Accueil
Histoire navale
Céramique
Bibliographie
Les Grands Thèmes
  PATRIMOINE
Châteaux, palais,
  Eglises, monuments
Est Ouest Sud-Ouest Nord IdF Sud-Est Centre-OuestCentre-Est
RÉGIONS


 Contact
Page créée en 2013
Engrand le Prince dans l'Arbre de Jessé

L'église Saint-Étienne de Beauvais est réputée à deux titres distincts : elle est la juxtaposition d'une nef romane des XIIe et XIIIe siècles et d'un chœur gothique flamboyant du XVIe siècle doté d'un très large déambulatoire ; mais elle est surtout considérée comme un musée de la peinture sur verre au XVIe siècle. L'ensemble des vitraux a été réalisé par les maîtres de l'époque : la dynastie des le Prince, maîtres verriers fondateurs de ce qu'on a appelé «l'école de Beauvais». Pendant près de trente ans, leur art a rayonné en Beauvaisis, en Ile-de-France et en Normandie. Le plus célèbre d'entre eux, Engrand le Prince, l'auteur de l'Arbre de Jessé de Saint-Étienne, est considéré comme le plus grand maître verrier de tous les temps. Par sa technique et la qualité de son art, il a été comparé à Raphaël et à Léonard de Vinci.
L'église Saint-Étienne avait de la chance : les le Prince étaient membres de la paroisse et leur atelier, tout proche! La grande verrière du chœur - actuellement en verre blanc - était vraisemblablement couverte de vitraux historiés, dont la célèbre «Passion» attribuée à Engrand. Plus que les saccages de la Révolution, c'est, pour les historiens, l'ouragan de 1702 qui est responsable de la destruction de la plupart des verrières des fenêtres hautes du chœur. Lors des deux guerres mondiales, les vitraux les plus importants ont été descendus et mis à l'abri. Ceux qui étaient restés en place ont été détruits par les bombardements et par l'incendie de juin 1940 qui a anéanti le quartier médiéval de Beauvais.

Vue générale de l'église
Vue générale de l'église Saint-Étienne
Au premier plan : la nef romane des XIIe et XIIIe siècle
Au second plan et très lumineux : le chœur du XVIe siècle et ses fenêtres hautes en verre blanc.
Vue extérieure de la partie romane
Le chevet gothique flamboyant
le portail nord roman
Le portail nord (roman) date du XIIe siècle
Il est richement sculpté de feuilles, de lions et de basilics.

CI-DESSUS, la partie occidentale romane de l'église
On remarquera les deux corniches ornées
de modillons sous la toiture.

A DROITE, le chevet gothique flamboyant ---»»»
et ses arcs-boutants du XVIe siècle

Sculptures Renaissance sur la tour nord
Sculptures Renaissance sur la tour nord
Modillon sous une corniche romane
Modillon sous une corniche romane
"La roue de la fortune" sur le croisillon nord
La célèbre «roue de la Fortune» du croisillon nord
Les personnages montent et descendent, illustrant le fait que la puissance est éphémère.
Piéta du XVIe siècle
Piéta du XVIe siècle (auteur anonyme)
La Vierge est entourée de saint Jean à sa droite et de saint Étienne à sa gauche.
Celui-ci présente le chanoine donateur de l'œuvre.
Saint Etienne dans la Piéta
La Piéta
CI-DESSUS, saint Etienne

A DROITE ---»»»
Légende de sainte Wilgeforte
C'est la fille d'un roi du Portugal qui veut la marier à païen. Désespérée, elle prie Dieu de la rendre laide. Dans la nuit, une barbe lui pousse. Son père, furieux, la fait crucifier. Pour l'anecdote, notez que cette statue faillit être emportée par le maréchal Göring, quand il visita l'église en 1942...

Sainte Wilgeforte
Statue de bois du XVIe siècle dans la nef romane :
Sainte Wilgeforte crucifiée

Historique de l'église Saint-Étienne de Beauvais.
Les rubriques anciennes signalent, dès le Haut Moyen Âge, l'existence d'une église dédiée à saint Étienne. En 1072, le pape Urbain II la déclare «mère et tête de toutes les églises de Beauvais». Cet édifice se dresse dans les faubourgs de la ville, au-delà des murailles, mais ne le restera pas longtemps : Philippe Auguste donne l'ordre de ceindre la ville d'une puissante enceinte fortifiée (fin du XIIe siècle).
Selon des sources hagiographiques, saint Vaast, évêque d'Arras, aurait réalisé plusieurs miracles à Beauvais, et notamment à Saint-Étienne. En 882, les Normands attaquent Arras. Les moines du couvent Saint-Vaast viennent alors déposer les reliques du saint dans Saint-Étienne à Beauvais. Y avait-il à l'époque des fortifications? Toujours est-il que les reliques restent à Beauvais une douzaine d'années avant de revenir à Arras. De cette époque date vraisemblablement le double vocable Saint-Étienne et Saint-Vaast attribué à l'édifice jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
On ne sait quasiment rien de l'édifice qui existait à cette époque. Vers 1180, un grave incendie endommage l'église qui est reconstruite au XIIe et au début du XIIIe siècle. Cependant les historiens ont souligné trois points importants : 1) Saint-Étienne devient l'église de la «Commune de Beauvais». On y implante au pied du bras nord du transept (toujours existant) une «tribune aux harangues» où le maire vient prêter serment de fidélité aux droits et coutumes de la ville ; 2) vers 1390, la cloche de la Commune est installée dans le clocher à la croisée du transept avec pour mission de rythmer les heures de travail des artisans du drap et du cuir (principale activité à Beauvais) ; 3) la paroisse est un quartier fortuné : après des troubles, de nombreuses donations viennent rapidement enrichir la décoration de l'église.

Ainsi, au début du XVIe siècle, on décide de reconstruire l'ancien chœur devenu trop petit pour la population. Ce sera fait en gothique flamboyant avec les résultats que nous connaissons : déambulatoire, chapelles et multiples vitraux créés par les ateliers le Prince, tout proches. Le difficile travail architectural de raccordement entre le nouveau chœur gothique et le transept roman sera gardé pour la fin (2nde moitié du XVIe siècle).
Le 30 avril 1573, le clocher de la cathédrale Saint-Pierre s'effondre. Les marguilliers s'inquiètent pour Saint-Étienne, d'autant plus que les experts soulignent des défauts dans la maçonnerie. Conséquence : le clocher de la croisée du transept est remplacé par une tour beffroi. Faute d'argent, les travaux ne se termineront qu'en... 1674.
Dans la nuit du 14 au 15 février 1702, un violent ouragan dévaste la plus grande partie du chœur. Sept fenêtres hautes sur onze s'écroulent endommageant les chapelles et le vaisseau central. Le coût des réparations ruine les finances de la fabrique - et les chanoines sont peu pressés de mettre la main à la poche. Déçu, l'évêque de Beauvais supprime le chapitre en 1742 - décision confirmée par un arrêt du Parlement de Paris. L'église n'est plus qu'une paroisse.
Après le traditionnel vandalisme de la Révolution (destruction des statues, mutilation du portail), Saint-Étienne devient grange à fourrage. A cette fin, on casse les panneaux inférieurs de l'Arbre de Jessé pour percer une porte au-dessous. Le foin, entassé dans l'église, et notamment dans le chevet, pèse sur la grande rose qui s'écroule en mai 1795. L'église, rendue au culte le 1er janvier 1796 , va être remise en état peu à peu. En 1846, elle est classée monument historique.
Juin 1940 : les obus et les bombes incendiaires allemands détruisent la chapelle axiale ainsi que les voûtes du chœur et de la nef. La restauration durera jusqu'en 1959.
Source : L'église Saint-Étienne de Beauvais de Philippe Bonnet-Laborderie

Elévations de la nef romane
Elévations et bas-côté sud de la nef romane (XIIe siècle)

Un point d'architecture I. Au premier niveau de l'élévation, les arcs en plein cintre à double rouleau sont enrichis de chapiteaux assez dépouillés. Au deuxième niveau de l'élévation, un très élégant triforium aveugle s'ouvre sur le vaisseau central par une suite de baies géminées incluses sous un arc de décharge en plein cintre.
Le bas-côté sud de la nef est célèbre parmi les historiens de l'architecture médiévale : il présente des voûtes d'ogives très

primitives qui n'ont jamais été remaniées (surtout celles qui sont près du transept - à gauche sur la photo). Les spécialistes les datent de la fin du premier quart du XIIe siècle.
Notons que, au XVIe siècle, le projet initial des paroissiens de Saint-Étienne était de refaire leur église de fond en comble. Le manque de fonds les a empêché de toucher à la nef, pour le plus grand bonheur des historiens et des architectes des siècles suivants...

La voûte de la nef romane
La voûte de la nef romane (refaite au XIIIe siècle)
La voûte du choeur gothique
La voûte gothique du chœur et son réseau de nervures prismatiques
La voûte romane dans le bas-côté sud
La voûte romane du bas-côté sud (XIIe siècle)
LE CHŒUR ET LES CHAPELLES DU TRANSEPT
Le choeur et le transept
Le chœur et le bras nord du transept

Un point d'architecture II. Le transept est aussi de construction romane, à l'exception de la partie orientale (celle qui est visible sur la photo). Cette partie a été profondément remaniée au XVIe siècle quand le chœur roman a été entièrement remplacé par un chœur gothique beaucoup plus vaste. Néanmoins chaque bras du transept conserve ses ouvertures en plein cintre du XIIe siècle et ses voûtes d'ogives

refaites au XIIIe (comme les voûtes de la nef romane).
Dans le croisillon nord (visible sur la photo), les supports des retombées des voûtes, l'est, reposent sur des consoles sculptées d'atlantes et de têtes humaines. A l'ouest (partie romane non visible sur la photo), les supports sont semblables à l'architecture de la nef (colonnes et chapiteaux).

Le retable du bras nord du transept
Bras nord du transept. Retable XVIIIe siècle avec le tableau
«Jésus recevant les adorations de l'univers» de N. Delobel, 1732
Le retable du bras sud du transept
Le bras sud du transept et son retable de bois ciré
Le tableau «La descente de croix» est de L. Depape, 1724
Depape était peintre à la Manufacture Royale de Tapisseries de Beauvais
Saint Roch dans le bras sud du transept
Bras sud du transept
Statue de Saint Roch (XVIe siècle)
LA CHAPELLE DU SAINT-SÉPULCRE
Adam et Eve chassés du Paradis, vitrail du XVIIe siècle
Vitrail : «Adam et Ève chassés du Paradis», XVIIe siècle
Œuvre de van Doorne
Le baptistère
La chapelle est occupée par le baptistère
Baptême du Christ, vitrail de Claude Courageux, XXe siècle
Vitrail : «Baptême du Christ»
de Claude Courageux, XXe siècle
Statue de sainte Marie-Madeleine
Statue de
sainte Marie-Madeleine
LA CHAPELLE NOTRE-DAME DE LORETTE
La légende de la Santa Casa, vitrail du XVIe siècle
Vitrail : «La Légende de la Santa Casa», XVIe siècle
Cliquez sur l'image.
La chapelle Notre-Dame de Lorette
La chapelle Notre-Dame de Lorette présente une Vierge en bois polychrome du XVIIIe siècle.
Vitrail : «La Légende de la Santa Casa»
La Charité de saint Martin, vitrail du XVIe siècle
Vitrail : «La Charité de saint Martin», XVIe siècle (détail)
Le choeur face au chevet
Le chœur face au chevet

La Cène
«La Cène»
Tableau sur bois, XVe siècle

La croisée du transept est embellie d'une série de tableaux sur bois du XVe siècle dont les sujets sont groupés deux à deux.

Ci-dessus, la Cène ; au-dessus, la rencontre d'Anne et de Joachim à la Porte Dorée ; au-dessous à gauche, le Couronnement de la Vierge.

Le Couronnement de la Vierge
«Le Couronnement de la Vierge», tableau sur bois, XVe siècle
Tableau "Christ de pitié"
Tableau «Christ de Pitié»
La rencontre d'Anne et de Joachim à la Porte Dorée
«La rencontre d'Anne et de Joachim à la Porte Dorée»
Tableau sur bois, XVe siècle
Le déambulatoire gothique nord
Le déambulatoire gothique nord
A gauche, la chapelle Notre-Dame de Lorette
"Christ aux liens", statue du XVIe siècle
«Christ aux liens»
Statue en pierre du XVIe siècle
dans le déambulatoire nord
LA CHAPELLE SAINTE-MARTHE
Retable de Sainte-Marthe
Retable de Sainte-Marthe en pierre polychrome attribué à Jean Lepot (1er quart du XVIe)
Sainte Marguerite dans le retable de Sainte-Marthe Tableau "Le baptême du Christ"

Sainte Marguerite
dans le retable de Sainte-Marthe
Le rendu de la draperie avec ses lisérés sculptés offre un contraste remarquable avec l'arrondi parfaitement lisse du visage.
Jean Lepot est l'un des grands
sculpteurs de «l'école de Beauvais»
A DROITE ---»»»
Tableau «Le baptême du Christ»
par Alexis Ledieu, 1867

LA CHAPELLE SAINT-CLAUDE
Le déambulatoire nord et une partie du choeur
Le déambulatoire nord et une partie du chœur
On aperçoit à gauche le célèbre Arbre de Jessé de l'église Saint-Étienne de Beauvais

L'Arbre de Jessé. Cette verrière est considérée comme le chef-d'œuvre d'Engrand le Prince. Haute de 6,60m sur 3,25m de large, elle a été amputée de son registre inférieur en 1794 : les révolutionnaires ont percé une porte juste au-dessous pour faciliter le stockage du grain, l'église étant transformée - comme souvent - en grange à foin...
«Ce qui fait la valeur de ce vitrail qu'on peut dater des environs de 1522, c'est la technique et le style d'Engrand le Prince : la vigueur et la liberté de son

dessin, pratiquant par des touches nerveuses de grisailles brunes pour les traits des visages, de fines hachures pour leur modelé ; la splendeur des coloris, ce fond bleu "tour à tour clair et sombre qui paraît palpiter" ; l'emploi du jaune d'argent, dont Engrand joue en virtuose pour réchauffer les étoffes blanches et enrichir la beauté des manteaux royaux, leur donner des effets et une intensité incomparables. (...) Ainsi, dans ce vitrail, tout indique la main d'un grand Maître.» Philippe Bonnet-Laborderie dans «L'église Saint-Étienne de Beauvais».

L'Arbre de Jessé d'Engrand le Prince
«L'ARBRE DE JESSÉ» d'Engrand le Prince (1522),
le plus célèbre vitrail de Saint-Étienne de Beauvais
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Engrand le Prince
Engrand le Prince s'est représenté dans Roboam,
fils de Salomon et premier roi de Juda.
(On lit très distinctement «ENGR» sur la manche
et «ROBO» à hauteur de la ceinture.)
Deux rois contemporains des Leprince ont été clairement identifiés : François Ier et Charles Quint, alors tout jeune monarque.
Le roi David et sa lyre
Arbre de Jessé : le roi David et sa lyre
François Ier
Arbre de Jessé : François Ier
Charles Quint
Arbre de Jessé : Charles Quint
Un roi de Juda avec son sceptre de justice
Arbre de Jessé : un roi de Juda avec son sceptre de justice
La chapelle Saint-ClaudeArbre de JesséVitrail de la vie de saint ClaudeVitrail de saint Jean et saint André
La chapelle Saint-Claude et ses merveilleux vitraux du XVIe siècle.
Cliquez sur les vitraux pour les afficher en gros plan.
Vitrail : La légende de saint Claude
Vitrail : «La légende de saint Claude»
Œuvre de Nicolas et Jean Leprince, mai 1527. Cliquez sur l'image.
Episode de la vie de saint Claude l'autel de la chapelle Saint-Claude
Le visage de saint André

CI-DESSUS, l'autel de la chapelle Saint-Claude date du XIXe siècle

«««--- A GAUCHE, un épisode de la vie de saint Claude. Une femme qui a tué son enfant est étranglée par un effrayant diable vert. Le mari implore le saint de rendre la vie aux deux victimes (atelier le Prince, 1527)

A DROITE, le visage de saint André en gros plan met en exergue ---»»»
le travail sur la grisaille (vitrail «Saint André portant sa croix», vers 1530)

LA CHAPELLE DU SAINT-SACREMENT
La chapelle du Saint-SacrementVitrail de la CrucifixionVitrail de la DépositionVitrail de la Résurrection
La chapelle du Saint-Sacrement (ou chapelle axiale de la Vierge) avec ses vitraux des années 1520

Vitrail : Marie-Madeleine portant un vase de parfums
«Marie-Madeleine portant un vase de parfums»
Vitrail de gauche sur la photo ci-contre.
Atelier le Prince, vers 1522

Vitrail "Déploration du Christ par les siens"
«Déploration du Christ par les siens» inspirée d'Albert Dürer
Œuvre d'Engrand le Prince, datée des années 1520
La chapelle du Saint-SacrementVitrail du Jugement dernier
La chapelle du Saint-Sacrement vu depuis le déambulatoire sud. a droite, le vitrail du Jugement dernier.
C'est en 1959 que la chapelle axiale a été agrandie en empiétant sur le chœur, avec pose de la grille.

A propos de la verrière «Déploration du Christ par les siens», on lit ceci dans un ouvrage consacré à l'église :
«Cette très belle œuvre d'Engrand le Prince, elle aussi des années 1520, présente toutes les caractéristiques de son style : fond gris-bleu peuplé de grandes architectures, admirables visages, entourés d'un voile blanc, de la Vierge et de la sainte femme enveloppant le corps du Christ mort, beauté des coloris, qualité des brocarts (robe et coiffure de Marie-Madeleine, tunique de saint Jean), harmonie de la composition, etc.» Philippe Bonnet-Laborderie dans «L'église Saint-Étienne de Beauvais».

Chapelle du Saint-Sacrement
Le déambulatoire nord vu depuis la chapelle du Saint-Sacrement
et la grille qui la sépare du chœur
Les stalles
Sur les 49 stalles du XVIe siècle qui étaient placées autrefois dans
le chœur, 30 ont été restaurées et installées dans le chevet.
Grotesque sur une stalle
Un grotesque sculpté sur une miséricorde
LA CHAPELLE SAINT-NICOLAS
Chapelle Saint-nicolasVitrail du Jugement dernierVitrail de Saint-NicolasVitrail la Transfiguration (XXe siècle)
Vue générale de la chapelle Saint-Nicolas avec ses verrières souvent restaurées
(et enrichies au XXe siècle pour ce qui est des parties basses)
Sainte Angadrème
Statue de sainte Angadrème (XVIe siècle)
Patronne de la ville de Beauvais
La Vierge (Engrand le Prince)
La Vierge, vitrail du «Jugement dernier»
par Engrand le Prince
Vitrail "Le Jugement dernier" Vitrail "Le Jugement dernier", détail Piéta

CI-DESSUS, Piéta, copie en plâtre d'une sculpture de Justin Chrysostome Samson (Grand Prix de Rome en 1861). L'original en bronze se trouve dans l'église de Nemours.

«««--- A GAUCHE
Vitrail du «JUGEMENT DERNIER» par Engrand le Prince, vers 1522
Cette verrière a été très restaurée au XIXe siècle. A l'origine le registre inférieur du vitrail d'Engrand exposait un certain nombre de corps nus qui ont choqué quelques bonnes âmes du XIXe. Ce registre a été supprimé. Les débris ont néanmoins été remis en place et restaurés par le maître verrier beauvaisien Roussel en 1878.
Evidemment le saint Michel pesant les âmes ou le démon rouge ouvrant la gueule du Léviathan (ci-contre) ne collent pas à la technique du maître de l'école de Beauvais.
En revanche, dans le registre supérieur, on retrouve la griffe d'Engrand le Prince dans le drapé rouge du manteau du Christ, dans les anges sonneurs, dans le voile de la Vierge (voir ci-dessus) ou dans saint Jean-Baptiste.

CI-DESSOUS, vue partielle des panneaux sculptés du XVIe siècle de l'ancienne clôture du chœur
On y reconnaît des saints et des saintes ainsi que les douze Sibylles.

Panneaux sculpté du XVIe siècle (ancienne clôture du choeur)
Vitrail "La fontaine de vie", détail

A GAUCHE, vitrail «de l'enfance de saint Étienne et de la fontaine de vie» d'Engrand le Prince. On donne ici le registre du milieu (vers 1524). Vitrail complet

La lancette de gauche montre un épisode de l'enfance de saint Étienne : le diable emporte le nourrisson après avoir mis un diablotin à sa place dans son berceau, mais un religieux l'arrête.
Lancette de droite : le petit Étienne, une fois rentré à la maison et comptant quelques années de plus, chasse le diablotin... toujours couché dans son berceau!
Au centre, la fontaine de vie symbolise la vie divine alimentée par le sang du Christ - qui sort du sein des sirènes. Ce sang permet aux pécheurs de se fortifier.
Nota : Le vitrail de la fontaine de vie a été offerte par un beauvaisien nommé la Fontaine.

CI-DESSOUS A GAUCHE, vitrail «du Baptême du Christ» dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste, ~1550

A droite, superbe représentation de sainte Barbe avec ses attributs traditionnels : le glaive qui la décapita et la tour où elle fut enfermée.

CI-DESSOUS, Atelier des le Prince, Vitrail consacré à «la légende de saint Nicolas». Ici «saint Nicolas sauvant un navire de la tempête», vers 1525.

Le reste du vitrail (voir la galerie des vitraux) date du milieu du XVIe siècle et trahit une touche plus académique. On y trouve deux autres sujets de la légende du saint : «Le Miracle de la multiplication des grains» et «La Résurrection des trois écoliers».

Vitrail "Le baptême du Christ", détail
Le baptême du Christ et sainte Barbe (à droite).
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan. Voir le vitrail complet.
Vitrail "Scènes de la vie de saint Nicolas", détail
Tableau "Le Portement de croix"
Vue du choeur depuis la chapelle Saint-Eustache
Vue du chœur depuis la chapelle Saint-Eustache (ou Notre-Dame de Bon Secours)
«««--- A GAUCHE, une magnifique toile du XVIIe siècle : «le Portement de croix»
dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste
LA CHAPELLE SAINT-PIERRE
Retable de la chapelle Saint-Pierre
Chapelle Saint-Pierre, ancien autel du chevet (XVIIIe siècle)
Tableau "l'Assomption de la Vierge"
Tableau du retable «l'Assomption de la Vierge»
Vitrail de l'atelier le Prince (vers 1548)
Vitrail daté de 1548 (atelier de Nicolas le Prince)
«La vocation de saint Pierre et de saint André»
«La vision de saint Pierre à Joppé»
«Le martyre de saint Pierre crucifié la tête en bas»
«La conversion de saint Paul sur le chemin de Damas»
Vitrail :  "La Vocation de saint Pierre et de saint  André"

«««--- A GAUCHE, vitrail : «La Vocation de saint Pierre et de saint André, détail. Atelier le Prince (vers 1548)

CI-DESSOUS les chapelles Saint-Eustache, Saint-Pierre et Saint-Nicolas vues du chœur.
On reconnaît, au centre, le beau retable de la chapelle Saint-Pierre. A droite, vitrail moderne de Claude Courageux représentant «le martyre de saint Étienne»

les chapelles Saint-Eustache, Saint-Pierre et Saint-Nicolas vues du choeur Le Martyre de saint Etienne, vitrail moderneVitrail de Saint-Eustache
L'orgue de tribune du XVIIe siècle
L'orgue de tribune remonte au milieu du XVIIe siècle.
Il a été restauré à plusieurs reprises, la dernière fois en 1995.
"Vision de saint Eustache"
Détail du vitrail de la «Vision de saint Eustache»

Le vitrail des «Scènes de la vie de saint Eustache» a été offert
en 1554 par le marchand-drapier Eustache de la Croix qui est représenté (ci-dessus à droite) avec sa femme Françoise de Nully.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Vitrail complet
Le plus ancien vitrail de l'église
Derrière l'orgue de tribune, LE PLUS ANCIEN VITRAIL de l'église Saint-Étienne (fin du XIIe - début du XIIIe)
Il représente deux évêques en chasuble, celui de gauche est
saint Vaast (reconnaissable grâce à une inscription).
Le vitrail a été restauré au XXe siècle par Claude Courageux.
La nef romane et l'orgue de tribune
La nef romane et l'orgue de tribune vus depuis le chœur

Documentation : «L'église Saint-Étienne de Beauvais» par Philippe Bonnet-Laborderie (CRDP de l'Académie d'Amiens) + «Église Saint-Étienne de Beauvais» (Ed. Jean-Paul Gisserot)
PATRIMOINE CARTE PATRIMOINE LISTE Retourner en HAUT DE PAGE