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La basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours
se dresse tout à côté du cimetière du Père-Lachaise.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, ce quartier de l'Est parisien
vit sa population - essentiellement ouvrière - augmenter. En 1872,
pour répondre aux besoins cultuels, on érigea une chapelle dédiée
à saint Hippolyte. Deux ans plus tard, une reproduction de l'icône
de Notre-Dame du Perpétuel Secours fut placée dans la chapelle.
La vie de l'édifice fut alors prise en charge par la congrégation
des Rédemptoristes (qui se consacre à l'évangélisation des populations
pauvres). La ferveur religieuse s'accrut : une archiconfrérie se
créa autour de l'icône.
Entre 1892 et 1896, la chapelle cèda la place à une grande église
néogothique bâtie sur les plans d'un architecte de la congrégation,
frère Gérard. En 1905, devenu propriété de l'État, l'édifice
est acquis par la Ville.
À partir de 1911, il servit d'aide à l'église Saint-Ambroise,
selon l'article de Maurice Dumolin en 1936 dans Les églises de
France, Paris et la Seine.
En 1960, les Rédemptoristes abandonnèrent l'église qui devint paroissiale
et, en 1966, elle fut élevée au rang de basilique mineure par le
pape Paul VI.
Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours n'est pas l'église la plus intéressante
de Paris.
Elle n'abrite guère de richesses artistiques, hormis le gisant
en marbre d'Alphonse de Liguori, créateur de la congrégation des
Rédemptoristes, et un Chemin
de croix fait de tableaux du XIXe siècle créés par les établissement
Alcan.
Quant aux vitraux,
ils sont contemporains et peuvent simplement être qualifiés de «chatoyants».
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La nef de l'église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours vue depuis l'entrée.
La voûte est ogivale. |
| ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME-DU-PERPÉTUEL-SECOURS |
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L'église vue depuis le cimetière du Père-Lachaise et le boulevard
de Ménilmontant.

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Architecture
extérieure.
Les deux photos données ici ont été prises depuis le cimetière du Père Lachaise.
Hormis l'architecture néogothique traditionnelle, on
remarque adossées aux croisillons du transept deux
tours d'escalier octogones. La fine flèche qui surmonte
la croisée du transept possède la même
forme que ces tours d'escalier.
Sur la photo de droite, on note que l'abside (qui abrite le
sanctuaire) est moins haute et moins large que la nef.
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Le chevet de l'église. |
| ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME-DU-PERPÉTUEL-SECOURS |
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L'élévation de la nef. est à trois niveaux. |
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Architecture
intérieure.
Le style néogothique choisi par l'architecte est très
harmonieux. C'est une imitation réussie du gothique du XIVe
siècle.
Une fois passé le vestibule (ou avant-nef), le visiteur découvre
une élévation à trois niveaux, une large nef à six travées
doubles, bordées de bas-côtés simples, eux-mêmes surmontés
de tribunes, un transept et un chœur.
Les travées doubles de la nef, séparées par des piles fasciculées,
sont recoupées par deux arcades en cintre brisé. Une colonne
à chapiteau feuillagé fait la jointure entre les deux arcades.
L'architecte a opté pour une arcature simplifiée : deux
voussures plates et un intrados nu.
Chaque travée se termine par un petit espace (ou chapelle)
fermé par un mur plein, dont l'ornement principal est un tableau
illustrant une station du chemin de croix.
Au deuxième niveau de l'élévation, les tribunes s'ouvrent
sur la nef par une suite de quadruples baies en cintre brisé.
Enfin, le dernier niveau reçoit les fenêtres hautes divisées
en trois baies inégales.
L'œil averti notera que les étages de l'élévation sont nettement
séparés, un double ruban fin et nu soulignant la césure entre l'un et
l'autre. L'élévation ne privilégie pas l'élancement
des parois, un choix que la grande largeur de la nef autorise,
sans risque pour le fidèle de se sentir un peu écrasé par
la pierre.
Néanmoins, l'architecte a conservé un peu de l'impression
d'élancement en n'incorporant aucun chapiteau sur les piles
fasciculées. Celles-ci montent sans interruption jusqu'à la
retombée des voûtes au troisième niveau. Cette alternance
de piles avec ou sans chapiteau donne à la nef un regain d'équilibre
et d'élégance.
Depuis Vatican II, le chœur
a pris possession des deux travées droites au-delà
du transept.
Ces dernières reçoivent maintenant l'autel de
messe. Elles sont prolongées par l'ancien
chœur qui s'étale sur deux petites travées
droites et une abisde à trois pans. Cet ancien chœur
est en fait le sanctuaire d'origine. Il est moins haut et
moins large que la nef (voir photo du chevet
plus haut).
Comme la nef, l'ancien chœur s'élève sur
trois niveaux : couloir, tribunes et hautes fenêtres.
Notons que le couloir, assez étroit, est toujours très
éclairé pour mettre en valeur le Christ en croix installé
dans l'axe.
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Icône Notre-Dame du Perpétuel Secours. |

L'avant-nef de l'église.

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La décoration
de l'église.
Le Chemin de croix est constitué de grands tableaux
en arc brisé créés par les établissements Alcan au XIXe siècle.
De style tout à fait académique, ces tableaux constituent
l'ornementation essentielle des chapelles latérales, qui sont
par ailleurs assez petites et sobrement décorées.
Les chapiteaux des piliers méritent une attention particulière
: ils sont ornés de feuillages variés et abritent chacun un
phylactère où est gravée une litanie de la Vierge.
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Chemin de croix, station V :
Simon le Cyrénéen aide Jésus.
Établissements Alcan, XIXe siècle. |

Les Fonts baptismaux. |

Le bas-côté droit est bordé de petites chapelles fermées par
trois murs et sobrement décorées.
La chapelle de droite abrite une statue de Padre Pio. |

Chemin de croix, station XIII :
Le corps de Jésus est remis à sa mère
Établissements Alcan, XIXe siècle. |

Chapiteau orné de feuilles d'ancolie
avec le phylactère Mater Purissima (Mère très pure). |

Chapiteau orné de feuilles de houx
avec le phylactère Mater Castissima (Mère très chaste). |
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Vitrail de Marcelle Lecamp (1910-2000)
Second niveau de la nef. |

Vitrail de Marcelle Lecamp (1910-2000). |

Clé de voûte avec la litanie Miseris succurre perpetum
(Secours perpétuel des pauvres) |
Chapiteau avec feuilles
de rue ---»»»
(La rue est réputée au Moyen Âge comme anti-aphrodisiaque.)
Le phylactère porte la litanie : Regina sine labe originali concepta
(Reine conçue sans le péché originel). |
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Deux chapelles latérales avec leurs stations du chemin de croix.
Tous les chapiteaux sont ornés de feuilles ou de fleurs variées. |

Chapiteau orné de fleurs d'églantine (?)
Le phylactère porte la litanie : Regina Prophetarum (Reine
des prophètes). |
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Lanef de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours et une partie du transept.
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Chapelle latérale avec ex-voto et station du Chemin de croix. |

Chapiteau orné de feuilles de cresson
avec le phylactère Regina Patriarcharum (Reine des patriarches). |

Clé de voûte à thème floral. |
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Chemin de croix, station IX :
Jésus tombe pour la troisième fois.
Établissements Alcan, XIXe siècle. |
| LE TRANSEPT DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME-DU-PERPÉTUEL-SECOURS |
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Le bras droit du transept et son haut-relief (voir ci-contre) |

Le bras gauche du transept.
L'icône de Notre-Dame
du Perpétuel Secours y est exposée. |

Joseph le Juste, détail.
Joseph Pyrz (2003) |
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L'Apparition de la Vierge à saint Alphonse de Liguori
Haut-relief au dessus de la porte du bras droit du transept
(auteur anonyme). |

Gisant de saint Alphonse Marie de Ligori (1696-1787),
fondateur en 1732 de la congrégation du Très Saint Rédempteur. |

Joseph le Juste
Joseph Pyrz (2003). |

Vitrail de Marcelle Lacamp (1910-2000).
Bras gauche du transept. |

Gisant de saint Alphonse Marie de Liguori (1696-1787). |
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| LE CHŒUR DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME-DU-PERPÉTUEL-SECOURS |
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Le chœur de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours possède un très élégant
aspect néogothique.
L'autel de messe (au premier plan) est installé dans les deux travées
qui s'étalent entre le transept
et l'ancien chœur. |

Le chœur et l'abside.
Un étroit passage apparaît dans la lumière du fond.
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Ange portant un phylactère. |

Vitrail de Marcelle Lecamp (1910-2000). |
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Le chœur est enrichi, à droite
et à gauche, de deux anges sous un dais, Ils tiennent
chacun un phylactère et sont logés dans des grandes
niches en arcade brisé.
Dans l'image de gauche, la zone éclairée par la lumière
est un étroit passage sous les tribunes.
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L'autel de messe de l'église est moderne. |

Le sanctuaire (ancien chœur) et le passage sous les tribunes avec
l'imposant Christ en croix. |

Les vitraux du chœur créés par Marcelle Lecamp (1910-2000). |

Le Christ en croix dans le couloir du chœur, détail. |

L'orgue de tribune est un Dargassies de 1994, révisé en 2004. |

Vitrail de l'orgue de tribune (Marcelle Lecamp). |
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La nef et l'orgue de tribune vus depuis la croisée du transept.
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Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», éditions Letouzey et
Ané, 1936
+ «La Flore des Cathédrales» de Patrick Darcheville, éditions Dervy. |
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