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Page créée en juin 2015
Chapiteau roman sur une colonnette du réfectoire

Au début de l'année 2015, les services du Patrimoine ont ouvert à la visite le domaine du prieuré Saint-Cosme, situé à trois kilomètres à l'ouest de Tours. Des fouilles y ont été menées de 2009 à 2013, mettant à jour les derniers vestiges enfouis, notamment la première église de la communauté (XIe siècle) et l'ancien cimetière des moines. En même temps, l'accent a été mis sur la végétation avec la reproduction de jardins médiévaux (carré des simples, jardin des parfums, potager, verger, etc.). Le prieuré est un endroit paisible, plein de charme, qui ravira tous les amateurs de vieilles pierres... et de poésie car le logis du prieur a été la demeure de Ronsard pendant les vingt dernières années de sa vie.
Au niveau historique, au XIe siècle, l'emplacement où se trouve le prieuré était une île sur la Loire, occupée par une pêcherie. Un monastère y est fondé, doté d'une petite église (dont les fondations se voient encore sur le sol). En 1092, une communauté de chanoines réguliers de Saint-Augustin s'y installe. Elle dispose d'une église plus grande, d'un cloître, d'une hôtellerie, d'une infirmerie, d'un logis pour le prieur, etc. Au XVe siècle, pour ne plus subir les inondations du fleuve, les moines exhaussent d'un mètre le niveau des sols. Le transept et la nef de l'église sont reconstruits en style gothique.
Au XVIe, les huguenots saccagent les bâtiments. Le poète Pierre Ronsard, nommé prieur commendataire, fait restaurer et fortifier le prieuré. En 1742, de graves problèmes économiques conduisent les moines à fermer leur monastère. Ils démontent ce qui peut l'être et vendent le bois. Le prieuré devient une résidence de campagne pour l'archevêque de Tours, puis pour l'intendant de la province. À la Révolution, il est vendu comme bien national.
Au XXe siècle, des associations de sauvegarde du patrimoine ont réhabilité le site. En 1933, on découvre les restes de Ronsard. Un petit musée dédié au poète est créé dans son ancien logis. Une visite très agréable.

Pierre Ronsard (tableau dans le logis du prieur)
L'arche et les restes du déambulatoire de l'église constituent la partie la plus pittoresque du site
L'arche et les restes du déambulatoire de l'église constituent la partie la plus pittoresque du site. C'est en quelque sorte sa «griffe».
Cette grande arche correspond à l'ancien croisillon droit du transept de l'église du prieuré.
LES DEUX SALLES DE PRÉSENTATION ET DE L'HISTORIQUE DU SITE
Première salle d'historique du prieuré
Première salle d'historique du prieuré
Statue de la Vierge ou d'une sainte femme
Statue de la Vierge ou d'une sainte femme
Pierre calcaire, XVe siècle
Statue de saint Damien
Statue de saint Damien
Seconde moitié du XVe siècle

Le début de la visite se compose de deux salles de présentation et d'historique du prieuré. On y trouve des objets tirés des fouilles, un magnifique retable et trois statues du XVe siècle dont saint Cosme et saint Damien. Ces dernières deux statues ont fait l'objet de copies placées dans les restes du déambulatoire de l'église (voir plus bas).

Retable du Vœu de la Sainte Famille
Retable du Vœu de la Sainte Famille
Saint Cosme, seconde moitié du XVe siècle
Saint Cosme, seconde moitié du XVe siècle
Statue de la Vierge ou d'une sainte femme (XVe siècle), partiel
Statue de la Vierge ou d'une sainte femme (XVe siècle), partiel

Le retable du Vœu de la Sainte Famille est un ex-voto en tuffeau de Touraine, réalisé entre 1672 et 1673 par Antoine Charpentier. Il a été vraisemblablement commandé par le chanoine ou le prieur en remerciement d'une grâce obtenue. On y voit le prieur (?) introduit par saint Joseph auprès de la Vierge. Traces de polychromie. Source : panneau dans la salle.

LE DÉAMBULATOIRE DE L'ANCIENNE ÉGLISE
Les deux chapelles rayonnantes de l'église du prieuré
Les deux chapelles rayonnantes qui subsistent de l'église du prieuré donnent un magnifique exemple de ce qu'on appelle «les vieilles pierres».
(La chapelle axiale est au premier plan.)
La chapelle axiale
La chapelle axiale
Le chemin en terre rouge correspond au tracé de la moitié nord, disparue, du déambulatoire
Le chemin en terre rouge correspond au tracé de la moitié nord, disparue, du déambulatoire
Au premier plan, à droite, la plaque mortuaire de Pierre Ronsard.
Le déambulatoire sud
Le déambulatoire sud
Statue de saint Cosme
Cette statue de saint Cosme qui
orne la chapelle axiale est une copie.

La statue d'origine est exposée dans les salles
de présentation en début de visite.
La chapelle axiale et son autel
La chapelle axiale et son autel
Statue de saint Damien (copie)
Statue de saint Damien (copie)
Pierre tombale dans une chapelle rayonnante
Un pierre tombale brisée est exposée
dans la deuxième chapelle rayonnante.
Au premier plan, les ruines de la «petite église» (ou première église du prieuré).
Au premier plan, les ruines de la «petite église» (ou première église du prieuré).
Ces ruines ont été découvertes lors des fouilles des années 2009-2013.
Chapiteau roman à thème floral
Chapiteau roman à thème floral
Frise et modillons romans sur la chapelle axiale
Frise et modillons romans sur la chapelle axiale
Statue de saint Damien (copie)
Statue de saint Damien (copie)
LES JARDINS ET LES CONSTRUCTIONS LAISSÉES EN RUINES
Au premier plan, l'ancien cimetière des religieux planté de lauriers
Au premier plan, l'ancien cimetière des religieux planté de lauriers
Au second plan, les ruines de l'hôtellerie et, plus loin, le réfectoire (bâtiment restauré)
Le verger et le bouquetier. Avant la barrière : le potager  des moines.
Le verger et le bouquetier. Avant la barrière : le potager des moines.
Vue d'ensemble avec l'église et la demeure de Ronsard
Vue d'ensemble avec l'église et la demeure de Ronsard
Les ruines de l'hôtellerie
Les ruines de l'hôtellerie
Au premier plan, devant l'hôtellerie, le carré des simples.

Réfectoire et jardin. La partie du domaine de Saint-Cosme la plus proche de la Loire a subi un bombardement allié de plein fouet en 1944. Lors de la restauration, il a été décidé de rebâtir le réfectoire pour en faire un centre d'exposition d'art contemporain. En revanche, l'ancienne hôtellerie du prieuré (ci-dessus) a été laissée en l'état.
Divers jardins agrémentent le domaine : carré des simples, potager et verger, cloître, jardin des parfums. Le domaine étant ouvert à la visite depuis le début de l'année 2015, les photos (qui datent de la même année) montrent des plantes et des arbres mis en place depuis peu, mais qui ont tout le temps de s'étendre.

Le jardin des parfums (au premier plan) et la cuisine des hôtes
Le jardin des parfums (au premier plan) et la cuisine des hôtes
transformée en bibliothèque depuis les dernières restaurations
Le verger et le bouquetier
Le verger et le bouquetier
LE RÉFECTOIRE DES CHANOINES (entièrement restauré)
Les restes du cloître et le réfectoire restauré
Les restes du cloître et le réfectoire des chanoines restauré
Le réfectoire des chanoines sert de lieu d'exposition pour l'art contemporain
Le réfectoire des chanoines sert de lieu d'exposition pour l'art contemporain.
Il est riche d'une belle abside, sur la gauche, qui servait de lieu de lecture au moment des repas.
L'abside du réfectoire
L'abside du réfectoire servait d'estrade au moine
chargé de la lecture pendant les repas.

Les vitraux du réfectoire. On peut observer dans le réfectoire du prieuré quatorze vitraux très originaux. Ils ont été inaugurés en juillet 2010. Très sobres, créés à l'encre de Chine, constitués de taches rouges, noires ou grises, ils sont l'œuvre du peintre Zao Wou-Ki. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils se marient agréablement (et presque imperceptiblement) avec l'atmosphère du lieu et la verdure des jardins. Dans les photos de ces vitraux présentées dans cette page, la couleur verte vient exclusivement des feuilles des arbres à l'extérieur.

Colonnettes et chapiteaux romans dans l'abside du réfectoire
Fenêtres, vitrail de Žao Wou–Ki et colonnettes romanes dans l'abside du réfectoire
Fenêtres, vitrail de Zao Wou-Ki et colonnettes romanes dans l'abside du réfectoire
Vitrail de Zao Wou-Ki à l'encre de chine
Vitrail de Zao Wou-Ki à l'encre de chine
La couleur verte est due au feuillage
des arbres derrière le bâtiment.
Colonnettes et chapiteaux romans
Colonnettes et chapiteaux romans
dans l'abside du réfectoire des chanoines
Chapiteaux romans à animaux et à palmettes
Chapiteaux romans à animaux et à palmettes
«««--- À GAUCHE
Colonnettes et chapiteaux romans dans l'abside du réfectoire
Vitrail de Zao Wou-Ki (réfectoire)
Vitrail de Zao Wou-Ki (réfectoire)
Chapiteau roman : deux animaux aux cous entrelacés
Chapiteau roman : deux animaux aux cous entrelacés
Vitrail de Zao Wou-Ki (réfectoire)
Vitrail de Zao Wou-Ki (réfectoire)
Belles sculptures florales sur les arcades de l'abside
Belles sculptures florales sur les arcades de l'abside
Chapiteaux romans dans l'abside du réfectoire
Chapiteaux romans dans l'abside du réfectoire des chanoines
Chapiteaux romans dans l'abside du réfectoire
Chapiteaux romans dans l'abside du réfectoire des chanoines
Vitrail de Zao Wou-Ki
Vitrail de Zao Wou-Ki
dans le réfectoire des chanoines
LA DEMEURE DE PIERRE RONSARD (LOGIS DU PRIEUR)
La maison de Pierre Ronsard était le logis du prieur
La maison de Pierre Ronsard était le logis du prieur.
Vue partielle de la façade Renaissance de la maison de Ronsard
Vue partielle de la façade Renaissance de la maison de Ronsard

Ronsard (1524-1585) au prieuré Saint-Cosme. De 1565 à 1585, année de sa mort, le poète Pierre Ronsard fut prieur commendataire de Saint-Cosme, c'est-à-dire qu'il percevait les revenus de l'abbaye. Il surveillait d'ailleurs la gestion du domaine. La vie spirituelle des moines était prise en charge par le sous-prieur. Sa présence étant souhaitée à la Cour, le poète s'absentait souvent, mais Saint-Cosme fut l'un de ses refuges préférés. Il y trouvait le calme indispensable à la rédaction de ses œuvres et à la gestion de ses affaires (la Franciade et le Boccage Royal seront en partie composés dans le calme du prieuré). Il lui arrivait aussi d'y accueillir la reine Catherine de Médicis et ses fils car le château royal de Plessy-les-Tours n'est pas loin.

En 1565, quand Ronsard prit sa charge, le prieuré avait été saccagé par les huguenots. Le poète s'investit dans sa restauration : le logis du prieur fut rendu habitable, tandis qu'un logis du sous-prieur était construit. Ronsard se démena aussi dans un long procès contre un dénommé Fortin. Celui-ci avait installé une teinturerie sur la Choisille, un petit cours d'eau qui se jette dans la Loire, en amont du prieuré (qui était à l'époque une île sur le fleuve). Évidemment les produits de la teinture polluaient les eaux et les terres de la communauté.
Source : documents exposés dans les salles.

La salle à manger (rez-de-chaussée)
La salle à manger (rez-de-chaussée)
Le salon de réception de Ronsard (premier étage)
Le salon de réception de Ronsard (premier étage)

La maison de Ronsard est le clou de la visite du Prieuré Saint-Cosme. C'est un monde de vieilles pierres enchanteur, construit au XIVe siècle et remanié au XVIIe. Meublé sobrement avec des répliques d'armoires, de commodes et de chaises, l'endroit, entouré de verdure, est très plaisant.

Le salon de réception de Pierre Ronsard (premier étage)
Le salon de réception de Pierre Ronsard (premier étage)
À son époque, le toit charpenté du premier étage n'existe pas.
Cet escalier central n'existait pas au temps de Ronsard
Cet escalier central n'existait pas au temps de Ronsard.
Il y avait un escalier extérieur sur le côté nord.
La magnifique charpente du toit
La magnifique charpente du toit

La charpente, au temps de Ronsard, était apparente depuis le premier étage. Un panneau indique que l'analyse dendrochronologique du bois fait dater sa construction vers 1350. La charpente est contreventée par des croisillons de bois sous le faîtage, un procédé qui fait de cette charpente l'une des plus anciennes connues de ce type.

Tableau de Pierre Ronsard
Tableau de Pierre Ronsard
dans le salon de réception
Cabinet de travail de Pierre Ronsard au premier étage
Cabinet de travail de Pierre Ronsard au premier étage
Il jouxte le salon de réception et sa fenêtre donne sur de la verdure.
Chambre de Pierre Ronsard
Chambre de Pierre Ronsard
Sur la droite, on voit le palier de l'escalier central (qui n'existait à l'époque du poète).
La cour du prieur avec les ruines de l'ancienne église (au  fond) et le logis du prieur (à droite)
La cour du prieur avec les ruines de l'ancienne église (au fond) et le logis du prieur (à droite)
Buste de Pierre Ronsard
Buste de Pierre Ronsard
La charpente du toit
La charpente a été datée, par l'analyse
dendrochronologique, aux alentours de l'année 1350.
Vue générale du site avec, au premier plan, le cloître et la vasque
Vue générale du site avec, au premier plan, le cloître et la vasque

Documentation : Panneaux et livrets affichés dans les salles
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