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Au XIe siècle, Notre-Dame est une collégiale
créée par les seigneurs de Vitré.
Peu à peu, l'inconduite des moines mène à un dépérissement de l'institution
: ils ne sont plus que trois au début du XIIe siècle. En 1116, Marbode,
évêque de Rennes,
donne la collégiale aux bénédictins de Saint-Melaine
de Rennes.
Après quelques soubresauts et contestations entre chanoines et bénédictins,
l'institution devient prieuré et peut prospérer.
L'église prieurale assurant également le rôle d'église paroissiale,
les moines se réservent, pour leur culte, une petite «nef», l'actuelle
chapelle orientale du Saint-Sacrement, appelée Chœur-aux-moines.
Entre 1480 et 1550 l'église est presque entièrement reconstruite.
François de Laval, futur baron de Vitré,
assure la totalité du financement des travaux. Il donne 1200 écus.
Dans un acte rédigé en 1485, il ordonne de prendre cette somme sur
les revenus de sa terre et baronnie de la Guerche.
C'est l'époque de la fin de la guerre de Cent Ans, marquée par une
reprise économique dans le royaume de France (qui n'inclura la Bretagne
qu'en 1491). Époque marquée aussi par une multiplicité des reconstructions
d'églises fortement mises à mal par les grandes Compagnies et la
soldatesque anglaise.
Le nouvel édifice vitréen jouit d'un atout architectural remarquable
: c'est un trait d'union entre le gothique flamboyant et le style
Renaissance. Peu présent à l'intérieur, ce passage d'un style à
l'autre est très visible sur la façade
sud. Celle-ci possède en outre une rareté : une belle chaire
à prêcher extérieure où les prédicateurs de la Contre-Réforme
pouvaient se déchaîner contre les huguenots... installés dans le
bâtiment d'en face, de l'autre côté de la rue !
L'actuel Chœur-aux-moines
n'a pas été touché par la reconstruction. Et le transept de l'église,
très peu. Les aménagements intérieurs ont sans aucun doute été facilités
par la richesse de la ville issue du commerce des toiles. Le rôle
des pieux barons de Vitré
et celui de la puissante confrérie des marchands d'Outre-mer, fondée
en 1473, sont indéniables, notamment dans la création de retables
enrichis de multiples écussons aux armes de leurs donateurs.
L'église est longue de 67 mètres. Son intérieur n'a guère impressionné
Prosper Mérimée
quand il est passé à Vitré
en 1835 puisqu'il se contente d'en décrire les parties externes.
En fait, il faudra attendre l'arrivée du dynamique curé Gilles
Aubrée en 1850 pour aboutir à l'aspect que le visiteur peut
découvrir aujourd'hui.
Parmi ses richesses, Notre-Dame offre un très beau vitrail Renaissance
illustrant l'Entrée
du Christ à Jérusalem, daté de 1537. Les autres vitraux sont
du XIXe siècle (voir l'encadré).
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Vue d'ensemble de la nef.
Au centre, à l'arrière-plan, la chapelle du Chœur-aux-moines. |
Au XIXe siècle, le percement du chevet de
la chapelle du Chœur-aux-moines
permit d'éclairer le chœur et transept.
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| ASPECT EXTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME |
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La FAÇADE SUD et sa suite de pignons.
Cette suite est caractérique des églises de Haute-Bretagne du XVe
au XVIIe siècle. |
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Prosper
Mérimée à Vitré.
En 1835, l'écrivain parcourt l'ouest de la France. La
Bretagne est inscrite dans son périple, tout comme le
Maine et l'Anjou. C'est en suivant la côte atlantique
que l'écrivain découvre les villes et les monuments
bretons. En décembre de la même année, il remet un rapport
au ministre de l'Intérieur. Dans sa lettre d'introduction,
il précise que Vitré
est la première ville de l'ancienne Bretagne où il s'est
arrêté.
On apprend ainsi que Mérimée n'aime pas du tout l'église
Notre-Dame.
Il écrit : «L'église Notre-Dame dans la ville haute
indique par son architecture la décadence complète de
l'art gothique. Pauvre et mesquine d'ornementation,
on y chercherait en vain quelque détail gracieux. Sa
façade latérale se compose de quatre frontons garnis
de crochets ; on dirait quatre maisons accolées l'une
à l'autre. Ce système me paraît peu rationnel ; au lieu
de donner l'idée d'un grand bâtiment, il le rapetisse
en le divisant en plusieurs parties indépendantes. -
Il faut citer comme une singularité très rare une chaire
à prêcher en pierre, pratiquée extérieurement
sur le côté méridional de l'église. Les sermons en plein
air ayant été défendus de bonne heure, parce que dans
la rue on ne pouvait exiger de l'auditoire un maintien
aussi décent que dans l'intérieur d'une église, je ne
me serais pas attendu à trouver un vestige de cet usage
dans un édifice aussi moderne que Notre-Dame-de-Vitré.»
Prosper Mérimée ne dit pas un mot de l'intérieur du
monument. Rien ne l'a donc particulièrement frappé,
mais rien n'exigeait une restauration rapide non plus.
Source : Notes d'un
voyage dans l'Ouest de la France, Prosper Mérimée,
1836.
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Le jardin des Bénédictins borde la FAÇADE NORD de l'église. |
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FAÇADE NORD. |

Plan de l'église et parties extérieures.
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Les
façades nord, sud et ouest.
Ces façades de l'église sont très dissemblables.

La façade nord.
Riche comme la façade sud d'une suite de pignons
typiquement bretons, elle n'est malheureusement
pas vraiment accessible. Le haut muret du jardin
des Bénédictins s'élève devant le soubassement.
Et, en été, des arbres touffus cachent la majeure
partie de l'architecture.

La façade sud.
C'est la plus pittoresque (photo ci-dessus),
élevée d'est en ouest de 1480 à 1540. La succession
rapprochée des pignons donne à ce style le nom
de dents de scie. Des contreforts peu saillants
séparent les fenêtres. Les pinacles fortement
dentelés qui surmontent ces contreforts donnent
à la façade cet aspect breton typique du gothique
flamboyant de la Haute-Bretagne dans la période
XVe-XVIIe siècles.

La façade ouest.
Construite autour de 1550, cette façade
semble bien pauvre.
À l'origine, elle était masquée par un bâtiment
en bois utilisé pour le commerce : la Grande halle
aux draps. Ce n'est qu'au XXe siècle que le vis-à-vis
de la façade a disparu.
À part la grande verrière au-dessus de la porte,
il n'y a aucune fenêtre sur les côtés. La suite
de pinacles ornés de choux frisés en est la seule
ornementation.

Les vantaux des trois portes.
Ceux de la porte
d'En-Bas (côté ouest et de la porte
du Milieu (photo ci-dessous) méritent un coup
d'œil admiratif. On y retrouve, sculptées dans
le bois, les scènes de l'Annonciation
et de la Crucifixion
ainsi que des apôtres, dont les quatre Évangélistes.
Ces bas-reliefs sont datés des XVIe et XVIIe siècles.
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«««--- La tour de
la croisée, érigée entre 1440 et 1442, abrite le clocher.
Elle est vue ici depuis le jardin
des Bénédictins.
La flèche qui domine le clocher date de 1858. |
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| FAÇADE SUD : LA
PORTE DU MILIEU |
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FAÇADE SUD : la porte du Milieu.
C'est la plus ouvragée des trois portes. |

FAÇADE SUD : la porte du Milieu.
Les bas-reliefs en bois des vantaux sont du XVIIe siècle. On y lit
le millésime 1689. |

La Vierge à l'Enfant
FAÇADE SUD, porte du Milieu.
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FAÇADE SUD, porte du Milieu
Détail des bas-reliefs des vantaux, XVIIe siècle.
Les deux médaillons du haut représentent une Annonciation. |
| FAÇADE SUD, porte du Milieu,
bas-reliefs des vantaux. |
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Saint Pierre tient la clé du Paradis. |

Saint Jean tenant un calice. |
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La Vierge de l'Annonciation.
FAÇADE SUD, porte du Milieu.
|

Ssaint Pierre niché dans le gothique flamboyant.
FAÇADE SUD, porte du Milieu. |
| FAÇADE SUD : LA
PORTE D'EN-HAUT |
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Dais Renaissance au coin sud-ouest de l'église. |
Blason portant les
armes de Guy XV de Laval,
baron de Vitré de 1486 à 1501,
au-dessus de la porte d'En-Haut. ---»»» |
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FAÇADE SUD, la porte d'En-Haut.
Au-dessus de la porte : le blason de Guy XV de Laval. |
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Un aigle au-dessus de la 1ère fenêtre au sud-ouest. |
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| FAÇADE OUEST
: LA PORTE D'EN-BAS |
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La FAÇADE OUEST a été construite en 1550.
Ses contreforts à pinacles sont ornés de crosses et de choux frisés.

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À l'origine, la façade ouest était masquée
par un bâtiment en bois utilisé pour le commerce : la Grande
halle aux draps
|
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La porte d'En-Bas au milieu de la façade ouest.

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On y reconnaît un agrégé
de la seconde Renaissance, inspiré par l'Art antique : porte
en plein cintre, fronton triangulaire et arcade cintrée.
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FAÇADE OUEST : tmpan de la porte d'En-Bas
Ce tympan illustre la Crucifixion avec les apôtres Pierre,
Paul, Jean et André. |

La Crucifixion
Porte d'En-Bas, XVIIe siècle. |
| LA CHAIRE À PRÊCHER
EXTÉRIEURE |
|

La chaire à prêcher extérieure repose sur un pédicule.

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La chaire
à prêcher extérieure.
Cette sorte de chaire, à l'extérieur d'un édifice, est très
rare.
La cuve, savamment travaillée, accueille une suite d'arcatures
trilobées, rehaussées de sculptures diverses (triple face,
sirène, lion, etc.). Le dais est façonné en forme de clocheton.
Fidèle à l'ensemble des pinacles, il est lui-même garni de
crochets.
La chaire aurait été créée à la fin du XVe siècle, avant l'apparition
du protestantisme à Vitré.
À quoi l'utilisait-on ? Selon Arcisse de Caumont cité
par Arthur de la Borderie «probablement, pour prêcher les
jours de grandes fêtes où l'église ne pouvait contenir toute
la foule des fidèles.»
Quand des protestants s'installèrent en ville, elle servit
évidemment de tribune pour réfuter la religion prétendument
réformée.
La présence de cette chaire est-elle due à l'influence de
saint Vincent Ferrier, moine dominicain qui prêchait à l'extérieur
des églises et qui fut appelé par le duc de Bretagne Jean
V en 1418 ? C'est l'opinion de l'historienne Denise
Robert-Maynial dans le Dictionnaire des églises de France
(Robert Laffont, 1966).
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L'abat-son de la chaire à prêcher extérieure et ses sculptures. |

Les sculptures de la cuve de la chaire à prêcher extérieure. |

La triple face symbolisant la Trinité
sur la cuve de la chaire à prêcher extérieure. |

Une sirène ou un atlante sur la cuve
de la chaire à prêcher extérieure. |
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| ASPECT INTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME |
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La nef et les bas-côtés vus depuis l'entrée de l'église.
Le grand retable
à droite est du XIXe siècle. |

La voûte en bois peint du vaisseau central. La peinture date du XIXe
siècle. |

Détail des peintures de la voûte du vaisseau central. |
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Architecture
interne.
La nef de l'église offre un ensemble très homogène,
mais sans point d'accroche artistique réel. À tel point
que la notice de l'Office de tourisme Laissez-vous
conter l'église Notre-Dame ne parle que des aspects
extérieurs !
En passant en 1835 à Vitré,
Prosper Mérimée n'a rien dit sur l'intérieur de l'édifice.
Celui-ci n'était donc pas menacé d'une ruine rapide
(auquel cas l'écrivain aurait ajouté une
description assez détaillée). Quant à
l'abbé Gilles
Aubrée, grand ordonnateur de la restauration de
l'église au XIXe siècle, il n'a pris possession de la
cure qu'en 1850.
La grande photo plus
haut montre que la nef, à six travées, est séparée
des bas-côtés par des arcades brisées assez sobres.
Les piles octogonales possèdent des chapiteaux moulurés
sans grande recherche ornementale. Comme souvent dans
les anciennes églises bretonnes, la voûte est en bois.
Elle présente des lambris peints selon un motif
de rinceaux répétitif.
Les bas-côtés et les chapelles sont voûtés d'ogives
en pierre dont les nervures retombent sur des consoles
ornées d'anges ou d'animaux. Plus intéressant : les
clés de voûte sont ornées des armes des barons de Vitré,
des armes de la Bretagne ou encore du lion de Vitré.
On a là la marque de plusieurs donateurs. Quelques-unes
de ces clés sont données plus
bas.
Les murs gouttereaux n'ont pas l'épaisseur voulue pour
soutenir une voûte en pierre. Les églises de Bretagne
mettaient à profit la présence de grandes forêts (et
la proximité de la mer pour le transport). On faisait
ainsi une première économie en faisant le choix de la
charpente pour coiffer la nef et une seconde en diminuant
le nombre de pierres ainsi que la masse des contreforts
pour la soutenir. Pour avoir une idée du poids des différentes
pierres par rapport au bois, on pourra se reporter à
un encadré présenté à la basilique Notre-Dame
du Roncier de Josselin, église qui possède également
une voûte en bois.
Le plan de l'église Notre-Dame montre sur le côté sud,
au niveau de la première travée orientale, la présence
d'une pièce fermée (une petite sacristie). Celle-ci
est surmontée d'une tribune qui était réservée autrefois
aux barons de Vitré.
Une photo plus
bas en donne un aperçu. C'est à cet endroit que
se trouve la célèbre sculpture de l'arracheur
de dents.
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La
chapelle des Fonts.
C'est la seule chapelle fermée par une grille.
À part un retable en pierre du XIXe siècle (donné
à droite), elle possède un enfeu intéressant,
malheureusement assez mutilé : celui de Pierre
Hubert, mort en 1498.
Messire Pierre Hubert était prêtre doyen de Vitré,
recteur de la chapelle d'Erbrée et chanoine prébendé
de la collégiale de la Magdeleine de Vitré.
Dans son étude sur l'église en 1876, l'abbé Paul
Paris-Jallobert écrit que cet ecclésiastique
avait fondé en 1488 une chapellenie où
il demandait que soit «(...) célébré à jamais
par chacun jour de l'an, une messe à basse voix,
à l'heure de neuf heures, et premier le chapelain
doit tirer la cloche nommée le Gros-Saint,
par quinze gobets (...)».
La sculpture du doyen comporte d'intéressants
bas-reliefs illustrant les orfrois (c'est-à-dire
les parements d'or et d'argent) de sa chasuble.
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La chapelle des Fonts baptismaux. |

Haut-relief sous un enfeu de Pierre Hubert,
mort en 1498, recteur de la chapelle-Erbrée.
Chapelle des Fonts baptismaux. |

Enfeu de Pierre Hubert, détail de la chape
avec ses bas-reliefs qui représentent les orfrois. |
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Le Baptême du Christ
Vitrail signé : Claudius Lavergne et ses fils 1884
Chapelle des Fonts baptismaux. |

Retable du XIXe siècle de la chapelle des Fonts. |

Le lion de Vitré dans une clé de voûte. |
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Le Baptême du Christ, détail.
Vitrail signé : Claudius Lavergne et ses fils 1884
Chapelle des Fonts baptismaux. |

La cuve de la chaire à prêcher s'inspire de celle de la chaire
de
Geiler von Kaysersberg à la cathédrale de Strasbourg. |

Le bas-cêté nord et ses chapelles latérales.
Au premier plan, le retable de Saint-Michel (XVIIe siècle) |
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Les
retables du XVIIe siècle.
L'église Notre-Dame abrite quatre grands retables du
XVIIe siècle dans ses chapelles latérales.
Ces retables étaient la plupart du temps financés non
par des nobles, mais par des roturiers. Parmi ceux-ci,
les confréries comptent pour une moitié. Sur l'image
à droite, on peut voir un autre très grand retable,
dressé au côté sud, mais il est du XIX siècle.
Dès le XVIIe siècle, la région de Laval connut plusieurs
ateliers de fabrication de retables. La ville de Vitré,
d'importance secondaire, subit l'influence de sa grande
voisine et adopta peu ou prou le style conçu par les
fabricants de Laval. On trouve ainsi à Vitré
une décoration parfois un peu surchargée, typique des
retables lavallois.
Comme Saint-Malo et Laval, Vitré
pratiquait le commerce sur une grande échelle.
Dès 1473, les marchands vitréens constituèrent une confrérie
: les Marchands d'Outre-mer. Vitré
exportait des toiles assez grossières, mais très robustes,
idéales pour les voiles des navires et la confection
des ballots.
La bourgeoisie mettait à profit les petits ateliers
domestiques des tisserands pauvres, disséminés dans
la ville et ses alentours, et s'enrichissait. Ce commerce
culmina lors d'une période de grand faste - qui fut
courte : de la fin des guerres de Religion jusqu'à la
politique anti-espagnole de Richelieu.
L'intervention de la France dans la guerre de Trente
Ans, en 1635, gela les relations entre les ports bretons
et la péninsule ibérique ainsi qu'avec toutes les possessions
espagnoles du continent. Les exportations de toiles,
via Saint-Malo, se tarirent.
C'est donc au début du XVIIe siècle (avant 1635) que
se produisit l'enrichissement rapide des marchands vitréens.
Les commandes de retables en découlèrent, accentuées
par l'offensive de la Contre-Réforme.
Au sujet de cet enrichissement rapide, Jean-Claude Menou
[cf source] signale en note une découverte de l'abbé
Paris-Jallobert dans le registre de l'église
Notre-Dame : en 1612, des corsaires (que J.-C. Menou
appelle des pirates, terme impropre puisque les marchands
vitréens y détiennent des parts) arraisonnèrent deux
navires qui transportaient plus de deux cent cinquante
mille écus, ainsi que beaucoup de pierreries et autres
objets précieux.
L'abbé Paris-Jallobert ajoute que, de cette fabuleuse
prise, les Vitréens reçurent «plus de deux cent mil
livres». Ce qui a dû faciliter les commandes de retables...
Le style de ces retables est souvent à la démesure,
propre à l'esprit espagnol. Le style classique (retable
Saint-François)
résiste malgré une offensive du style baroque, appuyée
par «le goût tout espagnol pour les surfaces totalement
décorées» [Menou].
Dans le style baroque, l'église possède
ainsi les retables de Saint-Michel,
de Saint-Melaine
et de Saint-Sébastien.
N'oublions pas que la démesure véhicule avec elle le
triomphalisme et la beauté majestueuse. Les confréries
qui passaient commande pouvaient être fières. Le Concile
de Trente (1545-1563) avait d'ailleurs affirmé son credo
artistique : les œuvres d'art belles et grandes sont
idéales pour impressionner les fidèles. (Voir le phénomène
de la prière des Quarante-Heures
à Issoire
au XVIIe siècle et l'impression produite par les processions.)
Dans son étude des retables vitréens Jean-Claude Menou
fait remarquer que le retable Saint-Michel
est en bois (par souci d'économie). L'historien ajoute
qu'il n'est accepté que parce qu'il rappelle «en tous
points la noble décoration que donnent les marbres jaspés,
noirs et rose, des carrières du pays de Laval.»
Ajoutons que l'église Notre-Dame possédait, il n'y a
pas encore longtemps, un très beau retable d'émaux peints
daté du XVIe siècle. Ce retable est à présent exposé
au musée du château
de Vitré.
Source : Retables vitréens
par Jean-Claude Menou, Bulletin et mémoires de la
société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine,
1971.
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Le Portement de croix
Vitrail de la Maison Clamens et Bordereau
Angers 1886. |

Retable de SAINT-FRANÇOIS
dans une chapelle latérale sud.
XVIIe siècle. |

Le Ravissement de saint François d'Assise
Lefebvre, XVIIe siècle
Retable de Saint-François. |
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Bas-côté nord : retable de SAINT-MICHEL et retable de SAINT-SÉBASTIEN.
Les deux retables sont du XVIIe siècle. |
| QUATRE CLÉS DE VOÛTE DANS
LES BAS-CÔTÉS |
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Le lion de Vitré. |

Les armes des Laval-Montmorency. |

Clé de voûte dans l'allée centrale. |

Véronique et le visage du Christ. |

La nef, le bas-côté sud et les chapelles latérales.
Sur la droite, le retable de SAINT-FRANÇOIS remonterait à 1636 d'après le Bulletin de la Société Archéologique d'Ille-et-Vilaine,
1971.
À gauche, un grand retable du XIXe siècle. |

Retable de SAINT-MELAINE, XVIIe siècle.
Chapelle Saint-Melaine. |

La Vierge et Sainte Élisabeth avec l'Enfant Jésus et Jean-Baptiste,
détail.
Vitrail du XIXe siècle avec un beau panorama médiéval. |
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Le
retable de Saint-Melaine.
Ce retable est celui de la confrérie des menuisiers,
fondée le 6 août 1632 par neuf maîtres menuisiers.
Le Bulletin de la Société Archéologique du département
d'Ille-et-Vilaine daté de 1971 donne un extrait
des archives de Notre-Dame à cette époque : neuf maîtres-menuisiers
«demeurans es ville et forsbourgs dudict Vitré, lesquels,
pour le zèle et affection qu'ils ont de l'augmentation
du sainct service divin, ont fait et accordé une frayrie
en l'église Nostre-Dame dudict Vitré, à perpuité, et
prenne pour patronne Sainte Anne».
Selon le Bulletin, la date de construction du
retable doit être proche de celle de la fondation.
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Piéta du XIXe siècle dans la niche frontale
du retable de Saint-Melaine. |

Colonnes torses avec pampres, XVIIe siècle.
Retable de Saint-Melaine. |
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La Vierge et Sainte Élisabeth
avec l'Enfant Jésus et Jean-Baptiste
Vitrail de Claudius Lavergne et ses fils ? |

La Vierge présentant l'Enfant Jésus à sainte Anne
Jean Picart
Retable de Saint-Melaine, XVIIe siècle. |
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La Vierge intercédant pour les
pécheurs repentis
Atelier inconnu.
Sur le premier registre : sainte Monique
présente son fils Augustin à Adam et Ève. |

La Sagittation de Saint Sébastien
Jean Picart, 1640.
Retable de Saint-Sébastien,.

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La
Vierge intercédant pour les pécheurs repentis.
Ce vitrail du XIXe siècle et d'atelier inconnu, dans la chapelle
absidiale sud, est difficile d'interprétation.
Autant l'attitude de la Vierge face au Christ est clairement
celle de l'intercession, autant l'attitude d'Adam et Ève d'un
côté, et celle de Monique et Augustin de l'autre soulèvent
des questions. Sainte Monique a l'air de présenter son fils
à Adam et Ève qui prient devant elle).
D'après les documents consultés, les exégètes n'ont pas d'explication
à donner.
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Retable de SAINT-SÉBASTIEN, 1640
dans une chapelle latérale nord. |

Statue de saint Sébastien.
Retable de Saint-Sébastien, 1640.
Art baroque. |

La Vierge intercédant pour les pécheurs repentis, détail
:
Adam et Ève en prière.
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Baie 16 : L'Entrée à Jérusalem, 1537.
Voir gros plan plus
bas. |

L'Entrée à Jérusalem, détail, 1537. |
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Les vitraux
de l'église Notre-Dame.
D'après le Corpus Vitrearum sur les vitraux de Bretagne,
il y aurait eu au moins une dizaine de vitraux Renaissance
relevés dans l'église en 1848 par l'historien Guilhermy
: une Résurrection des morts enrichie d'un Christ du Jugement
dernier, un Couronnement de la Vierge et une Dormition, des
débris d'une légende de saint Jean-Baptiste.
On trouve aussi une messe de saint Grégoire et des figures
en pied de sainte Barbe, saint Christophe et sainte Anne.
Enfin, un vitrail entier nous est resté dans l'église : une
magnifique Entrée à Jérusalem, datée de 1537 (donnée
ci-contre en entier et en gros
plan plus bas). Il faut lui rajouter un archange de l'Annonciation
agenouillé et tenant un phylactère, remontant peut-être à
l'année 1473 (ci-dessous). Enfin, un petit Calvaire subsiste
dans le tympan d'un vitrail ornemental (non donné ici).
L'état de conservation de l'Entrée à Jérusalem est
jugé «bon» par le Corpus Vitrearum qui indique que
les restaurations sont plus nombreuses dans la lancette de
gauche.
Après l'inventaire des vitraux Renaissance, le Corpus
écrit dans une prose laconique : «Devenus fragmentaires, la
plupart de ces vitraux ont été remplacés lors de campagnes
menées pendant la seconde moitié du XIXe siècle.» C'est une
information succincte qui conduit à bien des questions :
quand sont-ils devenus fragmentaires et pourquoi ? quel
était leur état réel en 1848 ? que sont-ils devenus
après leur dépose ? Le Corpus n'apporte aucune réponse.
On ne peut s'empêcher de penser à une éventuelle destruction
pendant la Révolution. Selon le rapport établi sur l'église
en 1876 par l'abbé Paul Paris-Jallobert, membre de la Société
d'Archéologie d'Ille-et-Vilaine, nous savons qu'en 1794
les volontaires du bataillon de la Montagne en garnison à
Vitré
se sont amusés, par simple plaisir de détruire, à saccager
l'orgue du XVIIe siècle. Pourquoi pas les verrières ?
Quand le Corpus parle de vitraux «devenus fragmentaires»,
ne s'agirait-il pas de vitraux saccagés à coups de pierre
en 1794 ?
Quoi qu'il en soit, de nombreux vitraux modernes vinrent orner
les bas-côtés, le transept et le chœur-aux-moines
entre 1868 et 1900. L'atelier vitréen Chauvel a signé les
grandes compositions de l'Arbre
de Jessé et du Rosaire
dans le transept. Le Carmel du Mans a réalisé une Vie
de la Vierge. Enfin on retrouve l'atelier Champigneulle
(Résurrection
et Présentation
de Marie au Temple) et celui de Lavergne (Baptême
du Christ et Adoration
des bergers, auxquels il faut peut-être rajouter l'intéressant
Vierge
et Sainte Élisabeth avec l'Enfant Jésus et Jean-Baptiste
doté d'un beau panorama
médiéval).
Les principaux vitraux historiés de l'église sont présentés
dans cette page.
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Le Couronnement de sainte Cécile
Fournier, 1646. |

Baie 10 : l'archange de l'Annonciation
Troisième quart du XVe siècle. |

L'archange saint Michel, 1884 (atelier Lavergne
?) |

L'archange saint Michel, gros plan sur le démon. |
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Baie 16: l'Entrée à Jérusalem
Détail : les apôtres. |

Le sacrifice d'Abraham
dans une clé de voûte.
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Baie 16 : l'Entrée à Jérusalem, scène centrale.
Vitrail daté de 1537. |

Chapelle latérale nord avec le monument au curé Gilles Aubrée
(1805-1881). |

La Résurrection, détail.
Vitrail de Charles Champigneulle Paris, 1896 (Ancienne Maison
Coffetier)
Scène centrale du vitrail. |

Sainte Barbe protégeant l'église Notre-Dame de la foudre
Philippe Matozrec, 1769. |
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L'abbé
Gilles Aubrée (3/4).
---»» Bref, l'abbé Aubrée donnait sans compter, quitte
à se trouver lui-même dans le besoin. Il se signala
aussi par son aide indispensable dans la gestion financière
du collège de Redon, placé sous la direction des Eudistes.
Après un passage d'un an à Pacé, près de Rennes,
l'abbé fut nommé à la cure de Notre-Dame de Vitré,
au début de l'année 1850, en remplacement du titulaire
décédé.
Le faubourg populeux du Rachapt, inclus dans le périmètre
de la paroisse, donna au nouveau curé l'occasion de
montrer son énergie et sa détermination à secourir les
âmes.
De l'énergie, il en fallut aussi beaucoup pour tirer
l'église de son triste état : la flèche du clocher abattue
par la foudre en 1704 ; le placître délimité par un
petit muret sans forme qui cachait le premier niveau
de l'édifice ; absence de voûte sous la tour de la croisée
; un seul et unique vitrail (qui demandait à être restauré)
; plus d'orgue ; chaire à prêcher et autels vieillots,
repeints de temps à autre ; voûtes sales et aux douvelles
disjointes qui laissaient passer la bise ; enfin une
nef coupée en deux par un mur sous l'arcade ouest de
la croisée et une cloison de bois sous l'arcade orientale
(en 1626, les paroissiens et les moines bénédictins
de l'ancien prieuré avaient religieusement délimité
leur espace de prière). ---»» Suite 4/4
à droite ci-contre.
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Chapelle latérale nord avec retable du XIXe siècle. |

La Résurrection»
Vitrail de Charles Champigneulle Paris, 1896
(Ancienne Maison Coffetier). |
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L'abbé
Gilles Aubrée (1805-1881) (1/4).
C'est un prélat qui compte dans l'histoire de
l'église Notre-Dame.
Septième garçon d'une famille rennaise d'une modeste
aisance, il fut instruit par son frère aîné. Entré
au petit séminaire, sa vocation se déclare. Le
grand séminaire suivit. En 1828, à 23 ans, il
est ordonné prêtre à Rennes.
Il est d'abord vicaire à Saint-Aubin-du-Cormier,
puis vicaire de la paroisse Saint-Sauveur de Redon
dès 1835 (où il suit le curé de Saint-Aubin qui
est nommé à la cure). ---»» Suite 2/4 à droite.
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Priant du curé Gilles Aubrée sous un dais
dans une chapelle latérale nord, XIXe siècle.
Œuvre du sculpteur Jean-Marie Valentin. |
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L'abbé
Gilles Aubré (2/4).
---»» Gilles Aubrée reste quatorze ans à ce poste où
il se fait remarquer en revitalisant la congrégation
des hommes de Redon, groupement catholique mis à
mal par la Révolution.
L'historien Arthur de la Borderie qualifie l'abbé Aubrée
d'«âme ardente», c'est-à-dire une âme propre à soulever
l'enthousiasme et à entraîner les gens dans ses louables
desseins.
Sa lutte pour le bien se concrétise par la charité et
l'aumône... avec l'argent des riches ! De la Borderie
écrit que l'abbé Aubrée obtenait des riches tout ce
qu'il voulait !
(Il y a toujours eu des prélats pour harceler leurs
ouailles et leur faire ouvrir leur porte-monnaie. L'ornementation
de l'église nancéenne de Notre-Dame
de Lourdes est en partie le résultat d'un harcèlement
similaire.)
---»» Suite 3/4 plus bas.
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Sainte
Barbe protégeant l'église Notre-Dame de la foudre.
Ce tableau de 1769 a l'avantage de faire découvrir deux
choses disparues : le clocheton qui surmontait le clocher
depuis le XVe siècle et le placître de l'église.
L'historien Arthur de la Borderie, dans sa relation
de la vie de l'abbé Aubrée (1805-1881), nous donne quelques
détails sur ces parties architecturales.
Le clocheton était couronné par une «belle et haute
flèche de pierre» qui fut brisée par la foudre en 1704.
On la remplaça bientôt par une construction fort peu
solide : une flèche à lanterne, fort élancée, en ardoise
et en charpente.
Quatre-vingts ans plus tard, on préféra l'abattre pour
éviter un accident. Vint la remplacer un «affreux petit
toit d'ardoise, sorte de parapluie rapiécé, planté à
la diable au-dessus de la tour pour empêcher les cloches
de mouiller.» La flèche
actuelle, en pierre de Crazannes, fut construite
en 1858, à l'initiative de l'abbé Aubrée et sous la
direction de l'architecte Raffray.
Elle donne au monument une hauteur de 62,70 mètres.
Le placître est l'espace clos qui entourait jadis une
église. Celui de Notre-Dame, surélevé par rapport à
la rue, fut démoli au XIXe siècle, toujours à l'initiative
de l'abbé Aubrée.
De la Borderie écrit à ce sujet que l'abbé «rasa et
détruisit sans pitié ce mauvais petit terre-plein qui
emprisonnait l'église et engageait vilainement sa base
en diminuant sa hauteur. Les assises inférieures, une
fois dégagées, furent reprises et rétablies en beau
granit, et l'aspect du monument renouvelé, on peut le
dire, de la tête aux pieds et rendu à ses proportions
et à ses lignes primitives, se trouva changé du tout
au tout.».
Source : M. L'abbé Aubrée,
curé de Notre-Dame de Vitré par A. de la Borderie,
1880.
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La Vie de la Vierge
Atelier du Carmel du Mans, avant 1876. |

La Vie de la Vierge, détail
Le Mariage de la Vierge
et l'Annonciation.
Atelier du Carmel du Mans, avant 1876.
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Bas-relief d'apôtres sous des dais gothiques provenant du tombeau
de Guy X de Laval.
XVe siècle.
Détail du soubassement d'un autel latéral.
Voir les fragments
du tombeau au musée du château de Vitré.
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L'abbé
Gilles Aubrée (4/4).
---»» L'abbé Aubrée se mit au travail. Nul doute qu'il
s'en alla frapper à la porte des riches familles de
Vitré,
muni d'un plan de restauration en bonne et due forme.
Tous les points négatifs listés ci-dessus reçurent une
solution.
L'abbé commença par l'intérieur : on construisit une
voûte sous la croisée ; les murs qui coupaient
la nef furent abattus ; le maître-autel fut replacé
; le chevet du chœur-aux-moines,
percé d'une fenêtre pour éclairer l'édifice.
À l'extérieur, dirigés par l'architecte
Raffray, les travaux se multiplièrent aussi :
on créa une nouvelle flèche au-dessus de la tour ; ensuite
on abattit le muret du placître, les assises inférieures
seules étant rétablies en beau granit.
L'abbé revint alors vers les travaux intérieurs : les
voûtes en lambris furent renouvelées et peintes (notamment
celles du chœur-aux-moines)
; on répara toutes les fenêtres avec pose éventuelle
de vitraux ; un nouvel orgue
fut installé en 1852 ; puis ce fut le tour de la chaire
à prêcher et des autels en pierre (au nombre de
sept) auxquels on ajouta les vases sacrés, les habits
de messe, les ostensoirs, etc.
Visiblement les sources de financement ne manquaient
pas puisque le curé fit même poser un somptueux dallage
de granit autour de l'édifice à l'ancien emplacement
du pourpris (c'est-à-dire l'enceinte délimitée
par l'ancienne clôture).
L'historien Arthur de la Borderie conclut le résultat
heureux de ce travail incessant en rappelant les principes
de base suivis par l'abbé : «Dans tous les travaux accomplis
à Notre-Dame par M. Aubrée, écrit-il, deux principes
l'ont constamment dirigé#8239;: 1° ne rien détruire d'ancien
ayant quelque valeur, quelque intérêt soit pour l'art,
soit pour l'histoire ; 2° suivre exactement, scrupuleusement,
dans toute réparation ou restauration, le style primitif
du monument». À cette fin, l'abbé Aubrée fut épaulé
par l'abbé Paul Brune, un spécialiste réputé dans tout
le diocèse de Rennes
à cette époque.
L'abbé Aubrée est mort en novembre 1881, à l'âge de
76 ans. L'église actuelle de Notre-Dame de Vitré
est le résultat de sa détermination.
Source : M. L'abbé Aubrée,
curé de Notre-Dame de Vitré par Arthur de la Borderie,
années 1880.
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| LA CHAPELLE ABSIDIALE
NORD ET SES PEINTURES REDÉCOUVERTES EN 2007 |
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Jésus parmi les Docteurs,, détail.
Année 1619. |
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«««--- Chapelle absidiale nord,
XIXe siècle.

En 2007, des peintures du début du XVIIe siècle
y ont été mises à jour sur les parois latérales.
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La
chapelle absidiale nord.
Elle était autrefois celle de la confrérie des Anges
gardiens, fondée en 1639.
C'est à la faveur d'une restauration de cette chapelle
en 2007 que l'on a mis à jour les restes de peintures
illustrant les mystères du Rosaire. Celles qui sont
sur le mur de droite sont en meilleur état que celles
du mur de gauche.
Ces peintures auraient été créées en l'année 1619 (sans
doute une date repérée par les restaurateurs lors des
travaux).
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La Crucifixion
Année, 1619. |
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La Résurrection du Christ, 1619. |

La Descente de croix
Année 1619 |
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La Vierge de l'Annonciation, détail.
Année 1619.

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««--- Vue d'ensemble des peintures sur
le mur oriental de la chapelle absidiale nord.
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| LA CHAPELLE ABSIDIALE SUD |
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La
chapelle absidiale sud.
Avec le Chœur-aux-moines,
c'est la chapelle la plus restaurée au XIXe siècle.
Elle suit les canons artistiques de cette époque. Murs
et retombées d'ogive sont peints. La voûte est étoilée
sur un fond bleu noir.
Les clés de voûte et les consoles ont-elles été recréées
pour l'occasion ? Les clés de voûte probablement
pas, mais les consoles, d'un style assez neuf, sèment
le doute. Un bas-relief en plâtre illustrant la Crucifixion
est disposé sur l'autel.
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Les Mystères du Rosaire
Vitrail de l'atelier Joseph Chauvel, 1876. |
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La chapelle absidiale sud a été aménagée au XIXe siècle. |

La voûte peinte, étoilée de la chapelle absidiale sud. |
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Clé de voûte, XIXe siècle (?) |

Un ange tenant un phylactère
dans une console de la chapelle absidiale sud. |

Un prophète tenant un phylactère
dans une console de la chapelle absidiale sud. |
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Les Mystères du Rosaire
Détail : Annonciation, Visitation, Nativité et Circoncision.
Vitrail de l'atelier vitréen Joseph Chauvel, 1876. |
| LE MAÎTRE-AUTEL
DANS LA PREMIÈRE TRAVÉE ORIENTALE |
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Le maître-autel est installé dans la première travée orientale de
la nef. |

Le maître-autel dans la première travée.
Les piliers de la croisée portent des consoles à personnages
(voir ci-contre). |
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L'Arbre de Jessé
Vitrail de l'atelier Chauvel à Vitré, 1868. |
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Vue d'ensemble de la première travée et du maître-autel. Au
second plan, la petite sacristie
et la tribune autrefois réservée aux barons de Vitré. |

Console dans la croisée : un moine |

Console dans la croisée :
un homme assis en tailleur |

Console dans la croisée :
un homme de loi (?) tenant un bâton. |
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Le croisillon sud du transept avec le vitrail de l'Arbre de
Jessé.
À gauche : l'entrée dans la chapelle absidiale sud. |

Arbre de Jessé, détail : le roi Roboam,
1868. |

Arbre de Jessé : le roi Joathan, 1868. |
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L'Arbre
de Jessé.
Exposé à la fenêtre du croisillon
sud du transept, ce vitrail de l'atelier Chauvel n'est
certainement pas le plus beau qu'il soit donné de voir.
Les gros plans des différents rois de Juda proposés ici montrent
un graphisme un peu grossier. Comme toujours, David est accompagné
de sa lyre, tandis que Salomon tient le parchemin où est dessiné
le plan du temple qu'il aurait - selon les textes - fait reconstruire.
Sur le premier registre, Jessé est présenté allongé en train
de dormir.
Le tympan est construit d'une manière classique : la Trinité
au centre ; les prophètes autour. Parmi eux on trouve Moïse
et son frère Aaron, Isaïe et Jérémie, Daniel et Ezéchiel.
On pourra préférer l'Arbre de Jessé de l'église Sainte-Madeleine
à Troyes
ou celui d'Engrand le Prince à l'église Saint-Étienne
de Beauvais.
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Arbre de Jessé : Jessé endormi. |

Arbre de Jessé : le roi Ézéchias.
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Arbre de Jessé : le roi Salomon.
Il tient le parchemin où est dessiné le plan du Temple. |
| LA PLUS CÉLÈBRE
SCULPTURE DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME : L'ARRACHEUR DE DENTS,
XVIe siècle ---»»» |
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Arbre de Jessé, partie basse (vitrail du XIXe
siècle). |
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Tête de lion
sur une
console de la
chapelle
latérale nord
Saint-Michel. |
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| LE CHŒUR-AUX-MOINES
(CHAPELLE DU SAINT-SACREMENT) |
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Le Chœur-aux-moines est une ancienne nef romane du XIIe siècle restaurée
au XIXe. |

Le retable du XIXe siècle
Chapelle du Chœur-aux-moines. |

L'Assomption
Atelier du maître-verrier nantais René Échappé. |

La Vierge dans l'Assomption de René Échappé. |
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L'Assomption
(1/2).
Œuvre du maître verrier rennais René Échappé,
ce vitrail, placé dans l'axe de l'église, a subi bien
des critiques.
Si le visage de la Vierge est acceptable, les visages
des anges qui l'entourent sont laids.
Autour du tombeau vide, on retrouve l'attitude interloquée
des apôtres, mais là encore le graphisme laisse à désirer.
---»» Suite 2/2
à gauche.
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Un ange dans l'Assomption de René Échappé. |
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L'Assomption
(2/2).
---»» La cathédrale
Saint-Étienne de Bourges
propose un vitrail de 1619, de bien meilleure qualité,
sur le même thème. S'inspirant d'une œuvre du peintre
maniériste italien du XVIe siècle, Taddeo Zuccaro, le
maître verrier Louis Pinaigrier a placé la Vierge au
sommet du tympan.
Voir aussi le vitrail de Claudius Lavergne, réalisé
en 1880, à l'église Notre-Dame
de Combourg. Dans ces deux vitraux, les apôtres découvrent
un tombeau garni de fleurs. Moins riche, le vitrail
de René Échappé montre un tombeau vide.
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L'Assomption, détail : les apôtres, interloqués,
découvrent le tombeau vide. |

La voûte peinte du Chœur-aux-moines (XIXe siècle). |
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Le
Chœur-aux-moines.
C'est une ancienne nef romane remontant au XIIe siècle.
Les travaux de construction de l'église aux XVe et XVIe
siècles ne l'ont pas concerné.
On observe qu'il dévie un peu sur la droite par rapport
à la nef.
Extérieurement, ce chœur est caché par les bâtiments
et les jardins qui l'entourent.
En 1626, les religieux, qui en avaient peut-être assez
d'être dérangés par les fidèles, firent ériger une cloison
de bois pour fermer l'arcade orientale de la croisée.
À leur tour, les paroissiens délimitèrent leur fief
en élevant un mur de pierre au niveau de l'arcade occidentale.
Contre ce mur, le curé fit dresser un autel dédié à
saint Pierre.
À partir de 1850, l'abbé Aubrée
mit fin à cette séparation : mur et cloison furent abattus
; l'autel fut supprimé. Un nouvel autel sans retable
prit place sous l'arcade. Il fallait de la lumière :
on perça la paroi du chevet qui reçut plus tard le vitrail
de l'Assomption. Deux autres fenêtres, de bonne
taille, furent percées dans les murs latéraux.
Le Chœur-aux-moines a été embelli au XIXe siècle. On
note la présence d'un très riche retable au chevet et
d'une voûte en berceau dont les lambris ont été peints
dans le goût néogothique.
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La Descente de croix
Bonnecamp Mathurin, deuxième quart du XVIIe siècle.
Tableau d'après le Rubens de la cathédrale d'Anvers |

La voûte peinte du Chœur-aux-moines, détail. |
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L'orgue de tribune est un Ducroquet de 1850,
entièrement restauré de 1987 à 1994. |

Bénitier avec mufle de lion.
Deuxième moitié du XVIe siècle. |

Le Sacré-Cœur entre François de Sales et Augustin, détail
:
Saint François de Sales.
Vitrail de 1885.
Le fond bleu damassé est imité de l'art du vitrail du XVe siècle. |
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L'orgue
de tribune.
En matière d'orgue, la ville de Vitré
est assez riche. Les documents anciens montrent qu'un
orgue était déjà présent dans la cité au début du XVIIe
siècle. En effet, un dénommé Paul Maillard construisit
un grand orgue pour l'église Notre-Dame de 1636 à 1639
après un don de René Nouail de Briettes.
L'instrument comprenait un buffet double avec deux claviers
et un pédalier. Il subit de multiples restaurations
et modifications aux XVIIe et XVIIIe siècles si bien
qu'en 1780 l'orgue possédait trois claviers et un nombre
de jeux augmenté.
À la Révolution, en 1794, il est démoli pièce à pièce,
pour le plaisir de détruire, par les volontaires du
bataillon de la Montagne en garnison à Vitré.
L'église Notre-Dame resta sans orgue pendant plus de
cinquante ans.
En 1847, l'abbé Guillois, curé de l'église, se tourne
vers le facteur Ducroquet afin d'obtenir un devis pour
un nouvel orgue. Après son décès, au début de 1850,
l'abbé Aubrée
est nommé à la cure. Il a de la chance : dès 1851, la
fabrique bénéficiera d'un important don. Elle pourra
ainsi financer l'achat d'un instrument plus riche (deux
claviers et un pédalier) que celui du devis initial
- et sûrement de grande qualité puisque l'entreprise
Ducroquet remporta une médaille d'or à Londres lors
de l'Exposition universelle de 1851.
Félix Danjou, grand organiste du XIXe siècle eut l'honneur
de l'inaugurer. L'instrument subit de nombreuses modifications
jusqu'en 1961. Cette année-là, son titulaire décéda
et personne ne le remplaça. L'orgue se dégrada et faillit
être vendu en 1968. Finalement, il fut classé monument
historique en 1986 et totalement restauré par le facteur
Yves Sévère de 1987 à 1994.
Sources : 1) Vitré de
A à Z par Ludovic Billon, éditions Alan Sutton,
2007 ; 2) Rapport sur les excursions archéologiques
dans la ville de Vitré par l'abbé Paul Paris-Jallobert,
1876.
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Sainte Cécile au sommet de l'orgue de tribune. |

Bénitier mural de la première Renaissance (1563)
dans le bras sud du transept. |

Armes de Guy XV de Laval
dans une clé de voûte du transept. |
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Le Sacré-Cœur entre François de Sales et Augustin
Vitrail de l'atelier Claudius Lavergne, 1885. |

Le Sacré-Cœur entre François de Sales et Augustin,
vitrail de 1885.
Détail : le Père céleste dans le tympan (atelier Claudius
Lavergne). |
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Le
Sacré-Cœur entre saint François de Sales et saint
Augustin
Ce vitrail de 1885 se remarque pour son tympan
où le Père Céleste bénit son fils (ci-dessus).
L'atelier Claudius Lavergne a affublé le Créateur
d'une attitude nonchalante qui mérite d'être soulignée.
Avec son bras gauche appuyé sur une sphère symbolisant
le Monde, il semble jeter un regard distant, concrétisé
par le geste désinvolte de la main qui bénit.
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La nef et l'orgue de tribune vus depuis le maître-autel. |
Documentation : «Rapport sur les excursions
archéologiques dans la ville de Vitré» par l'abbé Paul Paris-Jallobert,
1876
+ «Notes d'un voyage dans l'Ouest de la France», Prosper Mérimée,
1836
+ «Vitré de A à Z» par Ludovic Billon, éditions Alan Sutton, 2007
+ «Laissez-vous conter l'église Notre-Dame et le prieuré des Bénédictins»,
feuillet de l'Office de Tourisme de Vitré
+ «M. L'abbé Aurée, curé de Notre-Dame de Vitré» par Arthur de la
Borderie, années 1880
+ «Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne» de Françoise Gatouillat
et Michel Hérold, Presses Universitaires de Rennes, 2005
+ «Retables vitréens» par Jean-Claude Menou, in Bulletin et mémoires
de la société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, 1971
+ «Vitré et son pays» de Daniel Pichot et Hervé Ronné, éditions Ouest-France,
2005
+ Dictionnaire des églises de France, éditions Robert Laffont, 1967
+ Panneau de présentation de l'église dans la nef. |
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