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Page créée en 2011,
refondue en juin 2021.
L'Annonciation, vitrail de 1929

Vers 550, à l'époque mérovingienne, qu'y avait-il du vivant de Clodoald, petit-fils de Clovis, dans le lieu qu'on appelle aujourd'hui Saint-Cloud ? Rien n'est certain. Peut-être une chapelle, puis une église construite par le futur saint et ses compagnons ? En effet, pour ne pas susciter l'ire de ses oncles assoiffés de pouvoir, Clodoald choisit d'abandonner ses droits à la couronne, de couper ses longs cheveux et d'entrer dans un monastère. Quoi qu'il en soit des éventuels édifices mérovingiens, l’église qui se trouvait en place à la fin du XVIIIe siècle (et que l'on date habituellement des Xe ou XIe) menaçait ruine. Heureusement, la reine Marie-Antoinette s'intéressait à la petite ville de Saint-Cloud qui abritait, dans son parc, un important château (disparu dans un incendie en 1871). Sous son autorité, un hôpital et sa chapelle avaient été bâtis en 1787. Et l'année suivante, la reine posa la première pierre de la future église. Comme le château disposait d'une esplanade monumentale jusqu'à la Seine, il était prévu qu'il en fût de même pour l'édifice cultuel. Un chapiteau près du chœur représente la reine offrant la maquette de l'église.
Au moment où la Révolution éclate, les fondations sont achevées et les murs s’élèvent déjà de quelques mètres. Mais tout s'arrête. La construction n'eut pas la chance de l'église Saint-Nicolas-Saint-Marc de Ville-d'Avray : la première pierre en fut posée le 11 juillet 1789 et les troubles révolutionnaires n'empêchèrent pas les travaux de continuer et de s'achever. L'église sera consacrée en 1791 par un prêtre constitutionnel.
Sous le Premier Empire et jusqu'aux premières années du Second, la paroisse de Saint-Cloud n'a plus d’église. Le culte se tient dans la chapelle du couvent des Ursulines et dans celle de l’Hôpital. Toutes les tentatives pour reprendre la construction échouent.
C'est Napoléon III qui va achever le projet à partir de 1860. Le financement sera assuré en grande partie par la cassette personnelle de l'Empereur, le reliquat venant d'une souscription des paroissiens. Un chapiteau près du chœur représente le monarque offrant la maquette de l’église.
L'architecte Jean-François Delarue (1815-1892) fut chargé des plans de l'édifice qui sera bâti en style très éclectique, mêlant le roman et le gothique. Voir l'encadré plus bas à ce sujet. L’entrepreneur Pierre-Isidore Bénezech retrouva les fondations du temps de Marie-Antoinette et mit à profit la plupart des piliers de la nef déjà construits. Le sculpteur Victor Thiébault fut chargé du décor, dont font partie les nombreux chapiteaux néo-gothiques à feuillages. L’église, ouverte au culte en 1863, fut consacrée en 1878 par Pierre-Antoine Goux, évêque de Versailles. L'édifice bénéficia d'importants travaux de restauration entre les deux guerres mondiales. Il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques.
À part les reliques de saint Clodoald, l'intérieur propose des vitraux du XIXe siècle (de facture toute classique) et de belles peintures de Duval-Lecamus dans le chœur. Mais l'intérêt artistique repose surtout sur la splendide chaire à prêcher en chêne d'Ernest Guilbert datée de 1899 et primée à l'Exposition universelle de 1900.

Clodoald coupe ses cheveux et se fait moine, tableau de Durupt, détail

Vue d'ensemble de la nef de Saint-Clodoald.
Longueur intérieure : 46 mètres ; largeur : 20 mètres ; hauteur : 17 mètres.

La façade de l'église Saint-Clodoald.
est dirigée vers l'est.
Le chœur est à l'ouest

L'Agneau pascal
sur le fronton de la façade.

Le porche d'entrée de l'église Saint-Clodoald est plus roman que gothique.

L'architecture romano-gothique est due
à Jean-François Delarue (1815-1892).

Direction géographique. Contrairement à l'habitude liturgique, le chœur de Saint-Clodoal est à l'ouest. Dans cette page, plutôt que d'assigner aux bas-côtés leur point cardinal liturgique (qui est donc à l'opposé du point cardinal géographique), ils sont simplement désignés comme «bas-côté gauche» ou «bas-côté droit» quand on se place dans l'avant-nef.


Le côté nord de l'église (le chœur est à l'ouest).
La croix du clocher culmine à 60m.
Loin d'abriter une suite de chapelles latérales, les arcs-boutants
gothiques ne surplombent que les bas-côtés de l'église.

Le chevet de Saint-Clodoald est, dans l'ensemble, de style néo-roman.
Les chapiteaux qui terminent les colonnes semi-engagées ajoutent une touche néo-gothique.

Les vitraux de Saint-Clodoald.
La plupart des vitraux sont du XIXe siècle. Cependant, la chapelle de la Vierge, ayant été totalement refaite (dans un goût byzantin) en 1929, abrite deux vitraux modernes de l'artiste Maurice Tastemain.
Les vitraux du XIXe sont l'œuvre des ateliers de François Fialex à Mayet, près du Mans, ou encore d'Antoine Lusson ou d'Eugène Oudinot.
Rappelons que François Fialex, dont le nom n'est pas très connu) a été formé à la Manufacture de Sèvres. Il fut appelé au Mans en 1840 (où il créa son atelier) pour restaurer la grande verrière de saint Julien dans la cathédrale. C'est à lui que l'on doit quelques vitraux, datés de 1846, de l'église Saint-Romain à Sèvres.
Les vitraux de la nef de Saint-Clodoald sont datés de l'année 1866. Ils représentent des saynètes relatives à la vie de saints et de saintes sans rapport avec l'univers mérovingien. Une première partie vient de l'atelier des frères Achille et Eugène Oudinot à Paris : saint Pierre, saint Paul, saint Denis et sainte Catherine. La saynète se tient sous un dais, lui-même intégré dans une très riche décoration (voir ci-contre à droite). Ce type de décor (large bordure foisonnante à thème géométrique et floral) se rapproche de celui du vitrail-retable créé par la Manufacture de Sèvres dans les années 1840. La seconde partie des vitraux de la nef vient de l'atelier de François Fialex : la saynète se trouve au centre, mais au milieu d'une décoration moins ample, essentiellement à base de rinceaux. L'atelier parisien d'Antoine Lusson a réalisé un vitrail semblable pour la chapelle du Saint-Sacrement.
Source : «Le vitrail du XIXe siècle et les ateliers manceaux», Musées du Mans, éditions Cénomane.


Saint Denis, saint Rustique et saint Eleuthère
arrivent sur le lieu de leur supplice.
Atelier Achille et Eugène Oudinot
1866.
LA NEF ET LES BAS-CÔTÉS

La nef et le côté droit.
Les trois niveaux d'élévation mêlent les styles roman et gothique.

Chapiteau néo-gothique à feuillages et têtes humaines, détail.

Baies du 2e niveau avec colonnettes et chapiteaux à feuillages.

Architecture intérieure. Au sein d'un style très éclectique, l'élévation à trois niveaux mêle le roman et le gothique.
Au premier niveau, les colonnes monocylindriques se terminent par de riches chapiteaux à feuillages dus à Victor Thiébault. Dans l'un d'entre eux, des têtes humaines ornent les angles. Les arcades sont en plein cintre avec un intrados plat, typique de l'art roman. Ce choix fait ressortir les sculptures très élaborées des chapiteaux. L'arcature est surmontée d'une large bande plate et nue, elle aussi en plein cintre, qui s'évanouit vers le bas en une triple moulure. Le procédé allie élégamment légèreté et relief.
Le deuxième niveau est constitué d'une suite de petites arcades triples néo-romanes ouvrant sur les tribunes. Les petites piles monocylindriques qui séparent les baies se terminent elles aussi par des chapiteaux à feuillages.
Enfin le troisième niveau, avec ses baies vitrées réunies en couple dans chaque travée, apporte la lumière grâce à son verre cathédral. Ces baies ne disposent d'aucune ornementation particulière.
L'architecte a choisi de séparer les deux premiers niveaux par un bandeau horizontal riche de deux moulures. Le vaisseau central est en effet assez large pour ne pas donner l'impression de casser l'élévation. La moulure supérieure est enrichie d'une suite de petites rondelles recevant une fleur. Un procédé artistique assez rare. Le mur des deuxième et troisième niveaux est laissé nu, ce qui permet de ne pas surcharger l'ensemble de la structure.
Les somptueux chapiteaux du premier niveau, les consoles sculptées qui soutiennent les colonnettes et la bande en plein cintre qui les relie offrent une ornementation riche et équilibrée, suffisante pour capter toute l'attention du visiteur.
On pourra observer un cas architectural opposé, c'est-à-dire à la limite de la surcharge artistique, à l'église néo-gothique Saint-Martin de Vitré en Bretagne.


Chapiteau néo-gothique à feuillages, détail.
Console néo-gothique à feuillages soutenant une colonnette.

C'est grâce à la cassette de Napoléon III que l'église put être achevée en 1863.
Dans ce chapiteau près du chœur, l'Empereur est représenté offrant l'église à la paroisse.
Les chapiteaux de Saint-Clodoald sont l'œuvre du sculpteur Victor Thiébault.

La reine Marie-Antoinette posa la première pierre de l'église actuelle en 1787.
Dans ce chapiteau, elle porte la maquette de la future église.

Napoléon III se méfiait de la «réunionite». Il se fit attribuer une très forte liste civile (officiellement 25 millions de francs par an, mais, dans la pratique, 34 millions en moyenne).
Celle liste, dont il disposait selon sa volonté, lui permit de financer des travaux d'architecture (constructions ou restaurations), comme le château de Pierrefonds près de Compiègne ainsi q'un certain nombre d'églises de la région parisienne. L'essentiel était de court-circuiter les commissions (habituellement nommées pour décider quoi faire) et de gagner du temps.


La nef néo-gothique et son bas-côté abritant le chemin de croix, les confessionnaux et les statues.

«Jeanne d'Arc en prière»
Jean Tournoux, 1910
D'après la célèbre statue de la princesse
Marie d'Orléans.

Avec leurs arcades en plein cintre,
les bas-côtés ont des allures très néo-romanes.

La voûte néo-gothique du vaisseau central.

Vitrail Sainte Geneviève
Atelier François Fialex à Mayet, 1866.
LES CHAPELLES À L'ENTRÉE DE L'ÉGLISE

Chapelle de la Compassion.

Chapelle de la Compassion, détail.
(appelée aussi chapelle des Morts).
Les deux plaques sur les côtés portent les noms des 146 Clodoaldiens
tombés au cours de la première guerre mondiale.

Piéta du XVIIe siècle dans la chapelle de la Compassion.
Cette piéta était autrefois polychromée.

Chapelle Saint-Cloud.
(Anciennement chapelle des Fonts baptismaux.)

Le grand tableau de Durupt masque complètement
un vitrail sur la vie de Jeanne d'Arc qui donne sur la façade.

Saint Augustin et sa mère
Monique à Ostie, détail.
Vitrail signé «C. Riquier»

«La Crucifixion»
Tableau du XIXe siècle dans la chapelle de la Compassion dont l'auteur n'est pas indiqué.


«Saint Clodoal renonce au trône et se fait moine»
Peinture de Durupt, 1831.


Sainte Geneviève se consacre au Christ devant saint Germain, détail.
Vitrail de l'atelier François Fialex à Mayet, 1866.

Un point d'Histoire mérovingienne.
A sa mort en 511, Clovis laisse trois fils : Clodomir, roi d'Orléans ; Childebert, roi de Paris et Clothaire, roi de Soissons. Le pouvoir revient à Clodomir qui a lui aussi trois fils.
Lorsque Clodomir meurt en 524, ses trois fils sont confiés à leur grand-mère et veuve de Clovis, sainte Clotilde. Ils ont pour nom Théobald, Gonthier et Clodoald et sont âgés respectivement de dix, sept et cinq ans. Mais leurs oncles Childebert et Clothaire veulent le pouvoir. Ils demandent donc, tout simplement, à Clotilde si elle préfère voir ses petits-fils tondus ou morts. Si l'on sait qu'à cette époque les cheveux longs étaient le privilège des princes mérovingiens, la question revenait donc à choisir entre les laisser tuer ou les faire renoncer au trône de leur père. Fièrement, Clotilde refuse qu'ils renoncent à leurs droits.
Conséquence : Théobald et Gonthier sont assassinés. Clodoald réussit à se cacher grâce à l'aide d'hommes dévoués. Plus tard, il coupera ses longs cheveux et se fera clerc.
N'en déplaise à tous les pseudo-historiens qui prétendent que les ancêtres des Français ne sont pas les gaulois, rappelons ici ce qu'écrit Maurice Bouvier-Ajam, spécialiste de la Basse Antiquité et de l'époque mérovingienne, dans son ouvrage Dagobert : en Gaule, vers l'an 490, le total des barbares immigrés (essentiellement les Francs) ne dépassait guère 425 000 personnes alors que la population autochtone (gauloise et celte) est estimée à 4 millions 600 000 individus. Ce sont les ancêtres des Français. L'expression «Nos ancêtres les Gaulois» vient de la IIIe République qui a voulu faire savoir que l'Histoire de France commençait avec les Gaulois d'avant César et non pas avec le Clovis de l'Église chrétienne.


«Saint Clodoal renonce au trône et se fait moine», détail.
Tabbleau du peintre Durupt, 1831.
À cette époque, les cheveux longs étaient le privilège des princes mérovingiens.
LA CHAIRE À PRÊCHER D'ERNEST GUILBERT (1899)

L'ange de l'Inspiration dans l'abat-son.

Saint Jean dans la chaire à prêcher.
Le sculpteur Ernest Guilbert a prêté
ses propres traits à l'apôtre.

La magnifique chaire à prêcher de l'église Saint-Clodoald date de l'année 1899.
On pourra voir une autre très belle chaire à prêcher
du XIXe siècle à l'église Notre-Dame à Niort.

Ange trompettiste accompagnant l'ange
de l'Inspiration au-dessus du prédicateur.

La chaire de Saint-Clodoald, en chêne massif, est une œuvre d'Ernest Guilbert datée de 1899. Elle a figuré à l'Exposition universelle de 1900 avant d'être installée dans l'église la même année. On raconte que bien des paroissiens, impatients de découvrir leur nouvelle chaire, ont fait le déplacement dans la capitale.
Les trois personnages sculptés au-dessous de la cuve de la chaire sont :
- au centre et debout, saint Pierre, sous les traits du pape Léon XIII (1878-1903) ;
- à gauche, saint Jean, assis, qui écrit : «Et le Verbe s'est fait chair». L'apôtre a pris les traits du sculpteur Ernest Guilbert lui-même. On en donne une image en gros plan à gauche.
- à droite, saint Clodoald en robe de moine. Le sculpteur lui a donné les traits d'Edouard Delfaux qui fut curé de la paroisse de 1889 à 1902. Le saint offre son sceptre et sa couronne (cette dernière a disparu).
Source : note affichée dans l'église.


La chaire à prêcher du sculpteur Ernest Guilbert (1899), partie basse.

Vitrail de 1866
Atelier d'Achille et Eugène Oudinot.
Sainte Catherine de Sienne essaie de convaincre
le pape Grégoire XI de quitter Avignon pour
Rome. Derrière Grégoire XI, on reconnait la tour
crénelée du Palais des Papes à Avignon.
LES CHAPELLES ABSICIALES DE SAINT-CLODOALD

Chapelle de la Vierge (remaniée en 1929).
La Vierge et l'Enfant sont honorés par les trompettes
des anges de l'Apocalypse
(Mosaïque de l'atelier Mauméjean).

Vierge à l'Enfant, détail.
Statue en bronze de Joseph Cirasse.
Chapelle de la Vierge.

Ange dans le mur de mosaïques derrière la Vierge (Atelier Mauméjean).

Chapelle du Saint-Sacrement
(Anciennement chapelle Saint-Louis)

«Annonciation» de Maurice Tastemain, 1929.
Vitrail de la chapelle de la Vierge.
«La Mort de saint Joseph»
Mosaïque de Charles Geoffroy-Dechaume.
1928, Chapelle de la Vierge

«Piéta» de Maurice Tastemain, 1929.
Vitrail de la chapelle de la Vierge.

Saint Louis dicte ses volontés, détail.
Vitrail de l'atelier Antoine Lusson, 1866.

Charles Borromée donnant la communion, détail.
Atelier de François Fialex à Mayet, 1866.

«Descente de croix»
Tableau de Gaston Latouche, 1898.

Chapiteau de pilastre
à l'entrée du chœur.
Le blason porte les initiales «SC» (pour Saint Clodoald).

«Descente de croix». Gaston Latouche réalisa ce tableau en 1898 à la suite d'une grave maladie. Sa veuve l'offrit à la paroisse en 1914.
Ce peintre avait l'habitude de glisser dans ses œuvres «quelque bête symbolique» lit-on dans la note de l'église. Ici, ce sont deux oiseaux, posés sur le bras gauche de la croix, qui regardent la scène, impassibles. L'un porte à la gorge une tache rouge.
Source : note affichée dans l'église.


Deux oiseaux observent la «Descente de croix».
LE CHŒUR DE SAINT-CLODOALD

Le chœur de Saint-Clodoald : les peintures ne laissent pas la moindre surface de pierre visible.

Les peintures du chœur. Dans les arcades, derrière le maître-autel, on trouve cinq grande peintures de l'artiste Jules-Alexandre Duval-Lecamus (1814-1878). Elles retracent la vie de saint Clodoald. La photo ci-dessus donne les trois dernières.
La peinture de gauche, ci-dessous, illustre l'ordination de Clodoald par l'évêque Eusèbe. À sa mort, en 560, son corps est descendu dans la crypte de l'église qu'il a fait construire. En 885, lors de la menace normande, les reliques sont transférées à la cathédrale de Paris. Cinq ans plus tard, elles sont ramenées en procession à Saint-Cloud. C'est la scène représentée sous la deuxième arcade ci-dessous.
Au Moyen Âge, l'église était un lieu de pèlerinage à saint Clodoald. Il fallait donc rendre les reliques plus accessibles aux fidèles. Aussi, en 1376, furent-elles retirées du tombeau et déposées dans une châsse. On fit mieux encore : une fête de la Translation des reliques fut instituée le 8 mai de chaque année. L'histoire raconte que, à certaines époques, on plongeait un os du doigt du saint dans une fontaine située rue d'Orléans. Semblable à l'onction du roi de France à l'occasion de son sacre, l'eau avait la réputation de guérir des écrouelles.
À la Révolution, des paroissiens zélés sauvèrent du saccage un os de l'avant-bras et une vertèbre dorsale. L'Église récupéra les deux reliques quelques années plus tard et les rendra à la vénération : en 1848 pour la première ; en1863 pour la seconde. L'os de l'avant-bras se trouve actuellement dans la châsse en bronze placée sous l'autel.
La troisième peinture montre l'accueil de Clodoald au ciel en présence de la reine Clotilde et de l'évêque Rémi. La quatrième dépeint la construction de son monastère. La cinquième illustre la guérison d'un petit aveugle et la bénédiction des enfants. Au-dessus des arcades, les peintures représentent de gauche à droite : la Foi, la Charité et l'Espérance. Elles sont entourées des symboles des quatre évangélistes.
Source : panneau affiché dans l'église.


L'Espérance (Duval-Lecamus).

Les peintures de Jules-Alexandre Duval-Lecamus évoquent des épisodes de la vie de saint Clodoald.
De gauche à droite : son ordination, la translation de ses reliques, son arrivée au Paradis, la construction de son monastère.

Saint Clodoald
Vitrail de l'abside.

Le nom «Clodoald» a été abrégé en «Cloud», ce qui signifie, dans la langue française de cette époque, «illustre et redoutable».


Sainte Clotilde, épouse de Clovis et
grand-mère de saint Clodoald.
Vitrail de l'abside.

«««--- Vue partielle de l'abside.
L'abside offre deux séries de vitraux. Tout en haut dans l'axe, le Christ avec les petits enfants ; à droite, Saint Martin (à qui Clodoald avait dédié son église). Au-dessous, sainte Julienne et saint François-Xavier.


«Saint Clodoald guérit les malades»
Peinture de Jules-Alexandre Duval-Lecamus.

«Saint Clodoald construit son monastère»
Peinture de Jules-Alexandre Duval-Lecamus.

L'élévation du chœur.
Entre les colonnes semi-engagées qui s'élèvent jusqu'à la retombée des voûtes, l'architecte a tenu à souligner,
par des motifs néo-gothiques, toutes les séparations entre les surfaces.

Sainte Clotilde, mère de Clovis, détail.
Atelier François Fialex à Mayet, 1866.

à DROITE ---»»»
«Saint Clodoald est ordonné prêtre par Eusèbe,
évêque de Paris»
Peinture de Jules-Alexandre Duval-Lecamus.

«««--- À GAUCHE
«Laissez venir à moi les petits enfants»
Vitrail axial de l'abside.
Atelier Achille et Eugène Oudinot, 1866.

Chemin de croix, station X.
Jésus est dépouillé de ses vêtements.

«La Crucifixion» de Michel Dumas (1812-1885).

L'orgue de tribune.

La nef et l'orgue de tribune vus du chœur.

Documentation : panneaux affichés dans la nef
+ Site Internet de la paroisse de Saint-Cloud : https://paroisse-saintcloud.fr
+ «Le vitrail du XIXe siècle et les ateliers manceaux», Musées du Mans, éditions Cénomane.
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