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Page créée en janv. 2014
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Vitrail de la vie de saint Martin, XXe siè;cle

En 1006, l'église du village de Barentin et ses terres sont rattachées à l'abbaye de Fécamp. En 1025, sa dédicace à saint Martin est officialisée. On ne sait pas grand chose sur les premiers édifices érigés à cet emplacement. Une église de style roman est construite en 1731. Incendiée en 1756, puis restaurée, elle traverse la Révolution en tant que dortoir, puis salle de réunion pour le Conseil Municipal. À la suite du Concordat, le culte catholique y est rétabli en 1802.
Au XIXe siècle, la population s'accroît. L’église, devenue trop petite, est démolie en 1853. Tout ce qu'elle contenait est pillé et éparpillé, nous apprend le site du diocèse de Rouen. Le cimetière, qui lui était proche, est transféré.
Dès 1854 commence la construction d'une nouvelle église dans le style néo-roman et en s'inspirant de l’abbatiale Saint-Georges de Boscherville. Elle est inaugurée en 1855, mais réellement achevée en 1861.
Cette église néo-romane, que l'on peut maintenant voir, est riche de quelques statues de la Vierge, de saints et de saintes réalisées par des artistes contemporains. Ses vitraux, frappés pour la plus grande part par l'onde choc d'un V1 en 1944, ont été remplacés en 1947 par les créations de l'atelier Lorin à Chartres, sur des cartons de Georges Mirianon. Ils illustrent les vies de saint Martin, saint Hélier et sainte Austreberthe. Les statues contemporaines et la griffe artistique de Georges Mirianon font de l'église de Barentin un lieu digne de visite. Un extrait de ces œuvres est donné dans cette page.

La Vierge Marie de Henri Lagriffoul

La nef de l'église Saint-Martin à Barentin. vue depuis l'entrée.

L'église néo-romane Saint-Martin et les deux clochers de la façade.

Statue de saint Bont sur la façade.


Thomas Corneille
d'après le modèle de Jean-Jacques. Caffiéri.
«««--- Saint Georges terrassant le dragon
d'Emmanuel Fremiet
Statue en bronze

Cette sculpture, l'une des plus belles
que l'on puisse voir dans la ville de
Barentin, est située en face
du chevet de l'église Saint-Martin.

Bas-relief de saint Martin partageant son manteau
au-dessus d'une porte latérale de la façade.

Monument aux morts près du chevet de l'église.
Œuvre de Robert Delandre.

Les statues dans la ville.
Barentin est une ville qui aime l'art, notamment la statuaire. S'y promener est à la fois une découverte et un émerveillement. Rares sont les rues ou les jardins qui ne font pas découvrir au visiteur une statue ou un buste d'un personnage célèbre, d'une sainte ou d'un dieu antique. Cent douze statues constituent ce «musée dans la rue» et illustrent la volonté de la municipalité, depuis la fin de la guerre, que Barentin soit «la ville de l’Art accessible à tous».
C'est à l'ancien Président du Conseil André Marie (1897 - 1974), maire de la ville de 1945 à 1974, que l'on doit la présence de ce patrimoine culturel aussi exceptionnel que surprenant. En tout, la ville possède trois-cent-vingt œuvres, nous apprend le site Web Barentin, cité des Arts. Des artistes de renom ont été mis à contribution. Tous, bien sûr, possèdent leur propre «griffe», parfois un peu fade, parfois très travaillée. Une diversité qui fait le charme des œuvres exposées et de la ville.


Sainte Austreberthe
Statue en terre cuite d'Edmond Moirignot .

L'enfant au dauphin de L. Dideron.
Gustave Flaubert ---»»»»
de Léopold-Bernard Bernstamm
Détail.

La Bienvenue
Statue en pierre
de Georges Saupique.

Gustave Flaubert
de Léopold-Bernard Bernstamm.

Le chevet et le côté nord de l'église avec la statue du monument aux Morts.
Les architectes se sont inspirés de la collégiale de Saint-Martin de Boscherville.

Jeanne d'Arc à l'étendard
d'Antoine Bourdelle.
Ciment-pierre reconstitué.

La porteuse d'eau
de Marcel Renard (statue en pierre).

Femme assise
de Hubert Vencesse.

La nef et le transept sud.

Chemin de croix, station III
Jésus tombe sous le poids de la croix
Gaston Lebourgeois (acajou massif) .

Chemin de croix, station X
Jésus est dépouillé de ses vêtements
Gaston Lebourgeois (acajou massif).

Le bas-côté nord et les statues du transept.


Vitrail de la vie de saint Martin, XXe siècle :
«Saint Martin ressuscite un enfant».


La Vierge Marie
de Henri Lagriffoul
(1907-1981).

Le Sacré Cœur de Jésus
de L. Brasseur.

Bas-relief
Saint Antoine portant l'Enfant.

La Vierge Marie, détail
de Henri Lagriffoul (1907-1981).

Bas-relief de saint Martin partageant son manteau
dans un mur de la nef.

Chapiteaux néo-romans.

Amusante clé de voûte néo-romane et son visage de lune

Vitrail de la vie de saint Martin, XXe siècle :
«Saint Martin partage son manteau».

La vie de saint Martin.
Elle est abondamment détaillée dans la Légende dorée de Jacques de Voragine. À douze ans, le jeune Martin veut devenir catéchumène. Obligé à quinze ans de suivre son père dans l'armée, il partage peu après son manteau avec un homme nu, découvert sous une porte d'Amiens.
Durant la nuit suivante, le Christ lui apparaît, vêtu de la moitié du manteau qu'il a donnée. Et le Christ dit aux anges qui l'entouraient : «Ce manteau, Martin me l'a donné quand il n'était encore que catéchumène.» Ce fait légendaire est passé dans l'iconographie de Martin.
Un fait rapporté par Voragine est intéressant : les Barbares envahissent la Gaule (IVe siècle), l'empereur Julien mobilise son armée ---»»


Notre-Dame de Lourdes et sainte Bernadette
de François-Paul Niclausse (1879-1958) ---»»»
«««--- Vitrail de la vie de saint Martin, XXe siècle :
«Saint Martin est consacré évêque».

---»» pour les repousser et distribue de l'argent à ses soldats, mais Martin refuse. Accusé de couardise par l'empereur, il lui répond qu'il se présentera le lendemain sans arme face à l'ennemi et «je braverai ses coups avec le signe de la croix en guise de casque et de bouclier.»
Julien acquiesça, mais le lendemain, l'ennemi se rendit sans combat.
On peut rapprocher cette histoire de la conduite de Jeanne d'Arc (réelle celle-là) sur le champ de bataille. 1429, Orléans est assiégé par les Anglais. Pour les chasser, la tactique militaire de la Pucelle est simple : «foncer directement sur l'ennemi et le battre avec l'aide de Dieu» (Georges Minois, La guerre de Cent Ans). Heureusement, les capitaines de guerre préfèrent se renforcer avec d'agir. Après l'échec de son attaque sur Paris, la Pucelle pousse encore à l'offensive le roi Charles VII qui, avec d'autres, ne la supporte plus.
Georges Minois écrit : «On lui trouve un petit emploi pour l'hiver : à cinquante kilomètres de Bourges, il y a un chef de bande qui travaille pour les Anglo-Bourguignons, Perrinet Gressart. Puisqu'elle tient tant à se battre, qu'elle aille le déloger. C'est un échec complet qui en fait ricaner plus d'un.» Que n'aurait pas écrit Jacques de Voragine sur Jeanne d'Arc si elle avait vécu quelques siècles avant lui !
Autres saints sur les vitraux : Saint Hélier est un moine du VI siècle, ermite à Jersey et martyrisé par des pirates. Sainte Austreberthe (630-704) fonde l’abbaye de Montreuil-sur-mer, puis est abbesse du monastère de Pavilly. La légende lui attribue de nombreux miracles.
Source : site du diocèse de Rouen.


Le croisillon sud du transept
avec ses vitraux et ses statues contemporains.

Vitrail de la vie de saint Martin :
«Le baptême de saint Martin».

Jeanne d'Arc
par Guy Grattesat.

Vitrail de la vie de saint Martin :
«St Martin fonde le monastère de Marmoutier».

Vitrail de la vie de saint Martin :
«Saint Martin convertit sa mère».

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
de Paul Landowski (1875-1961).

Tableau : L'Adoration des anges, Auteur anonyme.

L'autel du transept sud et sa Piéta.

Saint Hélier
Vitrail XXe siècle
sur la façade ouest.

Le taureau de Luc.
Couvercle des fonts baptismaux, XIXe siècle

Le lion de Marc.
Couvercle des fonts baptismaux, XIXe siècle

Tableau Jeanne d'Arc en prières, auteur anonyme.
Voir sur le même thème le tableau «Jeanne d'Arc en prière dans l'église de Sèvres»
de Paul-Hippolyte Flandrin à l'église Saint-Romain de Sèvres

L'élévation sud avec ses arcades néo-romanes en arc cintré.

Tapisserie : l'Annonciation.

Les vitraux initiaux de l'église datent de 1858. L'effet de souffle de l'explosion d'un V1 les a détruits en 1944. Seuls huit subsistent. Leur style XIXe siècle, très classique, ne rend pas leur perte irréparable.
En revanche, la griffe du dessinateur Georges Mirianon (atelier Lorin à Chartres), dans les vitraux installés après la guerre, mérite le détour.


Vitrail de saint Nicolas,
1858.
Ce vitrail a survécu à l'explosion
d'un V1 en 1944.

L'autel du Sacré Cœur.
Transept nord, XIXe siècle.

Les fonts baptismaux, , XIXe siècle.

Sainte Austreberthe, vitrail XXe siècle.

La coupole à la croisée
Elle est très proche de celle de Saint-Martin de Boscherville. On note en plus la présence d'un premier niveau avec six baies aveugles sur chaque côté..

La Mort de saint Joseph.

Détail d'un des rares vitraux de 1858
restant dans l'église.

Bas-relief de la Déploration dans le soubassement de l'autel du Sacré-Cœur.

Vitrail de la vie de saint Hélier :
«La Tentation»

Vitrail de la vie de saint Hélier :
«Le saint dans son enfance
est guéri par saint Cunebert».

Vitrail de la vie de saint Hélier :
« Le Miracle de la source empoisonnée»
XXe siècle, cartons de Georges Mirianon.

Vitrail de la vie de saint Hélier :
«Le Miracle du soldat à l'œil»
XXe siècle, cartons de Georges Mirianon.

La Cène dans le soubassement de l'autel du Sacré-Cœur, XIXe siècle.

La nef vue depuis le fond de chœur
Au premier plan, le banc de communion utilisé avant Vatican II.

Partie droite du banc de communion (œuvre de Georges Muguet).

Le chœur néo-roman de l'église Saint-Martin

Chapelle de la Vierge (absidiale nord).

Statue de saint Hélier dans le fond de chœur.

Vie de sainte Austreberthe :
«Elle naît vers 630 à Thérouarne»
XXe siècle, cartons de Georges Mirianon.

La Vierge à l'Enfant.
Chapelle absidiale gauche
Œuvre d'Albert Bouquillon.

Vie de sainte Austreberthe :
«Le miracle de la marche sur les flots»
XXe siècle, cartons de Georges Mirianon.

Vie de sainte Austreberthe :
«Elle se consacre aux pauvres»

Vie de sainte Austreberthe :
«Enfant, elle a la révélation de sa vocation»

Vie de sainte Austreberthe :
«Le démon vaincu par la prière de la sainte»

Vie de sainte Austreberthe :
«Analbert emporté par sa colère veut tuer la sainte».

Statue du Sacré-Cœur dans le fond de chœur.

Le Christ en croix dans le chœur.
«Christ de l’accueil » de Gaston Lebourgeois.

L'orgue de tribune et les vitraux de la façade ouest.
L'orgue initial a été détruit en 1944. L’orgue actuel, œuvre de Gutschenritter, date de 1951.
Il a été modifié dans les années 1980 en lui donnant une esthétique «baroque-allemande».
Restauration en 1996, puis de 2004 à 2006.

Statue de saint Martin
dans le fond de chœur.

Vitrail de la vie de saint Hellier
La prière de saint Hellier.


«««--- Sur la façade occidentale,
les vitraux modernes de la rangée basse :
Armes de Normandie
Monogramme du Christ
Armes de Barentin
(Lecture de gauche à droite)

L'église Saint-Martin vue du chœur.

Documentation : Site Internet du diocèse de Rouen
+ «La Légende dorée» de Jacques de Voragine, éditions Diane de Selliers
+ «La guerre de Cent Ans» de Georges Minois, éditions Tempus.
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