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Page créée en oct. 2011
Le roi David jouant de la lyre

L'abbatiale de la Trinité à Beaulieu-lès-Loches remonte au tout début du XIe siècle lorsque Foulques Nerra, comte d'Anjou, décida la fondation de l'abbaye du même nom. Par cette majestueuse construction, il voulait expier ses nombreux péchés et s'édifier, près de sa forteresse de Loches, un sanctuaire digne de son rang. Ville et monastère sont dotés d'importants privilèges. L'église, de style roman, est consacrée en 1007 par le légat du pape. Le soir même, à en croire le moine Raoul Garber (et bien sûr la légende), une tempête emporte la toiture.
Geoffroy Martel, fils de Foulques Nerra, agrandit l'abbaye en 1040. Puis la guerre de Cent Ans prélève son tribut. Les chevauchées anglaises et les grandes compagnies la mettent à mal : l'abbaye est pillée et incendiée en 1359 et 1412. Elle n'est restaurée que partiellement dans la seconde moitié du XVe siècle. En 1562, elle est à nouveau dégradée lors des guerres de Religion. Enfin, avant la fin du XVIe siècle, trois tempêtes endommagent sévèrement la nef et le chœur. En 1751 (ou 1791), le clocher au-dessus de la croisée du transept, s'effondre. Le mur sud de la nef est démoli pour agrandir la place. L'église est pratiquement laissée à l'abandon. Au début du XXe siècle, la nef est enfin fermée par un mur occidental.
Compte tenu de ces vicissitudes, le profil de l'abbatiale n'est pas fréquent : un beau clocher roman haut de 60 mètres, suivi d'un mur roman du XIe siècle percé de fenêtres en plein cintre et, enfin, l'église actuelle dont la nef n'est même pas la moitié de la nef du XIe siècle. L'église frappe par son fort contraste entre sa grande hauteur de voûte et sa nef étroite.

Vierge à l'Enfant dans le transept
Vue d'ensemble de la nef
Vue d'ensemble de la nef de l'abbatiale de la Trinité
Aspect extérieur avec la tour du XIIe siècle
Le clocher du XIIe siècle et les vestiges du mur roman du XIe siècle
Sur le vaste parvis devant la façade moderne (partie droite de la photo), le service du Patrimoine a représenté l'emplacement des anciens piliers qui scandaient la nef d'origine.

Le clocher de l'abbatiale est regardé comme le plus élevé de Touraine (60 mètres). Sa base est carrée. Le premier niveau est constitué d'arcades aveugles. Le deuxième possède des baies géminées sur chaque face, sauf celle du sud (voir photo ci-dessus). Enfin, le troisième (représenté sur la photo ci-contre) est le plus artistique. Chaque côté comporte deux grandes baies en plein cintre embellies par des ébrasements ornés de colonnettes. La flèche, quant à elle, est entourée de lanternons. Les différents niveaux sont élégamment séparés par de fines arcatures. On pourra néanmoins préférer le clocher encore plus travaillé de l'ancienne église Saint-Laurent toute proche.

Aspect extérieur
L'abbatiale de la Trinité et le mur du XI siècle en ruine
À l'origine, il faut imaginer une grande nef allant du clocher jusqu'à
la croisée, soit plus du double de la longueur actuelle.

«««--- Sur le vaste parvis devant la façade moderne (partie droite de la photo), le service du Patrimoine a représenté l'emplacement des anciens piliers qui scandaient la nef d'origine.

Le clocher du XIIe siècle
Le clocher roman du XIIe siècle culmine à 60 mètres.
L'image ci-dessus représente une partie du troisième niveau
avec les colonnettes dans les ébrasements des baies.
La façade du XXe siècle
La façade construite au début du XXe siècle
a enfin permis de «fermer» la partie
de la nef qui subsistait.
L'abbatiale vue du donjon de Foulques Nerra
L'abbatiale de la Trinité vue depuis la tour Louis XI du donjon de Foulques Nerra
L'église vue du chevet
Vue de l'abbatiale depuis le chevet
On voit au premier plan les vestiges des chapelles rayonnantes.

Le duc de Clarence. Ce qu'on présente comme la troisième phase de la guerre de Cent Ans s'étale de 1399 à 1429. Jusqu'à 1415, la France et l'Angleterre connaissent la «guerre froide». Dans le royaume, Charles VI connaît ses premiers accès de folie vers 1400 et la rivalité entre les ducs va se déchaîner. Sur le plan militaire, seules quelques petites incursions françaises en Aquitaine sont à noter. Mais avec l'assassinat du duc d'Orléans en 1407 sur l'ordre de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, tout change. Le roi anglais Henri IV sent la faiblesse des Français et va s'immiscer dans la lutte. Armagnacs et Bourguignons cherchent l'alliance anglaise pour vaincre la parti adverse. Henri IV penche d'abord du côté bourguignon avec l'envoi en octobre 1411 d'une force de 2800 hommes. Mais, en 1412, c'est une armée de 1000 hommes d'armes et de 3000 archers qui rejoint les Armagnacs car ils ont promis d'honorer les termes du traité de Brétigny (qui

donnait au roi anglais - à l'époque Édouard III - la pleine souveraineté sur Calais, Ponthieu, le Poitou et une Aquitaine élargie contre un renoncement au titre de roi de France de la part du souverain anglais).
L'armée était commandée par le second fils du roi, Thomas, duc de Clarence. Elle débarqua à Saint-Vaast-la Hougue et mena des raids en Normandie. Puis elle fit mouvement vers Blois où elle devait rejoindre l'armée des Armagnacs. Mais les deux partis français rivaux arrivèrent à un accord et l'armée anglaise fut achetée pour qu'elle retourne en Angleterre. Le duc de Clarence conduisit ses hommes à Bordeaux où ils s'embarquèrent. C'est sur le chemin de Blois à Bordeaux qu'ils mirent à sac l'abbatiale de la Trinité à Beaulieu.
Source : «The Hundred Years' War» d'Anne Curry (Osprey Publishing)

LA NEF DU XIe SIÈCLE
Élévations droites dans la nef
Élévations droites dans la nef (XIe siècle)
Clé de voûte
Clé de voûte portant un écusson
Clé de voûte
Clé de voûte : un évêque porte le Christ en croix
La voûte
L'impressionnante voûte de l'abbatiale
Les fonts baptismaux
Les fonts baptismaux
Sculpture sur les fonts baptismaux
Reste de sculpture sur la cuve des fonts baptismaux
Cul-de-lampe
Cul-de-lampe dans la nef
Clé de voûte
Clé de voûte portant un écusson original
représentant deux serres d'aigle
Élévations nord dans la nef
Élévations nord dans la nef
Avec ses petites fenêtres et ses piliers multilobés, elles possèdent un indiscutable cachet roman.
Clé de voûte
Clé de voûte portant un écusson
Chapiteau à thème floral
Chapiteau à thème floral sur les colonnes de la nef
Clé de voûte
Clé de voûte portant un écusson à trois fleurs de lys
LE TRANSEPT ET LES ABSIDIOLES
Le transept
Le transept du XIe siècle
vu du croisillon sud
L'autel dans le croisillon nord du transept
Croisillon nord du transept
L'autel et un étonnant corps dans son «cercueil»
(sur lequel aucune documentation n'a pu être trouvée)
Vitrail dans le transept
Vitrail dans le transept
Scènes de la vie de la Vierge
La Fuite en Égypte et le Couronnement de la Vierge
Atelier Lobin à Tours, 1891
La Vierge à l'Enfant
Transept
Statue de la Vierge à l'Enfant
(non datée)
Vitrail dans le transept
Vitrail dans le transept
Scènes de la vie de la Vierge
La Visitation et la Nativité
Atelier Lobin à Tours, fin XIXe siècle
Croisillon sud du transept
Croisillon sud du transept
avec son absidiole sans autel et la tombe de Foulques
Nerra... à l'intérieur de l'élévation, côté sud
Sainte Barbe
Transept
Statue de sainte Barbe (non datée)
Elle tient la tour où elle a été enfermée.
Tableau dans le croisillon sud
Tableau dans le croisillon sud : «Déploration»
L'artiste a fait le choix de représenter la Vierge seule auprès du corps de Jésus,
alors que la coutume y fait figurer aussi saint Jean et sainte Marie-Madeleine.
La Vierge à l'Enfant
Statue de la Vierge à l'Enfant
Le tombeau de Foulques Nerra
Le tombeau de Foulques Nerra
Inscription gravée dans l'élévation du croisillon sud
LE CHŒUR DU XVe SIÈCLE
Le chœur de l'abbatiale
Le chœur de l'abbatiale de la Trinité a été construit au XVe siècle.
Les chapelles rayonnantes (qui sont derrière) sont à l'état de vestiges (voir photo plus haut).
Saint Fiacre
Une très séduisante statue de saint Fiacre
avec son arrosoir et sa bêche
Saint Fiacre est le patron des jardiniers.
Cul-de-lampe
Cul-de-lampe dans le chœur
Un ange tenant un écusson
Cul-de-lampe
Cul-de-lampe dans le chœur
Un ange tenant un écusson
Vitrail central de l'abside
Vitrail central de l'abside
«Tu es Pierre»
Atelier Lobin à Tours, 1879
Cul-de-lampe
Cul-de-lampe dans le chœur
Le roi David jouant de la lyre
Cul-de-lampe
Cul-de-lampe dans le chœur
Moïse portant les tables de la Loi
Le chœur et l'abside
Le chœur et l'abside du XVe siècle
Saint Pierre
Le chœur
Statue de saint Pierre tenant la clé du Paradis
et accompagné du coq
Vitrail de l'abside, côté droit
Vitrail de Abside, côté droit
Sainte Madeleine et sainte Barbe
Atelier Lobin à Tours, fin XIXe siècle
Vitrail de l'abside, côté gauche
Vitrail de Abside, côté gauche
Saint Paul et saint Laurent
Atelier Lobin à Tours, fin XIXe siècle
Saint Paul
Le chœur
Statue de saint Paul
Les stalles
Les stalles de l'abbatiale et leur rangée de miséricordes sculptées (côté sud)
(Pas d'indication de date donnée dans l'église)
Miséricorde sur une stalle
Miséricorde sculptée avec une figure de fou
Miséricorde sur une stalle
Miséricorde sculptée avec figures de fous
Vitrail de l'abside, côté droit
Vitrail de l'abside, côté droit
Sainte Madeleine et sainte Barbe
La cathèdre
La magnifique cathédre du chœur
Le dossier de la cathèdre
Le dossier de la cathèdre
Des armoiries sont accompagnées d'oiseaux,
de fleurs et de feuilles en arabesque.
Vitrail central de l'abside
Vitrail de l'abside, partie centrale
«Tu es Pierre»
Atelier Lobin à Tours, 1879
Miséricorde sur une stalle
Miséricorde sculptée avec une figure de fou sur une stalle
Saint Jean
Le chœur
Statue de saint Jean
Clé de voûte
Chapiteau dans la nef : un écusson représentant un animal
Vue d'ensemble de la nef
Vue d'ensemble de la nef depuis le chœur

Documentation : Panneaux exposés dans l'abbatiale (sauf mention contraire)
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