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Page créée en juin 2015
Saint Martin dans un vitrail des ateliers Lobin à Chartres

La basilique Saint-Martin de Tours se trouve à l'emplacement d'une ancienne collégiale de 110 m de long qui fut l'un des sanctuaires les plus importants de la Chrétienté. Cette collégiale subsista jusqu'à la Révolution où elle fut convertie en écurie pour l'armée. La voûte s'écroula en 1797 et elle fut alors démolie. La tour Charlemagne et la tour de l'Horloge, qui s'élèvent à côté, témoignent, par leur grandeur, de son gigantisme.
La construction d'une nouvelle basilique fut décidée sous le Second Empire lorsqu'on fit connaître la redécouverte du tombeau de saint Martin de Tours en 1860. Il y avait deux solutions : bâtir à l'identique ou se contenter de plus modeste. En 1885, le cardinal Meignan opta pour la modestie. La construction de la basilique Saint-Martin de Tours, dessinée par l'architecte Victor Laloux, commença en 1887 pour s'achever en 1902. Son style est le romano-byzantin, très à la mode à cette époque. L'intérieur se signale par une ornementation très équilibrée : chapiteaux néoromans, frise de rinceaux qui court tout au long de la nef, peintures murales à la coupole et sur le fronton de la voûte du chœur. Enfin, le chœur a été surélevé pour laisser la place à une crypte où se trouve une reconstitution du tombeau de saint Martin.
Notons encore que la basilique possède une très belle verrière relatant la vie de saint Martin et tous les événements qui gravitent autour de l'ancienne collégiale. Elle est d'un graphisme moderne, mais inspiré du roman et réalisée par les ateliers tourangeaux Lobin à la fin du XIXe siècle. Des vitraux à personnages sont, quant à eux, issus des ateliers Lorin de Chartres. Cette page donne un large aperçu de cette verrière.

Vierge à l'Enfant dans la chapelle de la Vierge
Aspect général de la nef de la basilique Saint-Martin
Aspect général de la nef de la basilique Saint-Martin

Il règne dans la basilique Saint-Martin de Tours une sérénité toute moderne, bien différente de celle que l'on ressent dans les cathédrales gothiques du Moyen Âge. Le style romano-byzantin, très réussi de cet édifice, avec son harmonie de formes et de couleurs, y est pour beaucoup. Il y fait très clair grâce aux vitres en verre blanc au deuxième niveau des élévations.

L'ornementation met l'accent sur des sculptures murales assez sobres et des chapiteaux néoromans. Ils sont de grande qualité, et dédiés à des saints et des saintes liés à l'histoire de saint Martin. Une frise, sculptée dans la pierre et constituée de rinceaux, sépare les deux niveaux de l'élévation. Les piliers monolithes sont en granit des Vosges.

Vitrail sur la vie de saint Martin

Le chevet résolument byzantin de la basilique au nord
Le chevet résolument byzantin de la basilique au nord
La façade au sud
La façade de la basilique au sud
Vitrail sur la vie de saint Martin

La basilique saint Martin à Tours possède une très belle verrière historiée au premier niveau des élévations dans la nef. Elle provient des ateliers Lobin en Touraine (à ne pas confondre avec les ateliers Lorin à Chartres - voir l'église Notre-Dame à Versailles) et date de la fin du XIXe siècle. Les vitraux relatent la vie de saint Martin (miracles, faits édifiants), mais aussi l'histoire de l'Église en Europe. On y trouve aussi un vitrail des papes qui sont venus dans la collégiale en pèlerinage. Quelques-uns des vitraux de la basilique sont donnés sur cette page avec les explications des médaillons.

Vitrail de gauche (K). En bas, Charlemagne vient à Tours se placer sous la protection de saint Martin. Au centre, le moine Alcuin se prosterne devant le tombeau du saint pour que s'arrête le feu qui menace la basilique. En haut, la châsse du saint est mise en lieu sûr à Chablis pendant les invasions normandes au Xe siècle avant de revenir à Tours.

Vitrail de droite (G). En bas, après la bataille de Tolbiac, Clovis vient à la Collégiale pour se convertir au christianisme. Au milieu, sainte Geneviève vient se recueillir sur le tombeau du saint. En haut, sainte Clotilde, après la mort de Clovis, son époux, se retire à Tours. Un sourd-muet est guéri en sa présence.

HEURS ET MALHEURS DE LA BASILIQUE AU COURS DES ÂGES
Les huguenots brûlent et saccagent la Collégiale (1562)
Les huguenots brûlent et saccagent la Collégiale (1562)
Remise du chef de saint Martin
Sous la Révolution, Martin Lhommais et Madeleine Brault
se font remettre le chef de saint Martin.
Le préfet Pommereul ordonne la démolition des restes de la Collégiale
En 1802, sous le Consulat, le préfet Pommereul
ordonne de démolir les vestiges de la Collégiale.
La tour Charlemagne
La tour Charlemagne
(transept nord de l'ancienne église Saint-Martin)

L'ancienne collégiale Saint-Martin. On est un peu pris de vertige quand on imagine ce qu'a dû être la taille de cette église au vu du plan que nous connaissons et des deux grandes tours qu'il nous en reste : la tour Charlemagne (qui était au transept nord) et la tour de l'Horloge (qui était sur la façade occidentale). Le plan ci-contre, affiché dans l'église, donne une idée de ses dimensions par rapport à la basilique Saint-Martin actuelle (partie grisée sur la droite). Elle avait largement la taille de l'une de nos grandes cathédrales.
Après quelques vicissitudes (guerres féodales, incendie, invasion normande), l'ancienne église Saint-Martin est achevée au XIIIe siècle. Avec cinq nefs et quatre tours, elle est immense. Point le plus important à l'époque (car attirant les pèlerins), elle abrite la dépouille de saint Martin dans un sépulcre. Lors des guerres de Religion, elle n'échappe pas au pillage par les huguenots (1562) : trésor et châsses volés et fondus ; restes du saint brisés ou dispersés (seuls une portion du crâne et l'os d'un bras sont sauvés).
À la Révolution, l'église devient paroissiale. Puis, sous la Terreur, elle est transformée en écurie pour l'armée. Enfin, le plomb des toitures et l'armature en fer (réalisée par Vauban) sont extraits du monument. Résultat : en 1797, la voûte s'écroule. L'ordre de démolition complète suivra en 1802. On ne sauvegardera que la tour Charlemagne et la tour de l'Horloge (dont deux photos sont données dans cette page).
La vie de la collégiale est rappelée dans les médaillons des vitraux de la nef (atelier Lobin, fin du XIXe siècle).
Source : panneau dans la nef.

Plan de l'ancienne collégiale et situation de la basilique actuelle
Plan de l'ancienne collégiale et situation de la basilique actuelle
(partie en grisé sur la droite)
Le sommet gothique de la tour Charlemagne
Le sommet gothique de la tour Charlemagne
DE PARTOUT, ON IMPLORE L'INTERCESSION DE SAINT MARTIN
La reine Ultrogoth vient en pèlerinage et trois aveugles retrouvent la vue
La reine Ultrogoth vient en pèlerinage et trois aveugles
sont miraculeusement guéris en sa présence.
Saint Éloi construit une châsse
Saint Éloi construit une châsse pour
accueillir le corps de saint Martin.
L'intercession de saint Martin sauve saint Baud
Par l'intercession de saint Martin, saint Baud
est sauvé d'un naufrage sur la Loire.
La tour de l'Horloge
La coupole de la basilique Saint-Martin
La coupole de la basilique Saint-Martin
Reste de chapiteau au bas de la tour Charlemagne
Reste de chapiteau dans la partie basse de la tour Charlemagne
«««--- À GAUCHE
La tour de l'Horloge, l'une des deux anciennes tours de la façade occidentale de la collégiale Saint-Martin (Ici, la partie haute)
Élévations de style romano-byzantin
Magnifiques élévations de style romano-byzantin dans la nef de la basilique
Colonnes en marbre gris, chapiteaux sculptés à feuillage et arcades en plein cintre. L'effet artistique dégagé est impressionnant.
À DROITE, un vitrail historié de la nef (le détail est donné dans le cadre ci-dessous) ---»»»
Vitrail historié, vie de saint Martin

Vitrail à droite ci-dessus En bas, saint Martin combat le paganisme et évangélise les campagnes. Les païens l'attachent à un pin sacré qu'il veut faire abattre. Le pin est abattu sans que le saint en éprouve le moindre mal. Au milieu, Il est toujours soucieux des pauvres. Un jour, quand il sert la messe, un globe de feu apparaît au-dessus de lui

en signe de charité. En effet il vient en secret de donner sa tunique à un pauvre.
En haut, le médaillon illustre la mort de saint Martin à Candes, le 8 novembre 397. Candes est une paroisse qu'il a lui-même créée. Ses disciples sont présents pour continuer son œuvre d'évangélisation.

Chapiteau néoroman dédié à Saint Brice
Chapiteau néoroman dédié à Saint Brice
(qui fit élever un petit sanctuaire à saint Martin après sa mort)
Chapiteau néoroman avec légionnaire romain Chapiteau néoroman avec «l'armure de Dieu»
(la Justice pour cuirasse, le bouclier de la Foi, etc. selon saint Paul)
Chapiteau néoroman dédié à sainte Jeanne d'Arc
Chapiteau néoroman dédié à sainte Jeanne d'Arc
Saint Martin, vitrail des ateliers Lorin, 1820
Saint Martin
Vitrail des ateliers Lorin à Chartres, 1820
La voûte de la nef de la basilique Saint-Martin
La voûte de la nef de la basilique Saint-Martin
est une belle charpente en bois.

À DROITE ---»»»
Sa partie centrale est ornée
de symboles géométriques polychromes.
Détails polychromes de la  voûte de la basilique Sainte Radegonde
Sainte Radegonde
Vitrail des ateliers Lorin à Chartres, 1820
SAINT MARTIN, PROTECTEUR DE LA NATION FRANQUE
Philippe Auguste vient en pèlerinage en 1180
Philippe Auguste vient en pèlerinage en 1180.
Pèlerinage de saint Louis et de Blanche de Castille
Saint Louis, Blanche de Castille et la noblesse en armes
viennent en pèlerinage sur la tombe de saint Martin.
Charles IV le Bel vient en pèlerinage à Tours en 1323
Charles IV le Bel vient en pèlerinage à Tours en 1323.
LE CHŒUR DE LA BASILIQUE SAINT-MARTIN
Le chœur dans son architecture romano-byzantine
Le chœur dans son architecture romano-byzantine
Saint Édouard roi, vitrail Lorin, 1820
Saint Édouard roi
Atelier Lorin de Chartres, 1820
Le chœur et son baldaquin
Le chœur et son baldaquin
Un ange portant un phylactère sur le baldaquin
Un ange portant un phylactère sur le baldaquin
En style romano-byzantin, voir l'église Notre-Dame à Angers et l'église Notre-Dame des Ardents à Arras.
Peinture murale du Sacré-Cœur sur le fronton de la voûte du chœur
Peinture murale du Sacré-Cœur sur le fronton de la voûte du chœur
LES MIRACLES AUTOUR DE SAINT MARTIN, PUIS LA RECONSTRUCTION AU XIe SIÈCLE
La châsse de saint Martin fait fuir les Normands
La châsse de saint Martin fait fuir les Normands
lors du siège de Tours en 903.
Un archidiacre est guéri par saint Romain
L'archidiacre Hiéraclius est guéri par saint Martin.
Atelier Lobin, fin du XIXe siècle
Reconstruction de 1014 en style roman
En 1014, Hervé de Buzançais, trésorier de la Collégiale, fait
reconstruire en style roman la basilique incendiée.
La grande coupole peinte de la basilique
La grande coupole peinte de la basilique
La rangée circulaire de vitraux blancs apporte une lumière intense au chœur situé au-dessous.
Saint Martin en gloire au centre de la coupole
Saint Martin en gloire au centre de la coupole
Peinture de la fin du XIXe siècle
LES CHAPELLES ABSIDIALES
L'autel de la Vierge dans la chapelle absidiale gauche
L'autel de la Vierge dans la chapelle absidiale gauche
Litanie de la Vierge (Tour de David), émaux de l'autel de la Vierge
L'autel de la Vierge
L'autel de la Vierge
Vierge à l'Enfant, fin du XIXe siècle
Vierge à l'Enfant, fin du XIXe siècle
Litanie de la Vierge au-dessus de l'autel de la Vierge
Litanie de la Vierge au-dessus de l'autel de la Vierge
L'«étoile du matin» guide le navire
Litanie de la Vierge : l'Arche d'Alliance
Litanie de la Vierge : l'Arche d'Alliance
(émaux de l'autel de la Vierge)
«««--- À GAUCHE
Litanie de la Vierge (Tour de David), émaux de l'autel de la Vierge
AU COURS DES SIÈCLES, LA FERVEUR CONTINUE AUTOUR DE LA TOMBE DE SAINT MARTIN
Le maréchal Boucicault est enterré dans la basilique en 1421
Le maréchal Boucicault est enterré dans la basilique en 1421.
François Ier vient se recueillir après le désastre de Pavie
François Ier vient se recueillir après le désastre de Pavie.
Louis XIV vient en pèlerinage
Louis XIV vient en pèlerinage.
L'autel Saint-Joseph dans la chapelle absidiale droite
L'autel Saint-Joseph dans la chapelle absidiale droite

À DROITE ---»»»
La belle voûte peinte de la chapelle Saint-Joseph (fin du XIXe siècle)
Statue de saint Joseph
Statue de saint Joseph
Fin du XIXe siècle
Bienheureuse Iohanna Maria de Maille (vue partielle)
Bienheureuse Iohanna Maria de Maille (partiel)
Vitrail des ateliers Lorin de Chartres, 1820

La belle voûte peinte de la chapelle Saint-Joseph

LA CRYPTE DE LA BASILIQUE SAINT-MARTIN
La crypte
Aspect général de la crypte avec le tombeau de saint Martin de Tours au centre.
Les murs de la crypte sont couverts d'ex votos. Notons que les chapiteaux des piliers sont plus sobres que ceux de la nef.
Le tombeau de saint Martin - une reconstitution - est placé juste au-dessus de l'endroit où étaient conservées les reliques.

À DROITE ---»»»
Vitrail de 1905 avec trois papes du Moyen Âge qui sont venus en pèlerinage à Tours.
De bas en haut : Urbain II, Pascal II et Calixte II (Ateliers Lobin à Tours)
Vitrail de trois souverains pontifes
La Vierge entourée de sainte Thècle et de sainte Agnès
La Vierge et l'Enfant sont entourés de sainte Thècle avec son lion à gauche et sainte Agnès à droite.
Les deux saintes tiennent la palme du martyre.
Vitrail des ateliers Lorin à Chartres, 1820
Le tombeau (reconstitué) de saint Martin de Tours dans la crypte
Le tombeau (reconstitué) de saint Martin de Tours dans la crypte
Fin du XIXe siècle
L'ORGUE DE TRIBUNE DE LA BASILIQUE SAINT-MARTIN ET LES PEINTURES SUR LA FAÇADE
La nef et du buffet d'orgue
L'orgue de tribune
L'orgue de tribune
Aucune information n'est disponible sur cet orgue de tribune.

«««--- À GAUCHE
La nef et la tribune avec l'orgue.
La tribune est entourée par deux grandes peintures murales d'Alcuin et de saint Odo données ci-dessous.
Vitrail de sainte Clotilde, épouse de Clovis Peinture de saint Odo sur la droite de la tribune
Peinture de saint Odo sur la droite de la tribune

Peinture d'Alcuin sur la gauche de la tribune
Peinture d'Alcuin sur la gauche de la tribune
Alcuin était un théologien, ami et conseiller de Charlemagne.

«««--- À GAUCHE
Vitrail de sainte Clotilde, épouse de Clovis, Ateliers Lorin à Chartres, 1820
PAPES ET ARCHEVÊQUES DANS LA VIE DE LA COLLÉGIALE ET DE LA BASILIQUE SAINT-MARTIN
Monseigneur Fruchaud
Avec d'autres évêques, Monseigneur Fruchaud
a contribué à l'édification de la nouvelle basilique.
Le pape Urbain II (1088-1099)
Le pape Urbain II (1088-1099)
est venu à Tours.
Cardinal Meignan
C'est le cardinal Meignan a décidé d'opter pour la construction
d'une basilique plus modeste que l'ancienne collégiale (1885).
La nef et l'orgue de tribune de la basilique Saint-Martin vus du chœur
La nef et l'orgue de tribune de la basilique Saint-Martin vus du chœur

Documentation : Information affichée dans la nef + «Saint-Martin à travers les vitraux», dépliant disponible dans la nef
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