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Page créée en oct. 2014
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L'église Saint-Louis-en-l'Île compte parmi les plus belles de Paris.
De style baroque, elle rappelle l'église Saint-Paul-Saint-Louis, située dans le même arrondissement. Son architecture interne est similaire ; sa richesse artistique est impressionnante.
Jusqu'au début du XVIIe siècle, l'île Saint-Louis était inhabitée. La construction des premières maisons fut suivie d'une pétition pour obtenir un lieu de culte. En 1623, une première chapelle est érigée, dédiée à Notre-Dame-de-l'Île. Son chevet était au sud. En 1634, sa dédicace changea au profit de saint Louis, roi de France.
Devenue trop petite, on décida en 1652 de l'agrandir en empiétant sur l'emplacement du marché et en changeant son orientation. Faute d'argent, ce n'est qu'en 1656 qu'un contrat fut passé avec le maître maçon Charles Thoizon pour les fondations du nouveau chœur dont les plans avaient été dessinés par François le Vau (1613-1676), frère de l'architecte de Versailles. Après la mort de François le Vau, c'est Gabriel Le Duc qui prit le relais. La construction subit du retard à la suite d'une tempête qui détruisit la toiture en 1701 en faisant de nombreux blessés.
Pour financer les travaux, le roi autorisa une loterie et, le 2 février 1701, le cardinal de Noailles posa la première pierre de la nef. L'édifice fut consacré en 1726 après les nominations successives de deux autres architectes. La coupole était surmonée d'un campanile, détruit par la foudre en 1741. Un modeste clocher le remplaça à l'extrémité nord-ouest.
À la Révolution, l'église est fermée en 1791. L'intérieur est pillé. L'édifice sert de dépôt de livres. Le bâtiment est vendu comme bien national en 1798, mais son acquéreur le rendra au culte.
Le pape Pie VII, venu à Paris pour le sacre de Napoléon Ier, y célèbre la messe en 1805. En 1817, la Ville de Paris rachète l'église qui sera embellie au fil des décennies suivantes, notamment avec des dorures à profusion, des peintures murales, des sculptures en stuc et des vitraux.
Vers la fin du XIXe siècle, un nouvel élan est donné à la décoration par l'abbé Napoléon Bossuet, arrière-petit-neveu de l'évêque de Meaux et curé de la paroisse de 1864 à 1888. Érudit et mécène, le prélat vendit sa bibliothèque pour acquérir certaines des œuvres d'art que l'on voit aujourd'hui.
L'ensemble du décor de Saint-Louis-en-l'Île crée une atmosphère d'une grande beauté, propice au recueillement. Si l'on y ajoute les tableaux de maîtres exposés dans les chapelles, il faut compter une bonne heure au visiteur pour goûter au charme sacré de cette église et en admirer tous les chefs-d'œuvre artistiques.


Vue d'ensemble de l'église Saint-Louis-en-l'Île depuis l'avant-nef.
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-LOUIS-EN-L'ÎLE

L'église et le clocher dans la rue Saint-Louis-en-l'Île.
Le clocher, dit polonais, est percé de jours circulaires
pour donner le moins possible de prises au vent.

Porte d'entrée de l'église sur la rue Saint-Louis-en-l'Île.
Les putti de l'imposte sont protégés
des pigeons par un filet.

Image de l'église aux siècles passés.

La porte d'entrée principale.
Elle donne dans la première chapelle du bas-côté nord.
Les vantaux en chêne ont été sculptés au XVIIe siècle.
Les fleurs de lys qui décoraient leur encadrement ont été brisées à la Révolution. Sur l'imposte, les angelots soutenaient les armes de la Maison de France, elles aussi brisées à la Révolution.

ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-LOUIS-EN-L'ÎLE

Élévation nord de l'église Saint-Louis-en-l'Île.
Les vitraux du second niveau étant en verre blanc, l'église est très lumineuse.

Plan de l'église Saint-Louis-en-l'Île.
Longueur : 60 mètres, largeur : 30 mètres.


En noir : partie construite au XVIIe siècle.
En hachuré : partie construite au XVIIIe siècle.

Architecture intérieure.
L'église Saint-Louis-en-l'Île s'inscrit dans une rectangle de 60 mètres sur 30 mètres. Respectant la règle traditionnelle, son chœur est dirigé vers l'orient.
Après un étroit vestibule, elle présente une nef à trois travées, flanquées d'un bas-côté simple et de chapelles. Le large transept, non saillant, se poursuit par un chœur à deux travées droites fermées par une abside aplatie. Comme la nef, le chœur s'étend sur deux bas-côtés nord et sud qui, en se rejoignant, aboutissent à la chapelle axiale dédiée à saint Louis.
L'arcature de l'édifice est en plein cintre. Les piles cruciformes, ornées d'un pilastre corinthien cannelé, soutiennent un large entablement dominé par une corniche saillante, qui fait le tour de l'église.
La voûte est un berceau plein cintre dont les doubleaux sont décorés de roses.
Chaque croisillon du transept se termine par une niche elliptique qui accueille une chapelle, dédiée à la Vierge au sud, à sainte Geneviève au nord.
La coupole au-dessus de la croisée du transept est une des beautés de Saint-Louis-en-l'Île. Construite sur pendentifs, elle peut rivaliser avec celle de l'église Saint-François-Xavier dans le 7e arrondissement de Paris. Les pendentifs sont ornés d'écussons entourés d'anges et dont la clé est ornée des armes de France. Le tout est d'une très belle facture baroque.
Cette architecture rappelle, en plus simple, celle de l'église jésuite de Saint-Paul-Saint-Louis, première église baroque érigée dans la capitale.
La décoration de Saint-Louis-en-l'Île aurait été dessinée par Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681), neveu de Philippe (du moins pour la partie du XVIIe siècle). Ce décor aurait ensuite été appliqué sur la nef et le transept, qui sont, quant à eux, du XVIIIe siècle.
La photo ci-dessus en donne un bon aperçu : pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens relevés de dorures, large frise d'entablement à modillons et rosaces décorée de volutes et de rinceaux dorés, reliefs en albâtre, emblèmes royaux, angelots, sceptres et mains de justice, etc.


CHAPELLES DE L'AVANT-NEF : FONTS BAPTISMAUX ET CALVAIRE

Chapelle des Fonts baptismaux
Cette chapelle présente une suite de huit panneaux illustrant des scènes
de la vie du Christ attribués à l'École allemande du XVIe siècle.

Le Baptême du Christ
Jacques Stella (1596-1657), 1645.

Chemin de croix, station VIII : Jésus console les filles de Jérusalem.
Le chemin de croix, en terre cuite peinte et dorée,
est l'œuvre de Jean Bernard Duseigneur (1808-1866).

Chapelle du Calvaire
Le Christ en croix est en stuc polychrome du XVIIe siècle.
Il est attribué à Jacques Sarrazin (1592-1660).

«««--- Crucifixion
Albâtre, Angleterre, XVIe siècle.

Jésus guérissant un aveugle
École allemande du XVIe siècle.
Chapelle des Fonts baptismaux.

La Circoncision
École allemande du XVIe siècle.
Chapelle des Fonts baptismaux.

Entrée du Christ à Jérusalem et les Adieux du Christ
École allemande du XVIe siècle.
Chapelle des Fonts baptismaux.
CHAPELLE DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS

Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus

Dormition de la Vierge
Bois polychrome, Flandres, vers 1500.
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus.

Apparition du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie Alacoque
Jules-Joseph Dauban (1822-1908)
Tableau daté de 1875.
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus.

Décoration des chapelles de l'église Saint-Louis-en-l'Île.
La plupart des chapelles latérales et absidiales comprennent, dans leur partie inférieure, une suite de boiseries enrichie d'une statue centrale en bois et de panneaux peints.
Cette suite est parfois accompagnée d'un autel, de céramiques (Italie, Nevers, Limoges, etc.) ou de petites sculptures.
Dans leur partie supérieure, ces chapelles présentent des tableaux de différentes époques, mais essentiellement du XIXe siècle.
Dans la chapelle du Sacré-Cœur de Jésus, la statue centrale du Sacré-Cœur est due à Denis-Ferdinand Py (1887-1949). Elle est entourée de quatre panneaux peints de l'école italienne des XIVe et XVe siècles qui représentent : un saint couronné, saint Jérôme, saint François d'Assise et sainte Claire d'Assise.
À droite, au-dessous du tableau, le haut-relief en bois polychrome illustre la Dormition de la Vierge (Flandres, vers 1500).



Marie-Madeleine dans Le Centurion perce le côté du Christ,

Le Centurion perce le côté du Christ
Jules-Joseph Dauban (1822-1908).
Tableau daté de 1872.
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus.

Statue du Sacré-Cœur, 1931, détail.
Bois polychrome de Denis Ferdinand Py (1887-1949).

Le Centurion perce le côté du Christ, détail.
Jules-Joseph Dauban (1822-1908)
Bien que remplis de tristesse, les visages de la Vierge et de saint Jean sont peints avec une certaine rudesse.

Dévotion de la France au Sacré-Cœur
Vitrail de l'Ancienne Maison Coffetier et Champigneulle fils, Paris, 1893.
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus.

Un saint couronné
(saint Vittorino ?)
École italienne du XVIe siècle.

Sainte Claire d'Assise
École italienne du XVIe siècle.

Saint François d'Assise
École italienne du XVIe siècle.
CHAPELLE DE LA COMMUNION

Chapelle de la Communion
C'est la seule chapelle saillante de l'église. L'espace a été gagné sur un ancien charnier.

Les Pèlerins d'Emmaüs
Charles Coypel (1694-1752).
Tableau daté de 1746.


La Nativité, détail.
Jean-Charles Perrin (1754-1831).

«««--- La Résurrection
Pierre Peyron (1744–1814).
Tableau daté de 1784.
CHAPELLE DES ÂMES DU PURGATOIRE


Chapelle des Âmes du Purgatoire
Elle présente un Christ gisant, œuvre d'Antoine Olive (XIXe siècle)
et un vitrail de la Résurrection d'Alfred Gérente (1866).


Le Saint Sacrifice de la messe pour le
soulagement et la délivrance des âmes du Purgatoire

Eugène Maison (1814-1879).
Tableau daté de 1865 et exposé au Salon en 1866.

Gisant du Christ.
Antoine Olive, XIXe siècle.

La Résurrection
Atelier Alfred Gérente, 1866.

La nef, le bras nord du transept et le chœur.
La chapelle Saint-Joseph est à l'extrême-gauche.
CHAPELLE SAINT-JOSEPH-SAINT-LOUIS DE GONZAGUE

Au centre, la statue moderne de saint Joseph est entourée de quatre panneaux peints de l'École italienne du XVIe siècle.
Chapelle Saint-Joseph-Saint-Louis-de-Gonzague.

Le repas d'Emmaüs
École du Titien, XVIe siècle.
Chapelle Saint-Joseph-Saint-Louis-de-Gonzague.

Chapelle Saint-Joseph.
Dans la photo ci-contre, la statue centrale de saint Joseph portant l'Enfant Jésus, est une œuvre contemporaine de Denis-Ferdinand Py (1887-1949).
Elle est entourée de panneaux peints de l'École italienne du XIVe siècle. On trouve ainsi : une sainte dominicaine, saint Paul, saint Pierre et un ermite en prière.


Saint Louis de Gonzague en oraison
Isidore Patrois (1815-1884).
Tableau daté de 1870.
Chapelle Saint-Joseph-Saint-Louis-de-Gonzague.

Mise au tombeau

Panneau de l'École flamande du XVIe siècle.

La Mise au tombeau
Albâtre, Angleterre, XVIe siècle.
«««--- Saint Pierre guérissant un boiteux à la porte du Temple
Carl van Loo (1705-1765).
Tableau daté de 1742.
Chapelle Saint-Joseph-Saint-Louis-de-Gonzague.
LES CHAPELLES DU TRANSEPT

Le bras nord du transept avec la chaire à prêcher et la chapelle Sainte-Geneviève.

Sainte Geneviève
Statue en stuc de François Ladatte (1706-1787).

Sainte Geneviève, détail.
Statue en stuc de François Ladatte (1706-1787).

Le bras nord du transept et la chapelle Sainte-Geneviève.

Les bras du transept sont surmontés d'une arcade en plein
cintre avec entablement et fenêtre en verre blanc.

Chapelle de la Vierge
Bras sud du transept.

Vierge à l'Enfant, détail.
François Ladatte (1706-1787).

Les deux statues du transept.
Dans le transept, les statues de la Vierge à l'Enfant et de sainte Geneviève sont du sculpteur François Ladatte (1706-1787).
La statue de la Vierge à l'Enfant a été exposée au Salon en 1741.
Transformée en déesse de la Liberté à la Révolution, elle a été épargnée par le vandalisme.
La statue de sainte Geneviève, transformée en déesse de la Raison, a aussi pu être sauvée.

LA COUPOLE DE LA CROISÉE

La voûte de la croisée repose sur quatre pendentifs ornés
d'anges présentant les instruments de la Passion.


Pendentif de la voûte. ---»»»
Des angelots présentent les instruments de la Passion.
Les pendentifs sont accrochés à des têtes de lion.

Pendentif de la voûte.
Des angelots présentent les instruments de la Passion.

La coupole est ornée, à sa clef, des armes de France
entourées du collier de l'ordre du Saint-Esprit.
.
Clef de la coupole : le collier de l'Ordre du Saint-Esprit entoure les armes de France.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-LOUIS-EN-L'ÎLE

Le chœur de l'église Saint-Louis-en-l'Île est de style baroque.

Vue d'ensemble du chœur et de son décor baroque.
La Gloire en bois doré, plaquée sur l'entablement, est ornée du triangle de la Trinité.

Le chœur de l'église Saint-Louis-en-L'Île.
Dans cet univers baroque cantonné de pilastres corinthiens, les statues de saint Pierre et de saint Paul autour du maître-autel sont l'œuvre du sculpteur Théophile Bra (1797-1863). Datées de 1823, elles sont en plâtre badigeonné.
Le sommet de l'arcade centrale est encadré par deux tondos réalisés par Alexandre Debelle (1805-1897). Datés de 1845, ils représentent Élie et Moïse.
Partie droite de la photo ci-dessus, on voit la chapelle Saint-Vincent-de-Paul et ses tableaux. En haut, un tableau de Philippe-Auguste Jeanron (1810-1877) : Saint Vincent de Paul dans la Gloire éternelle.


L'élévation du chœur et sa peinture baroque.

Saint Pierre

Saint Paul
Statues de Théophile Bra (1797-1863).
Plâtre badigeonné, 1823.

Le lutrin du chœur.
XVIIIe siècle ?

Le prophète Élie dans un tondo entourant l'arcade axiale.
Alexandre Debelle (1805-1897).
«««--- La Crucifixion
Ce vitrail axial dans l'abside a été réalisé en 1843 sur un carton de Jean-Louis Bézard.

Le maître-autel en marbre blanc et gris rappelle la visite du pape Pie VII en 1805.
À l'arrière-plan, le vitrail et les anges qui le surmontent appartiennent à la chapelle Saint-Louis.

La croisée du transept, l'entrée du chœur et le déambulatoire sud.
LES CHAPELLES DU DÉAMBULATOIRE

Le chœur et l'entrée dans le déambulatoire sud.

La Manne au désert ---»»»
Charles Bonnegrâce (1808-1882).
Tableau de 1864.
CHAPELLE SAINTE-MARIE-MADELEINE

Chapelle Sainte-Marie-Madeleine
Au centre, lle monument à l'abbé Bossuet, bienfaiteur de l'église.

Noli me tangere
d'après un tableau perdu de Carl van Loo de 1735.

«««--- Marie-Madeleine au désert
Charles Lefèvre (1810-1877).

Sainte Marie-Madeleine essuyant les pieds de Jésus
Charles Lefèvre (1810-1877).
Tableau de 1862.

Sainte Marie-Madeleine enlevée au ciel
Charles Lefèvre (1810-1877).
Tableau de 1862.


Suite de chapelles dans le déambulatoire sud avec leurs œuvres artistiques.
De gauche à droite : chapelle Sainte-Thérèse d'Avila, chapelle Saint-Vincent de Paul, chapelle Sainte-Marie-Madeleine.


La Prédication du Christ
Camille Chazal (1825-1875), 1863.
AUTRES CHAPELLES DU DÉAMBULATOIRE ET LEURS ŒUVRES ARTISTIQUES

L'Adoration des mages
Majolique de Castelli, Italie XVIIIe siècle.
Chapelle Sainte-Térèse d'Avila.

La Dernière communion de saint Louis
Ary Scheffer, 1823.

Jésus bénissant les enfants
Charles Émile Lecomte Vernet (1821-1900).
La Mort chrétienne ---»»»
Eugène Maison (1814-1879), 1865.

Jésus parmi les Docteurs de la Loi
Charles Émile Lecomte Vernet (1821-1900).

L'Adoration des bergers
Majolique de Castelli, Italie XVIIIe siècle,
Chapelle Sainte-Thérèse d'Avila.
LES CHAPELLES ORIENTALES

Chapelle Saint-François d'Assise

Sainte Isabelle de France, sœur de saint Louis
Vitrail de l'atelier Joseph Vigné, 1842.
Carton de Pierre Jollivet.

Saint François d'Assise.

Saint Louis, détail.
Grès émaillé réalisé par le céramiste
Louis Müller en 1897
d'après une terre cuite
d'André-Joseph Allar (1845-1926).

Sainte Isabelle de France, détail.

Blanche de Castille, mère de saint Louis
Vitrail de l'atelier Joseph Vigné, 1842.
Carton de Pierre Jollivet.

Chapelle Sainte-Isabelle de France
Isabelle, sœur de saint Louis, est la fondatrice de l'abbaye de Longchamp.

Les boiseries et les statues de la chapelle Sainte-Isabelle de France.
LA CHAPELLE AXIALE SAINT-LOUIS

Chapelle axiale Saint-Louis
Elle est en très légère saillie sur la rue Poulletier.

Saint Louis entouré de médaillons relatant des épisodes de sa vie
Vitrail de l'atelier Joseph Vigné, 1842.
Carton de Pierre Jollivet.

Chapelle axiale Saint-Louis.
Plus belle que les chapelles voisines dédiées à saint François d'Assise et à sainte Isabelle de France, la chapelle d'axe est ornée, sur ses parois latérales et à sa voûte, de riches peintures à la cire qui illustrent des épisodes de la vie de saint Louis.
Elles sont signées Pierre-Jules Jollivet (1794-1871).
Le vitrail a été réalisé par Joseph Vigné en 1842, sur un carton de Pierre-Jules Jollivet. Il représente saint Louis entouré de médaillons reprenant des épisodes de la vie du saint roi.


Scènes de la vie de saint Louis
Pierre-Jules Jollivet (1794-1871).
Peintures murales à la cire datées de 1845.
Chapelle Saint-Louis.
CI-DESSUS À GAUCHE :
Louis ayant fait vœu d'aller délivrer les chrétiens de l'oppression des infidèles
reçoit la croix des mains du pape Innocent IV à Lyon le 25 août 1242.


CI-DESSUS À DROITE :
Saint Louis prisonnier des infidèles avec ses frères Alphonse et Charles d'Anjou
en 1250 les encourage en leur rappelant les souffrances du Christ.

Saint Louis et sainte Véronique
École française, fin du XVIIe siècle.

Saint Louis entouré de médaillons, détail.
Vitrail de l'atelier Joseph Vigné, 1842.
L'ORGUE DE TRIBUNE
L'orgue de tribune (facteur Aubertin) et le buffet datent de 2005. ---»»»


Sculpture en stuc sous le positif dorsal.

L'orgue de tribune.
De l'orgue du XVIIe siècle de Saint-Louis-en-l'Île, il ne reste rien.
En 1744, il est remplacé par un instrument réalisé par le facteur Lesclop.
Nous savons, par un dessin conservé à la Bibliothèque nationale, que le buffet d'architecture rocaille, sculpté par Lechien et Marchandon, était magnifique.
L'orgue de tribune sera détruit à la Révolution, notamment pour récupérer le plomb des tuyaux.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, un instrument plus modeste, du facteur Merklin, est installé sur la tribune.
Il est remplacé en 1923 par un nouvel orgue qui conserve néanmoins le buffet déjà en place. Réalisé par Charles Mutin, celui-ci est malheureusement de qualité médiocre et sera mal entretenu. Pour les offices, on utilisera plutôt l'orgue de chœur installé dans les années 1960.
Enfin, en 2005, le facteur Bernard Aubertin réalisera l'orgue actuel.
C'est un orgue «à l'allemande» de type Bach, financé par la Ville de Paris. L'instrument de 51 jeux, cette fois de grande qualité, est installé dans un buffet de chêne et de châtaigner. Les statues des anges souffleurs sur les tourelles viennent de l'ancien buffet.
Source : «Saint-Louis-en-l'Île», édité par lelivredart, ouvrage disponible dans l'église.





La nef et l'orgue de tribune vus du chœur.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», éditions Letouzey et Ané, 1936
+ «Saint-Louis-en-l'Île», éditions lelivredart.
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