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Page créée en juin 2011
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L'église Saint-Eugène a marqué l'histoire de l'architecture religieuse en France : c'est la première église qui a été construite avec une ossature métallique. En diminuant le poids de la voûte, le fer et la fonte allègent la structure et permettent de créer un espace aéré, scandé de piliers étroits.
L'édifice est construit en 1854-1855 sur les plans de l'architecte Louis-Auguste Boileau (1812-1896), à l'emplacement de l'ancien hôtel des Menus-Plaisirs. Il est dédié à saint Eugène en l'honneur de l'impératrice Eugénie, marraine de l'église.
En 1952, on le dédie aussi à sainte Cécile, patronne des musiciens, pour rappeler que l'ancien Conservatoire de musique et de déclamation se trouvait à proximité.
Saint-Eugène-Sainte-Cécile est de style néogothique, inspiré du gothique ogival de la fin du XIIIe siècle.
Singularité de l'église : les chapelles latérales sont toutes accompagnées d'un vitrail qui représente une étape du chemin de croix. L'élévation est à deux niveaux. Malgré une voûte assez basse, l'édifice possède ainsi deux étages de baies colorées. À cette vitrerie il faut ajouter les grandes baies du chevet et des chapelles absidiales.
Les verrières de Saint-Eugène-Sainte-Cécile ont été créées par trois ateliers parisiens : Gsell, Lusson et Oudinot. Dans un univers de teintes marron-rouge, cette vitrerie, marquée par des scènes aux teintes vives, donne à l'édifice un aspect féerique, pratiquement unique dans les églises parisiennes.
Saint-Eugène s'inscrit dans la liste des plus belles églises de Paris et aussi des plus originales. Quelques grandes photos en donnent un aperçu dans cette page.
Pour visiter l'église, renseignez-vous sur les horaires d'ouverture car elle n'est pas ouverte tout au long de la journée.


Vue d'ensemble de l'église.
À peine entré, le regard du visiteur est happé par la verrière du chœur.

Dans ce style d'architecture, on pourra se reporter à la nouvelle église
Saint-Honoré-d'Eylau, dans le 16e arrondissement de Paris.

Depuis la rue, Saint-Eugène est une église assez discrète.
La décoration extérieure est très sobre. Les voussures du portail sont restées nues ; les niches n'ont pas de statues.
Le gable ne possède que quelques crochets, une rose et un pignon.

Les vitraux du second niveau de l'élévation illustrent, à gauche, la vie privée du Christ. ---»»»
À droite, ils illustrent sa vie publique.

La Sainte Famille, scène historiée d'un vitrail latéral.
ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-EUGÈNE

La nef et son élévation droite.

La nef de l'église
Les piliers de métal, indiscutablement plus fins que les piliers de pierre, n'obstruent pas le champ de la photo. Avec des piliers romans ou gothiques, ce genre de photo n'aboutirait à rien de bon.
Au premier niveau de l'élévation, on remarque que les stations du chemin de croix sont illustrées par des vitraux (une caractéristique de Saint-Eugène). Ces vitraux sont de l'atelier Eugène Oudinot.


Enrichis d'anges et de saints, les fonts
baptismaux annoncent l'Art nouveau.



Le baptistère est délimité par une très belle grille en fer doré.
La photo en donne un détail en gros plan.

La chaire à prêcher est contemporaine
de la création de l'église (décennie 1860).

Chapelle latérale du Sacré-Cœur
et son vitrail du chemin de croix
créé par l'atelier Oudinot.

Chapelle latérale Saint-Joseph et son vitrail du chemin de croix (atelier Oudinot).

«««--- Jésus et la Samaritaine.
Atelier Gaspard Gsell (1814-1904).
Vitrail au second niveau de l'élévation de la nef.

Le bas-côté gauche débouche sur la chapelle absidiale de la Vierge.

Statue de la Vierge à l'Enfant
Aimé-Napoléon Perrey (1813-1883).
Chapelle de la Vierge.

La Vierge à l'Enfant. Cette statue n'est pas la plus belle de Paris ! On aura beaucoup mieux avec le chef-d'œuvre de Jean-Baptiste Pigalle à Saint-Eustache ou la statue d'Auguste-Louis Ottin à Notre-Dame-de-Clignancourt.

Lancette centrale du vitrail de la chapelle de la Vierge : ---»»»
la Visitation (en haut) et l'Annonciation (en bas)
Atelier d'Antoine-François Lusson.

Scènes de la vie de saint Eugène.
Atelier Antoine-François Lusson.
Chapelle Saint-Eugène.

Chapelle Saint-Eugène dans l'absidiole droite.
Sa verrière contient trois lancettes relatant des scènes de la vie de saint Eugène.

Scènes de la vie de saint Eugène.
Atelier Antoine-François Lusson.
Chapelle Saint-Eugène.

Avec ses vitraux, ses lumières, ses fins piliers peints et sa voûte quadripartite, l'église Saint-Eugène dégage une vraie féerie.
Ici, le chœur et l'élévation gauche de la nef.

Si l'on oublie les vitraux, l'église Saint-Eugène est un univers de métal peint.

Vitraux illustrant la vie privée et la vie publique du Christ : ---»»»
«Tu es Pierre» et Jésus guérissant un aveugle.
Atelier Gaspard Gsell (1814-1904).

Élévation du côté gauche avec les vitraux du chemin de croix au premier niveau (atelier Oudinot).
Au second niveau : vitraux illustrant la vie privée du Christ (atelier Gsell).

Couvrant la nef et les bas-côtés, la voûte ogivale néogothique est quadripartite avec une structure métallique apparente.

«««--- Vitrail illustrant la vie publique du Christ :
les Noces de Cana
Atelier Gaspard Gsell (1814-1904).
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-EUGÈNE

Le splendide chœur de Saint-Eugène fait toute la beauté de l'église et lui donne même un petit goût de Sainte-Chapelle.
La verrière de l'abside est de l'atelier Gaspard Gsell (1814-1904).
De gauche à droite : la Cène, la Transfiguration, Jésus au jardin des Oliviers.

Jésus au jardin des Oliviers, détail.
Atelier Gaspard Gsell.
Vitrail latéral l'abside.

«««--- Le maître-autel de Saint-Eugène et son soubassement
qui reçoit neuf statuettes polychromes.

Soubassement du maître-autel, détail : Paul, Jean et son aigle, Marc et son lion, un ange.

Le soubassement est orné de statues polychromes du Christ,
des apôtres Pierre et Paul et des quatre évangélistes.
L'ensemble est encadré par deux anges portant des encensoirs.

La Transfiguration, détail.
Atelier Gaspard Gsell.
Vitrail axial de l'abside.

: La Transfiguration
Atelier Gaspard Gsell.
Vitrail axial de l'abside.

Jésus au jardin des Oliviers
Atelier Gaspard Gsell.
Vitrail latéral l'abside.

Le chemin de croix.
Les stations du chemin de croix prennent la forme de vitraux dans les petites baies du premier niveau de l'élévation de la nef. La première verrière (Jésus est condamné à mort) est de l'atelier Antoine Lusson (voir plus bas). Les treize autres sont de l'atelier Eugène Oudinot. Les cartons sont de Gérard Séguin.


Statue de Jeanne d'Arc dans l'avant-nef.

Chemin de croix, station III : Jésus tombe sous le poids de la croix.
Vitrail de l'atelier Eugène Oudinot.

La Cène, détail.
Atelier Gaspard Gsell.
Vitrail latéral de l'abside.

La Sainte Famille avec un ange

Laissez venir à moi les petits enfants

Chemin de croix, station I : Jésus est condamné à mort.
Atelier Antoine-François Lusson.

«««--- Vitraux illustrant la vie privée et la vie publique du Christ.
Atelier Gaspard Gsell (1814-1904).

Le Martyre de saint Eugène dans la chapelle Saint-Eugène.
Évangélisateur de l'Espagne, Eugène est décapité en région parisienne au IIIe siècle.
Atelier Antoine-François Lusson.

L'orgue de tribune est un Merklin-Schültze créé pour l'Exposition universelle de 1855.
Il a été restauré en 1995 et 2005.

«««--- Verrière de la façade, détail.
Au centre du vitrail, le Christ est accompagné de
deux anges porteurs de chandelier.

La nef vue depuis le chœur.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin éditeur.
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