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Page créée en avril 2017
La Vierge dans la Nativité, tapisserie du XVe siècle

Le palais du Tau doit son nom à sa forme en T (tau en grec ancien). Les deux ailes à angle droit qui le constituent et qui viennent s'accrocher à la cathédrale rappellent la forme du bâton qui servait d'insigne pastoral aux évêques avant la crosse. L'histoire du palais du Tau commence par l'actuelle salle basse du rez-de-chaussée : c'était jadis une crypte dédiée à saint Pierre. Au IXe siècle, en même temps qu'il fait rebâtir la cathédrale et le cloître des chanoines, l'archevêque Ebbon (816-835) fait aménager un bâtiment d'archives au-dessus de cette crypte. En 1210, la cathédrale brûle. Et certainement aussi le palais adjacent. Dans les années 1215-1235, cathédrale et palais sont reconstruits sous l'autorité d'un même maître d'œuvre. Après la guerre de Cent Ans, l'archevêque abandonne le château Porte Mars (qui lui servait jusque-là de résidence) et fait du palais du Tau sa résidence principale. Guillaume Briçonnet, archevêque de Reims de 1497 à 1507, fait entreprendre des travaux d'envergure : nouvelle façade en style gothique flamboyant sur la cour ; grande salle réaménagée avec charpente en carène de bateau et cheminée monumentale portant ses armes. Au début du XVIIe siècle, le bâtiment est agrandi. Tout est rebâti, presque de fond en comble, de 1688 à 1693 par Robert de Cotte, avec une nouvelle aile au sud. Le gothique fait place au style classique.
À la Révolution, le palais devient tribunal, puis bourse de commerce. De 1823 à 1906, il redevient la résidence de l'archevêque et accueille le roi Charles X en 1825 pour son sacre. 1905, c'est la loi de séparation de l'Église et de l'État : l'archevêque est expulsé. En 1907, le palais est classé monument historique. Dès septembre 1914, le bombardement allemand provoque un gigantesque incendie dans la charpente de la cathédrale et le palais du Tau. Bien des tapisseries qui y étaient exposées sont détruites. L'architecte Henri Deneux (1874-1969) sera chargé de la restauration. Mais celle-ci ne sera vraiment achevée, pour le palais, que dans les années 1960. Utilisé partiellement au XIXe siècle comme siège de l'Académie de Reims, comme lieu d'exposition de collections lapidaires ou d'évocation des sacres, puis au début du XXe comme musée d'ethnographie champenoise, le palais du Tau est reconstruit après la 1ère guerre mondiale en tant que musée abritant les grandes statues de la cathédrale et les tapisseries. Les pièces bénéficient donc d'un important volume ; la salle du Festin retrouve son aspect de la fin du XVe siècle. En 1972, le musée est ouvert au public.
Ajoutons pour terminer que, avec le musée des Beaux-Arts et le musée Saint-Rémi, le palais du Tau fait partie des trois musées phares de la ville de Reims. C'est une partie intégrante des lieux de souvenirs de la ville et de l'évocation de son glorieux passé : salle du sacre, salle du Festin, trésor de la cathédrale, grandes statues et tapisseries.

Saint Paul, grande statue de la cathédrale
Vue de la salle du Sacre de Charles X avec le grand manteau royal
Vue de la salle du Sacre de Charles X avec le grand manteau royal semé de fleurs de lys, commandé par Louis XVIII.
L'aile sud et l'entrée du musée.
L'aile sud et l'entrée du musée.
La cour d'honneur jouxte la cathédrale (que l'on voit sur la gauche).
La cour d'honneur jouxte la cathédrale (que l'on voit sur la gauche).
LA SALLE DU COURONNEMENT DE LA VIERGE
La Salle du Couronnement est ornée de tapisseries illustrant la Vie de la Vierge
La Salle du Couronnement est ornée de tapisseries illustrant la Vie de la Vierge,
et de statues de rois, autrefois sur les bras du transept de la cathédrale.

La salle du Couronnement est l'une des deux grandes salles du palais du Tau. On peut y admirer une série de tapisseries qui ornaient autrefois le chœur de la cathédrale, au-dessus des stalles, lors des grandes fêtes. Ces tapisseries illustrent la Vie de Notre-Dame. Elles ont été données par Robert de Lenoncourt, archevêque de Reims de 1509 à 1532. Aucun document ne permet de s'assurer de leur origine.

Il est admis qu'elles viennent des manufactures d'Arras ou de Tournai.
L'autre point fort artistique de cette salle réside dans la présence de six statues de rois (dont celle de Philippe Auguste non donnée ici). Ces statues se tenaient primitivement dans les contreforts des deux bras du transept de la cathédrale.

«La Vierge trônant dans les nuées»
«La Vierge trônant dans les nuées»
C'est le gâble du XIIe siècle qui ornait autrefois le portail central de la cathédrale Notre-Dame.
Il a été remplacé par une copie en 1955, sculptée par Georges Saupique.
Tapisserie de l'Annonciation.
Tapisserie de l'Annonciation.
Laine et soie, vers 1530. Origine : Arras ou Tournai.
Tapisserie de l'Adoration des mages, détail
Tapisserie de l'Adoration des mages, détail
Laine et soie, vers 1530. Origine : Arras ou Tournai.
Un roi dans la salle du Couronnement, détail.
Un roi dans la salle du Couronnement, détail.
Tapisserie de la Nativité, détail
À DROITE ---»»»
Tapisserie de la Nativité, détail.
Laine et soie, vers 1530.
Origine : Arras ou Tournai.
LE SALON CARRÉ
Le Salon Carré et ses tapisseries du XVIIe siècle.
Le Salon Carré et ses tapisseries du XVIIe siècle.
Ces tapisseries, tissées à Reims, illustrent des scènes de la Vie de Jésus.
LA SALLE DU CANTIQUE DES CANTIQUES
La salle du Cantique des Cantiques ou salle de la Catéchèse.
La salle du Cantique des Cantiques ou salle de la Catéchèse.
«Les Noces de Cana»
«Les Noces de Cana»
Tenture de la Vie du Christ, tapisserie de lisse, Reims XVIIe siècle.

La salle du Cantique des Cantiques possède une série de tentures, exécutées vers le milieu du XVIIe siècle, illustrant l'amour de la bien-aimée.
On y voit aussi deux tapisseries des Flandres, du XVe siècle : Jésus devant Caïphe et la Flagellation. Les têtes au centre de la salle (photo ci-contre) datent des années 1220 et 1250. Elles meublaient les tympans et les voussures des portails de la cathédrale.

Tenture du Cantique des Cantiques : «Que mon bien-aimé vienne  en son jardin»
Tenture du Cantique des Cantiques : «Que mon bien-aimé vienne en son jardin»
Broderie de laine et de soie, XVIIe siècle.
Tenture du Cantique des Cantiques : «Que mon bien-aimé vienne  en son jardin», détail.
Tenture du Cantique des Cantiques : «Que mon bien-aimé vienne en son jardin», détail.
Broderie de laine et de soie, XVIIe siècle.
«La Flagellation»
«La Flagellation»
Tapisserie de lisse, Flandres, XVe siècle.
Tenture du Cantique des Cantiques : «Je suis descendu dans mon jardin  pour en voir les fruits»
Tenture du Cantique des Cantiques : «Je suis descendu dans mon jardin pour en voir les fruits.»
Broderie de laine et de soie, XVIIe siècle.
La salle des Merveilles et ses statues médiévales
La salle des Merveilles et ses statues médiévales
(remplacées par des copies sur les façades de la cathédrale).
Goliath, 3e quart du XIIIe siècle
Goliath, 3e quart du XIIIe siècle, 5,4 m de haut, 6 tonnes.
Salle du Goliath.
Ève, 2e quart du XIIIe siècle
Ève, 2e quart du XIIIe siècle
Salle du Goliath.
LA SALLE DU SACRE

La salle du Sacre expose un autre trésor que celui de la cathédrale : les ornements créés de toutes pièces pour le sacre de Charles X, le 29 mai 1825. Charles X est le dernier roi à avoir été couronné. La Révolution avait fait disparaître les ornements du sacre. Il a fallu se remettre à la tâche : orfèvre, dessinateur, sculpteur et ciseleur de renom créèrent la Main de justice, l'épée, les éperons d'or, l'anneau, etc. Ces ornements étaient auparavant conservés à l'abbaye de Saint-Denis. On les apportait à Reims pour le sacre. Charles X utilisa le manteau royal, semé de fleurs de lys et doublé d'hermine, conçu en 1814 pour le sacre de Louis XVIII qui n'eut jamais lieu.
Un objet de la salle peut piquer la curiosité : la copie de la couronne de Louis XV, réalisée au XIXe siècle. L'original est exposé au musée du Louvre, dans la galerie d'Apollon. La couronne que l'on peut «admirer» est en argent doré, en pierres multicolores et en perles d'imitation. Bref du strass.

«La Synagogue», 2e quart du XIIIe siècle
«La Synagogue», 2e quart du XIIIe siècle
Salle du Goliath.
Statue d'Abraham, 1215
Statue d'Abraham, 1215
Salle des Merveilles.
LA SALLE DU SACRE
Buste de Charles X en habit royal
Buste de Charles X en habit royal
Biscuit de Sèvres par Reignier fils et Brachard, d'après Bosio (1827).
Salle du Sacre de Charles X avec, dans le fond, la vitrine du manteau royal
Salle du Sacre de Charles X avec, dans le fond, la vitrine du manteau royal commandé par Louis XVIII, en 1814, pour son sacre (qui n'eut jamais lieu).
Dans la vitrine à droite, une série d'habits utilisés lors du sacre.
«Hommage des pairs au nouveau roi lors du couronnement de Charles X en 1825»
«Hommage des pairs au nouveau roi lors du couronnement de Charles X en 1825»
Copie réduite de la toile de baron Gérard qui se trouve au château de Versailles.
La toile permet aux visiteurs de revoir, en situation, différents manteaux et costumes exposés dans les vitrines.
«Charles X en habit royal» par baron Gérard
«Charles X en habit royal» par baron Gérard
LA CHAPELLE PALATINE HAUTE
La chapelle haute vue depuis la porte d'entrée
La chapelle haute vue depuis la porte d'entrée
avec son tympan de la fin du XIIIe siècle.
«L'Adoration des mages», détail
«L'Adoration des mages», détail.
Tympan de la porte de la chapelle haute, fin du XIIIe siècle.
À DROITE ---»»»
Vue d'ensemble de la chapelle haute.
Copie de la couronne de Louis XV
Copie de la couronne de Louis XV.
Argent doré, pierres multicolores et perles d'imitation.
La couronne de Charles X a été détruite lors de la vente
des diamants de la couronne en 1887, à l'exception
du «Régent», aujourd'hui au Louvre.
«Louis XVI en costume de sacre»
«Louis XVI en costume de sacre»
par Joseph-Siffrein Duplessis, huile sur toile, 1777.

Charles-Maurice Le Tellier était archevêque de Reims et le frère de Louvois. Il fit reconstruire la façade gothique de l'aile est du palais en style classique par l'architecte Robert de Cotte.

«Charles X en habit royal» par baron Gérard, détail
«Charles X en habit royal» par baron Gérard, détail.

«Portrait de Mgr Charles-Maurice Le Tellier»
«Portrait de Mgr Charles-Maurice Le Tellier»
(1642-1710)
par Pierre Mignard.

Vue d'ensemble de la chapelle haute

La chapelle palatine est la partie la plus ancienne du palais du Tau. C'est un édifice assez simple, à deux étages, selon un modèle traditionnel utilisé au Moyen Âge pour les chapelles privées. Sa construction est vraisemblablement contemporaine de celle du chevet de la cathédrale. La chapelle supérieure (photo ci-dessus) est éclairée par des fenêtres à lancettes sans remplage. Les nervures des voûtes reposent sur une architecture typiquement champenoise : les colonnes sont adossées à des contreforts intérieurs. Ceux-ci sont creusés pour laisser passer ce qu'on appelle un «couloir champenois», permettant de circuler le long des murs. La chapelle palatine livre aussi un certain nombre de chapiteaux à thème floral très varié. On en donne quatre exemples ci-dessous.

Cet endroit offre évidemment un cadre plus intime que le vaste chœur de la cathédrale. Il se prête bien au serment des évêques et à l'ordination des prêtres. C'est ici que Charles Maurice de Talleyrand-Périgord reçut la prêtrise en 1779.
La chapelle inférieure, que l'on peut voir depuis la salle basse (sans pouvoir y pénétrer), était autrefois un oratoire consacré à saint Pierre. Depuis 1920, elle sert de dépôt lapidaire, accueillant notamment les fragments du jubé du XVe siècle de la cathédrale, détruit en 1744.
Sources : 1) Congrès archéologique de France tenu à Reims en 1911, article sur le palais de l'archevêché par Louis Demaison ; 2) Reims, Le palais du Tau, Éditions du Patrimoine.

La voûte de la chapelle haute.
La voûte de la chapelle haute.
Chapiteau à feuilles de chélidoine.
Chapiteau à feuilles de chélidoine.
Chapiteau à feuilles d'acanthe.
Chapiteau à feuilles d'acanthe.
QUATRE CHAPITEAUX DANS LA CHAPELLE PALATINE HAUTE
Chapiteau à feuilles d'achillée millefeuille.
Chapiteau à feuilles d'achillée millefeuille.
Chapiteau à feuilles d'ancolie.
Chapiteau à feuilles d'ancolie.
Le chœur de la chapelle haute
Le chœur de la chapelle haute.
LA SALLE DU TRÉSOR
Reliquaire de la Résurrection
Reliquaire de la Résurrection
Trésor de la cathédrale.
Calice du sacre, dit «de saint Rémi» Reliquaire de la Résurrection, détail
Reliquaire de la Résurrection, détail
Trésor de la cathédrale.
Reliquaire de la Résurrection, détail.
Reliquaire de la Résurrection, détail.
«««--- À GAUCHE
Calice du sacre dit «de saint Rémi», or, émaux, filigranes et granulations.
Fin du XIIe siècle et XIXe siècle.
La patène a disparu à la Révolution.
Une vitrine exposant une partie du Trésor de la cathédrale.
Une vitrine exposant une partie du Trésor de la cathédrale.
Reliquaire néo-gothique du Talisman de Charlemagne
Reliquaire néo-gothique du Talisman de Charlemagne
Argent, émaux, grenats et turquoises, 1855.
Reliquaire de la Sainte Épine.
Reliquaire de la Sainte Épine.
Cristal de roche, or, perles, XIe et 3e quart du XVe.
Vase d'offrande pour le vin, détail.
Vase d'offrande pour le vin, détail.
Vermeil, XIXe siècle.
Tête de grand prêtre
Tête de grand prêtre
Pierre de Courville, 1225.
Tête de pape tiarée
Tête de pape tiarée
Pierre de Courville, 1225.

Le Trésor de la cathédrale est exposé dans une petite pièce meublée de vitrines. Une partie du Trésor d'antan a été envoyée à la fonte à la Révolution. Quelques éléments sont d'une richesse insigne. Le calice du sacre, dit «de saint Rémi» (photo ci-dessus à gauche) date de la fin du XIIe siècle. Partiellement refait au XIXe, il servait à la communion du roi. La nef de sainte Ursule , en or, argent et cornaline, est un cadeau offert à Anne de Bretagne lors de son entrée à Tours en 1500. Les personnages que l'on voit sur le pont sont un ajout d'un orfèvre blésois à la demande de la reine de France. Le reliquaire de la Sainte-Épine est un cristal de roche taillé en Égypte au XIe siècle. Sa monture en or émaillé avec perles et rubis balais date de la seconde moitié du XVe.
Source : Reims, Le palais du Tau, éditions du Patrimoine.

Burettes et plateau de saint Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719)
Burettes et plateau de saint Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719)
Vermeil, XVIIIe siècle.
Nef de sainte Ursule.
Nef de sainte Ursule.
Or, argent et cormaline, début du XVIe siècle.
Reliquaire de Saint-Pierre-et-Saint-Paul
Reliquaire de Saint-Pierre-et-Saint-Paul
Cuivre doré, XIVe siècle.
LA SALLE DU FESTIN
La salle du Festin avec sa grande cheminée de 1498 et ses tapisseries des XVe et XVIIe siècles.
La salle du Festin avec sa grande cheminée de 1498 et ses tapisseries des XVe et XVIIe siècles.

La Salle du Festin est la plus grande salle du palais. C'est là que se tenait le festin royal, juste après le sacre. Sans les femmes. Les convives gardaient les tenues portées à la cathédrale ; les évêques conservaient leur mitre et leur chape. La salle fut érigée dans les dernières années du XVe siècle, à l'initiative du cardinal Guillaume Briçonnet, archevêque de Reims.
Sous l'Ancien Régime, elle fut aménagée dans le goût classique, puis, en 1825, à l'occasion du sacre de Charles X, dans le style néo-gothique. Lors de la session du Congrès archéologique de France tenu à Reims en 1911, l'historien Louis Demaison qualifie d'ailleurs ce dernier aménagement de «décoration de fort mauvais goût». La décoration actuelle veille à restituer l'esprit du XVe siècle, qui était celui de la salle à son origine. Outre ce décor, on y trouve de grandes tapisseries : deux sont relatives à l'Histoire du Fort Roy Clovis (XVe siècle) ; trois sont bruxelloises (XVIIe siècle) et portent aussi sur l'histoire de Clovis. Dans son rapport de 1911 pour le Congrès archéologique de France, Louis Demaison nous apprend que ces tapisseries ornaient - à l'époque - les bas-côtés de la nef de la cathédrale, au-dessous des fenêtres.
La cheminée gothique est digne d'intérêt. Elle remonte à 1498. Son «manteau, semé de fleurs de lis, porte des écussons écartelés aux armes de Briçonnet et de l'église de Reims» [Demaison].
En 1914, l'incendie, qui se déclare à la suite du bombardement allemand, détruit toute la charpente en carène de bateau. La grande cheminée s'en sort presque sans dommage.
Dans le petit livre thématique Reims de A à Z de Michel Thibaut aux éditions Alan Sutton, on apprend que la distribution des prix du plus grand collège de la ville, le collège des Bons-Enfants, «eut lieu, pendant longtemps, dans la salle des rois au palais du Tau, siège de l'archevêché et du tribunal.» Quand le «cirque» de Reims fut bâti en 1867, la distribution des prix y fut transférée. Officiellement, la salle des rois n'existe pas au palais du Tau puisque les deux grandes salles sont appelées «salle du Festin» et «galerie du Couronnement». Néanmoins, seule la salle du Festin paraît assez vaste pour accueillir les élèves de tout un collège avec les familles.
Sources : 1) Congrès archéologique de France tenu à Reims en 1911, article sur le palais de l'archevêché par Louis Demaison ; 2) Reims, Le palais du Tau, Éditions du Patrimoine.

«Mariage de Clovis avec Clotilde»
«Mariage de Clovis avec Clotilde»
Tapisserie de lisse, Bruxelles, XVIIe siècle (Tenture de l'Histoire de Clovis).
À DROITE ---»»»
«Couronnement de Clovis», détail de la grande tapisserie ci-dessous.
«Le Baptême de Clovis»
«Le Baptême de Clovis»
Tapisserie de lisse, Bruxelles, XVIIe siècle (Tenture de l'Histoire de Clovis).
Écusson de la cheminée monumentale (1498)
Écusson de la cheminée monumentale (1498).
«Couronnement de Clovis», détail de la grande tapisserie
«Couronnement de Clovis et bataille de Clovis contre Syagrius»
«Couronnement de Clovis et bataille de Clovis contre Syagrius»
Tapisserie de lisse, Arras (?) XVe siècle.
Tenture de l'Histoire du Fort Roy Clovis.
La cheminée monumentale de 1498 dans la salle du Festin.
La cheminée monumentale de 1498 dans la salle du Festin.
«Le Siège de Soissons», détail Saint Michel écrasant le dragon
Saint Michel écrasant le dragon
Armoiries sur la cheminée monumentale, détail.
Salle du Festin.
«««--- À GAUCHE
«Le Siège de Soissons», détail
Tenture de l'Histoire du Fort Roy Clovis
XVe siècle.
«Bataille de Clovis contre Syagrius», XVe siècle, détail
«Bataille de Clovis contre Syagrius», XVe siècle, détail.
LA SALLE BASSE
La salle basse et ses beaux piliers prismatiques.
La salle basse et ses beaux piliers prismatiques.
Tympan de la porte donnant accès à la chapelle palatine.
Tympan de la porte donnant accès à la chapelle palatine.

La Salle Basse se situe au-dessous de la salle du Festin. Elle a été rebâtie à la fin du XVe siècle sur d'anciennes fondations. Le visiteur trouvera sûrement un certain plaisir à y déambuler. Quelques chapiteaux et clés de voûte du XVe siècle valent le coup d'œil.
Cette salle est en fait la pièce la plus ancienne du palais. On y trouve des vestiges d'un bâtiment gallo-romain. Elle fut vraisemblablement transformée en cellier au Moyen Âge.
La salle basse donne accès au premier niveau de la chapelle palatine (qui sert de dépôt lapidaire, interdit au public). La porte de ce dépôt est surmontée d'un beau tympan en bas-relief (ci-contre) montrant une Vierge à l'Enfant entourée d'un archevêque (non identifié) et d'un diacre.
Sources : Reims, le Palais du Tau, Éditions du Patrimoine + documentation affichée dans la salle.

Chapiteau orné d'un atlante.
Chapiteau orné d'un atlante.
Clé de voûte
Clé de voûte
Fondations et ancien mur carolingien.
Fondations et ancien mur carolingien.
LA SALLE VOÛTÉE
La salle voûtée présente des photographies des  destructions
La salle voûtée présente des photographies des destructions
de la 1ère guerre mondiale sur la cathédrale de Reims.

La cathédrale idéale. L'architecte Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879), grand promoteur du néo-gothique au XIXe siècle, avait des idées bien arrêtées en matière de cathédrale. À tel point qu'il définit ce qu'était selon lui la cathédrale idéale (gothique évidemment). À côté d'intéressantes photos des destructions de la cathédrale de Reims lors de la première guerre mondiale, la salle voûtée du palais du Tau présente une très belle maquette de la partie avant (façade et demi-nef) de la cathédrale idéale. La maquette présente deux flèches sur les tours de la façade. Dans le dessin de Viollet-le-Duc, les bras du transept se terminent aussi, chacun, par deux flèches. De sorte que la cathédrale idéale viollet-le-ducienne en possède en tout six. Pour Viollet-le-Duc, c'est la cathédrale de Reims qui se rapproche le plus de l'idéal. Pour Victor Hugo, l'un des initiateurs du renouveau gothique du XIXe siècle avec son roman Notre-Dame de Paris, c'est la cathédrale de Bourges qui tient ce rôle.

La cathédrale idéale de Viollet–le–Duc : les arcs–boutants et les pinacles sur le côté de la cathédrale.
La cathédrale idéale de Viollet-le-Duc : les arcs-boutants et les pinacles sur le côté de la cathédrale.
La cathédrale idéale selon Viollet-le-Duc.
La cathédrale idéale selon Viollet-le-Duc.
Maquette réalisée en papier et carton par Marcel Dapl.
Henri Deneux (1874–1969)
Henri Deneux (1874-1969), le grand artisan de la restauration
de la cathédrale Notre-Dame de Reims.

Documentation : «Reims, le palais du Tau et le trésor de Notre-Dame», Éditions du Patrimoine
+ brochure disponible dans le musée.
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