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Page créée en juin 2013
Statue de saint Jacques le Majeur (partiel) par Jean de la Huerta

La construction de la collégiale Saint-Hippolyte a commencé en 1415. C'est la même année que sainte Colette créait, non loin, le monastère des Clarisses. Le fondateur de l'église est un bourgeois de Poligny, Jean Chousat, devenu «gouverneur des finances» des ducs de Bourgogne. (Il possède sa statue dans le chœur.) À sa demande, le pape Eugène IV érige l'église en «collégiale insigne». À la mort de Jean Chousat, le clocher est à peine commencé. La générosité de l'évêque de Tournay, Jean Chevrot, permit d'en achever la construction (aux alentours de 1450).
Malheureusement, la ville de Poligny va subir les affres de la guerre de Dix Ans (1635-1644), épisode meurtrier et sanglant qui a opposé la France de Richelieu à la Maison d'Autriche et que les historiens appellent la «période française» de la guerre de Trente Ans (1618-1648). La Franche-Comté, que Richelieu veut conquérir, est mise à sac par les Français et leurs alliés, les princes protestants allemands. Bien des petites villes et des villages sont détruits, brûlés, les habitants massacrés. La province va perdre 60% de sa population (morts ou exilés). C'est lors de cet épisode tragique que la ville de Poligny et sa collégiale sont livrées aux flammes. Tous les vitraux d'origine de Saint-Hippolyte sont brisés.
Au niveau de l'architecture, l'intérieur de la collégiale est assez sobre. Arcades simples, colonnettes assez chiches montant jusqu'à la naissance des voûtes, pas de chapiteau. L'intérêt de l'église réside dans sa magnifique collection de statues bourguignonnes du XVe siècle créées par les meilleurs sculpteurs du temps (Claus de Werve, Jean de la Huerta, etc.). On pourra admirer entre autres une superbe Vierge du fondateur de Claus De Werve dans l'absidiole sud.

La Vierge du fondateur (partiel) par Claus De Werve
Vue d'ensemble de la nef de la collégiale Saint-Hippolyte
Vue d'ensemble de la nef de la collégiale Saint-Hippolyte
La poutre de gloire date de la première moitié du XVe siècle, la chaire à prêcher du XVIIIe siècle.
Le portail principal, très dépouillé, offre deux belles œuvres
Le portail principal, très dépouillé, offre deux belles œuvres : la Vierge à l'Enfant de Jean de la Huerta et le bas-relief du martyre de saint Hippolyte
Vierge à l'Enfant
Vierge à l'Enfant
Atelier de Jean de la Huerta, milieu du XVe siècle
Piéta de la fin du XVe siècle au–dessus de la porte sud
Piéta de la fin du XVe siècle au-dessus de la porte sud
Le porche, devant le portail principal, a été
Le porche, devant le portail principal, a été
ajouté au XVIIe siècle
Bas–relief au–dessus du portail principal : «Le Martyre de saint Hippolyte»
Bas-relief au-dessus du portail principal : «Le Martyre de saint Hippolyte»
Vue extérieure, XVe siècle. Le dôme du clocher est du XVIIe siècle
Vue extérieure, XVe siècle. Le dôme du clocher, qui remplace
une flèche tombée en 1638, date du XVIIe siècle.
L'entrée sud porte encore les marques
L'entrée sud porte encore les marques
du gothique flamboyant
Vue de la collégiale depuis le chevet
Vue de la collégiale depuis le chevet
Vierge à l'Enfant en albâtre
Vierge à l'Enfant en albâtre
École de Brou, XVIe siècle
(Chapelle du Saint Sacrement)
Statue de Saint Étienne lisant
Statue de Saint Étienne lisant
Fin du XVe ou premier tiers du XVIe siècle
Albâtre, restes de polychromie

La statuaire bourguignonne en Franche-Comté. Au XVe siècle, plusieurs Polignois occupent des postes de haut rang à la cour des ducs de Bourgogne. C'est le cas de Jean Chousat, «gouverneur des finances» des ducs. Ils sont donc bien placés pour solliciter les artistes les plus en vue de la cour afin que ceux-ci travaillent pour eux et leur ville. Ces artistes vont ainsi embellir les monuments que la générosité - ou le goût de la gloire - des bourgeois de Poligny vont les amener à faire construire. Le grand Claus Sluter (mort à Dijon en 1406) ne participera pas à cette «campagne» artistique. En revanche, son neveu, Claus De Werve, de même que Jean de la Huerta, vont créer quelques chefs d'œuvre. Source : panneau dans la nef.

Le bas–côté sud avec, à droite, la chapelle du Saint Rosaire et la statue de Thomas de Plaine
Le bas-côté sud avec, à droite, la chapelle du Saint Rosaire et la statue de Thomas de Plaine
Au fond à gauche dans l'absidiole, la chapelle du fondateur
Statue de saint Blaise
Statue de saint Blaise
Albâtre polychromé du XVe siècle

Les ornements perdus de l'église. Jean Chousat et sa femme Blanche Guillet ne furent pas les seuls à consacrer une partie de leurs biens à l'édification de l'église Saint-Hippolyte de Poligny. On note aussi le chancelier Jean de Thoisy, évêque de Tournai, et Nicolas Rolin qui lui succéda dans sa charge. Ces deux très hauts fonctionnaires de l'administration ducale étaient originaires d'Autun. En 1429, Jean Chousat et son épouse avaient d'ailleurs financé l'installation d'un doyen et de douze chanoines.
En 1448, une nouvelle donation accrut le prestige de l'église. Un prélat d'origine polinoise, Jean Chevrot, qui avait déjà fait élever une chapelle dédiée à la Vierge et à saint Antoine et desservie par trois chapelains, ajouta le financement d'un chantre expert en l'art de musique pour apprendre et instruire quatre enfants. De plus, dans son testament de 1458, Chevrot donna, pour la décoration du chœur, trois tapisseries des Sibylles et un «tapis des VII sacrements de la Sainte Église» [cité par Pierre Quarré].

Près de deux siècles plus tard, la guerre de Trente Ans s'abattit sur la ville. En 1638, les troupes françaises pillèrent l'église et la brûlèrent. Écoutons Pierre Quarré : «Il ne reste malheureusement aucun des ornements liturgiques, chapes d'or à images, avec orfrois garnis de perles, croix reliquaires, châsses, paix, calices, statuettes d'argent doré, donnés par Jean Chevrot et dont l'inventaire de 1477 permet de mesurer le nombre et la richesse. La plupart des œuvres d'art qui faisaient parure à l'église depuis le XVe siècle et rehaussaient l'éclat des cérémonies disparurent, lorsque l'église fut pillée et brûlée, le 29 juin 1638, par les troupes françaises qui, sous le commandement du duc de Longueville, s'emparèrent de la ville de Poligny.» La seule richesse qui reste de l'église est sa collection de statues du XVe siècle.
Source : «Congrès archéologique de France, 118e session, 1960, Franche-Comté», article «La Collégiale Saint-Hippolyte de Poligny et ses statues» par Pierre Quarré.

LES CHAPELLES LATÉRALES SUD
Bas–côté sud : trois chapelles avec leurs priants
Bas-côté sud : trois chapelles avec leurs priants
(Thomas de Plaine à gauche, Pierre de Versey au centre, et, caché dans la dernière chapelle à droite, Jean Chevrot)
Priant de Jean Chevrot, évêque de Tournay
Priant de Jean Chevrot, évêque de Tournay
XVe siècle
«Scènes de la vie de saint Joseph» dans la chapelle  Saint-Joseph
«Scènes de la vie de saint Joseph» dans la chapelle Saint-Joseph
Vitrail du XIXe siècle
Chapelle latérale sud Saint-François-Xavier
Chapelle latérale sud Saint-François-Xavier
Priant de Pierre de Versey, polinois, évêque d'Amiens, XVe siècle
Vision ô combien féérique! Notre évêque a toute l'apparence d'un petit lutin!
Vitrail du XIXe siècle : Réception à Poligny du corps de sainte Colette
Vitrail du XIXe siècle : Réception à Poligny du corps de sainte Colette
Les restes de la sainte ont été offerts à la collégiale, au XVIIIe siècle,
par Louise de France, abbesse de Saint-Denis et fille de Louis XV.
Statue de Vierge à l'Enfant
Statue de Vierge à l'Enfant
XVe siècle
Clé de voûte
Clé de voûte
dans une chapelle latérale
Statue de sainte Catherine
Statue de sainte Catherine
Albâtre polychromé du XVe siècle
Priant de Pierre de Versey, polinois, évêque  d'Amiens
Priant de Pierre de Versey, polinois, évêque d'Amiens
Il était également le neveu de Jacques Coytier,
polinois, médecin de Louis XI.
Pierre, traces de polychromie et de dorures, XVe siècle
Vierge à l'Enfant en albâtre
Vierge à l'Enfant en albâtre
École de Brou, XVIe siècle
Détail
Priant de Jean Chevrot, évêque de Tournay, XVe siècle
Priant de Jean Chevrot, évêque de Tournay, XVe siècle
(Chapelle Saint-Joseph, dite de Tournay)
C'est grâce à sa générosité que le clocher put être construit.
Clé de voûte dans une chapelle latérale
Clé de voûte dans une chapelle latérale
XVe siècle
Clé de voûte avec deux anges tenant un écusson
Clé de voûte avec deux anges tenant un écusson
Chapelle du Saint-Sacrement , XVe siècle
Vitrail «Scènes de la vie de sainte Joseph»
Vitrail «Scènes de la vie de sainte Joseph»
Détail, XIXe siècle
Tableau «Saint–François Xavier»
Tableau «Saint-François Xavier»
Chapelle Saint-François d'Assise
Ce tableau ressemble étrangement au «Saint François-Xavier mourant sur le côte de Chine» de Claude Perrin et daté
de 1709, visible dans l'église Saint-Just à Arbois.
Réception à Poligny du corps de sainte Colette
Réception à Poligny du corps de sainte Colette
Détail d'un vitrail du XIXe siècle
«Résurrection d'une religieuse par sainte Colette»
«Résurrection d'une religieuse par sainte Colette»
Vitrail de L. Bégule, Lyon, 1892
Chapelle latérale sud du Saint Rosaire avec le priant de Thomas de  Plaine
Chapelle latérale sud du Saint Rosaire avec le priant de Thomas de Plaine
Statue de Thomas de Plaine, président au Parlement de Bourgogne
Statue de Thomas de Plaine, président au Parlement de Bourgogne
Plâtre d'Antoine le Moiturier
Copie d'une statue de la première moitié du XVe siècle au Louvre
(Chapelle du Saint Rosaire)
Statue de sainte Barbe
Statue de sainte Barbe
Pierre polychrome du XVe siècle
(Chapelle du Saint Rosaire)
Scènes de la vie de sainte Colette
Scènes de la vie de sainte Colette
Vitrail du XIXe siècle
Chemin de croix, station VII
Chemin de croix, station VII
«Jésus tombe pour la seconde fois»
Détail, le visage de Jésus (XXe siècle)
Statue de sainte Anne et Marie
Statue de sainte Anne et Marie
XVe siècle
Chemin de croix
Chemin de croix
Station III
«Jésus tombe sous le poids de la croix » (XXe siècle)
«La Confrérie du Saint–Sacrement de Poligny»
«La Confrérie du Saint-Sacrement de Poligny»
Vitrail du XIXe siècle, partie centrale
Tous les ordres de la société sont représentés : hommes de foi, hommes de Loi, aristocrates et gens du peuple.
Vitrail de la «Confrérie du Saint–Sacrement de Poligny 1247–1896»
Vitrail de la «Confrérie du Saint-Sacrement de Poligny 1247-1896»
XIXe siècle
La chapelle du fondateur
La chapelle du fondateur
Le fondateur de l'église, Jean Chousat, est enterré au pied de l'autel.
La Vierge du fondateur par Claus De Werve, 1429
La Vierge du fondateur par Claus De Werve, 1429
dans la chapelle du fondateur
On ne peut être qu'en admiration devant le travail des plissés du manteau.
La Vierge du fondateur, détail
La Vierge du fondateur, détail

La Vierge du fondateur est une statue de toute beauté. Au-delà des visages un peu communs des deux personnages, il faut reconnaître que les plissés du manteau de la Vierge sont l'expression d'un savoir-faire de première force. L'œuvre a été exécutée par Claus De Werve en 1429. Les sources nous apprennent que les moines de la collégiale chantaient le Salve Regina tous les soirs devant cette statue.
Claus De Werve est le neveu de Claus Sluter. Ensemble, ils ont réalisé les sculptures des pleurants du tombeau de Philippe le Hardi (musée des Beaux-arts de Dijon).
L'art bourguignon au XVe siècle. Avec le duc Philippe le Hardi et Claus Sluter, l'art européen va prendre un tournant décisif. Jusque-là confiné dans l'étroitesse des cours, l'art quitte cette espèce d'adoration égoïste pour l'objet --»»

«L'Assomption» de Jordaëns
«L'Assomption» de Jordaëns
Détail sur les visages féminins du premier plan
Scènes de la vie de sainte Colette
Scènes de la vie de sainte Colette
Panneau : «Puits de sainte Colette
XIXe siècle
Scènes de la vie de sainte Colette
Scènes de la vie de sainte Colette
Panneau : «Sainte Colette et Jean Courault»
XIXe siècle

--»» précieux, sa merveilleuse technique et son matériau rare pour s'ouvrir à un univers d'œuvres monumentales, propres à saisir les esprits. Le duché de Bourgogne, au XVe siècle, est un État puissant et riche. Il intègre la Belgique actuelle, une partie de la Hollande et l'est de la France. L'autonomie de ses villes marchandes est la source de sa prospérité. Vers la fin du XVe siècle, cet édifice s'écroule. Par mariage, les possessions hollandaises rejoignent l'Empire : c'est la fin de la première période de splendeur pour les cités marchandes comme Bruges ou Gand. Quant au duché, après une guerre, Louis XI l'annexe à son royaume. Source : «L'art au XVe siècle», éditions Hazan.

«L'Assomption», tableau attribué à Jordaëns (XVIIe siècle)
«L'Assomption», tableau attribué à Jordaëns (XVIIe siècle)
dans la chapelle du fondateur
«L'apothéose de saint Hippolyte» (), auteur inconnu, XVIIe siècle
«L'apothéose de saint Hippolyte» (?), auteur inconnu, XVIIe siècle
LA NEF : LA POUTRE DE GLOIRE DU XVe SIÈCLE ET LA CHAIRE À PRÊCHER DU XVIIIe SIÈCLE
La poutre de gloire, en bois polychrome, date de la première moitié  du XVe siècle
La poutre de gloire, en bois polychrome, date de la première moitié du XVe siècle

La Vierge de la poutre de gloire ---»»»
La Vierge de la poutre de gloire Scènes de la vie de sainte Colette, XIXe siècle
Scènes de la vie de sainte Colette, XIXe siècle
«Entrevue avec saint Vincent Ferrier»
La cuve de la chaire à prêcher et ses panneaux sculptés en bois polychrome
La cuve de la chaire à prêcher et ses panneaux sculptés en bois polychrome

«««--- Vue d'ensemble de la chaire à prêcher, XVIIIe siècle
L'ange souffleur sur l'abat-son
L'ange souffleur sur l'abat-son
de la chaire à prêcher

Cet ange souffleur, qui ne repose sur l'abat-son
que d'un seul pied tandis que l'autre paraît en
mouvement, fait montre d'un grand dynamisme
dans son attitude.


La chaire à prêcher vient de l'église
du couvent des Jacobins
.
LES CHAPELLES LATÉRALES NORD
Le bas–côté nord et ses chapelles latérales. Au fond, la chapelle du Saint–Sacrement
Le bas-côté nord et ses chapelles latérales. Au fond, la chapelle du Saint-Sacrement
Retable de la Passion en bois sculpté polychrome, XVe siècle
Retable de la Passion en bois sculpté polychrome, XVe siècle
(Chapelle nord près de l'entrée de l'église)
Retable de la Passion, XVe siècle
Retable de la Passion, XVe siècle
Panneau : Jésus porte sa croix
Piéta de 1615 provenant du couvent des Capucins
Piéta de 1615 provenant du couvent des Capucins
(Chapelle nord près de l'entrée)
Retable de la Passion, XVe siècle
Retable de la Passion, XVe siècle
Panneau : La mise au tombeau
«Scènes de la vie de la Vierge», XIXe siècle
«Scènes de la vie de la Vierge», XIXe siècle
La Présentation de Marie au temple
Statue de sainte Anne et de Marie
Statue de sainte Anne et de Marie
École de Brou, XVIe siècle
(Chapelle du Saint-Sacrement)
Statue de saint Nicolas
Statue de saint Nicolas
XVIIe siècle
(Chapelle du Saint-Sacrement)
Le retable de la chapelle Saint-Vernier
Le retable de la chapelle Saint-Vernier
Saint Vernier est le patron des vignerons.
«La Vierge au Rosaire»
«La Vierge au Rosaire»
Tableau de J.M. Combette, 2e quart du XIXe siècle
(Chapelle du Saint Rosaire)
Statue de saint Bon, albâtre du XVe siècle  (partiel)
Statue de saint Bon, albâtre du XVe siècle (partiel)
Vitrail des scènes de la vie de la Vierge, XIXe siècle
Vitrail des scènes de la vie de la Vierge, XIXe siècle
Détail : La Présentation de Marie au temple (partiel)
Chapelle du Saint-Sacrement
Chapelle du Saint-Sacrement
Le retable est de style Louis XVI.
Il est encadré de deux belles statues : saint Léonard à gauche
et saint Nicolas à droite.
Statue de saint Jacques le Majeur
Statue de saint Jacques le Majeur
Jean de la Huerta, XVe siècle
Saint Aligius, évêque
Saint Aligius, évêque
Vitrail du XIXe sècle
Statue de saint Léonard
Statue de saint Léonard
Attribuée à Claus De Werve
Premier tiers du XVe siècle
Saint Léonard est le patron des prisonniers.


«««--- À GAUCHE
Un angelot sur le retable
de la chapelle Notre-Dame (XVIIIe siècle)
Vitrail des scènes de la vie de la Vierge
Vitrail des scènes de la vie de la Vierge
XIXe siècle
«La Vierge au rosaire»
«La Vierge au rosaire»
Tableau de J.M. Combette, deuxième quart du XIXe siècle
Détail : la Vierge et l'Enfant
Vitrail des scènes de la vie de la Vierge
Vitrail des scènes de la vie de la Vierge
Détail : La Crucifixion (XIXe siècle)
Chapelle Notre-Dame, retable du XVIIIe siècle
Chapelle Notre-Dame, retable du XVIIIe siècle
Les statues sont des XIXe et XXe siècles.
Peinture murale (XIXe ou XXe siècle)
Peinture murale (XIXe ou XXe siècle)
dans la chapelle Notre-Dame
Apparition du Sacré Cœur
Apparition du Sacré Cœur à
Marguerite-Marie Alacoque
Vitrail du XIXe siècle
Statue de saint Jean-Baptiste
Statue de saint Jean-Baptiste
par Jean de la Huerta, XVe siècle
Vitrail de l'apparition du Sacré–Cœur à Marguerite–Marie Alacoque, détails
Vitrail de l'apparition du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie Alacoque, détails
Vitrail de l'apparition du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie Alacoque, détail
Statue de saint Paul
Statue de saint Paul
Premier tiers du XVe siècle
Plâtre, copie d'après l'original qui est au
Metropolitan Museum New York
LE CHŒUR, LES STALLES DU XVIIe SIÈCLE, LES BOISERIES DU XIXe SIÈCLE
Vue générale du chœur de l'église Saint-Hippolyte
Vue générale du chœur de la collégiale Saint-Hippolyte
Quatre belles statues du XVe siècle ornent le chœur entre les trois baies vitrées : Jean Chousat, la Vierge à l'Enfant, saint Jean et saint André
La Vierge
La Vierge
Vitrail du XIXe siècle dans le chœur de l'église
Statue de Jean Chousat († 1433) , XVe siècle
Statue de Jean Chousat († 1433) , XVe siècle
JEAN CHOUSAT, fondateur de l'église, était gouverneur des finances des ducs de Bourgogne.
Saint Jean
Saint Jean
Vitrail du XIXe siècle dans le chœur de l'église
Statue de Vierge à l'Enfant
Statue de Vierge à l'Enfant
dans le chœur, XVe siècle

La statue de Jean Chousat dans le chœur. Cette statue, donnée ci-dessus, pose problème. Depuis quand un notable, ayant certes œuvré à l'édification de l'église, peut-il se permettre de se faire représenter dans une statue en pied, qui plus est dans le chœur de l'église et en pendant de saint Jean? Dans son article du Congrès archéologique, Pierre Quarré apporte des réponses. Une historienne, Mlle Jalabert, écrivit en 1947 que c'était par pure vanité que le receveur du duc de Bourgogne s'était fait représenter en chasseur, la chasse au faucon étant un signe de noblesse. Vanité toujours le fait de mettre sa statue dans le chœur, en pendant de l'évangéliste saint Jean, son patron.
Le raisonnement paraît un peu court. Pierre Quarré fait remarquer que, en Bourgogne, les membres des familles ducales, qu'ils soient capétiens ou valois, ne se sont jamais autorisé pareille vanité. Quand ils sont en pied, c'est à l'extérieur des églises, sur le piédroit des portails. Quand c'est à l'intérieur, «les clercs comme les laïcs ne sont jamais debout, mais agenouillés, ou bien couchés sur leurs tombeaux.» C'est pourquoi, à la suite de l'archéologue Louis Réau, Pierre Quarré pose la question : cette statue n'est-elle pas

tout simplement celle de saint Thibault sous les traits de Jean Chousat? Le culte de ce saint s'était développé en Bourgogne ; son iconographie était celle d'un jeune chevalier partant pour la chasse, faucon au poing, à pied ou à cheval. La ville de Poligny possède d'ailleurs une autre statue de ce saint. L'hypothèse est séduisante. En effet, pourquoi Jean Chousat, qui avait tenu les comptes de la recette générale des ducs Philippe le Hardi et Jean sans Peur, se serait-il fait représenter dans une attitude et des vêtements qui ne correspondaient pas à ses fonctions? Pierre Quarré envisage aussi comme très vraisemblable le fait que Chousat, de par justement ses fonctions, se soit adressé à Claus de Werve, neveu et continuateur de Sluter pour sculpter un saint Thibault sous ses propres traits.
Source : «Congrès archéologique de France, 118e session, 1960, Franche-Comté», article «La Collégiale Saint-Hippolyte de Poligny et ses statues» par Pierre Quarré.

«Le Martyre de saint Laurent»
«Le Martyre de saint Laurent»
Tableau d'A. Richard, deuxième quart du XVIIIe siècle
«Le Martyre de saint Hippolyte»
«Le Martyre de saint Hippolyte»
Tableau du XVIIe siècle (auteur inconnu)
Le maître-autel de l'église et les boiseries du XIXe siècle
Le maître-autel de l'église et les boiseries du XIXe siècle
Le maître-autel en marbre date du XVIIIe siècle. Il accompagnait l'imposant retable de l'église du couvent des Jacobins.
Les stalles, que l'on voit dans le fond, sont du XVIIe siècle.
Le tabernacle est orné d'un beau bas-relief
Le tabernacle est orné d'un beau bas-relief
du XVIIe siècle
Saint Pierre et sa clé
Saint Pierre et sa clé
Statue du XIXe siècle dans le chœur
Saint Jacques le Majeur
Saint Jacques le Majeur
Statue du XIXe siècle
dans le chœur
Saint André et sa croix
Saint André et sa croix
Statue du XIXe siècle dans le chœur
Vierge à l'Enfant
Vierge à l'Enfant
Statue du XIXe siècle dans le chœur
Les boiseries du chœur (XIXe siècle) et leurs statues
Les boiseries du chœur (XIXe siècle) et leurs statues

Statue de saint Jean l'Evangéliste dans le chœur attribuée à Claus De Werve, XVe siècle---»»»
Statue de saint Jean l'évangéliste de Claus de Werve
L'ORGUE DE TRIBUNE
L'orgue de tribune est un Cavaillé-Coll de 1859
L'orgue de tribune est un Cavaillé-Coll de 1859
Le buffet de l'orgue provient de Carcassonne. Il date de 1687.
À DROITE ---»»»
Peinture murale près de l'orgue : Saint Christophe porte l'Enfant-Jésus
Le soubassement et la tribune de l'orgue
Le soubassement et la tribune de l'orgue
Peinture murale près de l'orgue : Saint Christophe porte l'Enfant Jésus Boiseries du XVIIe siècle sur le soubassement
Boiseries du XVIIe siècle sur le soubassement
de l'orgue de tribune
La nef et l'orgue de tribune vus du chœur
La nef et l'orgue de tribune vus du chœur
La belle chaire à prêcher date du XVIIIe siècle.

Documentation : Brochure «Collégiale Saint-Hippolyte, Poligny» disponible dans la nef
+ «Congrès archéologique de France, 118e session, 1960, Franche-Comté», article «La Collégiale Saint-Hippolyte de Poligny et ses statues» par Pierre Quarré.
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