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Page créée en déc. 2014
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«La Descente de croix» de Charles Dorigny. Détail : Joseph d'Arimathie a pris les traits d'Henri II vieillissant

Sainte-Marguerite est une église parisienne méconnue. On y voit pourtant beaucoup d'œuvres d'art, surtout des tableaux dont une Déposition de croix, chef d'œuvre maniériste de Charles Dorigny et une série de toiles sur la vie de saint Vincent de Paul. L'une est de Jean Restout ; deux sont de Frère Jean André (1662-1753). L'église possède aussi une magnifique chapelle des Âmes-du-Purgatoire, entièrement en trompe-l'œil (et la plupart du temps fermée par une grille).
Au XVIIe siècle, le quartier du faubourg Saint-Antoine, où se trouve l'église, abrite une importante communauté d'artisans du meuble (d'où sera issu le célèbre André-Charles Boulle). Le lieu de culte de ces familles est alors l'église Saint-Paul (actuelle Saint-Paul-Saint-Louis), assez éloignée du faubourg.
En 1625, le curé de Saint-Paul, Antoine Fayet (dont on voit le tombeau) obtient le droit de faire construire, à ses frais, une chapelle pour offrir un lieu de culte plus proche. Celle-ci correspond aux trois premières travées que l'on voit dans la nef. En 1660, on les élargit en leur adjoignant deux bas-côtés, puis, en 1679, on rajoute trois autres travées et les bas-côtés adjacents. Il reste à construire le chœur et le transept. Ce sera fait dans la première moitié du XVIIIe siècle. La chapelle des Âmes-du-Purgatoire sera bâtie entre 1760 et 1762.
L'église eut à batailler pour obtenir le statut de paroisse indépendante. Elle ne l'obtint qu'en 1712 ; son premier curé en fut le sculpteur Jean-Baptiste Goy (1666-1738). Un cimetière-charnier est aménagé autour. Il sera fermé au début du XVIIIe siècle et remplacé par le Père-Lachaise.
L'église passe sans trop d'encombres le cap difficile de la Révolution, vingt-six de ses trente prêtres ayant prêté serment à la Constitution civile du Clergé. Mais elle est pillée ; les œuvres d'art disparaissent. Restauration et monarchie de Juillet se chargeront d'enrichir à nouveau son intérieur avec des créations ou des œuvres d'édifices disparus.

Sainte Marguerite par Charles-François Lebœuf-Nanteuil , détail

La nef et le chœur de l'église Sainte-Marguerite.
Les fenêtres de la nef étant pourvues de vitraux d'un jaune intense, la lumière a du mal à passer.
En revanche, le chœur est mieux éclairé : deux vitraux sont historiés ; les autres sont verre blanc.
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINTE-MARGUERITE

La façade néoclassique de l'église est très dépouillée.

«La Vierge à l'Enfant»
Bas-relief attribué à Jean-Baptiste Goy (1666-1738).
Fronton du bras droit du transept.

La mystérieuse stèle funéraire à Louis XVII (1785-1795)
dans l'ancien cimetière qui jouxte l'église.

Vue d'ensemble de l'église Sainte-Marguerite.
Les croisillons du transept sont très profonds ; ils sont ornés de bas-reliefs sur leur fronton.

La tombe de Louis XVII.
Un mystère entoure cette tombe qui se signale par une stèle funéraire (photo ci-dessous à gauche). On sait que, le 10 juin 1795, dans la nuit, un enfant de dix ans était inhumé dans le cimetière attenant à l'église Sainte-Marguerite et que le petit convoi qui amena le corps venait du Temple.
Sous la Restauration, Louis XVIII (1814-1824) fit mener une enquête qui n'aboutit pas. En 1846, la Monarchie de Juillet la relança. On trouva un cercueil de plomb qui contenait le corps d'un jeune homme, mais son âge fut estimé entre quinze et dix-huit ans. Une analyse plus scientifique, menée en 1894, confirma les premières conclusions. Depuis lors, personne n'en sait davantage.
Source : «L'église Sainte-Marguerite», brochure éditée par la paroisse.


«Les Pèlerins d'Emmaüs»
Bas-relief attribué à Jean-Baptiste Goy (1666-1738).
Fronton du bras gauche du transept.

Jean-Baptiste Goy (1666-1738)
Il fut pensionnaire en 1680, à l'âge de quatorze ans, à l'Académie de France à Rome. Il y resta plus de dix ans. Il rentra dans les ordres en 1692 et devint docteur en théologie. Il est nommé curé de Sainte-Marguerite en 1713. Source : «L'église Sainte-Marguerite», brochure éditée par la paroisse.

ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINTE-MARGUERITE

La nef et le bas-côté droit.

Aspect médiéval. La nef de l'église Sainte-Marguerite possède un étrange aspect médiéval accentué encore par la pénombre. Les vitraux du premier niveau et les oculi de la voûte en berceau possèdent tous une dominante jaune assez opaque, ce qui barre la lumière du jour.
Cette nef n'a que quatre siècles d'existence et pourtant on y respire pleinement l'atmosphère des vieilles pierres.


Quatre vitraux de la nef possèdent
une dédicace à un événement du quartier.
Ici, la guérison miraculeuse d'Anne Charlier,
le 31 mai 1725.
À noter que Voltaire comparut comme témoin
lors de l'enquête menée sur cette affaire.

Exemple de vitrail rocaille dans les oculi de la voûte.
On voit ici une composition à thème architectural
avec un vase de fleurs dans une fenêtre.
Atelier Royer, 1923.

La Prédication de saint Paul.
Bas-relief sur la cuve de la chaire à prêcher, 1704.

La Prédication de Jésus (le sermon sur la montagne).
Bas-relief sur la cuve de la chaire à prêcher, 1704.

Le massacre des Innocents.
Cette toile de Francesco de Rosa, peinte vers 1600, est peu banale. Il n'y a ni paysage, ni décor, ni architecture, rien qu'une foule d'hommes, de femmes et d'enfants, les uns assaillant, les autres criant et gesticulant. La scène est peinte en clair-obscur, ce qui accroît le caractère angoissant de la tragédie qui se déroule.


Chemin de croix, station XI :
Jésus est cloué sur la croix
Peinture de Pierre-Félix Trézel (1782-1855).

La chaire à prêcher date de 1704.

La chaire à prêcher de l'église Sainte-Marguerite mérite un coup d'œil attentif. Elle date de 1704 et présente sur la cuve quatre bas-reliefs en bois illustrant un thème conforme à l'utilisation d'une chaire : les prédications du Christ, de saint Jean-Baptiste, de saint Pierre et de saint Paul.


Le bas-côté droit avec la nef et la chaire à prêcher.

Christ en croix dans le bas-côté droit.

Saint Jean-Baptiste prêchant dans le désert.
Bas-relief sur la cuve de la chaire à prêcher.
Année 1704.

«Le Massacre des Innocents»
Francesco de Rosa, dit Pacecco (1607-1656).

Exemple de vitrail rocaille dans les oculi de la voûte.
On voit ici une composition à thème architectural avec un vase
de fleurs dans une mandorle. Atelier Royer, 1923.

Chemin de croix, station XIII :
Jésus est remis à sa mère.
Le Chemin de croix date de 1845. Il est constitué de quatorze tableaux de Pierre-Félix Trézel (1782-1855) entourés d'un cadre jaune en biseau.

Chemin de croix, station VI : Véronique essuie la face de Jésus.
Pierre-Félix Trézel (1782-1855).

Le bas-côté gauche et la Déposition de croix de Charles Dorigny, dans l'avant-nef.

Vitrail relatant la visite du pape Pie VII
à l'église Sainte-Marguerite en 1805.

«La Descente de croix»
de Charles Dorigny (mort vers 1551)
École maniériste. Charles Dorigny est un artiste de l'école de Fontainebleau.


Vitrail relatant la blessure mortelle de
Mgr Affre sur les barricades en juin 1848

La Descente de croix.
Ce tableau appartient à l'école maniériste (cf la forme donnée au corps du Christ). Le peintre, Charles Dorigny, est un artiste de l'école de Fontainebleau. Au centre, le corps de Jésus, blafard, s'oppose au chatoiement des couleurs qui l'entourent. Notez que, conformément aux principes maniéristes, les costumes sont beaux et raffinés, comme la manche du soldat (qui doit être Longin) qui tient la lance sur la gauche. D'un geste déterminé, Nicodème pointe son bras

vers le tombeau où il faut ensevelir le supplicié.
D'après l'ouvrage Paris d'église en église, Joseph d'Arimathie, qui soutient le corps des deux mains, aurait les traits du roi Henri II dans les dernières années de son règne.
On remarquera, dans la partie basse du tableau, l'étrange attitude de la femme qui, baissée jusqu'à terre, soulève le pied du Christ pour mieux voir sa blessure. Marie-Madeleine se trouve à côté de la Vierge.


Hommage aux soldats de 1914-1918
«À nous le souvenir»
Atelier J.M.J Vosch, 1924.

Le Monument aux morts est entouré de deux verrières
rendant hommage aux soldats de la guerre 1914-1918.
Ils sont dus à l'atelier J.M.J Vosch et datent de 1924.

Hommage aux soldats de 1914-1918
accueillis par les saints du Paradis
«À eux l'immortalité»
Atelier J.M.J Vosch, 1924.

Hommage aux soldats de 1914-1918, détail.
Atelier J.M.J Vosch, 1924.

Le bas-côté gauche et ses verrières.
La pénombre et la pierre nue donnent à la nef un aspect ancien assez chaleureux.

Le tombeau d'Antoine Fayet, mort en 1634, curé de
Saint-Paul et fondateur de l'église Sainte-Marguerite.

Hommage aux soldats de 1914-1918, détail.
Atelier J.M.J Vosch, 1924.

Un des anges accroupis qui supportent
le gisant d'Antoine Fayet.

Statue d'un ange tenant un lys
dans la nef.

Statue d'un ange tenant une couronne de lauriers dans la nef.

Chapelle absidiale gauche dédiée au Sacré-Cœur.

Statue de saint Vincent de Paul.

«Apothéose de saint Vincent»
d'après le frère Jean André (1662-1753).

Chapelle absidiale droite Saint-Vincent-de-Paul.
LA CHAPELLE DE LA VIERGE (CROISILLON DROIT DU TRANSEPT

Chapelle de la Vierge
Bras sud du transept sud, 1724.

La Vierge à l'Enfant, détail.
Chapelle de la Vierge.
Art populaire (?)

La chapelle de la Vierge et sa série de vitraux historiés relatant trois scènes de la vie de la Vierge.
Les vitraux sont dus à l'atelier J.W.J. Vosch, 1924.

«L'Adoration des bergers»
d'après le Dominiquin, partie centrale.

«La Déposition de croix» d'après Jean Jouvenet.
Chapelle de la Vierge.
Une autre «Déposition» de Jean Jouvenet se trouve
à la chapelle des Élus à Dijon.

Les vitraux de l'église (1/2).
Dans son article paru dans l'ouvrage Églises parisiennes du XXe siècle, Hervé Cabezas rapporte que, en 1920, le curé de l'église Sainte-Marguerite fit observer à son conseil curial que l'édifice manquait de couleur : il n'y avait pas de vitraux dans les orifices éclairant la nef (ce devait être du simple verre blanc). Le revitrage commença dès 1921.
On constate aujourd'hui une grande disparité dans l'ensemble de la verrière : plusieurs ateliers sont intervenus, au style bien différent.
Dans le chœur trônent deux grands vitraux dus à Édouard-Amédée Didron (1836-1902) : saint Augustin et saint Louis. Ils obéissent à la tendance néo-classique du renouveau du vitrail dans la seconde moitié du XIXe siècle et ressemblent à une multitude de vitraux de cette époque : des saints debout dans un décor gothique foisonnant.
En 1882, Henri Carot (1850-1919) reproduisit en vitrail la célèbre sainte Marguerite de Raphaël, dont la toile est au musée du Louvre. C'était l'un des premiers vitraux de sa carrière de peintre-verrier. (Des Œuvres de Raphaël, on voit plus souvent des reproductions du «saint Michel terrassant le démon», comme à Saint-Michel à Dijon.)
La chapelle de la Vierge fut la première pourvue avec des bouquets de roses et de lys réalisés par E. Royer (actuellement dans la chapelle Saint-Joseph).
---»» Suite 2/2 plus bas.


La Nativité.
Atelier J.W.J. Vosch, 1924.

La Présentation de Jésus au Temple.
Atelier J.W.J. Vosch, 1924.

L'Annonciation, détail.
«««--- L'Annonciation
Atelier J.W.J. Vosch, 1924.

La chapelle de la Vierge et ses trois toiles relatant des scènes de la vie de saint Vincent de Paul.
Il y a cinq toiles en tout. Deux se trouvent dans la chapelle Saint-Joseph-Sainte-Marguerite (croisillon gauche du transept).

«Saint François de Sales installant saint Vincent de Paul
comme supérieur des Dames de la Visitation»
Jean Restout (1692-1768).
Chapelle Saint-Joseph-Sainte-Marguerite.

«Saint Vincent présente à Dieu les Lazaristes»
par Jean-Baptiste Feret, 1731.
Chapelle Saint-Joseph-Sainte-Marguerite.

La Nativité, détail.
Atelier J.W.J. Vosch, 1924.

«L'Institut des enfants trouvés»
par Louis Galloche (1670-1761).

«Saint Vincent de Paul et Anne d'Autriche»
par Frère Jean André (1662-1753).

Les toiles de «la vie de Monsieur Vincent» viennent d'une série d'œuvres commandées par les Lazaristes au début du XVIIIe siècle pour commémorer l'action de leur fondateur.
À la Révolution, la maison parisienne des Lazaristes fut pillée, mais les tableaux furent épargnés. Une fois l'orage passé, il se trouva que le premier curé de Sainte-Marguerite fut un Lazariste. Il se vit confier cinq des toiles de la série initiale.
On peut toujours les admirer dans l'église.

Les vitraux de l'église Sainte-Marguerite (2/2).
---»» C'est le même peintre-verrier qui a créé les vitraux de la nef en 1923 (bas-côtés et oculi de la voûte). Les vitraux des oculi rappellent le style rocaille du XVIIIe siècle ; ceux des bas-côtés - sûrement pour des raisons d'économie - présentent les grands événements chrétiens de l'église et de son quartier par des inscriptions toutes simples noyées dans un ensemble géométrique assez banal.
En 1924, on fit appel à l'atelier de J.W.J. Vosch pour trois vitraux-tableaux consacrés à la vie de la Vierge et pour deux autres qui célébraient les soldats de 1914-1918. Ces deux derniers sont installés de part et d'autre du monument aux morts dans le bas-côté droit. Le style de ces vitraux, par leurs coloris abondants, se rapproche de la famille de l'Art déco. Vosch créa aussi le vitrail consacré à saint Joseph et Jésus enfant que l'on peut voir dans la chapelle Saint-Joseph.
Enfin, l'atelier de Raphaël Lardeur vint ajouter un style artistique nettement plus moderne quand il créa en 1938 les vitraux historiés relatifs à saint Vincent de Paul et à saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars.


«Vincent prêchant à l'hospice du saint Nom de Jésus»
par Frère Jean André (1662-1753).

«««---La Présentation de Jésus au temple, détail.
Vitrail de l'atelier J.W.J. Vosch, 1924.
LA CHAPELLE SAINT-JOSEPH-SAINTE-MARGUERITE DANS LE CROISILLON GAUCHE DU TRANSEPT

Chapelle Saint-Joseph-Sainte-Marguerite.
Elle abrite deux des trois œuvres consacrées à sainte Marguerite :
1) le tableau central du mur de droite ; 2) la statue que l'on voit devant.

Statue de sainte Marguerite
par Charles-François Lebœuf-Nanteuil
(1792-1865).

«Sainte Marguerite chassée par son père»
par Pierre-Antoine Vafflard (1777 ou 1779-1838).

Sainte Marguerite est présente dans La Légende dorée de Jacques de Voragine. Sa vie et son combat contre le dragon (c'est-à-dire le démon) ont inspiré les artistes du Moyen Âge (voir le retable du maître des Ronds de Cobourg au musée des Beaux-Arts de Dijon).
Rappelons ici qu'elle est noble, native d'Antioche, et élevée dans la foi chrétienne par sa nourrice. À l'âge adulte elle est baptisée, ce qui déclenche la colère de son père, patriarche de la religion romaine.
Le tableau de Pierre-Antoine Vafflard la montre chassée par son père, alors que les esclaves de la maison l'implorent. Mais cet épisode ne figure pas dans la Légende dorée.
Alors qu'elle garde ses brebis, un préfet romain tombe amoureux d'elle. Comme elle est noble, il peut l'épouser, mais, s'étant donnée au Christ, elle refusera cette alliance. Malgré des supplices affreux et les tentations du dragon dans sa prison, elle ne renoncera pas à sa foi et sera finalement décapitée.


«Sainte Marguerite chassée par son père» par Pierre-Antoine Vafflard, détail.

«Saint Ambroise présente à Dieu la lettre de Théodose»
par Louis Lagrénée (1725-1805)

Vitrail à saint Joseph.
Atelier E. Royer, 1922.

Saint Joseph et Jésus enfant.
Atelier J.W.J. Vosch, 1924.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINTE-MARGUERITE ET LES TABLEAUX DU DÉAMBULATOIRE

Le chœur et le déambulatoire gauche.
La présence de quatre grands vitraux avec du verre blanc apporte un bon éclairage naturel au chœur.

Le Christ descendu de la croix.
Cette œuvre réalisée par Nourrisson et Le Lorrain, en marbre blanc, est l'unique vestige d'un monument funéraire conçu par François Girardon (1628-1715) pour son épouse Catherine Duchemin, décédée en 1698. Peintre de fleurs et de fruits, elle avait été la première femme reçue à l'Académie de peinture et de sculpture.
Terminé en 1706, le monument a été érigé dans l'église Saint-Landry (fermée en 1791). En 1817, il a été remonté à l'église Sainte-Marguerite.


Vitrail de saint Louis
par Édouard-Amédée Didron (1836-1902).

Vitrail de saint Augustin, détail.
Édouard-Amédée Didron (1836-1902)
Voir le vitrail entier plus bas.
«««--- «Le Christ descendu de la croix»
Bas-relief dans le chœur
par Eustache Nourrisson (vers 1654-1706)
et Robert Le Lorrain (1666-1743)

«La Visitation», détail.
Joseph-Benoît Suvée (1743-1807)
Le tableau date de 1781.

Vitrail de saint Louis, détail.
Édouard-Amédée Didron (1836-1902).

Sainte Marguerite, vitrail central de l'abside,
exécuté en 1882 par Henri Carot (1850-1919)
d'après la "Sainte Marguerite" de Raphaël.
En bas à gauche, on voit le dragon qui ouvre une gueule énorme.

«La Visitation»
Joseph-Benoît Suvée (1743-1807)
Le peintre a représenté les deux époux respectifs
(Joseph et Zacharie) dans l'arrière-plan à gauche.

«Le Christ en croix»
École de Charles le Brun, XVIIe siècle.

Le chœur et le déambulatoire droit.
Au fond, la chapelle Saint-Vincent-de-Paul.
LA CHAPELLE DES-ÂMES-DU-PURGATOIRE

Vue d'ensemble de la chapelle des Âmes-du-Purgatoire
La plupart du temps, la chapelle est fermée par une grille, mais il n'est pas
nécessaire de la franchir pour admirer les trompe-l'œil et le tableau central.

«Le passage des âmes du purgatoire au ciel», détail.
Gabriel Briard (1725-1777)
Dans les extraits du tableau donnés en haut et en bas, on voit un homme et une femme, chacun
aidé par un ange, qui s'extirpent des flammes du purgatoire pour gagner le Paradis.

«Le passage des âmes du purgatoire au ciel», détail.
Gabriel Briard (1725-1777).
Deux vitraux de Raphaël Lardeur installés en 1938 dans le bas-côté droit : ---»»»
- Saint Vincent de Paul (à gauche)
- Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), curé d'Ars (à droite).

La chapelle des-Âmes-du-Purgatoire.
C'est un chef d'œuvre néo-classique élevé entre 1760-1764 par l'architecte Victor Louis (1731-1800). Elle met en lumière les valeurs de l'Antiquité et de la Contre-Réforme. Pour ceux qui aiment l'Art sacré, c'est une chapelle qu'il ne faut pas manquer à Paris.
La décoration est confiée à Paolo-Antonio Brunetti (1723-1783) qui réalise un tour de force : murs et voûtes, couverts de peintures en trompe-l'œil, donnent l'impression de la profondeur et rappellent un théâtre.
Au centre de deux rangées de colonnes cannelées resplendit le magnifique tableau de Gabriel Briard (1725-1777) : Le passage des âmes du purgatoire au ciel. Dans une échappée vigoureuse, aidés par des anges, les âmes condamnées gagnent le Paradis après avoir purgé leur temps de pénitence.
Au-dessus des dessins des colonnes latérales, Briard a peint deux longues frises qui imitent les bas-reliefs gréco-romains. Celle de droite illustre la mort de Jacob en Égypte ; celle de gauche, ses funérailles au pays de Canaan (voir plus bas).


Deux anges peints dans le fronton qui surmonte la grande arcade.
Chapelle des Âmes-du-Purgatoire.

«Le passage des âmes du purgatoire au ciel» de Gabriel Briard (1725-1777)
Magnifique tableau qui exalte le concept catholique du Purgatoire,
un concept réaffirmé par le Concile de Trente (1545-1563) et rejeté par les Protestants.

Vitrail de saint Augustin.
Édouard-Amédée Didron (1836-1902)

Statue de sainte Marguerite, détail.
Chapelle Saint-Joseph-Sainte-Marguerite.

«La mort de Jacob en Égypte», détail.
Gabriel Briard (1725-1777)
Frise en trompe-l'œil (côté droit de la chapelle des-Âmes-du-Purgatoire).

«La mort de Jacob en Égypte», détail.
Gabriel Briard (1725-1777)
Frise en trompe-l'œil (côté droit de la chapelle des-Âmes-du-Purgatoire).

«Les funérailles de Jacob au pays de Canaan»
Gabriel Briard (1725-1777)
Frise en trompe-l'œil (côté gauche de la chapelle des-Âmes-du-Purgatoire).

La nef vue du chœur.
L'orgue de tribune est un Stoltz de 1873.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin éditeur
+ livret sur l'église Sainte-Marguerite, disponible au bureau d'accueil
+ «La Légende dorée» de Jacques de Voragine
+ «Églises parisiennes du XXe siècle», article : «Le vitrail, figuration et abstraction» d'Hervé Cabezas.
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