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Page créée en sept. 2016
La Trahison de Judas (détail), peinture murale du XVe siècle

La petite église Saint-Pierre du Mont-Dol a été construite à la fin du XIIe siècle. Elle en conserve les murs de la nef et les grandes arcades. Au XVe siècle, le chœur est totalement rebâti. L'arc triomphal qui devait séparer la nef du chœur est supprimé. Les fenêtres hautes du côté nord sont bouchées. C'est à cette époque que l'on décore la nef d'une série de scènes polychromes illustrant la Passion. Vers la fin du XVe siècle, on choisit un nouveau thème, celui du Jugement dernier (voir l'encadré). Au XVIe siècle, on construit la tour au-dessus du portail occidental. Lors de la Révolution, l'église ne semble pas avoir souffert car le Mont-Dol est une terre chouan. En particulier, les armoiries de l'évêque de Dol, Charles d'Espinay (1558-1591), sur la tour, ne sont pas martelées.
Au XIXe siècle, agrandissements et restaurations se succèdent : chœur à chevet droit rebâti en 1823, ajout de portes latérales au sud, réfection des bas-côtés, fenêtres rectangulaires remplacées par des fenêtres ogivales. Enfin, en 1867, on débouche les fenêtres hautes du côté nord, ce qui va malheureusement détruire les peintures murales qui y sont apposées. Le Malouin Théophile Busnel en fait une série de dessins. Les peintures, jugées en très mauvaise état, sont recouvertes d'un enduit. En 1873, on rehausse le clocher d'un étage. En 1897, l'intérieur de l'église est restauré (ajout de colonnettes et de chapiteaux aux piliers, mise en place de stalles). Une nouvelle sacristie est bâtie sur le côté nord.
En 1945, on redécouvre les fresques des XIIe et XVe siècles. Mais leur restauration est remise à des jours meilleurs. Elles finiront par être classées parmi les Monuments historiques en 1971. En 1972, les peintures murales donnent enfin lieu à une restauration en bonne et due forme. Elles constituent le joyau artistique de l'église Saint-Pierre.
Si vous passez à Dol-de-Bretagne, ne manquez pas de vous rendre au Mont-Dol. Ce n'est pas loin et un agréable chemin y conduit. S'il fait beau, vous aurez le plaisir de découvrir, depuis le sommet de la butte, le Mont-Saint-Michel qui se dresse au-dessus de la mer, à vingt kilomètres au nord-est (voir photo plus bas).

Saint Paul dans le retable du maître-autel (XVIIe siècle)
Vue d'ensemble de la nef et du chœur de l'église Saint-Pierre.
Vue d'ensemble de la nef et du chœur de l'église Saint-Pierre.
La voûte en bois, voûtée en berceau, date du XVIIe siècle. Elle a récemment été restaurée (comme celles des deux bas-côtés).
On remarque les peintures sur les murs (XVe siècle) et les décorations sur les intrados des arcades (qui remonteraient aux années 1200), décorations bien visibles sur le côté sud.
Le Mont-dol
Le Mont-dol
Vue d'ensemble du Mont en arrivant depuis Dol-de-Bretagne.
Porte latérale sud
Le chevet de l'église Saint-Pierre.
Le chevet de l'église Saint-Pierre.
Le bâtiment le plus à l'est est une ancienne sacristie.
À DROITE ---»»»
Les armoiries de Mgr Charles d'Espinay (1558-1591) se situent
au-dessus de la fenêtre trilobée de la tour. Elles n'ont pas été martelées
à la Révolution malgré la décision du Conseil municipal d'août 1794.
«««--- À GAUCHE
Porte latérale sud construite en 1864.
L'autre porte, au sud près du clocher, a été construite à la même époque.
Vue d'ensemble du côté sud. Les deux portes latérales datent de 1864.
Vue d'ensemble du côté sud. Les deux portes latérales datent de 1864.
La grande fenêtre (avec remplage) est du XIVe siècle.
Portail occidental de l'église Saint-Pierre (XIIe siècle) ---»»»
La tour du XVIe siècle et son clocher refait en 1974.
La tour du XVIe siècle et son clocher, refait en 1974.
Les armoiries de Mgr Charles d'Espinay
Portail ouest de l'église Saint-Pierre
LE SOMMET DU MONT-DOL
Chapelle de l'Espérance et tour Notre-Dame (bénie en 1857)
Chapelle de l'Espérance et tour Notre-Dame (bénie en 1857)
Le Moulin du Tertre, construit en 1842, est inscrit aux Monuments historiques.
Le Moulin du Tertre, construit en 1842, est inscrit aux Monuments historiques.
Statue de sainte Anne et de Marie
Statue de sainte Anne et de Marie
Chapelle de l'Espérance
Le Mont Saint–Michel depuis le sommet du Mont–Dol
Par temps clair, depuis le sommet du Mont-Dol,
on peut apercevoir le Mont Saint-Michel à 20 kilomètres.
Statue de sainte Anne et de Marie
Statue de sainte Anne et de Marie
sur la Tour Notre-Dame.
Vitrail de la chapelle de l'Espérance
Vitrail de la chapelle de l'Espérance
«À Notre-Dame de l'Espérance
les Pèlerins de la Grande Guerre»
Atelier Lorin 1921.
Le chemin de terre qui va de Dol-de-Bretagne vers le Mont-Dol
«««--- À GAUCHE

Le chemin de terre sur la
droite est celui que les
touristes empruntent
pour se rendre à pied
de Dol-de-Bretagne
jusqu'au Mont-Dol.
La cathédrale Saint-Samson à Dol-de-Bretagne
«««--- À GAUCHE

Vue au téléobjectif
(et derrière une
rangée de peupliers)
de la cathédrale
Saint-Samson

à Dol-de-Bretagne.
depuis le Mont-Dol.
RETOUR SUR L'ÉGLISE SAINT-PIERRE DU MONT-DOL
Élévations du côté sud.
Élévations du côté sud.
Les peintures murales du côté sud sont les mieux conservés.
Chapiteau à thème floral de la fin du XII siècle
Deux chapiteaux à thème floral
de la fin du XIIe siècle.
Chapiteau à thème floral de la fin du XIIe siècle
Reste d'une frise décorative ocre et rouge sur fond blanc créée lors de la construction de l'église vers 1200).
Reste d'une frise décorative ocre et rouge sur fond blanc créée lors de la construction de l'église vers 1200).
C'est aussi à l'origine de l'église que remontent les ornementations sur les intrados des arcades de la nef (voir la photo du haut).
L'Entrée du Christ à Jérusalem et, à droite, la Trahison de Judas (peintures murales du XVe siècle).
L'Entrée du Christ à Jérusalem et, à droite, la Trahison de Judas (peintures murales du XVe siècle).
L'Entrée du Christ à Jérusalem
L'Entrée du Christ à Jérusalem
Détail : Le Christ sur son âne.
Peinture murale : Le Lavement des pieds, détail.
Peinture murale : Le Lavement des pieds, détail.
Il s'agit peut-être de saint Pierre qui, dans un premier temps,
s'oppose à ce que Jésus lui lave les pieds (son bras droit est levé).
L'Entrée du Christ à Jérusalem
L'Entrée du Christ à Jérusalem
Détail : deux hommes étendent un vêtement au sol pour lui rendre hommage.
Saint Pierre
Saint Pierre
Vitrail mis en place en 1904.
L'Entrée du Christ à Jérusalem
L'Entrée du Christ à Jérusalem
Détail : Zachée offre un rameau d'olivier pour rendre hommage au Christ.
Le Livre de vie, vitrail de 1904.
Le Livre de vie, vitrail de 1904.
Peinture murale : L'Arrestation de Jésus, détail.
Peinture murale : L'Arrestation de Jésus, détail.
Peinture murale : La Mise au tombeau.
Peinture murale : La Mise au tombeau.
Peinture murale : La Mise au tombeau
Peinture murale : La Mise au tombeau
Détail : Joseph d'Arimathie.

Le bas-côté sud vu depuis la chapelle du Rosaire (au sud) ---»»»
Le bas-côté sud vu depuis la chapelle sud
Peinture murale : La Résurrection.
Peinture murale : La Résurrection.
On voit, au centre, Jésus sortir de son tombeau, tandis qu'un soldat romain, à droite, s'enfuit, effrayé.
Sur la gauche, deux autres soldats romains dorment.

Les peintures murales de l'église Saint-Pierre. Restaurées dans les années 1970, ces magnifiques peintures de la Passion du Christ sont évidemment l'élément artistique majeur de l'église Saint-Pierre. Seules sont données ici les mieux conservées. Les couleurs et le contraste ont été accentués.
Datées de la seconde moitié du XVe siècle et exécutées en technique mixte (fresque et détrempe), ces scènes étaient au nombre de 21. Il nous en reste 11, à peu près lisibles. Elles représentent : L'Entrée à Jérusalem, la Trahison de Judas, la Cène, le Lavement de pieds, l'Agonie au jardin des Oliviers, l'Arrestation de Jésus, la Mise au tombeau, la Résurrection, la Descente aux limbes, l'Apparition à Marie-Madeleine et l'Apparition aux pèlerins d'Emmaüs.
Sur le mur nord, à l'est, les peintures ont disparu. D'après les historiens, et au vu de la place disponible, six panneaux ont été effacés du fait de la réouverture des baies, autrefois bouchées. À ces six, on y ajoute deux autres panneaux : celui qui ornait l'arc triomphal, aujourd'hui disparu, et qui séparait la nef et le chœur, et le premier panneau du mur sud. En comparant le cycle encore visible avec les cycles conservés dans d'autres églises, on peut se faire une idée des dix scènes disparues.
La Crucifixion, scène obligatoire, devait être à l'est, c'est-à-dire sur l'arc triomphal. La première scène visible sur le mur sud étant la Mise au tombeau, l'espace libre qui la sépare de l'arc triomphal ne peut être qu'une Déposition de croix. Deux scènes manquantes sont ainsi certaines. En revanche, sur le mur nord, l'indécision est de mise. Les historiens listent au minimum douze scènes qui, classiquement, prennent place entre l'arrestation de Jésus et la Mise au tombeau. Citons brièvement : comparaison devant Caïphe, devant Pilate, outrages, flagellation, Ecce Homo, lavement de mains, portement de croix, Jésus dépouillé de ses vêtements, crucifiement, etc. Les historiens remarquent avec subtilité que Judas est représenté dans trois des scènes visibles : la Trahison de Judas, la Cène et l'Arrestation de Jésus. Il paraît normal alors de montrer la punition du traître. C'est pourquoi on peut penser qu'une scène illustrait le remords et la pendaison de Judas.
En fin de cycle, on peut admirer une scène de l'enfer, peinte postérieurement au cycle de la Passion. Elle occupe la place de deux scènes du cycle. Selon les spécialistes, il pouvait s'agir de l'Apparition du Christ aux apôtres réunis huit jours après la Résurrection, et enfin d'une scène illustrant l'Ascension.
Source : panneaux affichés dans l'église Saint-Pierre.

Peinture murale : La Descente aux limbes.
Peinture murale : La Descente aux limbes.
Voir le tableau «Jésus descendant aux limbes» de P.-F. Delorme et les explica-
tions sur cet événement à l'église Notre-Dame-de-la-Croix-Ménilmontant à Paris.
Peinture murale : La Descente aux limbes, détail.
Peinture murale : La Descente aux limbes, détail.
Jésus tend la main vers les Justes afin qu'ils puissent entrer au Paradis.
Peinture murale : L'Apparition à Marie-Madeleine.
Peinture murale : L'Apparition à Marie-Madeleine.
Peinture murale : L'Apparition à Marie-Madeleine, détail.
Peinture murale : L'Apparition à Marie-Madeleine, détail.
Dans la pénombre du matin, Marie-Madeleine, qui a du mal à voir, prend Jésus pour le jardinier.
Elle veut le toucher, mais il répond : «Ne me touche pas» (Noli me tangere).
Peinture murale : L'enfer (fin du XVe siècle).
Peinture murale : L'enfer (fin du XVe siècle).
Sur la gauche (en dehors de la photo), se tenait la gueule d'un Leviathan, dont il ne reste plus que la langue.
Peinture murale : L'Enfer, détail.
Peinture murale : L'Enfer, détail.
Au premier plan, un démon à deux cornes jette
un damné dans le puits de l'abîme.
Dans l'arbre, des damnés pendent par les pieds ou par le cou.
À l'extrême gauche, en bas, on aperçoit la langue du Léviathan (c'est
tout ce qu'il reste de ce montre qui symbolise l'entrée des enfers).

L'enfer. Cette peinture, créée postérieurement (fin du XVe siècle) au cycle de la Passion, prend la place de deux scènes de ce même cycle. Elle est malheureusement peu lisible. Des diables transportent des damnés (voir ci-contre) ou s'amusent à les faire souffrir sur des instruments de torture. Le Léviathan, sur la gauche, et sa gueule où tout ce petit monde doit s'engouffrer, n'est plus visible, mise à part sa langue. L'enfer appartenait à un nouveau programme qui incluait obligatoirement un Jugement dernier. Habituellement, un Christ-Juge, souvent secondé par l'archange Michel, trônait au milieu des réprouvés sur sa gauche et des élus sur sa droite. Ce cycle de fin du monde aurait occupé les trois premières través du mur sud. Il est clair que ce nouveau programme, très moralisateur, mettait l'accent sur la punition des méchants. On aurait eu, de la sorte, un cycle beaucoup plus profond que le précédent, exposant de l'est vers l'ouest : le Christ sur la croix, le Christ ressuscité et, enfin, le Christ Juge suprême de la fin des temps.
Source : panneaux affichés dans l'église Saint-Pierre.

LES RETABLES DU MAÎTRE-AUTEL ET DES BAS-CÔTÉS
Le retable du maître–autel
LE RETABLE DU MAÎTRE-AUTEL
Seconde moitié du XVIIe siècle.

Les retables de l'église Saint-Pierre. Ils sont de la seconde moitié du XVIIe siècle et de facture classique. Le retable du maître-autel suit les instructions données par Charles de Borromée au XVIe sur l'agencement des retables. On y voit trois parties, séparées par des groupes de colonnes. Les à-côtés sont en retrait par rapport au corps central. Construit en bois sur deux niveaux, l'ensemble paraît très équilibré. Le tableau central et les statues lui donnent même un aspect vivant. Les retables des chapelles latérales sont plus simples, mais restent néanmoins classiques dans leur esprit.
Le XIXe siècle viendra casser ce bel ordonnancement en créant des retables néo-gothiques d'un seul niveau sur toute leur hauteur.
Source : L'église du Mont-Dol par J.-J. Chartier.

Présentation de Jésus au temple
Présentation de Jésus au temple
Peinture centrale du retable du maître-autel.
Saint Paul
Saint Paul
dans le retable du maître-autel.
L'Archange Michel terrassant le démon.
L'Archange Michel terrassant le démon.
Partie haute du retable du maître-autel.
Saint Pierre, détail
Saint Pierre, détail
dans le retable du maître-autel.
La Cène dans le soubassement du maître-autel
La Cène dans le soubassement du maître-autel
Tableau de la seconde moitié du XVIIe siècle attribué aux moines du Mont-Saint-Michel.
Les stalles du chœur sont de la 2e moitié du XIXe  siècle.
Les stalles du chœur sont de la 2e moitié du XIXe siècle.
Elles sont ornées de très beaux animaux fabuleux sur leurs accoudoirs.
Le retable de la chapelle Saint–Étienne
LE RETABLE DE LA CHAPELLE SAINT-ÉTIENNE
avec statues de saint Jean-Baptiste et de sainte Apolline
sur le côté nord.
Seconde moitié du XVIIe siècle.
Animal fabuleux sur un accoudoir de stalle (XIXe siècle).
Animal fabuleux sur un accoudoir de stalle (XIXe siècle).
Animal fabuleux sur un accoudoir de stalle (XIXe siècle).
Animal fabuleux sur un accoudoir de stalle (XIXe siècle).
Tableau central du retable de l'autel Saint-Étienne.
Tableau central du retable de l'autel Saint-Étienne.
Fin du XIXe, début du XXe. École de Maurice Denis ?
Jésus et les petits enfants
Jésus et les petits enfants
Fin du XIXe, début du XXe. École de Maurice Denis ?
Peinture dans le soubassement du retable de la chapelle Saint-Étienne.
Saint Jean-Baptiste
Saint Jean-Baptiste
Vitrail mis en place en 1904.
L'archange Saint Michel
L'archange Saint Michel
Statue du XVIIe siècle.
Animal fabuleux sur un accoudoir de stalle
Animal fabuleux sur un accoudoir de stalle
XIXe siècle.
L'Éducation de Marie
L'Éducation de Marie
XIXe siècle
Statue dans la chapelle Saint-Étienne
Le chœur et la chapelle du Rosaire (au sud).
Le chœur et la chapelle du Rosaire (au sud).
Au dessus de l'arcade, la peinture de la Mise au tombeau.
Saint Isidore et saint Gilles
Saint Isidore et saint Gilles
Vitrail mis en place en 1904.
La Donation du Rosaire (tableau du XIXe siècle)
La Donation du Rosaire (tableau du XIXe siècle)
dans le retable de la chapelle sud.
Retable du ROSAIRE : Statue d'une Vierge à l'Enfant (XIXe siècle) et ornementation ---»»»
Le retable du Rosaire
LE RETABLE DU ROSAIRE
2e moitié du XVIIe siècle
dans la chapelle sud.
La Visitation
La Visitation
Tableau de la seconde moitié du XVIIe siècle dans le soubassement du retable de la chapelle du Rosaire.
Saint Louis, détail d'un vitrail
Saint Louis, détail d'un vitrail
installé en 1904.
Vue d'ensemble de l'église Saint-Pierre depuis le chœur.
Vue d'ensemble de l'église Saint-Pierre depuis le chœur.

Documentation : «L'église du Mont-Dol» de J.-J. Chartier
+ Panneaux affichés dans l'église
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