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Page créée en nov. 2011
Le roi David dans le vitrail de l'Arbre de

La construction de l'église Sainte-Madeleine a commencé au XIIe siècle. C'est la plus ancienne église de Troyes. Toutefois elle est rebâtie vers 1200 dans le style gothique naissant, en conservant quelques éléments romans dans la nef. Vers 1500, l'abside et le chœur sont rénovés en gothique flamboyant. La tour de style Renaissance daterait de 1525, tout comme le portail en gothique flamboyant de l'ancien cimetière. La nef sera, à son tour, restaurée au XIXe siècle.
Sainte-Madeleine retient l'attention par le nombre de ses joyaux. C'est l'une des rares églises de France à avoir conservé son jubé Renaissance, dentelle de pierre due au sculpteur Jehan Gailde. Le déambulatoire resplendit de superbes vitraux de la même époque (aux alentours de l'an 1500) caractérisés par des dessins appuyés, des couleurs chatoyantes et un grand raffinement technique. On pourra admirer un foisonnant Arbre de Jessé, une Genèse qui présente un Père Céleste habillé en pape ou encore la légende de saint Éloi. Enfin, dans un bas-côté, trône la statue de sainte Marthe, l'un des chefs-d'œuvre du maître de Chaource.
L'église Sainte-Madeleine est un monument incontournable du patrimoine troyen.

La nef de Sainte-Madeleine
Vue d'ensemble de la nef de Sainte-Madeleine et de son jubé Renaissance.
Le clocher Renaissance
Le clocher Renaissance (il daterait de 1525).
La porte méridionale (à droite) a été ouverte en 1550.
L'église et son transept nord
L'église Sainte-Madeleine et son transept nord.

Le clocher et le portail du cimetière vus de la rue ---»»»
Le clocher Renaissance

Le cimetière de Sainte-Madeleine. Comme la plupart des églises de Troyes, l'église Sainte-Madeleine était, à l'origine, flanquée d'un cimetière, en l'occurrence contre son bas-côté sud. On en trouve la trace dans des documents de l'époque : le cimetière est mentionné dès 1465.
En 1525, le maître-maçon Martin de Vaulx est chargé de la construction de son portail occidental en gothique flamboyant (il donne sur l'actuelle rue de la Madeleine). Le cimetière, abandonnant sa première clôture (sans doute une palissade), se voit alors ceint d'un mur. Une galerie funéraire (appelée aussi «ossuaire» ou «charnier») prendra place le long de ce mur. Enfin, en 1550, on ouvre la porte méridionale, permettant de passer directement de l'église au cimetière. Celui-ci couvrait une superficie d'environ un millier de mètres carrés.
En 1776, les inhumations intra-muros sont interdites à Troyes. Les cimetières urbains sont désaffectés. Celui de Sainte-Madeleine est transféré au nord-ouest de la ville.
Source : Panneau dans le cimetière.

Le portail en gothique flamboyant
Le portail en gothique flamboyant du cimetière (rue de la Madeleine) date de 1525.
Le jardin
Le jardin (ou ancien cimetière) avec la porte méridionale qui donne accès à l'église.

LE JUBÉ RENAISSANCE

Le jubé de Jehan Gailde
Le jubé de Jehan Gailde a été réalisé entre 1508 et 1515.
Le jubé de Jehan Gailde
Le jubé avec la statue de la Vierge.
Le jubé mêle des motifs floraux, animaliers, des grotesques,
des personnages en habit d'époque, etc.
Un escalier latéral permet d'atteindre la galerie ajourée (que l'on voit sur l'image).
Cette galerie est constituée de fleurs de lys couronnées et de trilobes flamboyants.

Le jubé. En 1503, le chapitre de Sainte-Madeleine veut remplacer son jubé de bois par une œuvre en pierre. Mais, dans le même temps, celui de la cathédrale cherche un architecte pour édifier le portail du monument. Le projet du sculpteur Jehan Gailde est refusé. On raconte que, choisi pour le jubé, l'artiste se vengea en se surpassant. On peut toujours voir son chef d'œuvre tel qu'il l'a lui-même conçu et sculpté (parfois avec l'aide d'autres sculpteurs) entre 1508 et 1515. Gailde est enterré sous le jubé.

Croisillon nord du transept
Croisillon nord du transept avec le jubé sur la droite.
Le transept date du XIIe siècle et porte témoignage du gothique
naissant : triforium aveugle, fenêtres hautes de dimensions
modestes et voûtes sexpartites.
Saint Robert de Molesmes
Saint Robert de Molesmes.
Statue en bois peint, début du XVIe siècle.
Il porte des reproductions des abbayes de Molesmes et de Citeaux dont il est le fondateur.
Le jubé de Jehan Gailde
Le jubé de Sainte-Madeleine éclairé pour l'office du soir, devant un arrière-plan de vitraux médiévaux chatoyants.
La Galerie des vitraux vous propose deux autres vues du jubé.

L'ARBRE DE JESSÉ (1518)

Élévations dans la nef
Élévations dans la nef avec le triforium aveugle.
Avec le transept, on y trouve les seules parties romanes de l'église.
L'Arbre de Jessé de Jehan I Macadré
Arbre de Jessé, détail (début XVIe siècle).
David joue de la lyre. Au-dessus à gauche, son ami Jonathan,
fils de Saül, premier roi d'Israël.

Voir les explications sur l'Arbre de Jessé
à la page de la cathédrale Saint-Denis près de Paris.
L'Arbre de Jessé de Jehan I Macadré
Vitrail de l'Arbre de Jessé.
Jean I Macadré (?), début XVIe siècle
Voir le commentaire ci-contre.
La galerie des vitraux vous propose des vues en gros plan.
Voir l'Arbre de Jessé de l'église Saint-Étienne de Beauvais,
chef d'œuvre d'Engrand le Prince (début XVIe siècle)
Tableau «Jésus chez Marthe et Marie de Béthanie»
Tableau «Jésus chez Marthe et Marie de Béthanie»
de Jacques de Létin (XVIIe siècle).
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Croisillon nord du transept et déambulatoire
Croisillon nord du transept et déambulatoire.

L'Arbre de Jessé. D'après les chercheurs, ce vitrail splendide, aux couleurs éclatantes, aurait été réalisé en 1518, Une veuve, Agnès Bonjean, habitant Troyes, l'aurait offert à l'église. La donation aurait eu lieu entre 1494 et 1508. Il y a de fortes présomptions que son auteur en soit Jean I Macadré. Cet artiste en réalisa une petite restauration en 1521. Bien que restauré à nouveau au XIXe siècle, un examen approfondi ne permet pas de déceler la restauration du XVIe siècle, pas plus que la présence de plusieurs styles dans le dessin des rois.
Source : Corpus Vitrearum, Le vitrail à Troyes, les chantiers et les hommes (1480-1560) de Danielle Minois.

L'Arbre de Jessé de Jehan I Macadré
Arbre de Jessé, le roi Asa.
Marthe de Béthanie
Marthe de Béthanie.
Marie de Béthanie
Marie de Béthanie.

«Jésus chez Marthe et Marie de Béthanie» L'auteur, Jacques de Létin, est un peintre troyen du XVIIe siècle. Son style se rapproche de celui du Caravage : les ombres et les clairs-obscurs donnent une très grande réalité à la scène.
La scène : Jésus se trouve dans la demeure de Lazare, Marthe et Marie. On y voit Marthe pointer le doigt vers un endroit à gauche : elle demande à Jésus de faire comprendre à sa sœur Marie qu'elle doit aider au service de la table au lieu de se pâmer devant lui... Les évangiles de Luc et Jean rapportent que Jésus réprimanda Marthe! Cet épisode fut ensuite considéré comme une preuve de la supériorité d'une vie consacrée à la contemplation et à l'adoration sur une vie banalement consacrée aux soucis de l'existence terrestre.
Dans la demeure de Béthanie qu'occupaient les trois frères et sœurs, la Légende dorée rapporte que Marthe s'occupait d'administrer la maison. Quand ils recevaient Jésus de Nazareth, elle faisait tout pour l'accueillir au mieux et aurait

voulu que sa sœur Madeleine (i.e. Marie de Béthanie) fît comme elle. D'où la scène décrite par Jacques de Létin.
On se reportera avec intérêt à une toile anonyme du XIXe siècle, exposée dans une chapelle de l'église Sainte-Élisabeth à Paris (3e). Au premier plan, Marie est en prière ; à l'arrière-plan, on y voit une querelle en bonne et due forme entre Marthe et Jésus.
Compte tenu de son rôle dans les évangiles, Marthe est devenue la sainte patronne des ménagères et des sœurs converses. Elle est représentée habillée de vêtements modestes, parfois avec un panier ou des clés, une louche ou un balai. Dans la statue de sainte Marthe par le Maître de Chaource (voir plus bas), Marthe tient un panier et regarde une tarasque (qui a disparu de la sculpture).
Sources : Panneau dans l'église + Légende dorée + Saints, A Visual Guide par Edward et Lorna Mornin (Frances Lincoln Limited Publishers)

Escalier du jubé
Escalier du jubé.
Début du XVIe siècle.
L'Arbre de Jessé de Jehan I Macadré
Arbre de Jessé, partie inférieure.
On voit Jessé allongé à gauche. À droite, le roi de Juda Manassé, à la chevelure blonde, brandit son sceptre.

Arbre de Jessé, un roi de Juda
Arbre de Jessé, un roi de Juda.

Arbre de Jessé, un roi de Juda
Arbre de Jessé, un roi de Juda.
Arbre de Jessé, un roi de Juda
Arbre de Jessé, un roi de Juda.
L'Arbre de Jessé de Jehan I Macadré
Arbre de Jessé, partie centrale.
En bas à gauche : Abraham et l'épée du sacrifice, à droite David jouant de la lyre
Entre les deux, Isaac porte le fagot pour le feu qui doit consumer l'agneau du sacrifice.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Statue de saint Sébastien
Statue de saint Sébastien.
Œuvre tardive de l'atelier du maître
de Chaource (XVIe siècle).
Le Calvaire, haut-relief en bois peint
Le Calvaire, haut-relief en bois peint
(daté du milieu du XVIe siècle).
La voûte vue depuis le chœur
La voûte vue depuis le chœur.

À DROITE ---»»»
Statue de la Vierge à l'Enfant (Époque Renaissance).
Statue de la Vierge à l'Enfant Chapelle et vitrail des scènes de la vie de saint Louis
Chapelle et vitrail des «scènes de la vie de saint Louis» (1517).

LE VITRAIL DE LA GENÈSE (vers 1500)

Vitrail de la Genèse (vers 1500)
Vitrail de la Genèse (vers 1500).
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.

Le vitrail de la Genèse, du péché originel et de la Rédemption. Ce vitrail a été créé aux alentours de l'an 1500 (à l'exception du registre IV qui est du XIXe siècle). Il représente la création de l'univers par Dieu habillé en pape. La terre, l'eau et les étoiles sont en bas, puis viennent les poissons, les oiseaux et les autres animaux. Enfin Adam et Ève, le meurtre d'Abel et le déluge. Dans le remplage : la Passion. Les gros plans proposés soulignent l'aspect chatoyant des couleurs et la richesse de l'exécution. Un examen in situ met en lumière des découpes complexes. Auteur inconnu.
Source : Corpus Vitrearum, Le vitrail à Troyes
Nota : on trouve un autre Père Céleste habillé en pape avec Adam et Ève dans un vitrail de l'église Saint-Parres, non loin de Troyes. Est-ce le même maître-verrier qui les a réalisés?

Vitrail de Genèse (détail)
Vitrail de la Génèse, registre II (vers 1500)
Dieu bénit Adam et Ève.
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Tableau «La Sainte Famille»
Tableau «La Sainte Famille»
Auteur anonyme.

Vitrail de la Genèse (vers 1500) : «Le Déluge» ---»»»

Vitrail de la Genèse : Le Déluge

Vitrail de Genèse (détail)
Vitrail de la Genèse, registre II : «Les poissons et les oiseaux, les autres animaux»
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Chapelle de la Vierge
Chapelle de la Vierge.

À DROITE ---»»»
Ce vitrail montre le savoir-faire des maîtres-verriers troyens. Les étoiles - dites
«montées en chefs d'œuvre» - sont de petites pièces de verre de forme
ronde serties à l'intérieur d'un verre à l'aide de plomb.
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Vitrail de Genèse (détail)
Vitrail de la Genèse (vers 1500)
«La Création du Monde», détail.
Le déambulatoire de Sainte-Madeleine
Le déambulatoire de Sainte-Madeleine et son atmosphère féérique.
À gauche, le vitrail de la Genèse ; au centre, la Légende de saint Éloi (à moitié masqué) ; à droite, le vitrail de la Passion.

LE VITRAIL DE LA PASSION (1490) ET LA SAINTE MARTHE DU MAÎTRE DE CHAOURCE

Vitrail de la Passion (vers 1490)
Vitrail de la Passion (vers 1490).
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Statue de sainte Marthe par le Maître de Chaource
Statue de sainte Marthe par le Maître de Chaource
(début XVIe siècle).

La sainte Marthe du Maître de Chaource. Cette statue très célèbre d'un sculpteur anonyme du premier quart du XVIe siècle est dite «du Maître de Chaource» d'après la principale œuvre de cet artiste, la Mise au tombeau de l'église de Chaource. Cet anonyme (ou ces assistants qui ont copié son style) a imprégné ses œuvres d'une noblesse naturelle et de traits du visage propres à déclencher l'émotion dans l'esprit du fidèle, du pénitent... et de tout amateur d'art qui les contemple. Cette noblesse d'allure rejaillit d'ailleurs dans le drapé des vêtements. Les visages du «Maître de Chaource» possèdent tous les mêmes caractéristiques : un nez fort et droit, à méplat, avec des sourcils légèrement froncés et une bouche parfois un peu entrouverte ; et surtout ils sont toujours empreints d'une expression grave qui confine à un début de tristesse. Étrangement, cette expression donne, avant l'heure, une image au concept de «tristesse sacrée» que ressasse le personnage de Stépane Trophimovitch Verkhovensky dans les Possédés de Dostoïevsky. On a d'ailleurs pu surnommer cet artiste hors pair le «Maître aux figures tristes». Certaines œuvres sont attribuées, sans certitude, au Maître de Chaource, bien que sa «griffe» soit présente. Voir par exemple la Déploration à l'église Saint-Jean-au-Marché à Troyes.
Fidèle à l'art du Maître de Chaource, le visage de sainte Marthe, donné ci-contre, est plongé dans une profonde méditation. Et cette attitude, ce regard, cette légère tristesse invitent irrésistiblement le fidèle à s'impliquer lui aussi dans ce monde de la pensée et à partager la méditation de la sainte. C'est dans cette communion, dans cet art de pousser le fidèle lui-même dans la contemplation que le maître de Chaource est resté inégalé.
Source : Revue La vie en Champagne, avril-juin 2009 : Le Beau XVIe siècle, chefs d'œuvre de la sculpture en Champagne.

Sainte Marthe en pleine méditation
Sainte Marthe en pleine méditation.
Le chef d'œuvre du Maître de Chaource.
Vitrail de la Passion : Le Lavement des pieds
Vitrail de la Passion (1490) : Le Lavement des pieds (Cliquez sur l'image).

Vitrail de la Passion. Ce vitrail aux couleurs éclatantes se compose de scènes parfaitement reconnaissables, bâties sur des anecdotes. Caractéristique de l'école troyenne : Il est enrichi de phylactères pour aider à sa compréhension.

Vitrail de la Passion : Comparution de Jésus devant Caïphe
Vitrail de la Passion : Comparution de Jésus devant Caïphe.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.

Dans la statue du Maître de Chaource, Sainte Marthe tient en laisse la tarasque, animal monstrueux qu'elle a réussi à apprivoiser. Cette partie de la sculpture a malheureusement disparu. On peut voir une tarasque à la chapelle Notre-Dame du Refuge à Besançon. La description de l'animal est donnée dans La Légende dorée de Jacques de Voragine.

Voir la TARASQUE en pierre calcaire du XVIIe siècle présentée au musée d'Art et d'Histoire de Chaumont.
Le chœur vu depuis le jubé
Le chœur vu depuis le jubé.
Le chœur a été rénové vers 1500 en gothique flamboyant.

LE VITRAIL DE LA LÉGENDE DE SAINT ÉLOI (1506)

Vitrail de saint Éloi (détail)
Vitrail de saint Éloi, registre II : Éloi et son apprenti - Lecture des évangiles.
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Vitrail de saint Éloi (détail)
Vitrail de saint Éloi, registre I : Naissance de saint Éloi - Éloi, apprenti orfèvre.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.

Le vitrail de la Légende de saint Éloi. Cette verrière, offerte par les orfèvres troyens - Éloi est le saint patron des orfèvres -, a été réalisée par le maître-verrier Nicolas Cordonnier en 1506. Cordonnier, peintre très actif à Troyes, a probablement réalisé lui-même le carton de son vitrail (au vu de la somme totale qu'il a perçue). Il est considéré comme un artiste polyvalent.
Source : Corpus Vitrearum, le vitrail à Troyes.

Vitrail de saint Éloi
Vitrail de la Légende de saint Éloi (1506).
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LE VITRAIL DE LA VIE DE SAINTE MADELEINE (vers 1506)

Le vitrail de la vie de sainte Madeleine. Cette verrière a été offerte par les chaussetiers et la confrérie de sainte Madeleine. Elle a été posée en 1506, comme l'atteste une inscription au tympan. Initialement la verrière était entièrement dédiée à la vie de la sainte, mais il n'en subsiste qu'un registre et les vitraux du remplage. Le premier registre est consacré à des scènes de la vie de Jésus.
Source : Corpus Vitrearum, le vitrail à Troyes.

Vitrail de la vie de sainte Madeleine
Vitrail de la vie de sainte Madeleine (vers 1506).
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Vitrail de la vie de sainte Madeleine (détail)
Vitrail de la vie de sainte Madeleine, registre I: Repas chez Simon, Prédication de Jésus (Cliquez sur l'image).
Vitrail de la vie de sainte Madeleine (détail)
Vitrail de la vie de sainte Madeleine, registre II : Embarquement de sainte Madeleine pour Marseille (Cliquez sur l'image).

Qui est sainte Madeleine?
Un panneau de l'église vient nous éclairer sur ce point.
Aucune femme prénommée Madeleine n'apparaît dans les évangiles. En fait, c'est le Moyen Âge qui a confondu en une seule trois femmes prénommées Marie. Ces trois femmes ont croisé le chemin de Jésus de Nazareth à un moment ou à un autre de leur vie. La tradition les a désignées sous les noms de «Madeleine» ou «Marie-Madeleine»... ouvrant la voie à d'innombrables créations artistiques, voire à des chefs d'œuvre.
On trouve d'abord Marie de Magdala (qui sera surnommée plus tard Marie-Madeleine). Elle est originaire du village du même nom. Jésus la délivre des sept démons. Puis elle le suit avec d'autres femmes. Après le calvaire, elle participe à l'ensevelissement. Elle sera l'un des premiers témoins de la Résurrection.
Puis il y a Marie, épouse de Clopas. Elle est la mère de Jacques le Mineur et de Joset. Sur le calvaire, elle se trouve près de la croix et sera, elle aussi, témoin de la Résurrection.
Enfin, Marie de Béthanie, sœur de Lazare et de Marthe. La jeune femme est

souvent représentée assise aux pieds de Jésus à écouter ses paroles. Le peintre troyen Jacques de Létin en donne une magnifique illustration dans son pittoresque tableau, exposé dans l'église Sainte-Madeleine, «Jésus chez Marthe et Marie de Béthanie» (voir plus haut dans cette page). C'est Marie de Béthanie qui, quelques jours avant la Passion, parfume les pieds de Jésus et les essuie avec ses cheveux. On l'assimile à tort à la «pécheresse» qui, elle aussi, a parfumé les pieds de Jésus comme le rapporte l'évangile de Luc. Contribuant par là à faire de Marie-Madeleine une pécheresse repentie.
Cette triple confusion est encore obscurcie par une légende qui raconte qu'un persécuteur a fait monter Lazare, Marthe et Marie sur un bateau privé de voiles, de rames et de gouvernail afin qu'ils périssent. Mais un miracle vint contrecarrer son vilain projet et le bateau arriva sans encombres... à Marseille. C'est la scène qu'illustre le vitrail de la vie de Madeleine juste au-dessus. On y voit le persécuteur, revêtu d'un magnifique costume, faire de grands gestes pour inciter les trois frères et sœurs à s'embarquer.
Source : Panneau explicatif dans l'église.

Le maître-autel
Le maître-autel au milieu de la féérie des vitraux du début du XVIe siècle.

LE VITRAIL DE LA VIE DE SAINT LOUIS (1517)

Vitrail de la vie de saint Louis
Vitrail de la vie de saint Louis (1517).
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Vitrail de la vie de saint Louis (détail)
Vitrail de la vie de saint Louis, registre II (1517)
Saint Louis visite les pestiférés.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Vitrail de la vie de saint Louis (détail)
Vitrail de la vie de saint Louis, registre III (1517).
Mortification de saint Louis.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.

Le vitrail de la vie de saint Louis.
Il date de 1517. Il a été financé par le maire de Troyes, Simon Loboron, et sa femme, Henriette Mauroy.

Le jubé vu depuis le croisillon nord du transept
Le jubé vu depuis le croisillon nord du transept.

«««--- À GAUCHE
Tableau : La Vierge et l'Enfant. Auteur anonyme.
Tableau : La Vierge et l'Enfant

LE VITRAIL DU TRIOMPHE DE LA CROIX (vers 1506)

Vitrail du triomphe de la croix (détail)
Vitrail du triomphe de la croix (vers 1506)
Registre I : Baptême de l'empereur Constantin.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.

Le vitrail du triomphe de la croix. On ignore son auteur. On sait qu'il a été posé vers 1506. Jean I Macadré en a assuré une restauration en 1521. Puis il a encore été réparé en 1560. Offert par la famille Le Tartier, il resplendit lui aussi de couleurs intenses et lumineuses.
Source : Corpus Vitrearum, le vitrail à Troyes.

Vitrail du triomphe de la croix (détail)
Vitrail du triomphe de la croix (vers 1506)
Registre II : Victoire de Constantin contre Maxence.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Vitrail du triomphe de la croix
Vitrail du triomphe de la croix (vers 1506).
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Élévations dans le chœur
Élévations dans le chœur (début XVIe siècle).
Vitrail «Ecce homo»
Vitrail «Ecce homo» au deuxième niveau de l'élévation dans le chœur.
(Voir photo ci-dessus à gauche)

D'après le Corpus Vitrearum, cette verrière ne date pas de 1580 (date qui y est indiquée), mais
du début du XVIe siècle. En effet, elle a été offerte en 1501 par une veuve, madame Yvonne Festuot.
Cliquez sur l'image pour afficher le vitrail en gros plan.
L'orgue de tribune dans le transept sud
L'orgue de tribune dans le transept sud.

À DROITE ---»»»
Le vestibule et ses gros piliers romans.
Tableau : La Vierge et l'Enfant
«««--- À GAUCHE
Tableau : La Vierge et l'Enfant (auteur anonyme)

Vitrail de la vie de la Vierge (1921)

Vitrail de la vie de la Vierge.
Contrairement aux vitraux vus plus haut,
ce vitrail date de 1921, mais il a été exécuté
en respectant le style artistique médiéval.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Le vestibule et ses gros piliers romans
La nef vue depuis la face arrière du jubé
La nef vue depuis la face arrière du jubé.

Documentation : «Troyes en Champagne» de Didier Guy et Patrick Dupré, ISBN 2-913052-24-6 + Panneaux explicatifs dans l'église
+ Corpus Vitrearum : «Le vitrail à Troyes, les chantiers et les hommes (1480-1560)» de Danielle Minois
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