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Page créée en juin 2017
Le Christ ressuscité dans un vitrail Renaissance attribué à Jean Lécuyer.

Plusieurs édifices ont précédé l'église Saint-Bonnet actuelle. Le premier pour lequel on dispose de quelques données date du XVe siècle. Il était de petite superficie, mais possédait des contreforts extérieurs. Le terrible incendie de 1487 l'a ravagé : il n'en subsistait guère que le chevet et le clocher. Néanmoins, selon le Congrès archéologique de 1931, grâce aux fonds fournis par les particuliers, on put poursuivre la construction des chapelles. En 1511, les paroissiens de Saint-Bonnet décidèrent d'agrandir leur église. Ils sollicitèrent le maître maçon Guillaume Pelvoysin, connu, entre autres, pour sa participation à la construction de la tour nord de la cathédrale de Bourges, en 1508. La fabrique venait d'acheter le terrain où se situe le chevet actuel. Pelvoysin proposa donc une grande église avec nef, bas-côtés, chœur et déambulatoire.
La construction commença par le chevet. Quelques piles de la nef suivirent (1533), puis la charpente et la couverture en 1539. Le manque de ressources empêcha de continuer la construction. À l'extérieur des bas-côtés, les contreforts soutenaient les parties hautes. Les chapelles latérales ne firent leur apparition qu'au XVIe siècle, financées par des particuliers. En 1806, le clocher, séparé de l'église, s'écroula. Il fut remplacé par une tour de bois accolée à la façade. Cette tour s'écroula en 1898. Les dernières travées de l'église d'avant 1487 disparurent aussi (voir l'encadré).
Même si le manque de documents rend le passé de l'église Saint-Bonnet peu clair, celle-ci reste un édifice attirant par son aspect extérieur insolite. Le toit continu qui couvre ses chapelles latérales n'est pas banal. Si vous arrivez de la gare, prenez quelques instants pour entrer dans l'édifice. Vous admirerez son architecture gothique assez simple et ses verrières de la Renaissance, dont quelques-unes sont attribuées à Jean Lécuyer.

«Les Adieux de saint Pierre et de saint Paul» par Jean Boucher, détail
La nef et le chœur de l'église Saint-Bonnet
La nef et le chœur de l'église Saint-Bonnet.
Les fenêtres hautes du chœur sont illuminées par les rayons matinaux d'un soleil d'août.
L'église vue du côté sud.
L'église vue du côté sud.
Les contreforts, invisibles, sont «habillés» par les chapelles latérales. L'arbre à droite cache la sacristie.
Vue d'ensemble avec la façade occidentale.
Vue d'ensemble avec la façade occidentale.
Le clocher, à gauche, date du début du XXe siècle.
Points de démarrage des arcs-boutants
Points de démarrage des arcs-boutants
(jamais construits) sur l'élévation sud.

Architecture extérieure. Au sortir de la gare de Bourges, quand on passe à côté de l'église Saint-Bonnet pour gagner le centre ville, on a un peu l'impression qu'il manque un bout de l'édifice. C'est soit un clocher qui devrait s'élever quelque part, soit la longueur de la nef qui a été rognée.
Effectivement, l'histoire de Saint-Bonnet nous apprend qu'il existait bien un clocher, séparé de l'église, mais il a été abattu en 1806. Le clocher de bois accolé à la façade, bâti pour le remplacer, fut, quant à lui, abattu en 1898. Le plan de 1510 du maître maçon Guillaume Pelvoysin faisait état d'une nef à six travées, plus une travée pour le chœur et un rond-point à pans coupés entouré d'un déambulatoire. Elle était bien plus grande que l'église qu'elle remplaçait : le chevet de l'ancienne se situait, sur le plan, au niveau de la quatrième chapelle de la nouvelle nef en partant de la façade. On bâtit d'abord le chevet de la nouvelle église, puis le gros œuvre des chapelles. En 1533, on en était à élever quelques piles dans la nef. Puis on détruisit le chevet de l'ancienne église afin de poursuivre l'ajout des travées vers l'ouest. Dans l'article du Congrès archéologique tenu à Bourges en 1931, on lit que, en 1534, on acheva les piles de la nef (sans préciser d'ailleurs le nombre de travées) et que, en 1539, la charpente et la couverture furent posées. Cette même année, l'évêque d'Hébron, Pierre Ravelly, consacra l'édifice. «Il n'était pas totalement terminé, mais les ressources étaient venues à manquer, les difficultés apportées par la présence d'une nappe d'eau souterraine ayant coûté fort cher», ajoute l'article. L'historien François Deshoulières dans l'ouvrage Les églises de France, département du Cher, tient en 1932 un langage un peu différent. Pour lui, les travaux qui commencèrent en 1510, «ne purent malheureusement être achevés, car les trois premières travées prévues ne furent même pas amorcées.» Il ajoute dans une phrase assez absconse à propos du plan (du XVIe siècle) reproduit ci-dessous : «Ce plan est celui de l'église qui reste, mais encore en 1900, il fut rogné dans ses deux premières travées, dont des travaux en cours poursuivent la reconstruction, ainsi que celle de la façade.» Voulait-on rajouter deux nouvelles travées à l'ouest et reconstruire la façade? Le Congrès archéologique écrit, quant à lui, en 1931, à propos de la destruction en 1898 de la tour de bois qui faisait état de clocher : «Avec elle, disparurent aussi, les deux dernières travées de la nef et les chapelles Aignan Rousseau, des Trépassés et de Saint-François.» Il aurait été bon de préciser que ces éléments d'architecture étaient des ajouts du XVe siècle à l'église ravagée par l'incendie de 1487. Dans le même article, le paragraphe sur l'historique de l'église se termine par cette phrase : «En 1913, sous la direction des Monuments historiques, l'achèvement de l'église a été repris et sera bientôt achevé [sic]», ce qui est stylistiquement amusant, mais n'apporte pas d'information notable. Enfin, la plaque extérieure de présentation de l'église nous apprend que Saint-Bonnet a été reconstruite au XVIe siècle et qu'elle «ne sera achevée qu'au début du XXe siècle (façade occidentale et clocher).»
De toutes ces informations partielles, éparses et plus ou moins contradictoires, on conclut qu'il y a peut-être eu, vers la fin du XIXe siècle, la volonté d'ajouter, à l'ouest, les travées prévues par Guillaume Pelvoysin en 1510. Mais la destruction en 1898 de la tour de bois accolée à la façade fut suivie de l'abandon de cet ajout (pour des raisons non précisées par les historiens). On se contenta d'édifier une nouvelle façade et un clocher massif sur le côté nord. À propos de cette façade, l'article du Congrès archéologique écrit qu'un violent ouragan détruisit, en 1631, la façade en place et qu'on la rebâtit en pierre dans un style néo-grec. Pourquoi la façade a-t-elle été reconstruite au début du XXe siècle? Mystère. Quand on passe au crible les documents disponibles sur l'histoire d'un bâtiment ancien, on bute parfois sur une incompréhension insurmontable...
Revenons à Guillaume Pelvoysin. Vers 1510, quand les paroissiens s'adressèrent à lui pour agrandir leur église, celui-ci inclut des arcs-boutants dans son plan pour contrebuter les voûtes de la nef. Ces éléments typiques de l'art gothique n'ont jamais été construits. On en voit d'ailleurs très bien les points de démarrage (photo ci-dessus à gauche) sur le deuxième niveau de l'élévation. En revanche, les contreforts (qui servent à stabiliser la voûte) sont bien là, mais on ne peut pas les apercevoir de l'extérieur parce que des chapelles latérales ont été bâties aux XVIe et XVIIe siècles dans les intervalles qui les séparaient. Le financement en a été assuré par des particuliers, ainsi que celui du mobilier. À part la sacristie (cachée par l'arbre dans la photo ci-dessus à gauche), toutes ces chapelles ont une même hauteur : celle des bas-côtés. Cette uniformité a permis de les couvrir d'un toit continu.
Sources : 1) Congrès archéologique de France, session tenue à Bourges, 1931, article sur l'église Saint-Bonnet par MM Albert Gandilhon et Robert Gauchery ; 2) Les églises de France, département du Cher par François Deshoulières, 1932.

La façade de l'église Saint–Bonnet (reconstruite au XXe siècle)
La façade de l'église Saint-Bonnet
(reconstruite partiellement au début XXe siècle ?)
Plan de l'église Saint-Bonnet.
Plan de l'église Saint-Bonnet.

Dans le plan ci-dessus, on a tracé en orange ce qui devrait être le contour de l'église d'avant 1510, tel qu'on le comprend dans les sources.

L'élévation nord : arcades en tiers–point au premier niveau
L'élévation nord : arcades en tiers-point au premier niveau,
fenêtres larges et courtes au second.
Le bas-côté sud avec ses voûtes d'ogives.
Le bas-côté sud avec ses voûtes d'ogives.
La porte du fond est celle de la sacristie.
Copie d'un tableau du Guerchin
«Vierge à l'Enfant avec saint Georges,
saint Pierre de Vérone,
saint Sébastien et saint Géminien»
Copie d'un tableau du Guerchin, détail : la Vierge et l'Enfant.
Un ange tenant un écusson
Un ange tenant un écusson où sont portés
les symboles de la Passion.
Clé de voûte dans une chapelle latérale.
XVe ou XVIe siècle.
L'élévation sud dans la nef.
L'élévation sud dans la nef.
Amorce d'ogive non réalisée
Amorce d'ogive non réalisée
(second niveau de l'élévation).

Architecture interne. Avec ses gros piliers monocylindriques dépourvus de chapiteau, elle paraît assez frustre. Dans la photo ci-contre, on voit que le maître maçon Guillaume Pelvoisin avait prévu une voûte d'ogives pour couvrir la nef, mais elle n'a jamais été construite. La légère saillie en aronde qui marque la prolongation des piles sur le mur se termine en chapeau au-dessus des fenêtres hautes. Bien que simple, ce dessin architectural est assez élégant.
En 1932, l'historien François Deshoulières écrit : «(...) le plafond de bois qui recouvre la nef, le chœur et le rond-point, a succédé à un plancher primitif.» Depuis lors, les Monuments historiques ont dû passer un badigeon blanc sur ce plancher puisque la couverture de la nef est d'une blancheur qui ne laisse malheureusement aucune place aux contrastes chromatiques.
L'autre point caractéristique de l'architecture interne réside dans la dissymétrie entre les côtés nord et sud (voir plan ci-dessus) qui ne sont pas parallèles. En partant du déambulatoire, le bas-côté nord va en s'évasant vers l'avant-nef. Ceci afin de se raccorder à ce qui restait de l'ancienne église. Ayant dessiné, pour les piliers de la nef, une disposition en rectangle, le maître maçon a dû concevoir des chapelles de profondeur inégale. À l'avant-nef, on a 2,10 mètres pour la chapelle latérale sud et 3 mètres au nord.
Sources : 1) Congrès archéologique de France, session tenue à Bourges, 1931, article sur l'église Saint-Bonnet par MM Albert Gandilhon et Robert Gauchery ; 2) Les églises de France, département du Cher par François Deshoulières, 1932.

«Les Adieux de saint Pierre et de saint Paul» de Jean Boucher, 1630
«««--- À GAUCHE
«Les Adieux de saint Pierre et de saint Paul»
de Jean Boucher, 1630.
Pierre est sur le point d'être cloué
sur la croix, tandis que Paul
s'apprête à être décapité.

Jean Boucher naît à Bourges en 1568. Il fait trois voyages en Italie entre 1600 et 1625. À Bourges, son atelier se situe dans le pilier butant de la tour sud de la cathédrale. Il fut un des maîtres de Pierre Mignard. Après son décès en 1633, il fut enterré dans une chapelle de l'église Saint-Bonnet.
L'église possède quatre tableaux de ce peintre. Trois sont présentés dans cette page : les Adieux de saint Pierre et de saint Paul (ci-contre) ; saint André ; l'Éducation de la Vierge. Au Saint André, il faut ajouter un Saint Pierre, qui sont tous deux les anciens éléments d'un retable. On dénote aisément dans le style de Jean Boucher une certaine platitude due à un manque de relief évident, bien que le beau tableau de l'Éducation de la Vierge semble un peu plus soutenu au niveau des contrastes. À Bourges, le musée du Berry possède d'autres œuvres de ce peintre qui a fait la fierté de la ville.
Source : panneau dans l'église.

Suite de chapelles sur le bas-côté nord.
Suite de chapelles sur le bas-côté nord.
Chapelle latérale sud dédiée à Saint-Claude
Chapelle latérale sud dédiée à Saint-Claude
avec le vitrail sur la vie de saint Claude
réalisé par Jean Lécuyer (vers 1544).
«Vierge à l'Enfant avec saint Georges, saint Pierre de Vérone, saint Sébastien et saint Géminien» XVIIe siècle, copie d'un tableau du Guerchin.
À DROITE ---»»»
«Vierge à l'Enfant avec saint Georges,
saint Pierre de Vérone, saint Sébastien
et saint Géminien»
XVIIe siècle, copie d'un tableau du Guerchin.

Les vitraux anciens. Même si son architecture interne et externe n'attire pas vraiment, l'église Saint-Bonnet possède quelques vitraux des XVe et XVIe siècle qui méritent la visite. Ils sont situés dans les chapelles qui ont été élevées entre les contreforts à partir du XVIe siècle. Et tous ont été restaurés en 1950 par l'atelier Lorin. Quatre d'entre eux sont du XVIe siècle. L'un est de Jean Lécuyer de façon certaine (selon le Corpus Vitrearum, une inscription l'atteste). Il illustre la vie de saint Claude (voir ci-dessous). Deux autres vitraux sont seulement attribués à Jean Lécuyer (par comparaison de style) : la Résurrection et la Vie de saint Jean l'Évangéliste. Le quatrième vitrail du XVIe siècle suit la mode de l'époque qui consistait, pour un donateur, à faire présenter à la Vierge les membres de sa famille par leurs saints patrons. Il en est ainsi de la famille Ragueau dans un vitrail offert par Jeanne Ragueau, veuve de Denis Yon (1533) et et de la nombreuse famille Lallemant dans un vitrail de 1480, dont l'auteur est inconnu.
Enfin, notons la présence, dans une chapelle nord, et depuis 1994 seulement, des fragments d'une Assomption, datée de 1480. Ces fragments étaient jusque-là déposés dans la crypte de la cathédrale. Ils sont donnés dans la dernière partie de cette page. En 1939, les vitraux ont été déposés.
Source : Corpus Vitrearum, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, éditions du CNRS, 1981.

Peinture murale représentant un saint moine
Peinture murale représentant un saint moine,
XIXe siècle.
VITRAIL DE LA VIE DE SAINT CLAUDE (1544)
Baie 2 : Vie de saint Claude par Jean Lécuyer, 1544
Groupe de Notre-Dame de la Salette
Groupe de Notre-Dame de la Salette
dû au sculpteur berruyer Jules Dumoutet, XIXe siècle.
Chapelle latérale nord, dite de Jean Boucher.
«««--- À GAUCHE
Baie 2 : Vie de saint Claude par Jean Lécuyer, 1544
1) Enfant, il apprend à lire, puis rentre dans un monastère ;
2) Il est intrônisé saint archevêque de Besançon ;
3) Retour du saint au monastère de Saint-Oyend ;
4) Mort de saint Claude.
Dans les ajours du tympan ; les instruments de la Passion.
VITRAIL DE LA VIE DE SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE (1533)
Bas-côté sud : chapelle Saint-Claude et chapelle du Saint-Sacrement
Bas-côté sud : chapelle Saint-Claude et chapelle du Saint-Sacrement.
Ces deux chapelles sont éclairées par un vitrail Renaissance.
Saint André (par Jean Boucher)
Saint André (par Jean Boucher)
Premier quart du XVIIe siècle.

Vitrail de saint Jean l'Évangéliste. Ce très beau vitrail, donné ci-contre, se trouve dans la chapelle du Saint-Sacrement. Attribué à Jean Lécuyer, daté de 1544 et peu restauré, il a été offert par la famille Chaumeau, fondatrice de la chapelle. Le vitrail illustre des scènes de la vie de saint Jean : à gauche, supplice à la Porte Latine (le saint est plongé dans une marmite d'huile bouillante) ; au centre, résurrection de la Drusienne à Éphèse ; à droite, l'épreuve de la coupe empoisonnée (voir les peintures murales sur les mêmes thèmes à l'église Saint-Sauveur de Saint-Macaire en Gironde et les explications qui y sont apportées). On remarquera l'importance de l'encadrement d'architecture et les armes des donateurs dans la partie basse.
Source : Corpus Vitrearum, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, éditions du CNRS, 1981.

Baie 4 : Vie de saint Jean l'Évangéliste
Baie 4 : Vie de saint Jean l'Évangéliste.
Vitrail attribué à Jean Lécuyer, 1533.
Chapelle du Saint-Sacrement
Vitrail peu restauré.
Baie 4 : Vie de saint Jean l'Évangéliste, registre central
Baie 4 : Vie de saint Jean l'Évangéliste, registre central
Vitrail attribué à Jean Lécuyer, 1533.
À gauche, supplice à la Porte Latine (le saint est plongé dans une marmite d'huile bouillante) ;
au centre, résurrection de la Drusienne à Éphèse ; à droite, l'épreuve de la coupe empoisonnée.
(Voir les peintures murales sur les mêmes thèmes à l'église Saint-Sauveur de Saint-Macaire en Gironde) .
Retable du Calvaire (avec la Vierge et saint Jean) entouré des onze  apôtres
Retable du Calvaire (avec la Vierge et saint Jean) entouré des onze apôtres
auxquels on a rajouté un évêque sur la droite.
XVe siècle, restauré au XIXe (chapelle Saint-Jean).
Plaque relatant un billet notarié sur un droit de passage dans une cour
Plaque sur un bas-côté relatant un billet notarié
à propos d'un droit de passage dans une cour, 1742.

Un règlement notarié affiché dans la nef.
Jusqu'au XIXe siècle, l'église est un centre de vie sociale. Du haut de sa chaire, le curé a pour mission d'adresser la bonne Parole, mais aussi de donner des informations tout à fait profanes. Quand il s'agissait d'un règlement de justice, le chapitre pouvait aller encore plus loin et afficher la décision dans un bas-côté (surtout quand la justice épiscopale était concernée).
On donne ci-contre un intéressant texte, gravé dans la pierre, relatant une décision de 1742 sur un droit de passage dans une cour (propriété de l'abbaye Saint-Laurent, tout à côté de Saint-Bonnet), au bénéfice de l'église. On lit :
PAR DEVANT [.] NOTAIRE CE 15 MAY 1742 A ESTE PASSE L'ACTE DE DEPOST D'UN [.] BILLET DE Mme LABBESSE DE St LAURENT DU 14 X 1741 PAR LEQUEL NOUS AVONS DROIT DE PASSER ET REPASSER DANS SA COUR ET CE A DILIGENCE DES SIEURS MICHEL BONNARDEL ET PIERRE TURQUET PROCUREURS FABRICIENS DE CEANS. Pour aboutir au dépôt chez un notaire et à l'affichage de la décision dans la nef, il est probable que madame l'abbesse de Saint-Laurent n'était pas d'accord !

Baie 6 : La Famille Ragueau présentée par trois saints, vers 1533.
Baie 6 : La Famille Ragueau présentée par trois saints, vers 1533.
Vitrail offert par Jeanne Ragueau, veuve de Denis Yon.
À gauche, Denis Yon présenté par saint Denis ; Au centre, Jeanne Ragueur présenté
par saint Jean-Baptiste, à droite, leur fils Antoine présenté par saint Antoine.
Retable du Calvaire, détail
Retable du Calvaire, détail
(Avec la Vierge, saint Jean et Marie-Madeleine) entouré des onze apôtres.
XVe siècle, restauré au XIXe (chapelle Saint-Jean).
«La Vierge donnant le scapulaire à saint Simon Stock»
«La Vierge donnant le scapulaire à saint Simon Stock»
Huile sur toile, XVIIe siècle, auteur inconnu.
«L'Enfant prodigue»
«L'Enfant prodigue»
Auteur inconnu, XVIIIe siècle (?)
VITRAIL DE LA FAMILLE LALLEMANT (Baie n°5, vers 1480 et vers 1550)
Vitrail de la famille Lallemant, détail du tympan
Baie n°5, Vitrail de la famille Lallemant
Détail : trois scènes de la Passion au tympan (vers 1480)
Monument commémoratif de la fondation de la chapelle des Fonts
Monument commémoratif de la fondation
de la chapelle des Fonts par le peintre Jean Boucher.

Vitrail de la famille Lallemant (baie n°5). Ce vitrail, reconstitué au XVIe siècle, regroupe des panneaux de verrières présentes dans l'église d'avant l'incendie de 1487. Vers 1550, on y a ajouté les armes de la famille Lallemant dans le soubassement .
Au registre du haut, les membres de la famille Lallemant sont présentés par saint Jean l'Évangéliste, sainte Anne et saint Guillaume (vers 1480). Il existait une quatrième lancette qui s'est perdue. Au registre médian, on voit trois groupes de trois apôtres (vers 1480) qui accompagnaient une Assomption qui a eté déposée. Le tympan est daté du XVe siècle et illustre des scènes de la Passion. Les séraphins dans les écoinçons sont du XVIe siècle.
Source : Corpus Vitrearum, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, éditions du CNRS, 1981.

«L'Éducation de la Vierge» par Jean Boucher, 1616.
«L'Éducation de la Vierge» par Jean Boucher, 1616.
Sainte Anne présentant les femmes de la famille Lallemant
Sainte Anne présentant les femmes de la famille Lallemant
Baie n°5, vers 1480.
Saint Guillaume présentant deux hommes de la famille Lallemant
Saint Guillaume présentant deux hommes
de la famille Lallemant. Baie n°5, vers 1480.

Vitrail de la Résurrection. Il est daté de 1551 et c'est l'un des plus beaux de l'église (peut-être parce qu'on y a porté de nombreuses restaurations). Comme pour le vitrail de saint Jean l'Évangéliste, il est seulement attribué à Jean Lécuyer (son nom ne figurant pas sur les panneaux, l'attribution n'est pas formelle). L'image principale illustre la Résurrection du Christ. Dans le registre du bas, les soldats romains dorment ou sont surpris par le miracle. Au-dessus, le Christ ressuscité est entouré métaphoriquement, à droite par les Saintes Femmes au Tombeau, à gauche par les pèlerins d'Emmaüs. Le soubassement architectural porte les armes des donateurs, en l'occurrence Claude Fauconnier.
Le tympan illustre l'Ascension. On remarquera le côté très pittoresque de la scène de l'ajour supérieur : le Christ disparaissant dans un nuage, l'artiste n'a représenté que ses jambes cachées par sa tunique et ses pieds nus.
Source : Corpus Vitrearum, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, éditions du CNRS, 1981.

 
Vitrail de la famille Lallemant (baie n°5)
Vitrail de la famille Lallemant (baie n°5).
Vers 1480 et vers 1550.
Chapelle latérale sud avec le vitrail de la famille Ragueau (XVIe siècle).
Chapelle latérale sud avec le vitrail de la famille Ragueau (XVIe siècle).
«L'Éducation de la Vierge» de Jean Boucher, 1616.
«L'Éducation de la Vierge» de Jean Boucher, 1616.
Détail : Sainte Anne et Marie.
 
 
 
 
VITRAIL DE LA RÉSURRECTION (Baie n°7, 1551)
Le déambulatoire avec la chapelle axiale sur la droite
Le déambulatoire avec la chapelle axiale sur la droite.
Baie 7, La Résurrection, détail : un soldat.
Baie 7, La Résurrection, détail : un soldat.
Baie 7, la Résurrection, détail : les pèlerins d'Emmaüs.
Baie 7, la Résurrection, détail : les pèlerins d'Emmaüs.
Baie 7 : La Résurrection, vitrail attribué à Jean Lécuyer, (vers 1551).
Baie 7 : La Résurrection, vitrail attribué à Jean Lécuyer, (vers 1551).
Vitrail assez fortement restauré.
Baie 7 : Vitrail de la Résurrection
Baie 7 : Vitrail de la Résurrection
Registre supérieur : le Christ est accompagné, métaphoriquement, des Saintes Femmes et des pèlerins d'Emmaüs.
Baie 7 : Vitrail de la Résurrection
Baie 7 : Vitrail de la Résurrection
Registre inférieur : les soldats romains devant le tombeau.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-BONNET
Le chœur de l'église Saint–Bonnet est fidèle à l'agencement des piles de la nef.
Le chœur de l'église Saint-Bonnet est fidèle à l'agencement des piles de la nef.

Le chœur. Dans son ouvrage sur Les églises de France, département du Cher, l'architecte et historien François Deshoulières décrit son architecture en termes techniques : Le sanctuaire est entouré «de grandes arcades brisées moulurées d'un tore et bordées de deux gorges pénétrant dans des colonnes cylindriques, placées sur de hauts socles que cerclent de larges cavets et trois baguettes.»

Baie 11 Vitraux provenant d'un tympan
Baie 11 : vitraux provenant d'un tympan daté de 1480.
La Vierge de l'Assomption est entourée d'anges musiciens.
Baie 11 : Un ange musicien
Baie 11 : Un ange musicien
Partie d'une Assomption, vers 1480.
Baie 11 : Un ange musicien
Baie 11 : Un ange musicien
Partie d'une Assomption, vers 1480.
Baie 9 : «Sainte Jeanne de France, Sainte Jeanne d'Arc et sainte Solange» par Loužier, 1934
Baie 9 : «Sainte Jeanne de France, sainte Jeanne d'Arc
et sainte Solange», vitrail de Louzier, 1934.
Baie 11 : La Vierge entourée de cinq séraphins
Baie 11 : La Vierge entourée de cinq séraphins
Partie d'une Assomption, vers 1480.
La nef vue de derrière l'autel
La nef vue de derrière l'autel.
Vitrail de 1853 illustrant des épisodes de la Vie de la Vierge
Vitrail de 1853 illustrant des épisodes de la Vie de la Vierge
Atelier Alfred Gérente (chapelle axiale).
Baie 11, partie d'une Assomption
Baie 11, partie d'une Assomption,
anges musiciens.
Ange musicien, (partie d'une Assomption)

Documentation : «Congrès archéologique de France, session tenue à Bourges, 1931», article sur l'église Saint-Bonnet par MM Albert Gandilhon et Robert Gauchery
+ «Les églises de France, département du Cher» par François Deshoulières, 1932
+ «Corpus Vitrearum, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire», éditions du CNRS, 1981
+ divers panneaux affichés dans l'église.
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