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L'église Saint-Louis-en-l'Île compte
parmi les plus belles de Paris.
De style baroque, elle rappelle l'église Saint-Paul-Saint-Louis,
située dans le même arrondissement. Son architecture interne est
similaire ; sa richesse artistique est impressionnante.
Jusqu'au début du XVIIe siècle, l'île Saint-Louis était inhabitée.
La construction des premières maisons fut suivie d'une pétition
pour obtenir un lieu de culte. En 1623, une première chapelle est
érigée, dédiée à Notre-Dame-de-l'Île. Son chevet était au
sud. En 1634, sa dédicace changea au profit de saint Louis, roi
de France.
Devenue trop petite, on décida en 1652 de l'agrandir en empiétant
sur l'emplacement du marché et en changeant son orientation. Faute
d'argent, ce n'est qu'en 1656 qu'un contrat fut passé avec le maître
maçon Charles Thoizon pour les fondations du nouveau chœur
dont les plans avaient été dessinés par François le Vau (1613-1676),
frère de l'architecte de Versailles.
Après la mort de François le Vau, c'est Gabriel Le Duc qui prit
le relais. La construction subit du retard à la suite d'une tempête
qui détruisit la toiture en 1701 en faisant de nombreux blessés.
Pour financer les travaux, le roi autorisa une loterie et, le 2
février 1701, le cardinal de Noailles posa la première pierre de
la nef. L'édifice fut
consacré en 1726 après les nominations successives de deux autres
architectes. La coupole
était surmonée d'un campanile, détruit par la foudre en 1741. Un
modeste clocher le remplaça à l'extrémité nord-ouest.
À la Révolution, l'église est fermée en 1791. L'intérieur est pillé.
L'édifice sert de dépôt de livres. Le bâtiment est vendu comme bien
national en 1798, mais son acquéreur le rendra au culte.
Le pape Pie VII, venu à Paris
pour le sacre de Napoléon Ier, y célèbre la messe en 1805. En 1817,
la Ville de Paris
rachète l'église qui sera embellie au fil des décennies suivantes,
notamment avec des dorures à profusion, des peintures murales, des
sculptures en stuc et des vitraux.
Vers la fin du XIXe siècle, un nouvel élan est donné à la décoration
par l'abbé Napoléon Bossuet, arrière-petit-neveu de l'évêque de
Meaux et curé de la paroisse de 1864 à 1888. Érudit et mécène, le
prélat vendit sa bibliothèque pour acquérir certaines des œuvres
d'art que l'on voit aujourd'hui.
L'ensemble du décor de Saint-Louis-en-l'Île crée une atmosphère
d'une grande beauté, propice au recueillement. Si l'on y ajoute
les tableaux de maîtres exposés dans les chapelles, il faut compter
une bonne heure au visiteur pour goûter au charme sacré de cette
église et en admirer tous les chefs-d'œuvre artistiques.
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Vue d'ensemble de l'église Saint-Louis-en-l'Île depuis l'avant-nef. |
| ASPECT EXTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINT-LOUIS-EN-L'ÎLE |
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L'église et le clocher dans la rue Saint-Louis-en-l'Île.
Le clocher, dit polonais, est percé de jours circulaires
pour donner le moins possible de prises au vent. |

Porte d'entrée de l'église sur la rue Saint-Louis-en-l'Île.
Les putti de l'imposte sont protégés
des pigeons par un filet. |

Image de l'église aux siècles passés.

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La
porte d'entrée principale.
Elle donne dans la première chapelle du bas-côté nord.
Les vantaux en chêne ont été sculptés au XVIIe siècle.
Les fleurs de lys qui décoraient leur encadrement ont été
brisées à la Révolution. Sur l'imposte, les angelots soutenaient
les armes de la Maison de France, elles aussi brisées à la
Révolution.
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| ASPECT INTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINT-LOUIS-EN-L'ÎLE |
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Élévation nord de l'église Saint-Louis-en-l'Île.
Les vitraux du second niveau étant en verre blanc, l'église est très
lumineuse. |

Plan de l'église Saint-Louis-en-l'Île.
Longueur : 60 mètres, largeur : 30 mètres.
En noir : partie construite
au XVIIe siècle.
En hachuré : partie construite au XVIIIe siècle. |
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Architecture
intérieure.
L'église Saint-Louis-en-l'Île s'inscrit dans une rectangle
de 60 mètres sur 30 mètres. Respectant la règle traditionnelle,
son chœur est dirigé vers l'orient.
Après un étroit vestibule, elle présente une nef à trois travées,
flanquées d'un bas-côté simple et de chapelles. Le large transept,
non saillant, se poursuit par un chœur
à deux travées droites fermées par une abside aplatie. Comme
la nef, le chœur
s'étend sur deux bas-côtés nord et sud qui, en se rejoignant,
aboutissent à la chapelle
axiale dédiée à saint Louis.
L'arcature de l'édifice est en plein cintre. Les piles cruciformes,
ornées d'un pilastre corinthien cannelé, soutiennent un large
entablement dominé par une corniche saillante, qui
fait le tour de l'église.
La voûte est un berceau plein cintre dont les doubleaux sont
décorés de roses.
Chaque croisillon du transept se termine par une niche elliptique
qui accueille une chapelle, dédiée à la
Vierge au sud, à sainte
Geneviève au nord.
La coupole
au-dessus de la croisée du transept est une des beautés
de Saint-Louis-en-l'Île. Construite sur pendentifs, elle peut
rivaliser avec celle de l'église Saint-François-Xavier
dans le 7e arrondissement de Paris.
Les pendentifs sont ornés d'écussons entourés d'anges et dont
la clé est ornée des armes de France. Le tout est d'une très
belle facture baroque.
Cette architecture rappelle, en plus simple, celle de l'église
jésuite de Saint-Paul-Saint-Louis,
première église baroque érigée dans la capitale.
La décoration
de Saint-Louis-en-l'Île aurait été dessinée par Jean-Baptiste
de Champaigne (1631-1681), neveu de Philippe (du moins pour
la partie du XVIIe siècle). Ce décor aurait
ensuite été appliqué sur la nef et le
transept,
qui sont, quant à eux, du XVIIIe siècle.
La photo ci-dessus en donne un bon aperçu : pilastres
cannelés à chapiteaux corinthiens relevés de dorures, large
frise d'entablement à modillons et rosaces décorée de volutes
et de rinceaux dorés, reliefs en albâtre, emblèmes royaux,
angelots, sceptres et mains de justice, etc.
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| CHAPELLES DE L'AVANT-NEF
: FONTS BAPTISMAUX ET CALVAIRE |
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Chapelle des Fonts baptismaux
Cette chapelle présente une suite de huit panneaux illustrant
des scènes
de la vie du Christ attribués à l'École allemande du XVIe siècle. |

Le Baptême du Christ
Jacques Stella (1596-1657), 1645. |

Chemin de croix, station VIII : Jésus console les filles
de Jérusalem. |
Le chemin de croix,
en terre cuite peinte et dorée,
est l'œuvre de Jean Bernard Duseigneur (1808-1866). |
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Chapelle du Calvaire
Le Christ en croix est en stuc polychrome du XVIIe siècle.
Il est attribué à Jacques Sarrazin (1592-1660).
«««--- Crucifixion
Albâtre, Angleterre, XVIe siècle. |
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Jésus guérissant un aveugle
École allemande du XVIe siècle.
Chapelle des Fonts baptismaux. |

La Circoncision
École allemande du XVIe siècle.
Chapelle des Fonts baptismaux. |
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Entrée du Christ à Jérusalem et les Adieux du Christ
École allemande du XVIe siècle.
Chapelle des Fonts baptismaux. |
| CHAPELLE DU SACRÉ-CŒUR
DE JÉSUS |
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Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus
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Dormition de la Vierge
Bois polychrome, Flandres, vers 1500.
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus. |

Apparition du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie Alacoque
Jules-Joseph Dauban (1822-1908)
Tableau daté de 1875.
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus. |
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Décoration
des chapelles de l'église Saint-Louis-en-l'Île.
La plupart des chapelles latérales et absidiales comprennent,
dans leur partie inférieure, une suite de boiseries enrichie
d'une statue centrale en bois et de panneaux peints.
Cette suite est parfois accompagnée d'un autel, de céramiques
(Italie, Nevers,
Limoges, etc.) ou de petites sculptures.
Dans leur partie supérieure, ces chapelles présentent des
tableaux de différentes époques, mais essentiellement du XIXe
siècle.
Dans la chapelle
du Sacré-Cœur de Jésus, la statue centrale
du Sacré-Cœur
est due à Denis-Ferdinand Py (1887-1949). Elle est
entourée de quatre panneaux peints de l'école italienne des
XIVe et XVe siècles qui représentent : un
saint couronné, saint Jérôme, saint
François d'Assise et sainte
Claire d'Assise.
À droite, au-dessous du tableau, le haut-relief en
bois polychrome illustre la Dormition
de la Vierge (Flandres, vers 1500).
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Marie-Madeleine dans Le Centurion perce le côté du Christ,
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Le Centurion perce le côté du Christ
Jules-Joseph Dauban (1822-1908).
Tableau daté de 1872.
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus. |

Statue du Sacré-Cœur, 1931, détail.
Bois polychrome de Denis Ferdinand Py (1887-1949). |

Le Centurion perce le côté du Christ, détail.
Jules-Joseph Dauban (1822-1908)
Bien que remplis de tristesse, les visages de la Vierge et de saint
Jean sont peints avec une certaine rudesse. |

Dévotion de la France au Sacré-Cœur
Vitrail de l'Ancienne Maison Coffetier et Champigneulle fils,
Paris, 1893.
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus. |

Un saint couronné
(saint Vittorino ?)
École italienne du XVIe siècle. |

Sainte Claire d'Assise
École italienne du XVIe siècle. |

Saint François d'Assise
École italienne du XVIe siècle. |
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Chapelle de la Communion
C'est la seule chapelle saillante de l'église. L'espace a été
gagné sur un ancien charnier. |

Les Pèlerins d'Emmaüs
Charles Coypel (1694-1752).
Tableau daté de 1746.
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La Nativité, détail.
Jean-Charles Perrin (1754-1831).
«««--- La Résurrection
Pierre Peyron (1744–1814).
Tableau daté de 1784. |
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| CHAPELLE DES ÂMES
DU PURGATOIRE |
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Chapelle des Âmes du Purgatoire
Elle présente un Christ gisant, œuvre d'Antoine Olive (XIXe siècle)
et un vitrail de la Résurrection d'Alfred Gérente (1866).
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Le Saint Sacrifice de la messe pour le
soulagement et la délivrance des âmes du Purgatoire
Eugène Maison (1814-1879).
Tableau daté de 1865 et exposé au Salon en 1866. |

Gisant du Christ.
Antoine Olive, XIXe siècle. |

La Résurrection
Atelier Alfred Gérente, 1866. |
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La nef, le bras nord du transept et le chœur.
La chapelle Saint-Joseph est à l'extrême-gauche. |
| CHAPELLE SAINT-JOSEPH-SAINT-LOUIS
DE GONZAGUE |
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Au centre, la statue moderne de saint Joseph est entourée de
quatre panneaux peints de l'École italienne du XVIe siècle.
Chapelle Saint-Joseph-Saint-Louis-de-Gonzague. |

Le repas d'Emmaüs
École du Titien, XVIe siècle.
Chapelle Saint-Joseph-Saint-Louis-de-Gonzague. |
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| LES CHAPELLES
DU TRANSEPT |
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Le bras nord du transept avec la chaire à prêcher et la chapelle Sainte-Geneviève. |

Sainte Geneviève
Statue en stuc de François Ladatte (1706-1787).
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Sainte Geneviève, détail.
Statue en stuc de François Ladatte (1706-1787). |

Le bras nord du transept et la chapelle Sainte-Geneviève.

Les bras du transept sont
surmontés d'une arcade en plein
cintre avec entablement et fenêtre en verre blanc. |
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Chapelle de la Vierge
Bras sud du transept. |

Vierge à l'Enfant, détail.
François Ladatte (1706-1787).

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Les
deux statues du transept.
Dans le transept, les statues de la Vierge à l'Enfant
et de sainte Geneviève sont du sculpteur François
Ladatte (1706-1787).
La statue de la Vierge à l'Enfant a été exposée au Salon en
1741.
Transformée en déesse de la Liberté à la Révolution,
elle a été épargnée par le vandalisme.
La statue de sainte Geneviève, transformée en déesse de la
Raison, a aussi pu être sauvée.
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La voûte de la croisée repose sur quatre pendentifs ornés
d'anges présentant les instruments de la Passion.

Pendentif de la voûte. ---»»»
Des angelots présentent les instruments de la Passion.
Les pendentifs sont accrochés à des têtes de lion. |
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Pendentif de la voûte.
Des angelots présentent les instruments de la Passion.
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La coupole est ornée, à sa clef, des armes de France
entourées du collier de l'ordre du Saint-Esprit. |
.
Clef de la coupole : le collier de l'Ordre du Saint-Esprit entoure
les armes de France. |
| LE CHŒUR DE L'ÉGLISE
SAINT-LOUIS-EN-L'ÎLE |
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Le chœur de l'église Saint-Louis-en-l'Île est de style baroque. |

Vue d'ensemble du chœur et de son décor baroque.
La Gloire en bois doré, plaquée sur l'entablement, est ornée du triangle
de la Trinité. |
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Le
chœur de l'église Saint-Louis-en-L'Île.
Dans cet univers baroque cantonné de pilastres corinthiens,
les statues de saint Pierre et de saint Paul autour
du maître-autel sont l'œuvre du sculpteur Théophile
Bra (1797-1863). Datées de 1823, elles sont en plâtre
badigeonné.
Le sommet de l'arcade centrale est encadré par deux
tondos réalisés par Alexandre Debelle (1805-1897).
Datés de 1845, ils représentent Élie
et Moïse.
Partie droite de la photo ci-dessus, on voit la chapelle
Saint-Vincent-de-Paul et ses tableaux. En haut, un tableau
de Philippe-Auguste Jeanron (1810-1877) : Saint Vincent
de Paul dans la Gloire éternelle.
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L'élévation du chœur et sa peinture baroque. |
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Saint Pierre
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Saint Paul |
Statues de Théophile
Bra (1797-1863).
Plâtre badigeonné, 1823. |
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Le lutrin du chœur.
XVIIIe siècle ? |

Le prophète Élie dans un tondo entourant l'arcade axiale.
Alexandre Debelle (1805-1897). |
«««--- La Crucifixion
Ce vitrail axial dans l'abside a été réalisé en 1843 sur
un carton de Jean-Louis Bézard. |
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Le maître-autel en marbre blanc et gris rappelle la visite du
pape Pie VII en 1805.
À l'arrière-plan, le vitrail et les anges qui
le surmontent appartiennent à la chapelle
Saint-Louis. |
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La croisée du transept, l'entrée du chœur et le déambulatoire sud. |
| LES CHAPELLES
DU DÉAMBULATOIRE |
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Le chœur et l'entrée dans le déambulatoire sud.
La Manne au désert
---»»»
Charles Bonnegrâce (1808-1882).
Tableau de 1864. |
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| CHAPELLE SAINTE-MARIE-MADELEINE |
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Chapelle Sainte-Marie-Madeleine
Au centre, lle monument à l'abbé Bossuet, bienfaiteur de l'église.
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Noli me tangere
d'après un tableau perdu de Carl van Loo de 1735.

«««--- Marie-Madeleine
au désert
Charles Lefèvre (1810-1877). |
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Sainte Marie-Madeleine essuyant les pieds de Jésus
Charles Lefèvre (1810-1877).
Tableau de 1862. |

Sainte Marie-Madeleine enlevée au ciel
Charles Lefèvre (1810-1877).
Tableau de 1862. |
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Suite de chapelles dans le déambulatoire sud avec leurs œuvres artistiques.
De gauche à droite : chapelle Sainte-Thérèse
d'Avila, chapelle Saint-Vincent de Paul, chapelle Sainte-Marie-Madeleine.
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La Prédication du Christ
Camille Chazal (1825-1875), 1863. |
| AUTRES CHAPELLES
DU DÉAMBULATOIRE ET LEURS ŒUVRES ARTISTIQUES |
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L'Adoration des mages
Majolique de Castelli, Italie XVIIIe siècle.
Chapelle Sainte-Térèse d'Avila. |

La Dernière communion de saint Louis
Ary Scheffer, 1823. |

Jésus bénissant les enfants
Charles Émile Lecomte Vernet (1821-1900). |
La Mort chrétienne
---»»»
Eugène Maison (1814-1879), 1865. |
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Jésus parmi les Docteurs de la Loi
Charles Émile Lecomte Vernet (1821-1900). |

L'Adoration des bergers
Majolique de Castelli, Italie XVIIIe siècle,
Chapelle Sainte-Thérèse d'Avila. |
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Chapelle Saint-François d'Assise |

Sainte Isabelle de France, sœur de saint Louis
Vitrail de l'atelier Joseph Vigné, 1842.
Carton de Pierre Jollivet. |
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Saint François d'Assise. |

Saint Louis, détail.
Grès émaillé réalisé par le céramiste
Louis Müller en 1897
d'après une terre cuite
d'André-Joseph Allar (1845-1926). |

Sainte Isabelle de France, détail. |
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Blanche de Castille, mère de saint Louis
Vitrail de l'atelier Joseph Vigné, 1842.
Carton de Pierre Jollivet. |

Chapelle Sainte-Isabelle de France
Isabelle, sœur de saint Louis, est la fondatrice de l'abbaye
de Longchamp. |
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Les boiseries et les statues de la chapelle Sainte-Isabelle de France. |
| LA CHAPELLE AXIALE
SAINT-LOUIS |
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Chapelle axiale Saint-Louis
Elle est en très légère saillie sur la rue Poulletier. |

Saint Louis entouré de médaillons relatant des épisodes
de sa vie
Vitrail de l'atelier Joseph Vigné, 1842.
Carton de Pierre Jollivet. |
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| L'orgue de tribune (facteur
Aubertin) et le buffet datent de 2005. ---»»» |

Sculpture en stuc sous le positif dorsal.
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L'orgue
de tribune.
De l'orgue du XVIIe siècle de Saint-Louis-en-l'Île, il ne
reste rien.
En 1744, il est remplacé par un instrument réalisé par le
facteur Lesclop.
Nous savons, par un dessin conservé à la Bibliothèque nationale,
que le buffet d'architecture rocaille, sculpté par Lechien
et Marchandon, était magnifique.
L'orgue de tribune sera détruit à la Révolution, notamment
pour récupérer le plomb des tuyaux.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, un instrument plus
modeste, du facteur Merklin, est installé sur la tribune.
Il est remplacé en 1923 par un nouvel orgue qui conserve néanmoins
le buffet déjà en place. Réalisé par Charles
Mutin, celui-ci est malheureusement de qualité médiocre et
sera mal entretenu. Pour les offices, on utilisera plutôt
l'orgue de chœur installé dans les années 1960.
Enfin, en 2005, le facteur Bernard Aubertin réalisera l'orgue
actuel.
C'est un orgue «à l'allemande» de type Bach, financé par la
Ville de Paris.
L'instrument de 51 jeux, cette fois de grande qualité, est
installé dans un buffet de chêne et de châtaigner. Les statues
des anges souffleurs sur les tourelles viennent de l'ancien
buffet.
Source : «Saint-Louis-en-l'Île»,
édité par lelivredart, ouvrage disponible dans l'église.
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La nef et l'orgue de tribune vus du chœur. |
Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», éditions Letouzey et
Ané, 1936
+ «Saint-Louis-en-l'Île», éditions lelivredart. |
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