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Page créée en déc. 2016
«La Passion du Christ», bas-relief du XVe siècle, détail

L'église Saint-Germain d'Auxerre, c'est avant tout une importante abbaye. Saint Germain meurt à Ravenne en 448. Sa dépouille, revenue à Auxerre, est ensevelie dans la petite église Saint-Maurice que le saint avait lui-même fait construire à cet effet. Clotilde, épouse de Clovis, la remplaça par une basilique plus vaste, dédiée à saint Germain. Sa mémoire (il reste comme l'un des plus grands saints d'Occident) attirait les foules, et la basilique finit par être desservie par des moines bénédictins. Elle fut elle-même agrandie au IXe siècle par Conrad Ier, comte d'Argovie. Ces extensions, à l'est et à l'ouest, étaient surtout des «cryptes», c'est-à-dire, à l'époque carolingienne, des constructions voûtées, souterraines ou non. L'édifice mesurait plus de cent mètres de long. Il nous reste de cette époque, une crypte regardée comme l'ensemble carolingien le plus important de France. Rien n'est donné sur cette crypte dans cette page.
Quatre siècles plus tard, les «cryptes» orientales menaçaient ruine. En 1277, l'abbé Jean de Joceval se lança dans une reconstruction hardie : destruction de la partie est, nouvelles fondations, construction de deux cryptes souterraines et, dans la partie supérieure, nouveau chœur (qui vint se caler sur le dessin des cryptes du dessous) avec déambulatoire, chapelle d'axe et transept. Après une interruption, c'est l'abbé Gaucher Dignon de Chéu qui poursuivit les travaux durant son abbatiat (1313-1334) et fit achever les parties hautes. Dans les années 1360, la partie de la nef préromane qui jouxtait le nouveau transept s'écroula. On reconstruisit grâce aux subsides du pape Urbain V (voir les détails plus bas).
L'abbaye finit par péricliter. En 1618, la congrégation de Saint-Maur voit le jour. L'un de ses objectifs est de restaurer et réformer les anciens monastères bénédictins de France. Elle arrive à Auxerre en 1629 et prend connaissance du piteux état des bâtiments abbatiaux. Sous la houlette des mauristes, la règle de Saint-Benoît est restaurée et les réfections se succèdent. Elles ne cesseront qu'en 1779. Une partie des bâtiments sera détruite au XIXe siècle. Il nous reste néanmoins quelques belles pièces dont la salle capitulaire, le cellier, la sacristie et le dortoir des moines.
À la Révolution, les mauristes quittent l'abbaye qui est vendue comme bien national. Elle devient hôpital militaire, puis civil. Pour assurer sa nouvelle fonction, elle subit, dès 1812, des travaux d'adaptation. Ce qui restait de la partie préromane de la nef, menaçant ruine, est démoli. Néanmoins, la tour Saint-Jean, érigée vers 1150-1170 et qui flanquait la façade occidentale, échappe à la destruction (voir la maquette de l'église au XVIIIe siècle plus bas).
Entre 1962 et 1984, l'hôpital déménage dans de nouveaux locaux plus adaptés. À partir de 1988, commencent une importante restauration ainsi que la transformation des bâtiments abbatiaux en musée.

Le dieu Mercure sur un chapiteau romain à quatre faces
Le chœur et le déambulatoire de l'église Saint-Germain.
Le chœur et le déambulatoire de l'église Saint-Germain.
L'église Saint-Germain et la tour Saint-Jean vus depuis l'Yonne.
L'église Saint-Germain et la tour Saint-Jean vus depuis l'Yonne.
La tour Saint-Jean se dresse à l'écart de la façade  ouest.
La tour Saint-Jean se dresse à l'écart de la façade ouest.
Le clocher de la tour Saint–Jean (milieu du XIIe siècle)
Le clocher de la tour Saint-Jean (milieu du XIIe siècle).
Le chevet de l'église Saint-Germain vu depuis le pont Jean-Moreau.
Le chevet de l'église Saint-Germain vu depuis le pont Jean-Moreau.
Dans la salle des moines : maquette de l'église
Dans la salle des moines : maquette de l'église
avant la destruction de l'avant-nef en 1811.

La tour Saint-Jean. On ne sait pas grand-chose sur la date de sa construction, mais, au moins, les destructions des années 1810 l'ont épargné. Pour l'archéologue Charles Porée, d'après les caractères de son architecture, elle a vraisemblablement été érigée après un des incendies qui endommagèrent l'édifice à la fin du XIe siècle. Aujourd'hui, on retient le milieu du XIIe siècle comme période probable.
La tour, de style roman, se distingue par une base haute et massive, décorée d'une simple arcature aveugle, puis, au-dessus, par un étage servant de beffroi, ouvert de deux baies cintrées de chaque côté. Le niveau au-dessus du beffroi est occupé par un octogone, ouvert d'une seule baie à chaque face, lui-même renforcé par quatre clochetons pleins dans les angles. Le clocher se termine par une pyramide à huit pans.
Depuis 1820 ce clocher n'a pas de pendant. Avant cette date, la tour Saint-Maurice, moins imposante, s'élevait du côté nord (voir la maquette ci-contre). Ces deux éléments encadraient la façade de l'avant-nef, «en avant de laquelle on construisit encore, au XIIe siècle, un porche avec portails sculptés.» [Porée]
Source : Congrès archéologique de France, Avallon, 1907, article sur Saint-Germain, rédigé par Ch. Porée.

La façade nord de l'église Saint-Germain et le cloître
La façade nord de l'église Saint-Germain et le cloître
vus depuis l'ancien dortoir des moines.
On remarque la présence d'une rosace dans le croisillon nord.
Le tympan du portail du croisillon nord
Le tympan du portail du croisillon nord
représente différents épisodes de la vie de saint Germain.
Le croisillon nord est embelli par une remarquable arcature gothique.
Le croisillon nord est embelli par une remarquable arcature gothique.
Le cloître et les bâtiments élevés par les Mauristes à partir de 1629
Le cloître et les bâtiments élevés par les mauristes à partir de 1629.
Une allée du cloître après la reconstruction des  mauristes.
Une allée du cloître après la reconstruction des mauristes.
À gauche, la salle capitulaire.
L'entrée de la salle capitulaire.
L'entrée de la salle capitulaire.
L'entrée de la salle capitulaire.
L'entrée de la salle capitulaire.
Détail des voussures.
L'ÉGLISE DE L'ABBATIALE SAINT-GERMAIN
Le chœur de Saint-Germain.
Le chœur de Saint-Germain.
À son apogée, l'église faisait plus de cent mètres de long.
Ornementation du triforium dans le croisillon nord : feuillage et masques.
Ornementation du triforium dans le croisillon nord : feuillage et masques.
Cette richesse dans l'ornementation est absente dans le croisillon sud.
Une paire de jumelles est indispensable pour l'observer.
Vue d'ensemble du transept depuis le croisillon nord
Vue d'ensemble du transept depuis le croisillon nord.

Il n'y a pas de rosace dans le croisillon sud. Est-ce par
manque de fonds, comme l'écrit l'historien Charles Porée?
Les arcatures du triforium dans le croisillon nord.
Les arcatures du triforium dans le croisillon nord.
Leur ornementation est nettement plus riche que dans le triforium du croisillon sud.

Histoire et architecture interne. L'initiateur de la reconstruction de l'église, en 1277, fut Jean de Joceval, abbé de 1252 à 1278. Ce fut la première phase des travaux. On bâtit, à l'est, les deux chapelles semi-souterraines superposées (indispensables vu la déclivité du terrain), la chapelle d'axe (soutenue par ces deux mêmes chapelles), le rez-de-chaussée du chœur avec ses piles et ses grandes arcades, et enfin le déambulatoire avec ses voûtes. On s'arrêta avant le triforium. La deuxième phase des travaux intervint alors que Gaucher Dignon de Chéu était abbé de Saint-Germain (1313-1334). Furent élevés : les parties hautes du chœur, le triforium ainsi que le transept et ses voûtes.
L'architecture est classique du gothique rayonnant : élévation à trois étages, grandes arcades, triforium et fenêtres hautes. Mais, en regardant bien, on observe, dans le croisillon nord, des différences, notables pour l'historien. Le dessin de l'arcature de son triforium (photo ci-dessus) y est plus riche qu'ailleurs. Hormis la présence d'une belle rosace sur cette façade, son triforium est constitué d'une suite «d'arcs en tiers-point recoupés en deux arcs secondaires à l'intérieur d'un cadre rectangulaire» [Vallery-Radot]. On notera surtout la présence de colonnettes à chapiteaux ornées de masques (photo ci-contre). Une paire de jumelles est indispensable pour les observer. Rien de tout cela ne se voit dans le côté sud, que ce soit dans le triforium ou les fenêtres hautes. On peut donc supposer que, dans cette deuxième phase, on travailla d'abord au croisillon nord avant de monter les parties hautes du chœur, de les voûter, et de s'attaquer ensuite au croisillon sud. Pourquoi avoir opté pour une ornementation simplifiée une fois achevé le croisillon nord? Sans doute par manque de fonds. Quoi qu'il en soit, la deuxième phase de construction ne dépassa pas les deux piles ouest du carré du transept.
Par une supplique adressée au pape Urbain V en 1363, on sait que l'église fut victime d'une catastrophe : la partie de la nef préromane touchant le nouveau transept s'était effondrée. Grâce aux subsides du pape en 1366 et 1369 (pape qui lui-même avait été abbé de Saint-Germain), on put lancer la troisième et dernière tranche des travaux. Il fallait reconstruire la partie de la nef qui manquait. On éleva donc les trois travées à l'ouest de la croisée du transept. Le style choisi fut assez dépouillé : il reprenait en fait celui du croisillon sud.
En déambulant dans l'église, le visiteur peut avoir l'impression qu'il s'agit d'une nef très courte, bâtie à dessein. En réalité, c'est tout simplement l'ancien chœur des moines auquel a été incorporé la dernière travée de l'ancienne nef (détruite en 1811).
La construction de la nouvelle église s'est donc étalée sur plus d'un siècle : commencée en 1277, elle s'est achevée sous l'abbatiat de Hugues V de Barlore (1381-1408) qui monta les voûtes avant 1398 avec les subsides du Vatican. La majeure partie de l'église Saint-Germain actuelle est donc du XIVe siècle.
Sources : 1) Congrès archéologique de France, Avallon, 1907, article de Charles Porée ; 2) Congrès archéologique de France, Auxerre, 1958, article de Jean Vallery-Radot

Une frise de feuillages court sous la claire-voie du transept nord.
Une frise de feuillages court sous la claire-voie du transept nord.
La charité de saint Martin
La charité de saint Martin,
Statue en pierre polychrome de la fin du XVIe siècle.
Origine : abbatiale Saint-Germain.
Ecce homo
Ecce homo
Statue en pierre polychrome
du XVIe siècle.
Bas-relief de la Passion du Christ
Bas-relief de la Passion du Christ
Noyer sculpté avec trace de polychromie, XVe siècle.
La rangée du haut est une suite de saynètes illustrant les étapes de la Passion et de la Vie glorieuse du Christ.
Les douze apôtres, reconnaissables à leurs attributs, occupent la rangée du bas.
Bas-relief de la Passion du Christ, détail.
Bas-relief de la Passion du Christ, détail.

On reconnaît en haut la Descente du Christ aux enfers (avec des justes qui attendent
devant la gueule du Léviathan d'entrer au paradis) ; à droite, l'Apparition à Marie-Madeleine.
Au-dessous, les apôtres Barthélemy et son couteau, Mathieu et Judas Iscariote (?)
Élévations nord dans le chœur des moines.
Élévations nord dans le chœur des moines.
Bas–relief de la Passion du Christ, détail
Bas-relief de la Passion du Christ, détail :
Entrée à Jérusalem, Jésus au jardin des Oliviers, le Baiser de Judas, l'Arrestation du Christ et la Flagellation.
Chapelle de la Passion du Christ dans le transept nord.
Chapelle de la Passion du Christ dans le transept nord.
Le Christ-Juge orne la clé de voûte
Le Christ-Juge orne la clé de voûte
de la chapelle de la Passion du Christ.

La chapelle de la Passion du Christ, dans le croisillon nord, est fermée par une grille (voir photo ci-contre) pour garantir la sécurité de son mobilier ancien et, notamment, le magnifique bas-relief en noyer sculpté illustrant la Passion du Christ et les douze apôtres.
Cependant la grille n'empêche nullement de voir l'autre partie intéressante de cette chapelle : sa voûte ornée du tétramorphe : le Christ-Juge trône sur la clé de voûte (photo ci-desssus) tandis que les symboles des quatre évangélistes occupent les quatre voutains (ci-contre).

Le lion de saint Marc
Le lion de saint Marc
Chapelle de la Passion du Christ
L'aigle de saint Jean
L'aigle de saint Jean
Chapelle de la Passion du Christ
La voûte de l'église Saint-Germain.
La voûte de l'église Saint-Germain.

La voûte de la nef dans la photo ci-dessus. Les trois premières travées sont celles qui ont été reconstruites au XIVe siècle avec les subsides du pape Urbain V. La voûte de la quatrième travée (absente de l'image, mais qui serait tout en haut) provient de l'église romane.

À DROITE ---»»»
Le chœur et sa grille.
Aucune information n'a été trouvée sur la grille. XVIIIe siècle ?

Monument commémoratif de la mort du duc de Berry.
Monument commémoratif de la mort du duc de Berry.
Bas-relief en marbre de James Pradier (1790-1852).

Le duc de Berry.
Charles-Ferdinand d'Artois (1778-1820) est assassiné par Louvel, un fanatique qui voulait éteindre la lignée des Bourbons. Le duc était le second fils du futur Charles X, frère du roi régnant Louis XVIII.
Avec la ville de Versailles, l'Yonne lança sa propre souscription pour ériger un monument commémoratif de cette tragédie. Réalisé par James Pradier (1790-1852), le bas-relief fut placé dans l'abbatiale Saint-Germain. Pour la ville de Versailles, voir la belle sculpture en ronde-bosse, elle aussi exécutée par James Pradier, exposée dans la cathédrale Saint-Louis.

Le chœur et sa grille
«La Primauté de saint Pierre»
«La Primauté de saint Pierre»
Scènes de la vie de saint Pierre, vitrail du XIXe siècle
réalisé par J. Veissière en 1863.
Don du chapelain Pierre Bouvrais (représenté
au bas du panneau donné ci-dessus).
Femme tenant un fruit
Femme tenant un fruit
Médaillon du XIIe siècle trouvé
lors de travaux rue Michelet à Auxerre.
Les bas–côtés butent sur la façade construite au XVIIe siècle.
Les bas-côtés butent sur la façade construite au XVIIe siècle.
Selon l'historien Charles Porée, de grosses piles cylindriques engagées,
datant de l'église du IXe siècle, se voient encore au revers de la façade.

Les vitraux de l'abbatiale Saint-Germain. L'église haute a été reconstruite à partir de 1277. Sa reconstruction s'est achevée à la fin du XIVe siècle. On sait que les huguenots ont détruit des verrières lors du saccage des guerres de Religion, mais on n'a aucun dessin de ces vitraux. Le Corpus Vitrearum indique que l'historien Ernest Petit, dans son annuaire statistique du département de l'Yonne, édité en 1859, écrit que les verrières cassées furent, faute de ressources, remplacées par des vitreries incolores. Seule la baie axiale du chevet (n°100) conserve, dans sa partie supérieure, des fragments de vitraux Renaissance. Ces fragments «semblent cependant postérieurs aux troubles de 1567. Ils sont peut-être l'œuvre de Pierre Cornouaille, payé en 1591 pour réparer les vitres de l'église» [Corpus Vitrearum]. Cette verrière, datée par le Corpus, du dernier tiers du XVIe siècle, a été restaurée en 1924, puis en 1959. Voir la description plus bas.
À part ces fragments, on ne voit qu'une seule verrière historiée : elle représente des scènes de la vie de saint Pierre. Réalisée en 1863 par J. Veissière, on peut la voir dans le déambulatoire nord. Quelques extraits en sont donnés dans cette page. Veissière réalisa aussi des verrières décoratives à thème géométrique pour la chapelle de la Vierge.
Source : Corpus Vitrearum, les vitraux de Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes, Éditions du CNRS, 1986.

Le chœur de l'église Saint–Germain a été bâti dans le dernier quart du XIIIe siècle.
Le chœur de l'église Saint-Germain a été bâti dans le dernier quart du XIIIe siècle.
LE DÉAMBULATOIRE ET LA CHAPELLE AXIALE (DITE DE LA VIERGE)
Déambulatoire et bas-côté sud.
Déambulatoire et bas-côté sud.
La chapelle axiale dédiée à la Vierge
La chapelle axiale dédiée à la Vierge
et le passage meublé de quatre fines colonnettes qui y mène.
Le déambulatoire nord (fin du XIIIe siècle) et la verrière de 1863
Le déambulatoire nord (fin du XIIIe siècle) et la verrière
de J. Vessière sur les scènes de la vie de saint Pierre.

La chapelle axiale, dite de la Vierge. Cette chapelle, ainsi que le passage qui la précède, est l'endroit de l'église où le visiteur doit prendre son temps et observer l'architecture.
Contrairement à ce qu'écrit Charles Porée, dans son article du Congrès archéologique de 1907, la chapelle d'axe et le déambulatoire ne sont pas, avant toute chose, l'imitation des parties correspondantes de la cathédrale Saint-Étienne. En 1958, Jean Vallery-Radot rétablit la réalité des choses : en 1277, sous l'abbatiat de Jean de Joceval, on démolit la crypte carolingienne à l'est (rotonde Sainte-Maxime), jugée pas assez robuste, et on construit deux chapelles superposées (Saint-Clément et Sainte-Maxime) sur des plans très voisins de l'ancienne rotonde ; ainsi sont posées les fondations qui vont soutenir la chapelle supérieure, dédiée à la Vierge, et le passage qui y donne accès. De la sorte, le plan de toute la partie orientale de l'église est tout simplement solidaire de celui de l'église inférieure.
Le passage qui mène du déambulatoire à cette chapelle fait ressortir une incroyable légèreté grâce à ses quatre fines colonnettes (photos ci-contre et ci-dessous). Jean Vallery-Radot écrit à ce sujet que la chapelle «est reliée au déambulatoire par une travée droite que recoupent en trois vaisseaux couverts d'une voûte commune, deux files de deux colonnes d'une extrême légèreté, saisissante réminiscence du couloir à trois vaisseaux qui reliait, à l'étage souterrain, le déambulatoire de la crypte à la rotonde Sainte-Maxime.» Ajoutons que ces colonnettes accusent 6,32 de haut pour un diamètre de 24,5 cm. Elles n'ont pas de chapiteau. La photo ci-dessous à droite donne une bonne impression de la voûte qu'elles soutiennent.
Source : Congrès archéologique de France, Auxerre, 1958, article de Jean Vallery-Radot.

«Scènes de la vie de saint Pierre»
«Scènes de la vie de saint Pierre»
Vitrail de 1863 par J. Veissière
dans le déambulatoire nord.
Extrait d'un vitrail à thème géométrique et floral réalisé par J. Veissière au XIXe siècle
Extrait d'un vitrail à thème géométrique et floral réalisé
par J. Veissière pour la chapelle de la Vierge (après 1863).
 
Vitrail à thème géométrique
Vitrail à thème géométrique réalisé
par J.Veissière
(après 1863).
À DROITE ---»»»

Fragments de verrières
du dernier tiers
du XVIe siècle.

C'est le seul vitrail
ancien de l'église
Saint-Germain.
La belle voûte à dix faisceaux de la chapelle axiale.
La belle voûte à dix faisceaux de la chapelle axiale.
Fragments de verrières du dernier tiers du XVIe siècle
 
«Vocation de saint Pierre»
«Vocation de saint Pierre»
Détail du vitrail réalisé par J. Veissière en 1863
illustrant des scènes de la vie de saint Pierre.
Statue dans la niche supérieure
Statue dans la niche supérieure
du retable de la chapelle axiale.
La chapelle axiale et le passage qui y mène depuis le déambulatoire.
La chapelle axiale et le passage qui y mène depuis le déambulatoire.

Les fragments des verrières du dernier tiers du XVIe siècle.
Le vitrail est donné ci-contre. Au tympan, on observe un Père céleste dans une nuée. Dans les têtes de lancettes : deux anges musiciens. Dans la lancette de gauche : un buste de Christ en croix (donné en gros plan ci-dessous) ; dans celle de droite : le bras et la main du Crucifié, des restes de paysages et le visage de la Vierge au Calvaire.
Les fragments sont complétés par des verres colorés.
Source : Corpus Vitrearum, les vitraux de Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes, Éditions du CNRS, 1986.

Buste de Christ en croix dans les fragments du XVIe siècle.
Buste de Christ en croix dans les fragments du XVIe siècle.
Baie axiale du chevet.
Extrait d'un vitrail à thème géométrique et floral
Extrait d'un vitrail à thème géométrique et floral
réalisé par J. Veissière pour la chapelle de la Vierge (après 1863).
L'autel et le retable de la chapelle axiale.
L'autel et le retable de la chapelle axiale.
Statue de la Vierge à l'Enfant, détail
Statue de la Vierge à l'Enfant, détail.
Chapelle axiale.
Époque non précisée.
«Reniement de saint Pierre»
«Reniement de saint Pierre»
Détail du vitrail réalisé par J. Veissière en 1863
illustrant des scènes de la vie de saint Pierre.
 
LA CRYPTE ARCHÉOLOGIQUE
Évêques dans un décor d'architecture
Évêques dans un décor d'architecture,
XIIe siècle, restauration au XVIIe.
Pierre calcaire, traces de polychromie.
Crypte archéologique.
Vue de la crypte archéologique
Vue de la crypte archéologique
Vue de la crypte archéologique
Vue de la crypte archéologique

La crypte archéologique se situe sous l'ancienne nef, détruite au début du XIXe siècle parce qu'elle menaçait ruine. Elles découlent des recherches menées de 1989 à 1998 et a bien sûr permis aux archéologues et aux historiens de mieux embrasser l'histoire de la construction de l'abbaye. Quelques pièces ornementales sont exposées à l'entrée de la crypte. On en donne deux : ci-dessus à gauche et ci-dessous.

Linteau d'une porte romane exposée à l'entrée de la crypte archéologique.
Linteau d'une porte romane exposée à l'entrée de la crypte archéologique.
Au centre, une tête humaine menacée par deux lions ; à droite un avare est menacé par un démon.
LES BÂTIMENTS DE L'ABBAYE
Salle des moines avec les maquettes de l'église.
Salle des moines avec les maquettes de l'église.
Les dortoirs (XIIe et XIXe siècles) abritent les collections archéologiques du musée.
Le dortoir des moines (XIIe et XIXe siècles) abritent les collections archéologiques du musée.
QUELQUES PIÈCES DES COLLECTIONS ARCHÉOLOGIQUES EXPOSÉES DANS L'ANCIEN DORTOIR DES MOINES
Statue de Minerve, calcaire.
Statue de Minerve, calcaire.
Provient de Crain dans l'Yonne.
Stèle funéraire, calcaire. Provient d'Auxerre.
Stèle funéraire, calcaire. Provient d'Auxerre,
«Jucunda, fille de Julianus»
Statue de Vénus, calcaire.
Statue de Vénus, calcaire.
Provient de Gy-l'Évêque dans l'Yonne.
Stèle funéraire, calcaire. Provient d'Auxerre.
Stèle funéraire, calcaire. Provient d'Auxerre,
«Felicissimus, fils de Vidux»
  Le cellier, lieu où l'on conservait les provisions.
Le cellier, lieu où l'on conservait les provisions.
Sa dimension donne une idée de l'importance du monastère.
 
Amphore à col
Amphore à col
Attique, vers 500 avant J-C.
Collections archéologiques.
Chapiteau dans la salle capitulaire
Chapiteau dans la salle capitulaire
«Saint Germain et sainte Geneviève»
«Saint Germain et sainte Geneviève»
Huile sur toile, XVIIe siècle.
La tunique dite de saint Germain.
La tunique dite de saint Germain.
Matériau : soie ; datation : environ XIe siècle.
Ce vêtement, qui a réellement servi à envelopper un corps dans une tombe, est donné,
dès le XIVe siècle, comme appartenant à la tombe de saint Germain.
La salle capitulaire
La salle capitulaire
Ses piliers sont ornés de très beaux chapiteaux doubles.
Après l'église, cette salle est la plus importante du monastère. Les moines s'y
réunissent tous les matins pour écouter un chapitre de la règle de saint Benoît.
Chapiteau dans la salle capitulaire
Chapiteau dans la salle capitulaire

««--- En 429, Germain part pour la Grande-Bretagne. En s'arrêtant à Nanterre, il rencontre une toute jeune fille qui lui fait part de son désir de se consacrer à Dieu. Sainte Geneviève deviendra la patronne de Paris.

Statue équestre, fin du 1er siècle.
Statue équestre, fin du 1er siècle.
Statue découverte en 1799.
Buste de Livie, marbre.
Buste de Livie, marbre.
Livie était l'épouse de l'empereur Auguste.
Chapiteau aux quatre dieux.
Chapiteau aux quatre dieux.
Salle capitulaire
Un dieu sur chaque face. Ici, le dieu Mercure.
Chapiteau dans la salle capitulaire
Chapiteau dans la salle capitulaire
Statue de la «Dame d'Auxerre»
Statue de la «Dame d'Auxerre»
Crète, VIIe siècle avant J.-C.
L'œuvre présentée est un moulage.
La statue originale est au Louvre
depuis 1908.
La salle capitulaire et ses chapiteaux.
La salle capitulaire et ses chapiteaux.

À propos du moulage de la «Dame d'Auxerre», il faut rappeler ici que, pendant plusieurs décennies au XXe siècle, l'un des pans de la politique culturelle française consistait à s'emparer des œuvres originales des musées de province pour les «rapatrier» au Louvre. En échange, le Louvre fournissait un moulage à la province (!) Ce qui a assuré au Louvre un nombre considérable de pièces dans ses collections. Il faut saluer l'ancien ministre Jack Lang pour avoir mis fin à cette pratique que l'on qualifiera sans hésiter de scandaleuse.

Le cloître et le transept nord.
Le cloître et le transept nord.
Salle des moines : maquette de l'église au XVIIIe siècle vue du côté nord. Salle des moines : maquette de l'église au XVIIIe siècle vue du côté nord.

Documentation : Congrès archéologique de France, Avallon, 1907, article sur l'abbaye Saint-Germain par Charles Porée
+ Congrès archéologique de France, Auxerre, 1958, article sur l'abbaye Saint-Germain par Jean Vallery-Radot
+ Dictionnaire des églises de France, Éditions Robert Laffont, 1966
+ Guide de visite du Musée-Abbaye Saint-Germain, disponible sur place.
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