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Dans les quartiers est de Vitré,
depuis l'année 1420, se dressait l'église du Vieux-Saint-Martin,
rattachée à la paroisse Notre-Dame.
En 1803, elle devient l'église de la paroisse Saint-Martin nouvellement
créée.
La France se modernise. En 1857 arrive le chemin de fer : la ligne
Paris-Brest passe à Vitré.
En 1874, c'est le 70e Régiment d'Infanterie qui y prend ses quartiers.
De nouvelles zones d'habitation se créent au sud et à l'est de la
ville. Une population jeune, plutôt aisée s'installe. Elle demande
bientôt à la municipalité la construction d'une nouvelle église
assez grande pour rivaliser avec Notre-Dame.
C'est ainsi que sera bâtie l'église Saint-Martin actuelle dans un
style néo-roman. Elle reste à ce jour le plus important édifice
néo-roman d'Ille-et-Vilaine.
La construction commence en 1883 ; le bâtiment est consacré en 1895.
Il est vraisemblable que son ossature soit en métal, une ossature
sur laquelle on aura greffé des moellons. Cette technique, pratiquée
depuis les années 1850, présentait le triple avantage d'une construction
rapide, peu coûteuse et solide.
L'architecte fut un moine bénédictin, dom Jules Mellet, associé
à son frère Henri. On retrouve ces deux noms dans la conception
de la chaire à prêcher
et des chapiteaux.
L'église Saint-Martin surprend par son ampleur et la largeur de
sa nef. Elle possède quelques très beaux chapiteaux
néo-romans et une majestueuse chaire
à prêcher, bien dans le style des créations du XIXe siècle.
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Vue d'ensemble de la nef de l'église Saint-Martin |
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Les photos de cette page ont été prises
alors qu'une messe d'enterrement se préparait.
Aussi les lumières de la nef vont-elles bientôt s'allumer
(ce qui est visible dans plusieurs photos plus bas).
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| ASPECT EXTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINT-MARTIN |
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Le chevet et ses absidioles aux fenêtres néo-romanes. |

La porte néo-romane et ses chapiteaux épannelés. |

Les pentures de la porte occidentale sont en Modern Style. |

Le Christ-Roi sur le fronton de la façade occidentale. |
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| ASPECT INTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINT-MARTIN |
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Élévation nord de l'église et chœur. |

Plan de l'église Saint-Martin. |

Statue de saint Martin, détail.
Auteur inconnu. |
La chaire à
prêcher néo-romane
date de 1902. ---»»» |
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Architecture
interne.
D'un rapide coup d'œil, on s'aperçoit que l'architecte
interne est extrêmement riche, versant même un
peu vers la surcharge. Les frères Jules et
Henri Mellet, architectes, ont vu grandiose,
ce qui fait que l'élévation, néo-romane au niveau
du style, se rapproche, par l'ampleur de ses quatre
niveaux, du néogothique.
Dans une nef à cinq travées, le
premier niveau présente une suite d'arcades
en plein cintre très sobres, enrichies de chapiteaux.
La très large ouverture des tribunes sur la nef
(par des arcades là encore en plein cintre) possède
un réel cachet et fait toute la noblesse de l'ensemble.
Le vaisseau central étant très large, les architectes
se sont autorisés, sans craindre une sensation
d'écrasement, à couper l'élancement de l'élévation
en encadrant le troisième niveau par deux
corniches. Celle du bas est à denticules ; celle
du haut, à billettes (photo ci-contre à droite).
La première fait le tour de la colonne semi-engagée
quand elle la rencontre, alors que la seconde
accueille un chapiteau et des masques au point
de contact (qui est aussi celui de la retombée
des ogives).
Avec ses deux petites ouvertures gémellées, le
troisième niveau fait un peu figure de parent
pauvre.
Conformément à l'art roman, les hautes fenêtres
n'occupent qu'une partie de l'étage terminal de
la travée. Dans l'art néogothique, elles auraient
pris tout l'espace.
Voir la photo plus
bas pour apprécier l'élévation dans toute
sa hauteur.
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La cuve de la chaire à prêcher avec saint Jean, saint Luc et
saint Marc. |
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Une colonne semi-engagée
au troisième niveau de la nef. |

Chemin de croix, station VI :
Véronique essuie la face de Jésus. |

Statue de Jeanne d'Arc
Auteur inconnu. |
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La chaire à prêcher vue de l'arrière. |
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La chaire
à prêcher.
Cette chaire est un très beau monument d'ébénisterie qui occupe
toute la largeur d'une travée. Elle a été réalisée
en 1902 par les menuisiers Lecomte et fils, associés aux sculpteurs
Vallet et Brillu.
Le dessin est de l'architecte de l'église Henri Mellet.
La riche cuve hexagonale expose les statues de saint Martin,
de Samson et des quatre Évangélistes. L'abat-voix est
surmonté d'un dôme où se dresse l'archange Michel ; des anges
musiciens l'entourent.
Le côté le plus remarquable de cette chaire est son escalier
à double révolution (photo ci-contre).
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Les tribunes s'ouvrent sur le vaisseau central par une suite de triplets
en plein cintre enrichis de chapiteaux. |

L'abat-voix de la chaire à prêcher avec ses anges musiciens. |
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L'élévation de la
nef
est à quatre niveaux.
Ici, le côté sud. --»»» |
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«««--- Chemin de croix, station VII :
Jésus tombe pour la deuxième fois.
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| LES BAS-CÔTÉS
ET LES CHAPELLES LATÉRALES |
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L'autel latéral Saint-Michel est orné de trois statues
d'art sulpicien. |

Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes. Ici, le bas-côté nord. |
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Chapiteau avec personnages grotesques et pélicans. |

Chapiteau avec quatre prophètes et le Tétramorphe.
Au premier plan, Ézéchiel et l'aigle de saint Jean. |

Chapiteau avec suite de grotesques. |
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Le bas-côté nord et sa suite de chapelles latérales. |

Autel latéral (Ecce Homo). |

Autel latéral (Pax). |

Le bas-côté sud et sa suite de chapelles latérales. |

Le côté nord de la nef l'entrée dans les chapelles latérales. |
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Les
chapiteaux.
Réalisés par le sculpteur Vergne en 1890
et 1892, sous la direction de l'architecte de
l'église Henri Mellet, les chapiteaux sont l'une
des clés artistiques de l'édifice.
Dans la nef, plus on se rapproche du chœur, plus
ils sont travaillés. Vers l'entrée, on observe
un style floral assez simple (photo ci-dessus),
puis le décor fait place à un monde animalier,
parfois fantastique où les figures humaines complètent
des corps monstrueux.
Seul le cinquième pilier sud est orné d'un chapiteau
à décor biblique. On y voit les prophètes Isaïe,
Jérémie, David et Ézéchiel séparés par les symboles
des Évangélistes, c'est-à-dire le Tétramorphe
(photo ci-dessus à gauche).
Les chapiteaux couronnant les piles de la croisée
(ci-dessous) sont impressionnants par leur richesse
artistique.
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Chapiteau avec suite de grotesques. |
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Chapiteau de la croisée du transept. |

Chapiteau de la croisée du transept. |
| LE TRANSEPT ET
LA CROISÉE |
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La croisée du transept.
À gauche, le chœur ; à droite, la nef. |

La coupole de la croisée. |

La rose du croisillon sud.
Autour de la Vierge, des bourgeois et des prélats de Vitré sont
en prière.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan. |
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Les
vitraux de la nef.
La plupart des vitraux sont constitués de formes géométriques
simples.
Les deux plus beaux, et aussi les plus originaux, sont
ceux qui surmontent les croisillons du transept. L'auteur
des cartons (qui est inconnu) a voulu rappeler le passé
glorieux de la ville, quand les marchands s'enrichissaient
par le commerce de la toile (voir l'encadré
sur les retables de l'église Notre-Dame
à Vitré).
La rose du croisillon sud (ci-dessus) montre des marchands
richement habillés, en oraison autour de la Vierge.
Ils sont accompagnés de deux prélats portant de remarquables
chasubles.
Dans une dominante chromatique rouge, la rose du croisillon
nord (ci-contre) montre un Christ au regard déterminé,
pointant un doigt vers les tables de la Loi. Des femmes
en prière l'entourent. Dans ce vitrail, sans doute par
souci d'économie, un même carton a été utilisé
plusieurs fois.
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Le croisillon sud du transept et l'autel de messe installé à
la croisée. |

La rose du croisillon nord rassemble, autour du Christ, des
femmes en prière.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan. |
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Le Christ montrant les tables de la Loi.
Partie centrale de la rose du croisillon nord.

«««--- La croisée et l'autel
de messe.
À l'arrière-plan : une chapelle du déambulatoire nord. |
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| LE CHŒUR DE L'ÉGLISE
SAINT-MARTIN |
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Le chœur et le chevet néo-roman de l'église Saint-Martin. |

Trois anges portent un velum au-dessus de la croix. |

Un ange sur une colonne du maître-autel.
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| LA CHAPELLE AXIALE
NOTRE-DAME-DE-GRÂCE |
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Chapelle Notre-Dame-de-Grâce |

Déambulatoire avec entrée vers la chapelle d'axe.
Toutes les arcades sont en plein cintre. |

La Vierge à l'Enfant, détail.
Statue de Jean Fréour.
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La chapelle
Notre-Dame de Grâce.
La chapelle axiale, dédiée à Notre-Dame de Grâce,
est l'un des plus beaux endroits de l'église. Sa sobriété
s'oppose au style néo-roman assez enrichi que l'on voit partout
ailleurs dans l'édifice.
Le pourtour de cette chapelle accueille des grandes peintures
murales sur les thèmes de l'Adoration des mages, de l'Adoration
des bergers et de la Piéta. Réalisées par l'artiste Louis
Garin en 1957, ces peintures, quand elles présentent une grande longueur, sont malheureusement
masquées en leur milieu par les pilastres qui scandent
l'élévation. Ainsi, ci-dessous, la Piéta est coupée
en deux par la colonne.
Au-dessus de l'autel, la statue de la Vierge à l'Enfant est
l'œuvre de Jean Fréour.
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La Piéta
Louis Garin, 1857.
Peinture murale dans la chapelle d'axe |

La Pentecôte |

Le Couronnement de la Vierge |

L'Assomption |

L'orgue de tribune est dû au facteur Victor Gonzalez.
Il a été inauguré en juin 1948.
«««--- Trois des vitraux
de la chapelle d'axe.
Cartons de Louis Garin.
Le peintre verrier est inconnu. |
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L'Adoration des bergers
Louis Garin, 1957.
Peinture murale dans la chapelle d'axe. |
Documentation : «Laissez-voux conter l'église
Saint-Martin», brochure de l'Office de Tourisme.
+ «Vitré de A à Z» de Ludovic Billon, éditions Alan Sutton |
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