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Page créée en 2011
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Vierge à l'Enfant

La nouvelle église Saint-Honoré-d'Eylau (16e arr.) a été construite en 1896. L'édifice a d'abord servi comme chapelle des catéchismes. En 1974, la chapelle devient église paroissiale et reçoit son appellation actuelle.
L'architecte Paul Marbeau (1843-1907), influencé par l'Exposition universelle de 1889, a utilisé une structure métallique en fer. Ainsi il alliait la rapidité de la construction, sa solidité, le faible coût et l'espace. Paul Marbeau a choisi de laisser cette structure visible. Le style de l'édifice rejoint le néogothique (surtout par la présence d'arcs-boutants blancs bien visibles sous la voûte). La façade est inspirée du roman.
Saint-Honoré-d'Eylau se caractérise par sa légèreté architecturale et par son espace que l'œil peut embrasser d'un seul regard grâce à de fins piliers métalliques qui ne cassent pas la vue.
Assez pauvre en ornementations, l'église présente néanmoins une très riche verrière Art déco.
Après le concile Vatican II, l'architecte André le Donné y a apporté des modifications, notamment au niveau du chœur.
La galerie des vitraux présente l'intégralité des vitraux historiés de l'église.


Vue générale de la nef de la nouvelle église Saint-Honoré-d'Eylau
Les piliers métalliques, très discrets, n'empêchent pas d'embrasser tout l'espace.
Les arcs-boutants, sous la voûte, ont une allure très Art déco.

La façade néo-romane, couverte de briques, est à trois niveaux. Le second est orné d'une mosaïque.

Détail de la mosaïque de la façade.
La mosaïque représente la Vierge à l'Enfant, saint Joseph,
saint Jean-Baptiste et les douze apôtres.

Le grand narthex de l'église a été refait à neuf en 2010.

Les vitraux de l'église Saint-Honoré-d'Eylau.
Ils ont été réalisés par l'atelier Félix Gaudin (1851-1931) d'après les cartons d'Eugène Grasset (1845-1917).
Au 1er niveau sont dessinés des épisodes marquants de la vie de saints et de rois (Louis XI, Élisabeth de Hongrie, Edward le Confesseur, Ignace de Loyola, etc.) Voir la galerie des vitraux.
Au second, ils représentent des symboles du Christianisme (anges, Agneau de Dieu, tétramorphe, etc.).
Eugène Grasset est l'un des initiateurs de l'Art nouveau. Apparu à la fin du XIXe siècle, cet art cherche à mettre en valeur le décor ornemental dans tous les arts appliqués.


Le chœur date de 1974.
Il est en marbre, relevé de trois mosaïques.

Vue de la nef et de l'élévation à deux niveaux
Au premier niveau, la verrière historiée. Au second, des vitraux à figures géométriques ou symboliques du christianisme.
L'image reflète bien l'atmosphère Art déco qui règne dans la nouvelle église Saint-Honoré-d'Eylau.
VITRAUX DE L'ATELIER FÉLIX GAUDIN AU PREMIER NIVEAU

Le baptême de Clovis.

Constantin s'incline devant sainte Hélène, sa mère.

Ignace de Loyal offre son épée
à l'autel de la Vierge .

Louis IX apporte la Couronne d'épine à la Ste Chapelle.

La chapelle axiale derrière le chœur.

Saint Martin partageant son manteau.

Le déambulatoire mène à la chapelle axiale.

La chapelle Sainte-Thérèse-de-Lisieux avec son style Art déco.
Les fresques murales, d'Alfred Sauvage (1892-1974), illustrent les sept sacrements.

Le miracle des roses avec Élisabeth de Hongrie, détail.
Les vitraux de Félix Gaudin sont très travaillés. Ici, le château de la Wartburg.
VITRAUX DE L'ATELIER FÉLIX GAUDIN AU SECOND NIVEAU

Au second niveau, l'atelier Félix Gaudin a représenté des symboles du christianisme (Agneau de Dieu, anges, tétramorphe, etc.)

La nef est mise en valeur par les vitraux de Félix Gaudin et les tableaux du chemin de croix.

Le chœur et les deux niveaux de l'élévation. ---»»»


Statue de la Vierge à l'Enfant
près de la chapelle axiale.

Les carmélites de Compiègne devant l'échafaud.
Atelier Félix Gaudin.

Sainte Claire dèlivrant Assise des Sarrasins.
Atelier Félix Gaudin.

Edward le Confesseur fait construire l'abbaye
de Westminster en hommage à saint Pierre.
Atelier Félix Gaudin.

Vitrail de saint Martin, détail.
A l'arrière-plan, l'église Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.
Hilaire, évêque de Poitiers, avait confié à Martin la fonction d'exorciste

L'orgue de tribune remonte à 1903.
Il a été révisé en 1934 et 2001.

La nef vue depuis le chœur.
Il est impossible de voir les trois grands vitraux de la façade.

Documentation : «Paris d'église en église»;, Massin éditeur.
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