Louve de France) au fils d'Edouard Ier d'Angleterre. La cérémonie eut lieu dans le sanctuaire qui

abritait la statue miraculeuse.
De retour à Paris, Philippe le Bel fit chercher un terrain proche pour ériger une église semblable à celle de Boulogne. Son intention était de créer un pèlerinage «raccourcy». Le village de Menus-lez-Saint-Cloud, qui s'étendait entre les méandres de la Seine, parut idéal. A la mort de Philippe le Bel, aucune construction n'avait commencé. Son premier fils, Louis X le Hutin, qui lui succéda ne fit pas avancer le projet. Il fallut attendre son deuxième fils, Philippe V le Long, pour voir concrétiser le vœu de son père. La première pierre fut posée vers 1319-1320. L'église reçut l'appellation de Notre-Dame-de-Boulogne-la-Petite.
C'est à cause de son modèle situé en bord de mer que Notre-Dame des Menus arbore autant de symboles liés à l'eau : nefs, poissons, dauphins, etc. dans les ornements, les écussons ou les clés de voûte. Il est vrai que la Seine n'est pas loin...
Le chœur de Notre-Dame des Menus
Vue de la croisée du transept et du chœur orné d'un très bel autel de marbre blanc. Une atmosphère propice au recueillement...

Sur la gauche, la chaire à prêcher, de style gothique et en chêne sculpté, a été acquise en 1863 lors de la restauration et de l'embellissement de Notre-Dame sous le Second Empire.
L'époque Napoléon III et la IIIe République sont les périodes où les deux peintres Emile Hirsch (1832-1904) et Charles Lameire (1832-1910) ont couvert de peintures murales l'intérieur de l'église - du sol au plafond.
L'élimination des badigeons successifs (le premier par les révolutionnaires, le deuxième en 1801 pour couvrir ce que ces mêmes révolutionnaires avaient dû apposer dessus) mit à jour les écussons des voûtes, datés du XIVe siècle, et dégagea des traces de peintures sur les murs. Les peintres s'en inspirèrent, mais durent aussi faire preuve d'imagination et de créativité.
Le maître-autel du XIX siècle
Maître-autel en marbre blanc acquis à l'Exposition universelle de 1867.
Il est l'œuvre de l'architecte C. Jacquemin. Cliquez sur le vitrail.
Vitrail de saint Louis (XIXe siècle) dans la chapelle Saint-Joseph
Vitrail de saint Louis (XIXe siècle)
dans la chapelle Saint-Joseph
Tous les vitraux de Notre-Dame des Menus sont
dus au maître-verrier Emile Hirsch.
Ils représentent des saints et des saintes, des
de la Bible ou encore des scènes de la vie de Jésus.
Sculpture de prophètes dans le maître-autel
Vue en gros plan des sculptures du maître-autel du XIXe siècle.

Le maître-autel est l'œuvre de l'architecte de Metz C. Jacquemin.
La chapelle de la Vierge et sa décoration du XIXe siècle
Chapelle de la Vierge dans le croisillon sud du transept.
Tout ici porte l'empreinte du XIXe siècle : peintures murales (voir à droite), autel, décorations murales, vitraux
dus à Emile Hirsch. Notez la rosace qui couronne le vitrail. Elle reprend la thématique - déjà vue sur le tympan du
portail - -de Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer sur son bateau accompagnée de deux anges musiciens.
A DROITE : Historiquement, en 1360, Jean le Bon sort de sa captivité en Angleterre et souhaite faire une action de grâce pour sa délivrance. Il offre à l'église Notre-Dame-de-Boulogne-la-Petite (cf plus haut) une nef en argent doré portant la Vierge entourée de deux anges, ornement précieux auquel les révolutionnaires de 89 firent un sort... Au XIXe siècle, un don remplaça le cadeau royal, mais il est en cuivre...
Peinture murale dans la chapelle de la Vierge
Peintures murales dues à Emile Hirsch dans la chapelle de la Vierge (XIXe)
La Vierge de Notre-Dame, groupe de cuivre martelé
Ornement dédié à la Vierge de Boulogne dans la chapelle du même nom.

Il rappelle le thème du tympan du portail et celui de la rose
qui surmonte le vitrail dans la même chapelle (voir l'image de gauche)
Vitrail de la chapelle de la Vierge
Vitrail de la chapelle de la Vierge
réalisé par Emile Hirsch (Second Empire)
Il retrace les événements de la vie de Jésus.
Cliquez sur l'image pour afficher le vitrail complet en gros plan.
Voûte du chœur ornée d'écussons royaux
Voûte du chœur ornée d'écussons royaux
Ecusson royal sur la voûte
Ecusson royal sur la voûte du chœur
XIVe siècle
Les écussons royaux ont été redécouverts lors de la restauration de 1861.
écussons royaux sur la voûte
Ecussons royaux sur la voûte du chœur
XIVe siècle
Blason royal sur une croisée d'ogives
Croisée d'ogives portant les armes royales
Chapelle Saint-Joseph avec ses décorations du XIXe siècle
Chapelle Saint-Joseph dans le croisillon nord
Le vitrail (d'Emile Hirsch) représente des saints. Cliquez dessus pour l'afficher en gros plan.
Décoration de clé de voûte : la Vierge dans une nef
Quatrième version de la thématique de la Vierge sur la nef entourée d'anges
dans cette clé de voûte à la séparation de la nef et du transept
Dallage dans la nef
Le dallage de l'église a été réalisé entre 1888 et 1891
Vitrail de la nef
Extrait d'un vitrail de la nef
Il représente des scènes de la Bible
L'orgue de 2008 Vitrail dans la chapelle Saint-Joseph
Vitrail de sainte Félicité
dans la chapelle Saint-Joseph

«««------ L'orgue de Notre-Dame de Boulogne-Billancourt date de 2008.
La manufacture d'orgues Yves Fossaert, qui l'a réalisé, s'est inspirée de l'orgue de la cathédrale de Boulogne-sur-Mer ainsi que des orgues flamandes construites à la même époque.

Documentation : Brochure sur Notre-Dame de Boulogne-Billancourt disponible à l'office de tourisme.
PATRIMOINE CARTE PATRIMOINE LISTE Retourner en HAUT DE PAGE