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Page créée en mai 2018
Le rempart nord

L'ancien prieuré de la Charité-sur-Loire est un endroit marqué par l'Histoire, un lieu aux multiples facettes que les visiteurs de la prieurale Notre-Dame auront à cœur de ne pas rater. En 2011, les services du Patrimoine ont achevé la part la plus importante d'une restauration démarrée en 2001. L'ancien prieuré allie à présent les locaux des moines (avec l'aile nord du XVIIIe siècle, la salle capitulaire, la salle Mérimée et le cloître), les vestiges de l'ancienne église Saint-Laurent découverts en 1975 et un jardin (dit «jardin des Bénédictins») où il est agréable de déambuler à la belle saison. Le jardin s'étend d'ailleurs jusqu'aux vestiges du rempart nord. En effet, un rempart fortifié ceintura la ville dès le début du XIIIe siècle pour la protéger des pillards.
Les photos affichées dans la salle d'exposition montrent, avant les travaux, un lieu passablement délabré, des salles rongées par la moisissure, des murs parasites défigurant les anciens locaux. Des particuliers y avaient même installé leur entreprise sans aucun respect pour la richesse patrimoniale.
Remercions ici les services du Patrimoine pour leur excellent travail. Après 2011, la restauration a continué, sur un rythme moins soutenu, bien sûr. Les toitures de différents bâtiments ont été réaménagées.

Le clocher de la prieurale vu depuis le cloître
Le cloître et son petit jardin à la française
Le cloître du prieuré et son petit jardin à la française.
Plan de l'église et des alentours
Plan de l'église et des alentours.
En tant que fille-aînée de Cluny, le Prieuré de la Charité en imposait
à tous les pèlerins par ses dimensions et sa splendeur.
La Cour du Prieuré avec, à droite, les écuries et les  granges.
La Cour du Prieuré avec, à droite, les écuries et les granges.
Le grand escalier
Le grand escalier
dans l'aile du XVIIIe siècle
après la restauration des années 2001-2011.
Le Cellier
Espace voûté au rez-de-chaussée faisant partie du cellier
Fin XIIIe - Début XIVe siècle.
LA SALLE CAPITULAIRE
La salle capitulaire
La salle capitulaire après restauration.
Un chapiteau dans la salle capitulaire
Un chapiteau dans la salle capitulaire.
Un vitrail de Christopher Wool
Un vitrail de Christopher Wool
dans la salle capitulaire.

La salle capitulaire a été créée en style gothique sur des murs romans. Aux XIXe et XXe siècles, elle a accueilli tour à tour une manufacture de faïence fine, une salle de patronage, une salle de tennis de table (!), une chapelle privée et le garage du curé. Un mur la coupait en deux tandis qu'un ---»

Clé de voûte
Clé de voûte gothique.
Clé de voûte avec masque
Clé de voûte gothique avec masque.

---» escalier transperçait ses voûtes. Un pilier de soutènement était fendu en deux. La restaurer était urgent.
Les services du Patrimoine ont allié la réflexion à la patience, privilégiant l'authenticité du monument. Le résultat est très séduisant. Même des chapiteaux qu'on aurait pu croire définitivement dégradés ont été récupérés. Ci-contre, à gauche, des clés de voûte dégagées par le patient travail des restaurateurs.
À droite, la salle Mérimée, contiguë à la salle capitulaire, a bénéficié des mêmes soins. Son rôle, à l'époque médiévale, reste obscur.

La salle Mérimée à côté de la salle capitulaire
La salle Mérimée à côté de la salle capitulaire.
Son rôle n'a pas été précisé par les historiens.
LE CLOÎTRE DE L'ANCIEN PRIEURÉ
Le cloître et la façade du croisillon nord de l'église Notre–Dame
Le cloître et la façade du croisillon nord de l'église Notre-Dame.
Le cloître et une allée sous les arcades
Le cloître de l'ancien prieuré est de style à la fois roman et gothique.
Le cloître actuel ne comprend que deux allées. La question de savoir s'il faut reconstruire
les deux autres a été posée. Pour l'instant, elle reste sans réponse.
Le cloître et le clocher carré de la façade occidentale
Le cloître et le clocher carré de la façade occidentale.
L'une des grandes salles du XVIIIe siécle a été réaménagée en salle d'exposition
L'une des grandes salles du XVIIIe siécle a été réaménagée en salle d'exposition
sur l'Histoire de la Charité-sur-Loire et du Prieuré.
L'AILE NORD ET LE SALON DE COMPAGNIE DU PRIEUR
Le salon du Prieur aménagé au XVIIIe siècle
Le salon de compagnie du prieur,
aménagé au XVIIIe siècle, a été restauré
au début des années 2000.
Boiserie du XVIIIe siècle Boiserie du XVIIIe siècle Boiserie du XVIIIe siècle Boiserie du XVIIIe siècle

Quatre trophées dans les boiseries du XVIIIe siècle.
(Salon de compagnie du prieur)

Le salon du prieur. L'ancien prieuré comprenait une grande aile nord, perpendiculaire à l'église Notre-Dame. Elle a été réaménagée sous l'autorité du cardinal de Bernis dans les années 1770. Elle est sur deux niveaux, mais son rez-de-chaussée constitue un tout cohérent : réfectoire, cuisines, salle à manger et salon de compagnie du prieur. Ensemble auquel on peut ajouter l'escalier d'honneur (donné plus haut). Jusqu'en 1980, cette aile nord était occupée par un négociant en vins qui y avait installé toute son entreprise et, à l'étage, son logement privé. Les camions pouvaient passer par le «réfectoire» pour gagner les bâtiments construits dans le cloître... Quant au stockage des alcools, il a créé bien des moisissures. L'ensemble a été racheté par la commune et restauré. À présent, le salon de compagnie est la pièce la plus typique de cette ancienne structure du XVIIIe siècle. Les boiseries et leurs trophées ont pu être restitués sur la base des éléments restants.

LES REMPARTS DU PRIEURÉ ET DE LA VILLE
Vue d'ensemble de l'ancien prieuré depuis les remparts
Vue d'ensemble de l'ancien prieuré depuis les remparts.
Les remparts
Les ruines du rempart nord et du donjon constituent un agréable lieu de promenade.
La Tour Ronde des remparts.
La Tour Ronde sur rempart nord.
Les remparts.
Les ruines du rempart nord protègent toujours le «champ Baratté».
C'est là que les moines bénédictins avaient planté une partie de leur vignoble.

Les remparts. Le monastère de la Charité attirant la convoitise des pillards, un premier rempart fut édifié en 1081 avec l'assentiment du roi Philippe Ier. Il se révéla sans doute insuffisant car, en 1164, permission fut donnée de fortifier la ville et le prieuré.
L'impressionnante ceinture de murailles, scandée de tourelles, sera terminée sous le règne de Philippe Auguste, protégeant la ville de part en part, en suivant presque un carré parfait. Le rempart nord était le plus imposant : c'était aussi celui qui jouxtait les domaines du prieuré. Il comprenait un donjon et deux tours, notamment celle appelée Tour des Espagnols qui servit un moment de prison.
Aujourd'hui, seule nous reste la partie nord de ce rempart avec ses tours et l'ancien donjon (photos ci-contre et au-dessus). À ses pieds, le «champ Baratté» offre aux visiteurs l'occasion d'une agréable promenade, là où jadis poussait un vignoble.

LE JARDIN DES BÉNÉDICTINS ET LES VESTIGES DE L'ANCIENNE ÉGLISE SAINT-LAURENT
Le jardin des Bénédictins et les vestiges de l'église Saint–Laurent
Le jardin des Bénédictins et les vestiges de l'église Saint-Laurent.
Cette photo donne une idée de la largeur de la nef : ce n'était pas une petite église !

L'ancienne église Saint-Laurent. C'est la volonté communale de construire, en 1975, un centre social juste à l'est de l'église Notre-Dame qui permit la découverte des restes d'une ancienne construction de pierres, jusque-là enfouie sous terre. Les textes anciens parlaient d'une église, proie de l'incendie de 1559, qui avait ensuite été détruite. Mais les historiens ne pouvaient la localiser. On avait retrouvé «l'église de tous les Saints» dont il est question dans une histoire du Prieuré écrite au XVIIIe siècle. Elle était communément appelée église «Saint-Laurent». C'est là que fut enterré Geoffroy de Champallement, évêque d'Auxerre.
C'est une très vieille église puisqu'elle servait de lieu de culte pendant la construction de la prieurale. Les fouilles archéologiques ont mises à jour les bâtiments conventuels qui l'entouraient. Une vie monastique existait donc autour. En 1559, elle fut gravement endommagée dans le grand incendie qui détruisit aussi la toiture de la nef de l'église Notre-Dame. Le manque de fonds ne permit pas de la restaurer. On transforma son chœur en chapelle, mais celle-ci fut démolie au XVIIe siècle. Après la Révolution, les ruines furent remblayées et l'endroit devint jardin privé. Lors des fouilles, on retrouva la pierre tombale d'Étienne, prieur de 1225 à 1234, dans une chapelle funéraire.
Quoi qu'il en soit, cette découverte fortuite permit d'enrichir notre connaissance du monde monastique à l'époque médiévale. En 2004, les services du Patrimoine ouvrirent au public le «jardin des Bénédictins», un espace à l'air libre, juste au nord de l'église prieurale, où les habitants de la Charité et les visiteurs peuvent apprécier l'ensemble du chevet de la prieurale et déambuler dans les vestiges de l'église Saint-Laurent dont la nef débouchait dans la salle capitulaire du prieuré.
Source : La Charité sur Loire, Cité monastique et place forte par le Dr Jean-Paul Guillon.

Les vestiges du chœur de l'église Saint-Laurent
Les ruines du chœur de Saint-Laurent sont plus imposantes que les autres vestiges de l'église.
Les restaurateurs ont donc décidé de les protéger des intempéries.
Les vestiges de l'église Saint-Laurent
Les vestiges de l'église Saint-Laurent.
(À droite : un mur gouttereau de la chapelle axiale de l'église Notre-Dame.)
Le cloître et le jardin
Le cloître et son jardin.

Documentation : «LE MAG», magazine d'information municipale, décembre 2011, hors série
+ La Charité sur Loire, Cité monastique et place forte par le Dr Jean-Paul Guillon, édition locale.
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