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Pendant la Révolution, les églises de
l'actuel 7e arrondissement de Paris
sont fermées (comme bien des églises dans les autres quartiers de
la capitale). En 1801, pour les besoins cultuels du quartier des
Invalides, l'administration municipale loue la chapelle du Séminaire
des Missions Étrangères, rue du Bac.
Avec le Concordat de 1802, la chapelle devient paroisse. Au fil
des décennies, le nombre de fidèles s'accroît et l'édifice se révèle
d'une capacité insuffisante.
Sous le Second Empire, on décide donc la construction d'une nouvelle
église en bordure d'un boulevard qui, dans le cadre des travaux
d'Haussmann, est encore à tracer. L'architecte est Adrien Lusson,
déjà auteur de l'église Saint-Eugène
dans le 9e arrondissement. Pour dresser les plans de cet édifice,
Lusson s'inspire des basiliques romaines.
Les travaux commencent en 1861. Par suite de changements dans le
projet, ils sont interrompus en 1863 alors qu'on s'apprêtait à bâtir
les arcs.
Après la mort de Lusson en février 1864, Joseph Uchard, son
successeur, modifie quelque peu la décoration intérieure. L'église
est achevée en 1874 et livrée au culte le 15 juillet de la même
année. Rappelant la chapelle des Missions Étrangères, elle est dédiée
à saint François-Xavier, patron des missions.
À cette époque, la technique de construction des églises progresse
: on construit une ossature métallique masquée par un revêtement
en pierre. Cette pratique a un triple avantage : l'édifice est très
solide, la construction se fait vite et ne coûte pas très cher.
L'église Saint-François-Xavier est bâtie selon ce nouveau procédé.
Parmi les cent trente églises de Paris,
Saint-François-Xavier est sans conteste l'une des plus belles. La
splendeur de son chœur
frappe le visiteur dès son entrée dans l'avant-nef. À la fin du
XIXe siècle, elle était aussi l'une des plus riches car de nombreuses
donations étaient venues accroître son patrimoine en œuvres
de grands maîtres.
On pourra admirer La
Cène du Tintoret (1518-1594) et Le
Crucifiement de saint Pierre de Luca Giordano (1632-1705).
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Vue d'ensemble de l'église Saint-François-Xavier
La luxuriance du chœur frappe le visiteur dès son entrée. |
| ASPECT EXTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER |
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La façade de l'église rappelle les basiliques italiennes de la Renaissance. |

Saint François-Xavier baptisant les habitants de l'Inde
et du Japon
Gabriel-Jules Thomas (1824-1905)
Fronton de la façade, vue partielle. |

Le transept droit de l'église. |
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Le chevet de l'église Saint-François-Xavier. |
| ASPECT INTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER |
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Vue partielle de la nef et du chœur.
Les vitraux possèdent une taille respectable, que ce soit sous la
voûte ou dans
les chapelles latérales, mais ils laissent passer peu de lumière. |

Plan de l'église Saint-François-Xavier.

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Architecture
intérieure.
Précédé d'un porche, l'édifice présente une large
nef de cinq travées flanquées de chapelles latérales. Il n'y
a pas de bas-côtés.
L'arcature est en plein cintre. Les piles cruciformes qui
scandent l'arcature sont cantonnées de demi-colonnes cannelées.
Suivant la mode néo-Renaissance, les chapiteaux corinthiens
qui les surmontent sont enrichis de chérubins. On peut donc
les qualifier de composites.
Les deux niveaux de l'élévation sont séparés par une corniche
qui ceinture tout l'édifice. La voûte, en berceau surhaussé,
présente des peintures décoratives d'Alexandre Denuelle.
Dans le transept non saillant, les croisillons sont surmontés
d'étroites tribunes. À la croisée, une magnifique coupole
dorée repose sur pendentifs. Le peintre Charles-Joseph Lameire
(1832-1910) l'a décorée des douze Apôtres et de chérubins
réunis autour de l'Agneau pascal.
Le chœur s'étend
sur trois travées droites, puis se prolonge par une grande
chapelle centrale, elle aussi sur trois travées droites. Une
abside en hémicyle ferme cette grande chapelle qui est bordée
de bas-côtés et d'un déambulatoire, surmontés de tribunes.
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Vitrail dans une chapelle latérale.
La lumière du jour a du mal à se glisser au travers de
ce verre teinté. Ce qui rend l'église assez sombre. |
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Les
vitraux.
L'église Saint-François-Xavier ne bénéficie pas d'une luminosité
naturelle importante bien qu'elle possède un grand nombre
de fenêtres, dont deux seulement portent des vitraux figuratifs.
Datés de 1959 et créés par Marcelle Lecamp, ces derniers représentent
saint
Vincent de Paul et sainte
Thérèse de l'Enfant-Jésus.
Les deux roses
du transept, qui sont identiques, présentent des symboles
liturgiques enrichis de feuilles et de fruits.
Les autres vitraux sont des compositions géométriques, souvent
à base de cercles, aux couleurs assez soutenues. Le vitrail
ci-dessus en donne un exemple.
Par l'intensité de leurs coloris, toutes les verrières font
obstacle à la lumière du jour. Par temps gris ou en fin d'après-midi,
l'église est baignée dans une pénombre prononcée qui ne fait
que s'accroître tant que la lumière artificielle n'a pas pris
le relais.
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«««--- Détail de la voûte
de la nef
peinte par Alexandre Denuelle. |
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| LES CHAPELLES
LATÉRALES DE LA NEF DE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER |
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La chapelle des Morts et ses deux toiles marouflées
d'Henri-Ludovic Pinta (1856-1929).
Deux toiles d'Henri-Ludovic
Pinta (1856-1929) ---»»»
Hommage aux morts de la guerre 1914-1918

Toile du haut : 1914-1915 et 1915-1916
Toile du bas : 1916-1917 et 1917-1918 |
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Hommage aux morts de la guerre 1914-1918 (Pinta)
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Chapiteau composite dans la nef.
Le style corinthien est enrichi d'une tête d'angelot. |
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Hommage national au Sacré-Cœur pour le salut de la France
Félix Villé dans la chapelle du Sacré-Cœur, 1895. |

Anne et Marie
Peaucelle Coquet, XIXe siècle.
Plâtre polychrome, chapelle du Sacré-Cœur. |

Chapelle du Sacré-Cœur dans le bas-côté droit. |
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Madeleine-Sophie
Barat.
Dans la chapelle du Sacré-Cœur repose la châsse de sainte
Madeleine-Sophie Barat. Née à Joigny en 1779, elle crée
la société du Sacré-Cœur de Jésus en 1800 pour développer
l'enseignement des jeunes filles. Voir l'église Saint-Thibault
à Joigny. La châsse est dans la chapelle Saint-Joseph
depuis juin 2009.
Source : panneau dans la
chapelle.
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La mort de saint Joseph
Henri-Ludovic Pinta (1856-1929). |

Chapelle Saint-Joseph
Bas-côté gauche. |

La châsse de sainte Madeleine-Sophie Barat. |

La plupart des chapelles latérales sont très dépouillées.
Ici la chapelle Sainte-Thérèse. |
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La Communion des apôtres
Henri Lerolle (1848-1929)
Chapelle du Sacré-Cœur. |

Saint Vincent de Paul (1959)
Vitrail de Marcelle Lecamp (1910-2000). |

La Communion des apôtres, détail.
Henri Lerolle (1848-1929).
Chapelle du Sacré-Cœur. |
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L'église Saint-François-Xavier ne possède pas de chaire dans la nef.
La chaire ci-dessus, à double escalier, est reléguée
dans la chapelle latérale Saint-Joseph.
«««--- Sainte Thérèse de
l'Enfant-Jésus (1959)
Vitrail de Marcelle Lecamp (1910-2000). |
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| LE TRANSEPT ET
LA COUPOLE DE L'ÉGLISE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER |
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Le transept et l'avant-chœur.
Les deux croisillons du transept sont surmontés d'une large tribune. |

L'Agneau pascal et les sept sceaux
Charles-Joseph Lameire (1832-1910).
Peinture de la coupole, au-dessus de la croisée du transept
L'Agneau est entouré des douze Apôtres et de chérubins. |

La coupole peinte par Charles-Joseph Lameire (1832-1910), détail.
De gauche à droite : saint Jean; saint Jacques le Majeur, saint Simon,
saint Barnabée et saint Taddée |

Les pétales des deux roses
sont ornés d'objets liturgiques
dans un décor de fruits et de feuilles. |

La rose du bras gauche du transept.
Les deux roses du transept sont identiques.
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Pendentif de la coupole : le prophète Isaïe.

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Pendentifs
de la coupole.
Sur les quatre pendentifs sont peints les prophètes qui ont
annoncé la venue d'un envoyé de Dieu : Ézéchiel, Isaïe, Jérémie
et Daniel. Ils sont peints par Jules-Elie Delaunay (1828-1891).
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| LE CHŒUR DE L'ÉGLISE
SAINT-FRANÇOIS-XAVIER |
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Le chœur de l'église Saint-François-Xavier compte parmi les plus beaux
de Paris. |
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Le
chœur de l'église.
Avec le chœur de l'église Notre-Dame-de-Lorette
(Paris, 9e), celui de Saint-François-Xavier compte parmi les
plus beaux de Paris.
Au-dessus de l'autel, dans les écoinçons, le peintre Romain
Cazes (1808-1881) a fait figurer, à droite, Moïse tenant
les Tables de la Loi et, à gauche, son frère Aaron
tenant sa baguette miraculeuse (voir gros
plan). Enfin, en haut, devant un Christ d'inspiration
byzantine, Romain Cazes a représenté Saint François-Xavier
présentant à Jésus-Christ les peuples qu'il a convertis
(voir plus
bas).

Le miracle
de la baguette.
Le livre des Nombres, dans l'Ancien Testament, rapporte
que, lors d'une sédition frappant l'unité du peuple juif errant
dans le désert, certains reprochèrent à Moïse d'accaparer
le pouvoir et d'accumuler trop de puissance pour lui et sa
famille, notamment pour son frère Aaron, nommé par Moïse souverain
sacrificateur.
Pour mettre un terme à l'excitation haineuse qui gagnait les
Hébreux, Moïse ordonna aux chefs de tribu d'apporter chacun
une baguette où devait être écrit le nom de sa tribu.
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On ferait appel au
jugement de Dieu. Le Père Céleste saurait désigner, selon
le signe qu'Il lui plairait, celui qui aurait la charge de
souverain sacrificateur.
Sur celle d'Aaron, on écrivit le nom de la tribu de Lévi.
Moïse fit placer toutes les baguettes dans le tabernacle (qui
abritait l'Arche d'alliance).
Le lendemain, on retrouva les baguettes dans leur état de
la veille, sauf une : celle d'Aaron. Sa baguette avait maintenant
des bourgeons et, mieux encore, des amandes toutes mûres -
car elle était en bois d'amandier.
Ce prodige fut reconnu par tous comme la preuve que Dieu voulait
qu'Aaron soit souverain sacrificateur. L'animosité
envers la famille de Moïse et les privilèges qu'elle pouvait
s'octroyer cessa.
C'était ainsi la troisième et dernière fois que Dieu marquait
sa préférence pour Aaron dans sa charge.
Source : «Histoire ancienne des
Juifs» de Flavius Josèphe, aux éditions Lidis-Brepols, 1981.
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Le côté droit du chœur avec ses deux peintures portant sur
la vie de François-Xavier par Charles Crauk (1819-1905). |

L'Apothéose de saint François-Xavier
Charles Crauk (1819-1905). |
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La Mort de saint François-Xavier
Charles Crauk (1819-1905). |
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Statue de saint François-Xavier dans le chœur, détail. |
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La
statue de saint François-Xavier.
Le sculpteur (inconnu) a représenté le saint brandissant
la croix d'un geste rageur et déterminé. Sa bouche est
entrouverte comme s'il avait besoin de reprendre son
souffle avec son cri de foi.
Ce cri est d'ailleurs accentué par la main gauche qui
saisit le revers de l'habit comme pour mettre le cœur
à nu et montrer la violence de sa foi.
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«««--- Saint François-Xavier
Sculpteur inconnu. |
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Saint François-Xavier renonçant au monde
Charles Crauk (1819-1905). |
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Ange tenant des épis de blé
Sculpture d'Alexandre Falguière. |

Ange tenant du raisin, symbole de l'Eucharistie
Sculpture d'Alexandre Falguière. |
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Deux anges soutenant le Livre des Évangiles
Peinture de Romain Cazes (1808-1881), décor d'Alexandre Denuelle (1818-1879).

| Les anges flottent au-dessus
d'une suite d'entrelacs floraux d'où surgissent les symboles
des évangélistes. |
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Saint François-Xavier présentant
à Jésus-Christ les peuples qu'il a convertis
Romain Cazes (1808-1881)
Tympan de l'arc du chœur.
«««--- Le magnifique
maître-autel de Poussielgue-Rusand (1884)
et sa partie haute qui rappelle la forme d'un baldaquin.
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Le côté gauche du chœur avec deux toiles marouflées
de Charles Crauk (1819-1905) :
Saint François-Xavier prêchant
et
L'Apothéose de saint François-Xavier.
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| LA CHAPELLE AXIALE
DE LA VIERGE ET LES CHAPELLES LATÉRALES AU-DELÀ DU CHŒUR |
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La chapelle de la Vierge (chapelle axiale) est inspirée de la Renaissance
italienne.
Elle est assez vaste et on pourrait la prendre pour le chœur d'une
autre église. |

L'Apothéose de saint Gaétan de Thiene
Claude II Audran (1639-1684). |

L'Annonciation
Peinture de William Bourguereau (1825-1905)
Voûte de la chapelle de la Vierge. |

Le Repos pendant la fuite en Egypte
Louis Flachéron (mort en 1885). |

Confessionnal en bois sculpté du XIXe siècle
dans une chapelle latérale. |

La Nativité
Gustave-Adolphe Chassevent-Bacques (1818-1901)
Chapelle Saint-Louis. |

Le Crucifiement de saint Pierre, détail
Luca Giordano 1632-1705).

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On pourra admirer le travail du peintre
sur
le visage de saint Pierre : l'angoisse et la crispation
s'entremêlent dans les plissures du front.
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Saint
François-Xavier et le miracle du crabe.
Cette toile (donnée ci-dessous) relate un «miracle»
original survenu pendant le séjour du saint en Asie.
Alors qu'il naviguait sur la mer des Moluques avec deux
de ses compagnons, une violente tempête se leva. Il
se pencha vers les flots pour les apaiser, mais son
crucifix tomba à l'eau. Le lendemain, il marchait sur
le rivage d'une île proche quand il vit un crabe sortir
de l'eau et lui tendre son crucifix.
L'histoire merveilleuse ne s'arrête pas là puisque,
après la mort du saint, les Indiens racontaient qu'on
voyait des crabes porter le signe de la croix sur leur
carapace.
De façon plus terre à terre, on remarquera la poupe
du vaisseau, sur la gauche de la toile, qui est historiquement
intéressante, ainsi que les pèlerines portées par les
deux missionnaires.
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La Dernière messe du martyr
Charles-Louis Frédy de Courbertin (1822-1908)
Huile sur toile, 1864.
Chapelle Notre-Dame de Lourdes
Le peintre est le père du baron Pierre de Coubertin, initiateur
des Jeux Olympiques modernes. |
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La
Dernière messe du martyr de Charles-Louis Frédy
de Courbertin (1822-1908).
Une note dans la chapelle indique que le tableau représente
vraisemblablement le prêtre Lucianus, martyr chrétien
et personnage du roman Fabiola ou l'Église des catacombes,
écrit, en 1854, par le cardinal Wiseman, archevêque
de Westminster. Ce roman connut un très grand succès
dans les familles catholiques de France et d'Angleterre.
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Chapelle Notre-Dame de Lourdes.
Les chapelles latérales qui entourent le chœur sont
toutes pourvues de tableaux remarquables. |

La Dernière messe du martyr, détail.
Charles-Louis Frédy de Courbertin (1822-1908). |

Le Baiser de Juda
Anonyme vénitien, vers 1600, huile sur toile.

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La toile représente plusieurs scènes
successives en même temps, notamment le baiser de Juda,
au centre,
et l'apôtre Pierre, sur la gauche, qui a déjà tiré le
fer pour s'opposer aux soldats.
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La Déposition de croix
Charles de Ribera (1591-1652), copie
Chapelle Notre-Dame de Lourdes.
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Le Crucifiement de saint Pierre
Luca Giordano (1632-1705). |

Chapelle Sainte-Anne.
Le Repos pendant
la fuite en Egypte, détail. ---»»»
Louis Flachéron (mort en 1885). |
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Saint François-Xavier et le miracle du crabe
Benedetto II Generi (1633-1715)
Chapelle Sainte-Anne.

La Cène ---»»»
Jacopo Robusti dit Le Tintoret (1518-1594). |

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La
Cène du Tintoret.
Dans ce chef d'œuvre, l'artiste italien illustre le moment
qui succède à l'annonce par le Christ que l'un des apôtres
va le trahir. Tous les convives se regardent avec des visages
interloqués, se soupçonnant les uns les autres.
L'artiste a placé Juda au premier plan, en face du Christ.
Il cache le salaire de la délation derrière son dos.
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La sacristie des mariages
et la toile du Tintoret.
«««--- Saint
François-Xavier et le miracle du crabe, détail.
Benedetto II Generi (1633-1715). |
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La Cène, détail.
Jacopo Robusti dit Le Tintoret (1518-1594)
Jean s'est endormi. Saint Pierre s'adresse à Jésus. Juda est au premier
plan, de dos. |

Le Christ en croix dans la sacristie des mariages. |

L'orgue de tribune date de 1878 (facteur Fermis).
Il a été restauré trois fois au XXe siècle. |
Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», Letouzey et Ané, 1936
+ panneaux d'information dans les chapelles de l'église. |
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