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Page créée en déc. 2018
 «Saint Michel dédiant ses armes à la Vierge» des frères Le Nain, détail

L'église Saint-Pierre de Nevers est du XVIIe siècle. C'est une réussite architecturale qui présente un grand intérêt pour les historiens passionnés par les constructions des Jésuites français. Sa belle harmonie est à la fois intérieure et extérieure. Même si l'édifice n'est pas très grand, il fait partie intégrante des richesses de la ville et mérite une visite. Ses voûtes du XVIIe siècle, entièrement peintes, demandent plus qu'un simple coup d'œil.
Dans les années 1520, la ville de Nevers possédait un collège pourvu d'une petite chapelle. En 1572, le duc de Nevers, Ludovic de Gonzague, et son épouse Henriette de Clèves rachètent l'établissement et le cèdent aux Jésuites l'année suivante. La chapelle du collège n'est alors qu'un bâtiment rectangulaire, très modeste qui n'est d'ailleurs totalement achevé qu'en 1604. En 1594, Jean Châtel, ancien élève des Jésuites de Paris, porte un coup de dague sur Henri IV. Si Châtel est condamné à être écartelé en place de grève, les Jésuites sont jugés responsables de l'endoctrinement de l'assassin : les Pères sont bannis, voire persécutés. Heureusement pour eux, à Nevers, ils sont protégés par le duc Charles de Gonzague et reviennent dans le duché dès 1606. L'année suivante, la ville leur rend toutes leurs possessions et s'engage même à agrandir leurs constructions. En 1608, elle achète cinq maisons pour agrandir l'église de leur collège.
La première pierre du nouvel édifice est posée en 1612. Malgré des fonds spéciaux votés par la ville en 1619, la construction (selon un plan en croix grecque à absides polygonales) n'avance pas car, en 1624, l'ancienne chapelle est toujours en service. En 1628, on travaille à la charpente ; en 1634, le gros œuvre est enfin terminé, vingt-deux ans après la pose de la première pierre. Les Pères Jésuites reçoivent un nouveau subside en 1641 pour l'achèvement de l'église. Enfin, en 1653, un nouveau plan concrétise les dernières étapes : l'ancienne chapelle a disparu ; l'entrée est prévue avec une façade, rompant ainsi la symétrie des absides polygonales ; les chapelles d'angle, un temps supprimées sur un précédent plan, réapparaissent. En 1676, la façade est terminée.
En 1762, la Compagnie de Jésus est supprimée en France. Les Jésuites quittent Nevers, mais le collège est maintenu. Loin de péricliter, la chapelle va voir son rôle accru. En effet, en 1771, l'église paroissiale s'effondre en partie. L'évêché transfère alors le culte dans l'ancienne chapelle des Jésuites. Bientôt, baptêmes et enterrements y sont célébrés : l'édifice est quasiment devenu église paroissiale. En 1801, il sera rendu au culte catholique.

 «Présentation de Jésus au temple» de Jacques de Lestin, détail
Vue d'ensemble de l'église Saint–Pierre
Vue d'ensemble de l'église Saint-Pierre.
L'église est en croix grecque : la «nef» est en fait l'entrée et on se retrouve presque immédiatement sous la coupole centrale.
La façade occidentale de l'église
La façade occidentale de l'église.
Elle superpose l'ordre dorique, en bas, à l'ordre ionique, en haut.
Elle a été achevée en 1676.
Les décorations au centre de la façade
Les décorations au centre de la façade.
Pot à feu sur la façade
Pot à feu sur la façade.
Trois métopes illustrant les instruments de la Passion et le calice recueillant le sang du Christ
Trois métopes illustrant les instruments de la Passion et le calice recueillant le sang du Christ
dans l'entablement qui surmonte les piliers d'ordre dorique.
La porte centrale et son fronton triangulaire
La porte centrale et son fronton triangulaire.
Statue de Marie-Madeleine dans une niche de la façade
Statue de Marie-Madeleine dans une niche de la façade.
Elle tient à la main une petite fiole à onguents.
Une autre est suspendue à sa tunique.
le chevet de l'église
Le chevet de l'église.
Bas-relief sur un vantail de la porte
Bas-relief sur un vantail de la porte.
Le cadran solaire et le clocher sur le côté sud
Le cadran solaire et le clocher sur le côté sud.
À l'origine, une lanterne avait été prévue au-dessus
de la croisée. Elle ne fut jamais construite.
La croix grecque est bien visible sur cette vue depuis l'est
La croix grecque est bien visible sur cette photo prise depuis l'est.
Les aisselles, pourvues de chapelles, étoffent l'édifice.

Architecture. L'église Saint-Pierre est en croix grecque. Les bras sont assez courts. À peine entré, on se retrouve dans la croisée du transept. La symétrie n'est pas parfaite : trois bras se terminent par une abside polygonale, mais l'entrée possède une façade. En revanche, la jonction des bras est partout coiffée d'une aisselle qui accueille chacune un autel.
La croix grecque est peu fréquente en France et rare chez les Jésuites. D'où l'importance architecturale de cet édifice. Le plan a été conçu, au tout début du XVIIe siècle, par le Père Martellange selon une idée du Révérend Père Baltazar, tous deux membres de la Compagnie de Jésus. Le Père Baltazar, quand il était recteur à Avignon, y érigea le noviciat de 1596 à 1601. Et cet établissement possède une église à plan central et en croix grecque. L'historien Pierre Moisy nous apprend aussi que le Père Martellange, à ses débuts, était employé à Avignon de 1590 à 1601 : «il a donc vu s'élever ce monument exceptionnel sous la direction du recteur qui a eu plus tard l'idée de l'église de Nevers».
Cependant la source d'inspiration suivit son petit chemin : le plan du collège de Nevers a lui-même servi de modèle pour la chapelle du collège des Jésuites de Rouen (plan qui repassa ensuite en croix latine). Il faut croire que la croix grecque était une idée répandue chez certains jésuites bâtisseurs puisqu'un collaborateur de Martellange, le père Turmel, s'inspira, en 1633, des plans de Nevers pour établir un projet pour l'église du collège de Quimper, projet qui ne fut d'ailleurs pas suivi.
On ne peut attribuer le dessin de la façade de Saint-Pierre au père Martellange : il mourut en 1641 et l'on sait que la façade fut achevée en 1676. L'historien Pierre Moisy la rattache à «un groupe du terroir du Bourbonnais et du Nivernais».
Source : Congrès archéologique de France, 125e session, 1967, Nivernais, article sur l'église Saint-Pierre par Pierre Moisy.

LA NEF, LES CROISILLONS ET LES CHAPELLES
Le transept et le chœur de l'église Saint-Pierre
Le transept et le chœur de l'église Saint-Pierre.
Aucun espace n'est perdu : les croisillons et les aisselles sont couverts d'autels et de statues.
L'allée centrale
L'allée centrale est couverte d'une mosaïque en émaux de Briare.
L'autel Saint–Joseph (aisselle de droite) et ses ex–voto
L'autel Saint-Joseph, dans une aisselle de droite, et ses ex-voto.
L'autel de Notre-Dame du Perpétuel Secours
L'autel de Notre-Dame du Perpétuel Secours
avec ses nombreux ex-voto.
Jeune femme couronnée dans le tableau de droite
La jeune femme couronnée dans le tableau de droite.
Le Baptistère
Le Baptistère.
Les statues du Christ et de saint Jean-Baptiste
relèvent de l'art sulpicien.
«Tu es Petrus», peut–on lire dans l'allée centrale devant le chœur
«Tu es Petrus» peut-on lire dans l'allée centrale devant le chœur.
Le Pélican, détail d'un vitrail moderne
Le Pélican, détail d'un vitrail moderne.
Le bras de la croix grecque par lequel on rentre dans l'église
Le bras de la croix grecque par lequel on rentre dans l'église.
Tableau du XVIIe siècle, peut–être inspiré par Samuel ou le Livre des Rois
Tableau du XVIIe siècle, peut-être inspiré par Samuel ou le Livre des Rois.
Vitrail moderne
Vitrail moderne illustrant des symboles liturgiques.
Vitrail moderne
Les poissons de la liturgie.

Le tableau ci-dessus est assez mystérieux. Qu'illustre-t-il ? Pierre Moisy, pour le Congrès archéologique de France, en 1967, se contente d'écrire que la scène est peut-être inspirée par Samuel ou le Livre des Rois. Prenons la peine de la commenter davantage. Le jeune homme assis pourrait faire penser au roi David devant lequel s'inclinent des notables et d'autres rois qui reconnaissent ainsi sa prééminence. De la main droite, il brandit un sceptre qui se termine par une fleur de lys. Dans la main gauche, il tient l'extrémité d'une chaîne qui lie les poignets du personnage agenouillé au premier plan. D'autre part, qui est la jeune femme à sa droite? Elle porte une couronne (est-ce une reine?) et tient un jeune enfant par la main, tandis que d'autres la suivent.
En grossissant l'image, on peut lire les quatre sentences qui sont inscrites sur le tableau.
A côté du sceptre est inscrit à l'envers : SINITE PARVULOS VENIRE AD ME - JUGUM MEUM SUAVE (Laissez venir à moi les petits enfants - Mon fardeau est doux).
Sur les marches qui conduisent au trône, on peut lire (à l'endroit cette fois-ci) : VENITE AD ME OMNES QUI LABORATIS ET EGO REFICIAM VOS (Venez à moi vous tous qui peinez et moi, je vous soulagerai). Le tableau n'est-il qu'une illustration savante de ces sentences fort connues de la Bible?

Vue d'ensemble du transept avec le croisillon gauche et l'autel de la Vierge
Vue d'ensemble du transept avec le croisillon gauche et son autel de la Vierge.
«Présentation de Jésus au temple» de Jacques de Lestin
«Présentation de Jésus au temple» de Jacques de Létin (1597-1661).
L'autel de la Vierge dans le croisillon gauche
L'autel de la Vierge dans le croisillon gauche.

Jacques de Létin (1597-1661). Le style de ce peintre troyen, encore peu connu, du XVIIe siècle correspond à celui de l'école de Simon Vouet. On pourra regarder, dans ce site, un autre tableau de cet artiste à l'église Sainte-Madeleine de Troyes : «Jésus chez Marthe et Marie».

L'autel Saint-Joseph dans le croisillon droit
L'autel Saint-Joseph et son retable baroque dans le croisillon droit.
Le croisillon droit est orienté au sud-ouest.
Détail d'un vitrail moderne : les dés des soldats au pied de la croix
Détail d'un vitrail moderne : les dés des soldats.
Détail d'un vitrail moderne : les Instruments de la Passion
Les Instruments de la Passion.
L'autel Saint-Joseph et la décoration baroque de son retable
L'autel Saint-Joseph et la décoration baroque de son retable.
Vue d'ensemble du chœur et du croisillon droit
Vue d'ensemble du chœur et du croisillon droit.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-PIERRE
Vue d'ensemble du chœur de l'église Saint-Pierre
Vue d'ensemble du chœur de l'église Saint-Pierre.
La magnificence de la table de communion, au premier plan, est encore rehaussée
par des bas-reliefs représentant la Vierge, saint Joseph et les quatre évangélistes.

Le retable du chœur. L'article de Pierre Moisy pour le Congrès archéologique de France, en 1967, parle d'un retable de l'église Saint-Pierre qui provient de l'église des Minimes et qui a été attribué à Saint-Pierre à la suite du Concordat de 1802. Après des recherches, l'auteur indique qu'il est possible de l'attribuer «aux travaux de deux sculpteurs-marbriers, Antoine Warin et Jean Guyot, qui apparaissent à Nevers en 1612 et font contrat en 1614.» Bien qu'il y ait trois retables dans l'église, il est très vraisemblable que ces précisions s'appliquent au retable du chœur (l'attribution n'est pas mentionnée dans le texte).

Saint Luc et son taureau.
Saint Luc et son taureau.
La Vierge et l'Enfant.
La Vierge et l'Enfant.
Saint Jean et son aigle.
Saint Jean et son aigle.
TROIS DES SIX BAS-RELIEFS DE LA TABLE DE COMMUNION
Statue de saint Pierre sur le retable
Statue de saint Pierre (?) sur le retable.

Saint Michel dédiant ses armes à la Vierge. À l'origine, ce tableau se trouvait à la cathédrale Notre-Dame de Paris. En 1793, il est retiré et envoyé à ce que la note d'information dans l'église appelle le «Museum central» (il doit s'agir du couvent des Petits-Augustins géré par Alexandre Lenoir, futur responsable, en 1795, du musée des monuments français). Après le Condordat, l'église du collège des Jésuites de Nevers rouvre et devient l'église paroissiale Saint-Pierre. Le chapitre profite alors de la volonté du premier Consul de redistribuer aux églises les œuvres d'art confisquées durant la Révolution : en 1812, l'église Saint-Pierre se voit attribuer le grand tableau des frères Le Nain pour son retable majeur.
Ce tableau à thème religieux est resté longtemps oublié : les frères Le Nain étaient classés comme peintres de scènes paysannes. On doit sa redécouverte à l'historien d'art Jacques Thuillier, en 1957. Celui-ci data l'œuvre de la fin des années 1630, la fit classer au titre des Monuments historiques et en fit décider sa restauration. Les trois frères Le Nain restent réputés pour la richesse expressive des figures humaines de leurs toiles, la plupart du temps celles de paysans. Au XXe siècle, les critiques d'art ont mis en lumière que ces artistes ne reniaient nullement leurs griffes picturales quand ils s'attaquaient à la peinture religieuse. Le tableau du saint Michel en est un exemple et l'on connaît des trois frères deux autres grandes compositions pour la cathédrale Notre-Dame de Paris. Selon un critique d'art, Marie-Thérèse de Roodenbeke, la commande de cette toile pourrait venir de l'entourage de Louis XIII et célébrerait la victoire de Leucate contre les Espagnols. Fait remarquable de la toile : la Vierge est peinte avec un sein dénudé.
Source : panneau explicatif dans l'église Saint-Pierre.

«Saint Michel dédiant ses armes à la Vierge», XVIIe siècle
«Saint Michel dédiant ses armes à la Vierge», XVIIe siècle.
Tableau des frères Le Nain dans le retable du chœur.
Statue de saint Pierre sur le retable
La Vierge dans le tableau des frères Lenain.
LA VOÛTE DU CHŒUR
Le chœur et sa voûte peinte créent une très belle  atmosphère baroque du XVIIe siècle.
Le chœur et sa voûte peinte créent une très belle atmosphère baroque du XVIIe siècle.
L'Ascension, détail de la voûte du chœur, XVIIe siècle
Le Ravissement de saint Pierre (ou l'Ascension), détail de la voûte du chœur, fin du XVIIe siècle.

Les peintures des voûtes. Au début du XVIIe siècle, le duché de Nevers est la possession de la famille des Gonzague. En 1659, il est vendu à Mazarin. À la mort du cardinal, en 1661, son neveu, Philippe-Julien Mazarini-Mancini en hérite. Cette famille va conserver le duché jusqu'à la Révolution. Le duc Philippe-Julien va inviter le peintre italien Giovanni Gherardini (1655-1723) à venir travailler pour lui à Nevers.
L'artiste peint les voûtes de l'église du collège des Jésuites. Il travaillera aussi à la maison professe des Jésuites, à Paris, puis ira en Chine, toujours missionné par les Jésuites, où il séjournera de 1698 à 1703.
En 1685, Gherardini s'engage auprès de l'architecte de l'église à peindre la coupole et la voûte d'une chapelle. La peinture de la coupole a probablement été terminée en 1688 puisqu'on y voit un religieux (qui doit être saint Ignace de Loyola) tenir un document où cette date est indiquée en gros chiffres. Il faut croire que le contrat le chargeait aussi de peindre les autres voûtes puisque, à partir de 1689, il est assisté de son compatriote Battista Sabadini - qui toutefois ne peint pas les figures.
La coupole représente les saints, les saintes et les grandes figures de l'Ancien Testament, disposés en cercle autour de la Trinité. La peinture étant un peu dégradée, seul le Christ, parmi la Trinité, est vraiment visible dans une nuée. La Vierge Marie, toute proche, «termine» son Assomption. Au sein des personnages, on aperçoit clairement saint Pierre, sainte Cécile, le roi David, Moïse, saint Laurent, saint Sébastien, etc. Le visiteur pourra aussi porter son attention sur les quatre pendentifs de cette coupole où sont dessinés les évangélistes. Cette page en donne trois, plus bas.
On trouve dans la littérature que la voûte du chœur illustre l'Ascension du Christ. C'est d'ailleurs ce que semblerait confirmer le texte du phylactère «Ascendit super ones cœlos» tenu par l'ange au-dessous du personnage qui s'élève. Mais on peut penser plus justement qu'il s'agit d'un Ravissement de saint Pierre : d'une part le visage est celui d'un vieil homme, de plus il est barbu ; et sur la robe rouge figure un insigne qui ressemble fortement à un coq, attribut traditionnel de l'apôtre. Voir photos ci-contre.
Les voûtes des croisillons accueillent une Assomption et le Ravissement de saint Ignace de Loyola (ou de saint François-Xavier). Coupole, chœur et croisillons offrent une décoration homogène.
La voûte de l'entrée - le Ravissement de saint Pierre - a été peinte au XIXe siècle, sans doute à l'occasion des travaux qu'on y réalisa en 1827. Cette voûte est enrichie, à sa base, de quatre médaillons, peints dans le style du XVIIe siècle, illustrant la vie de l'apôtre.
Les peintures de l'église ont souffert du bombardement malheureux du 16 juillet 1944 (l'aviation anglaise visait un centre ferroviaire situé à huit kilomètres !) et ont dû être restaurées dans les années 1950.
L'historien Pierre Moisy précise que, à la suite des restaurations du XIXe siècle, «on a pu constater que ces peintures n'étaient pas de vraies fresques ; (...) les premiers fonds d'architecture sont traités de cette manière, puis pour le reste un tracé est dessiné en creux, que le peintre suivra, plus ou moins fidèlement, dans sa technique à la détrempe.»
Source : Congrès archéologique de France, 125e session, 1967, Nivernais, article sur l'église Saint-Pierre par Pierre Moisy.

Visage de saint Pierre
Ascension ou Ravissement de saint Pierre ?
Cette tête correspond plus à celle d'un homme âgé
et barbu qu'à la tête traditionnelle du Christ.
Un coq sur la tunique de l'apôtre
Le profil d'un coq qui déploie son aile se dessine nettement
dans cet insigne sur la tunique de l'apôtre.
La voûte du chœur : le Ravissement de saint Pierre
La voûte du chœur : le Ravissement de saint Pierre (ou l'Ascension) est entouré par une exubérance baroque en trompe-l'œil (fin du XVIIe siècle).
LA COUPOLE CENTRALE, XVIIe siècle
La coupole sur pendentifs et leurs peintures du XVIIe siècle
La coupole sur pendentifs et ses peintures de la fin du XVIIe siècle.
La peinture de la coupole illustre les saints et les personnages de l'Ancien Testament rassemblés en cercle autour de la Trinité et de la Vierge.
Les pendentifs sont ornés des peintures des quatre Évangélistes.
Détail de la coupole : sainte Cécile, saint Ignace de Loyola  (?), saint Sébastien, Moïse et le roi David (avec son luth)
Détail de la coupole : sainte Cécile, saint Ignace de Loyola (?), saint Sébastien, Moïse et
le roi David (avec sa lyre) sont tournés vers la Trinité et la Vierge (XVIIe siècle).
Le parchemin de saint Ignace porte la date «1688» (achèvement de la peinture de la coupole?)
Saint Ignace de Loyola (?)
Saint Ignace de Loyola (?)
Fondateur de l'ordre des Jésuites au XVIe siècle.
Saint Sébastien percé par une flèche de son martyre
Saint Sébastien percé par une flèche de son martyre.
Détail de la coupole : le roi David et sa lyre, saint Pierre ; à  l'extrême-droite, saint Laurent et son gril (XVIIe siècle)
Détail de la coupole : le roi David et sa lyre, saint Pierre ; à l'extrême-droite, saint Laurent et son gril (fin du XVIIe siècle).
Partie centrale de la coupole : le Christ et la Vierge
Partie centrale de la coupole : le Christ (la partie la mieux conservée de la Trinité) et la Vierge.
Le Christ est représenté dans la nuée tandis que la Vierge s'approche de lui lors de son Assomption (XVIIe siècle).
LES PENDENTIFS DE LA COUPOLE, XVIIe siècle
Saint Jean et son aigle
Saint Jean et l'aigle.
Saint Matthieu et l'ange
Saint Matthieu et l'ange.
Saint Marc et son lion
Saint Marc et son lion.
LA VOÛTE DES CROISILLONS : L'ASSOMPTION ET LE RAVISSEMENT DE SAINT IGNACE
L'Assomption de la Vierge sur la voûte du croisillon gauche
L'Assomption de la Vierge sur la voûte du croisillon gauche.
L'Assomption, détail de la voûte du croisillon gauche
L'Assomption, détail de la voûte du croisillon gauche : la Vierge écrase le Malin.
Le Ravissement de saint Ignace, détail de la voûte du croisillon droit
Le Ravissement de saint Ignace, détail de la voûte du croisillon droit.
Le Ravissement de saint Ignace de Loyola, fondateur de l'ordre des Jésuites, sur la voûte du croisillon droit
Le Ravissement de saint Ignace de Loyola, fondateur de l'ordre des Jésuites, sur la voûte du croisillon droit.
Médaillon central dans la peinture du croisillon droit : est–ce l'ordination d'Ignace et de ses compagnons à Venise en 1537 
Médaillon central dans la peinture du croisillon droit : est-ce la réception de la bulle
Regimini militantis ecclesiæ des mains du pape Paul III en septembre 1540 ?

Que représente le médaillon ci-contre?
Il est situé au centre du décor baroque qui accompagne le Ravissement de saint Ignace de Loyola. Trois scènes sont possibles.
1) Ignace et ses compagnons sont ordonnés prêtres à Venise, en juin 1537 ;
2) La réception d'Ignace et de ses compagnons à Rome en novembre 1538 par le pape Paul III. Ils viennent offrir leurs personnes au pape et à l'Église ;
3) L'hypothèse la plus probable : Ignace de Loyola reçoit la bulle Regimini militantis ecclesiæ des mains du pape Paul III en septembre 1540. Le pape approuve ainsi les statuts de la société de Jésus.

Anges musiciens dans le Ravissement de saint Ignace
Anges musiciens dans le Ravissement de saint Ignace.
LA VOÛTE DE L'ENTRÉE, XIXe SIÈCLE
La peinture de la voûte du bras au–dessus de l'entrée date du XIXe siècle
Contrairement à toutes les autres, la peinture de la voûte du bras au-dessus de l'entrée est du XIXe siècle (peut-être de 1827).
Peinture de la voûte de l'entrée : le Ravissement de saint Pierre
Peinture de la voûte de l'entrée : le Ravissement de saint Pierre.
À DROITE ---»»»
Peinture de la voûte de l'entrée : le médaillon illustre l'appel de Pierre.

Les médaillons (et les anges qui les tiennent) ont été peints au XIXe siècle (vers 1827?)
en pastichant les médaillons visibles dans les trois autres voûtes
qui sont, quant à eux, du XVIIe siècle.
Peinture de la voûte de l'entrée : le Ravissement de saint Pierre, détail
Peinture de la voûte de l'entrée : le Ravissement de saint Pierre, détail (XIXe siècle).
Peinture de la voûte de l'entrée : le médaillon illustre l'appel de Pierre, XVIIe siècle
Peinture de la voûte de l'entrée : les deux médaillons de droite
Peinture de la voûte de l'entrée : les deux médaillons et l'architecture qui les sépare sont du XIXe siècle.
Médaillon dans la voûte de l'entrée : Jésus, parmi ses apôtres,
Médaillon dans la voûte de l'entrée : Jésus, parmi ses apôtres,
donne les clés du Royaume à Pierre, (XIXe siècle).
VUES DIVERSES DES VOÛTES
La coupole centrale, la voûte de l'entrée (qui est du XIXe siècle) et la voûte du croisillon gauche
La coupole centrale, la voûte de l'entrée (qui est du XIXe siècle) et la voûte du croisillon gauche.
Les voûtes de l'entrée, de la coupole et du chœur
Les voûtes de l'entrée, de la coupole et du chœur.
L'élévation droite et les peintures des voûtes.
L'élévation droite et les peintures des voûtes.
L'ensemble est centré sur l'évangéliste saint Matthieu dans le pendentif de la coupole.
Vue d'ensemble du chœur et de la coupole, XVIIe siècle
Vue d'ensemble du chœur et de la coupole, XVIIe siècle.
Vue d'ensemble du croisillon gauche (autel de la Vierge) et de la coupole
Vue d'ensemble du croisillon gauche (autel de la Vierge) et de la coupole.
- XVIIe siècle -
Le bras d'entrée de la croix grecque avec l'orgue de tribune
Le bras d'entrée de la croix grecque avec l'orgue de tribune.
Vitrail moderne
Vitrail moderne.

Documentation : Congrès archéologique de France, 125e session, 1967, Nivernais, article sur l'église Saint-Pierre par Pierre Moisy
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