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Page créée en juin 2013
La Vierge dans la verrière de l'Assomption

L'église Saint-Martin-es-Vignes n'est pas la plus connue des églises de Troyes. Pourtant elle possède de magnifiques vitraux émaillés des XVIe et XVIIe siècles, dont toute une série créée par les Gontier père et fils qui mérite le détour. Entrer dans l'église n'est pas facile : elle n'est en principe ouverte que le dimanche matin pour l'office. De plus, pour en admirer les vitraux, il faut éviter le grand beau temps en été : le matin, le soleil illumine l'abside et le côté sud ! Ce qui fait que les vitraux resplendissent sous le soleil et qu'on ne voit grand-chose...
L'église Saint-Martin a pris la suite d'une première église détruite en 1590 pour des raisons militaires. Reconstruite en pleine campagne - et achevée à la fin du XVIIe siècle, elle a pu récupérer les vitraux de l'église antérieure (qui dataient de 1500). Elle s'est s'enrichie aussi de nouvelles verrières des ateliers troyens (vie de sainte Anne, Assomption, etc.), soit en style polychrome, soit en grisaille. Quant à ses statues, elles sont plus discrètes qu'à Saint-Pantaléon ou à Saint-Nicolas. Néanmoins, elles sont pour la plupart du XVIIe siècle. Cette page donne un très large aperçu des vitraux de Saint-Martin.

Saint Pierre dans la verrière du Credo
Vue d'ensemble de la nef de l'église Saint-Martin-es-Vignes, au nord  de Troyes
Vue d'ensemble de la nef de l'église Saint-Martin-es-Vignes, au nord de Troyes
La longueur de l'église est de 52,50 mètres. La nef, le chœur et le transept ont des voûtes à 15 mètres de hauteur.
La façade occidentale de Saint–Martin
La façade occidentale de Saint-Martin cachée par les arbres d'un matin d'août.

Historique de l'église Saint-Martin. En 1584, au cours des guerres de Religion, la Ligue prit possession de Troyes. L'église Saint-Martin s'étendait au nord-ouest de la ville. En 1590, redoutant une attaque des partisans d'Henri IV, elle décida de faire raser tous les bâtiments qui pourraient servir de points d'appui à une attaque de la ville. L'église et une partie des faubourgs de Troyes furent détruites. Les sources indiquent que vitraux, gargouilles et cloche furent soigneusement démontés afin d'être réutilisés dans la nouvelle église qui sera bâtie un peu plus loin des remparts. La construction commence en 1593 et va s'accélérer en 1594 quand Troyes reconnaît Henri IV comme roi de France. (Rappelons qu'Henri IV, devenu roi de France en 1589 à la mort de son cousin Henri III, dut guerroyer pendant près de six ans pour se faire reconnaître roi par l'ensemble des provinces françaises.)
Au tout début du XVIIe siècle, il est vraisemblable que la nef et le transept ont été agrandis. Des incohérences de dates inscrites sur les pierres orientent les historiens dans cette voie. La nef est construite avant 1641. Mais elle est encore revêtue d'une charpente en bois, tout comme les bas-côtés. Cette même année, le marché ---»»»

Le portail latéral sud, terminé en 1610
Le portail latéral sud, terminé en 1610, est encadré de deux colonnes corinthiennes.
Il cache aussi quelques ornementations de style Renaissance.
Autrefois, la porte était surmontée d'une statue en bois de sainte Jule.
Le fronton de la façade de Saint-Martin
Le fronton de la façade de Saint-Martin
La sculpture représente les armoiries d'Henri de Montmorency-Luxembourg
qui fut abbé de Montiéramey et seigneur de Saint-Martin.
Le chevet de l'église
Le chevet de l'église
Aucune végétation ne vient masquer les vitraux à l'est et au sud. Par grand beau temps, le soleil
les rend éblouissants. Il n'est alors pas facile d'en apprécier la beauté.

---»»» est passé pour la construction des voûtes en pierre. Elle prendra cinquante ans car les marguilliers attendront la construction du portail, de 1681 à 1689, pour achever les deux voûtes occidentales. En 1856, Saint-Martin-es-Vignes devient paroisse de Troyes. Ses vitraux et la plupart des statues et des tableaux sont classés monuments historiques.
Au niveau de l'architecture, la façade de l'église, de 1681, est de style classique. Elle s'oppose au style de l'intérieur : gothique flamboyant avec quelques touches Renaissance. L'entrée, constituée d'un portail en plein cintre, est surmontée d'un péristyle de six colonnes corinthiennes (voir photo à gauche). En fait, cette façade, déséquilibrée, n'est pas terminée. Son architecte, Louis Maillet, avait prévu de la prolonger au nord et au sud par des murs en contre-courbe s'appuyant sur les bas-côtés. Source : «Les vitraux de Saint-Martin-es-Vignes» de Françoise Bibolet, La Renaissance, Troyes, 1959

Le portail latéral sud est orné de motifs Renaissance
Le portail latéral sud est orné de motifs Renaissance.
Élévation nord dans la nef vue depuis le transept
Élévation nord dans la nef vue depuis le transept
Le style d'architecture de la nef, avec ses arcades en arc brisé
et ses larges fenêtres est le gothique flamboyant.
Piéta vers l'entrée de l'église
Piéta vers l'entrée de l'église.

La verrière du credo (1606) illustre la foi chrétienne. Un texte latin est écrit sous chacun des cinq panneaux du credo : «Je crois au Saint-Esprit» ; «J'attends la résurrection des morts», etc. La peinture de la Jérusalem céleste (rangée du haut à droite) est très similaire à celle de l'Immaculée Conception, visible dans la cathédrale, réalisée par Linard Gontier père. Pour cette raison, la verrière du credo lui est attribuée.

VERRIÈRE DU CREDO, 1606 - Linard Gontier père

La verrière du Credo, 1606
La verrière du Credo, 1606
Cette verrière est attribuée à Linard Gontier père.
Le panneau inférieur à droite affiche les armoiries de la famille Le Tartier, les donateurs.
Le bas-côté nord
Le bas-côté nord.

VERRIÈRE DE LA LÉGENDE DE LA CROIX, 1562

Verrière de la Légende de la Croix, 1562
Verrière de la Légende de la Croix, 1562.
À DROITE ---»»»
Triptyque «Vie de saint Edme», peinture sur bois
(Mariage mystique avec la Vierge, Naissance, Saint Edme sacré archevêque de Cantorbéry).
Christ aux outrages
Christ aux outrages
XVIe siècle
Le visage rappelle le style du maître
de Chaource. Voir la sainte Marthe à
l'église Sainte-Madeleine à Troyes.
Verrière du Credo
Verrière du Credo
Panneau «Credo in Spiritum Sanctum».
Vitrail du Credo, détail
Vitrail du Credo, détail
«Je crois en l'Église une, catholique et apostolique»
Les apôtres Pierre et Jean font l'aumône aux pauvres (Linard Gontier père, 1606).
Christ de Pitié Christ de Pitié

Christ de Pitié
XVIe siècle.
Triptyque «Vie de saint Edme», peinture sur bois
Triptyque de la vie de saint Edme
Triptyque de la vie de saint Edme
Panneau de la naissance de saint Edme.
Vitrail de la Légende de la Croix
Vitrail de la Légende de la Croix
Registre inférieur à droite : Seth plante le rameau.
Sainte femme dorée
Sainte femme dorée
Fin du XVIe, début du XVIIe siècle
Provient peut-être d'une Mise au tombeau.

La verrière de la Légende de la Croix date 1562. Elle vient de l'ancienne église Saint-Martin détruite en 1590. Le panneau central du bas a été brisé. (La mise au tombeau que l'on voit, et qui date de 1500, est un remplacement). Ce panneau brisé représentait un ange qui apportait un ---»»»

Chapelle latérale sud du Sacré Cœur Vitrail de la Légende de la Croix
Vitrail de la Légende de la Croix
Les donateurs dans le panneau du bas à gauche
Ils sont présentés par leur saint patron respectif,
saint Nicolas et Saint Edme.



«««--- À GAUCHE
Chapelle latérale sud du Sacré Cœur.
Vitrail de la Légende de la Croix
Vitrail de la Légende de la Croix
Détail du panneau où Seth plante le rameau
L'artiste a peint des animaux fabuleux, voisins des chevaux. A-t-il voulu représenter des animaux dont il avait entendu parler, mais qu'il n'avait jamais vus?
Sur ce même thème, voir l'«éléphant» dans un chapiteau
de l'abbaye aux Dames à Caen.

---»»» rameau de l'Arbre de vie du Paradis terrestre. Seth, fils d'Adam, doit le planter sur la tombe de son père (panneau ci-dessus). Registre supérieur : Salomon fait couper l'arbre, mais ne s'en sert pas pour son temple car il y est impropre. L'arbre finit en pont sur un ruisseau. Que la reine de Saba refuse de traverser par respect pour ce qu'il représente : sur ce bois le Rédempteur sera crucifié. Panneau de droite de la rangée supérieure : le bois du pont est enfoui sous terre. Il est redécouvert quand on creuse la piscine probatique. Conformément au présage de la reine de Saba, il servira à la croix du Christ.

Le bas-côté sud et ses chapelles latérales
Le bas-côté sud et ses chapelles latérales.

Tableau «La Résurrection», XVIIe siècle
Tableau «La Résurrection», XVIIe siècle.

La technique de l'émaillerie sur le verre date du second tiers du XVIe siècle. Durant tout le Moyen Âge et le début de la Renaissance, un vitrail est un assemblage de verres colorés maintenus par des plombs qui séparent les différentes couleurs. L'art du vitrail au Moyen Âge a été scandé par la mise au point des pigments pris dans le verre, élargissant ainsi la palette des couleurs. Au XIVe siècle arrivent le jaune d'argent, puis la sanguine et, avec eux, le modelé en grisaille. La pâte est étalée sur le verre, et non plus prise dans la masse, permettant des effets de relief.
À partir du second tiers du XVIe siècle, le travail du peintre verrier change. La technique de l'émaillerie fait son apparition. Désormais l'artiste peut poser la couleur au pinceau sur le verre, ouvrant la voie à une richesse de coloris nouvelle et à une variété accrue dans les effets du dessin. L'émail, que l'on peut aussi appeler «couleur vitrifiable», est un composé d'oxyde de colorant et de fondant. Il se peint sur le verre blanc, puis est cuit au four. La chaleur le fait s'intégrer à la verrière. Mais la technique n'est pas sans difficultés car le fondant à étaler est une pâte chaude et visqueuse. Si elle n'est pas assez visqueuse (mauvaise mise au point), elle peut couler sur le verre. Si elle l'est trop, les couleurs seront modifiées à la cuisson. Sans compter l'effet de l'usure du temps sur l'assemblage de matériaux fort différents (verre et pâte) : dilatation, craquelures et finalement séparation des deux composés, achevant la dégradation de l'œuvre.
Rappelons ici qu'il faudra attendre la première moitié du XIXe siècle pour voir le directeur de la manufacture de porcelaine de Sèvres, Alexandre Brongniart, prendre le taureau par les cornes et lancer ses équipes de recherche sur la mise au point, une fois pour toutes, des peintures qui permettront de vaincre les difficultés nées de la technique de l'émaillerie. L'art du vitrail en sera bouleversé et aboutira au concept du «vitrail-tableau», rapprochant ainsi la peinture sur verre de la peinture sur faïence et sur porcelaine.
Revenons au XVIe siècle. La difficulté de la technique à l'émail explique la rareté

des vitraux de ce genre. Françoise Bibolet écrit que, «de 1595 à 1630, l'art du vitrail est en décadence partout». On peut aisément le concevoir. La nouvelle technique avait certainement laissé envisager la création de chefs-d'œuvre, mais c'étaient les vitraux ratés qui se multipliaient. Chez les peintres verriers, le découragement avait dû succéder à la déception... Toutefois, à Troyes, un siècle après le début de l'émaillerie, Linard Gontier releva le défi et, grâce à un talent hors pair, réussit à créer les chefs-d'œuvre attendus.
Linard (ou Léonard) Gontier est né à Troyes vers 1566 et mort vers 1641. Il travaillait avec ses fils, qu'il a sans aucun doute formés. Le plus connu est Linard le Jeune (1601 - vers 1642). Lisons Françoise Bibolet : «Tout en continuant d'utiliser les verres colorés, les Gontier seuls ont su appliquer l'émail avec un art discret et sûr. Ils ont continué la technique ancienne du verre teint dans la masse, mais rehaussé de touches d'émail dans les fonds de paysages, arbres, perspectives ou animaux, dans les visages d'une foule, dans les broderies des vêtements.»
Les Gontier utilisèrent leur art avec maestria dans les petits vitraux. On peut en voir dans les bas-côtés de Saint-Martin dans cette page. Voir aussi le vitrail de l'Immaculée Conception à la chapelle du Saint-Sacrement de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. C'est par leurs grandes verrières qu'ils ont surtout marqué l'histoire de l'art champenois, mêlant là aussi verres de couleur et émail. À Saint-Martin, les baies hautes du chœur sont illuminées de grandes scènes historiées des Gontier étalées sur plusieurs lancettes : vie de saint Pierre, vie de saint Jean-Baptiste et Annonciation. À la cathédrale, les Gontier ont réalisé le célèbre Pressoir mystique. D'autres peintres verriers les ont suivis sur la même voie : les Macadré à Saint-Nizier ; Jean Barberat dans le chœur de Saint-Pantaléon.

Source : «Les vitraux de Saint-Martin-es-Vignes» de Françoise Bibolet, La Renaissance, Troyes, 1959.

Clé de voûte dans les bas–côtés
Clé de voûte dans les bas-côtés
Saint Jean l'évangéliste et son aigle.
La voûte de la nef en vue perspective depuis le transept
La voûte de la nef en vue perspective depuis le transept
La nef a été voûtée dans la seconde moitié du XVIIe siècle.
Les travaux seront interrompus de 1681 à 1689 pour
attendre la construction du portail en style classique.
Clé de voûte dans les bas–côtés
Clé de voûte dans les bas-côtés
Saint Luc l'évangéliste et le taureau.
Chapelle du transept nord et son retable en bois
Chapelle du transept nord et son retable en bois.
Verrière de la vie de sainte Anne, 1623 - Linard Gontier
Verrière de la vie de sainte Anne, 1623 - Linard Gontier
Panneau : La Naissance de sainte Anne.
Clé de voûte dans les bas–côtés
Clé de voûte dans les bas-côtés
Saint Matthieu écrivant sous la dictée de l'ange.

VERRIÈRE DE LA CÈNE, 1607

Verrière de la Cène, détail (1607)
Verrière de la Cène, détail (1607)
Jésus annonce aux apôtres que l'un d'entre eux le trahira (partie haute du panneau).
Chapelle latérale sud dite de la Vierge
Chapelle latérale sud dite de la Vierge
Le retable en bois magnifiquement travaillé.
Vitrail de la Cène, 1607
Vitrail de la Cène, 1607
Panneau de saint Martin

VERRIÈRE DE L'ASSOMPTION ET DES SAINTS, vers 1625 - Linard Gontier le Jeune

Verrière de l'Assomption et des saints, vers 1625
Verrière de l'Assomption et des saints, vers 1625
Attribuée à Linard Gontier le Jeune
En bas : saint Claude ressuscite un enfant.
En haut : L'Éducation de la Vierge, l'Assomption, puis saint Jean-Baptiste désignant l'agneau de Dieu qui est à ses pieds.
Verrière de l'Assomption et des saints, vers 1625
Verrière de l'Assomption et des saints, vers 1625
L'Assomption de la Vierge.

VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINTE ANNE, 1623 - Linard Gontier

Verrière de la vie de sainte Anne, 1623 - Linard Gontier
Verrière de la vie de sainte Anne, 1623 - Linard Gontier.
Statue polychrome de sainte Madeleine
Statue polychrome de sainte Madeleine
Fin du XVIe - début XVIIe siècle.

Cette statue provient peut-être
d'une mise au tombeau.

La verrière de la VIE DE SAINTE ANNE (1623) est l'une des plus remarquables de l'église. Elle est attribuée à Linard Gontier. Luminosité des coloris, finesse des dessins, détails pittoresques multiples, richesse des vêtements en font un vrai chef-d'œuvre du vitrail du début du XVIIe siècle. L'artiste a utilisé la sanguine et l'émail.
Chaque panneau est illustré d'une légende. Pour deux d'entre eux, le Refus de l'offrande de Joachim au Temple (car leur couple est stérile) et la Prière de Joachim dans le désert, le peintre verrier s'est inspiré de l'ouvrage d'Alfred Dürer, la Vie de la Vierge, réalisé entre 1504 et 1511. On donne ci-dessous les légendes en ancien français, lecture de bas à haut et de gauche à droite :
Registre inférieur. 1) Naissance d'Anne (image ci-contre) : «Le Ciel bénin versant sa benigne influence / De saincte Anne benist la divine naissance.» 2) Mariage d'Anne et de Joachim : «Saincte Anne en âge fust par le Vouloir divin / Conjoincte en mariage au sainct homme Joachin.» 3) L'offrande est repoussée par le grand-prêtre : «Saincte Anne et sainct Joachin, pour leurs stérilitez, / Furent, selon la loy, hors du Temple, jettez.»
Registre supérieur. 4) L'ange avertit Joachim qu'il aura une fille : «L'ange asseure Joachin qu'Anne sa femme chere / De stérile seroit de la Vierge la mere.» 5) Rencontre à la Porte dorée : «Saincte Anne et sainct Joachin, qui estoient séparez, / A la Porte Dorée ilz se sont rencontrez.» 6) Présentation de Marie au Temple : «La Vierge estant à Dieu par ses parents vouée / Au sainct Temple elle fut receue et avouée.»
Au tympan, un ange apparaît à sainte Anne. Celle-ci a la vision de sa descendance : Marie, Jésus et ses deux filles issues de ses mariages ultérieurs légendaires, Marie-Cléophas et Marie-Salomé et leurs enfants, dont saint Jean. Cette image est appelée Sainte Parenté de la Vierge.
Source : «Les vitraux de Saint-Martin-es-Vignes» de Françoise Bibolet, La Renaissance, Troyes, 1959

Verrière de la vie de sainte Anne, 1623 - Linard Gontier
Verrière de la vie de sainte Anne, 1623 - Linard Gontier
Prière de Joachim dans le désert
L'ange avertit Joachim qu'il aura une fille.
Tableau : «La Descente de croix»
Tableau : «La Descente de croix»
École troyenne, atelier de la famille de Lestin.

VERRIÈRE D'ABRAHAM, ISAAC ET JACOB, 1619 - Linard Gontier (?)

Verrière d'Abraham, Isaac et Jacob, 1619
Verrière d'Abraham, Isaac et Jacob, 1619
Attribuée à Linard Gontier selon certaines sources (dont Danielle Minois).

Le thème iconographique de la verrière d'Abraham, Isaac et Jacob mérite d'être rappelé. Dieu commande à Abraham de sacrifier son fils, qui sera donc une victime innocente. Ce faisant, Abraham cèle l'alliance de son peuple avec Dieu. La pensée chrétienne voit dans ce sacrifice une préfiguration de l'Église : la messe - et le sacrifice du Christ vivant dans l'Eucharistie - symbolise le renouvellement permanent de cette alliance entre Dieu et son peuple.

Verrière d'Abraham, Isaac et Jacob, 1619
Verrière d'Abraham, Isaac et Jacob, 1619
Abraham s'apprête à sacrifier Isaac.
Verrière d'Abraham, Isaac et Jacob, 1619
Verrière d'Abraham, Isaac et Jacob, 1619
Registre inférieur : La donatrice, Barbe Brisson, et ses six filles
La verrière a été offerte par Isaac Gillebert et sa femme, Barbe Brisson en 1619.
Verrière de la vie de sainte Jule, 1606
Verrière de la vie de sainte Jule, 1606
Le Martyre de sainte Jule devant l'empereur Aurélien
«Exerçant charité en tormente on l'a mise
Pour luy faire quiter son Dieu et son Eglise.»

VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINTE JULE, 1606

Verrière de la vie de sainte Jule, 1606
Verrière de la vie de sainte Jule, 1606.

D'après la légende, sainte Jule (ou Julia ou Julie), chrétienne, fut capturée par un chef germain, Claude. Elle le convertit et fut martyrisée avec lui et plusieurs soldats à l'entrée de Troyes. Ces événements sont situés sous le règne de l'empereur Aurélien (270-275).
La verrière a été offerte par la confrérie de Sainte-Jule. Elle occupe toujours la même place qu'au moment où elle fut posée.

Verrière de la vie de sainte Jule, 1606
Verrière de la vie de sainte Jule, 1606
L'«empereur» ( qui est le germain Claude et non pas Aurélien)
lui donne pour compagnie deux jeunes filles nobles.
«L'empereur converti feit faire un oratoire
Où la saincte faisoit prière meritoire.»
Statue du Reniement de saint Pierre (moulage)
Statue du Reniement de saint Pierre (moulage)

GRANDES VERRIÈRES DU TRANSEPT

GRANDE VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINT MARTIN, XVIe et XVIIe siècles

La grande verrière de la vie de saint Martin
La grande verrière de la vie de saint Martin
dans la chapelle du transept nord.
Verrière de la vie de saint Martin
Verrière de la vie de saint Martin
Partie inférieure, début du XVIe siècle
Le baptême de Martin.

Verrière de la vie de saint Martin
Partie médiane (milieu du XVIe) et partie supérieure (vers 1654).

La verrière de la vie de saint Martin comprend trois parties. La partie inférieure, du début du XVIIe siècle, illustre des épisodes de la vie de saint Martin. Les registres de la partie médiane (bas de l'image ci-dessus) montrent des panneaux relatifs à la vie de la Vierge (Présentation, Annonciation et Mort). Ils sont datés du milieu du XVIe siècle et encadrent un grand vitrail consacré à saint Paul, daté de 1505. Le tout est surmonté de trois panneaux en grisaille, datés aux alentours de 1654 : sainte Anne et la Vierge ; saint Nicolas ; le Christ. Au tympan, deux écussons modernes accompagnés des armes de la famille d'Autruy.

Verrière de la vie de saint Martin
Verrière de la vie de saint Martin
Partie inférieure, début du XVIIe siècle
Les donateurs, Jacques Bardin et Linarde Sauger, sa femme
avec leurs saints patrons .
À DROITE ---»»»
Verrière de la vie de saint Martin
Partie inférieure, début du XVIIe siècle :
Saint Martin partage son manteau.

GRANDE VERRIÈRE DE L'APOCALYPSE, 1611

Verrière de la vie de saint Martin
Verrière de la vie de saint Martin
Partie supérieure, vers 1654
Le Christ
Verrière de la vie de saint Martin
Verrière de la vie de saint Martin
Partie inférieure, début du XVIIe siècle :
la donatrice Linarde Sauger.
Un beau visage de jeune femme qu'il n'est
pas très courant de voir sur les vitraux
et les peintures de cette époque.
Saint Martin partage son manteau
La grande verrière de l'Apocalypse, 1611
La grande verrière de l'Apocalypse, 1611
dans le bras sud du transept.
Verrière de l'Apocalypse
Verrière de l'Apocalypse
Étage supérieur : Saint Louis, 1505.
Verrière de l'Apocalypse, 1611
Verrière de l'Apocalypse, 1611
Étage supérieur.

La grande verrière de l'Apocalypse occupe le bras sud du transept. Elle se décompose en deux étages : l'Apocalypse en bas avec ses trois registres ; en haut saint Louis entouré d'armoiries et trois grisailles de saints (image ci-dessus). L'étage supérieur contient une illustration de saint Louis portant le collier de l'ordre de saint Michel et la couronne d'épines (image ci-contre). Ce vitrail est daté de 1505 et provient de l'ancienne église Saint-Martin. De part et d'autre, on trouve les armoiries peintes à l'émail des donateurs : Louis d'Autruy et Anne de Villeprouvée. Au-dessus, trois belles grisailles dues à Jean Barbarat datées de 1654 : les saints Pierre, Louis empereur et Jean-Baptiste. L'étage inférieur contient la verrière de l'Apocalypse. Les scènes qu'on y trouve rappellent les vitraux de l'église ---»»»

Verrière de l'Apocalypse, 1611
Verrière de l'Apocalypse, 1611
Figures en grisaille et jaune d'argent exécutées par Jean Barbarat :
saint Pierre, saint Louis empereur et saint Jean-Baptiste.
Statue Saint Laurent
Statue Saint Laurent
XVIIe siècle.
«Le Baptême du Christ»
«Le Baptême du Christ»
Tableau du XVIIIe siècle.
Verrière de l'Apocalypse, 1611
Verrière de l'Apocalypse, 1611
La Grande Prostituée (qui représente Babylone ou Rome)
«Sur la beste pleine d'abomination,
Une femme à la coupe aux fornication.
Du ciel un cavalier à la robe sanglante
Vient, ayant en la bouche une espée tranchante.»
Verrière de l'Apocalypse, 1611 : les quatre Cavaliers
Verrière de l'Apocalypse, 1611 : les quatre Cavaliers
«Ce roy sur cheval blanc avec son arc poursuit,
Sur un roux ce second avec l'espée avance,
Ce tiers dessus un noir brandit une balance,
Puis la mort sur un pâle, et l'enfer qui la suit.»
Verrière de l'Apocalypse, 1611
Verrière de l'Apocalypse, 1611
La Bête séduit les habitants de la terre.
«Icy sort de la mer un horrible animal
Monstre sept foies testu et fourny de dix cornes
Qui d'ennorme blasphème oubtrepassant les bornes
A reçu du dragon pouvoir de faire mal. 1611.»
---»»» Le récit de l'Apocalypse raconte que le Christ traverse les nuages
sur un cheval blanc et s'en va vaincre la Grande Prostituée, jeune
femme d'une grande beauté, assise sur un animal à sept têtes.
La femme représente Babylone ou Rome, la cité idolâtre.

---»»» Saint-Nizier sur le même thème. Leurs auteurs nous sont inconnus. La touche des peintres verriers étant assez voisine, il se peut que ce soit le même. Comme à Saint-Nizier, les vitraux de l'Apocalypse imitent la suite que Dürer a gravée sur bois entre 1496 et 1498. Dans l'image de droite, l'illustration de la Bête avec ses sept têtes, qui sort de la mer, et du bélier cornu, qui sort de la terre, est tout à fait semblable que celle que l'on voit à Saint-Nizier.

LES VERRIÈRES HAUTES DU TRANSEPT

VERRIÈRE DU MARTYRE DE SAINT ÉTIENNE, 1639 - atelier de Linard Gontier

VERRIÈRE DE SAINTE GUDULE

Verrière du Martyre de saint Étienne, 1639
Verrière du Martyre de saint Étienne, 1639
Étienne, mort lapidé, est le premier martyr de la religion chrétienne.
Verrière du Martyre de saint Étienne, 1639
Verrière du Martyre de saint Étienne, 1639.

La verrière de saint Étienne, datée de 1639, a été dessinée par Linard Gontier. L'exécution est due à Jean Gontier, le plus jeune fils de Linard. Le modèle de la verrière est une gravure de Dominique le Florentin, qui s'est lui-même inspiré d'une gravure de Julio Romano.

Verrière de sainte Gudule et de la Passion
Verrière de sainte Gudule et de la Passion
Le Christ en croix (1523?)

Ce vitrail provient de l'ancienne église Saint-Martin. Selon Françoise Bibolet, il est d'ailleurs
probable qu'il était placé dans le sanctuaire,
dans la fenêtre d'axe.

VERRIÈRE DE LA PASSION, fin XVIe siècle

Verrière de la Passion, fin du XVIe siècle
Verrière de la Passion, fin du XVIe siècle
Sur le registre : sainte Christine.
Verrière de la Passion, fin du XVIe siècle
Verrière de la Passion, fin du XVIe siècle
Panneau : Jésus est condamné à mort, Pilate s'en lave les mains.
Verrière de la Passion, fin du XVIe siècle
Verrière de la Passion, fin du XVIe siècle
Panneau de la Crucifixion.
Cette très belle verrière, dont l'auteur est inconnu, a été endommagée. Certains panneaux sont intervertis. Les couleurs sont très chaudes.
Les visages, très travaillés, sont fortement expressifs.

VERRIÈRE DE LA PRISE DE JÉRUSALEM, 1618

Verrière de la prise de Jérusalem, 1618
Verrière de la prise de Jérusalem, 1618.

La verrière de la prise de Jérusalem par Vespasien et Titus est très documentée. Les quatre panneaux principaux bénéficient chacun de quatre lignes d'explications, auxquels il faut ajouter les deux panneaux des donateurs.
Le bleu ciel azur des panneaux historiés donne un aspect assez enjoué à l'ensemble de la verrière, mais le dessin en lui-même n'est pas de la meilleure facture. On en ignore l'auteur.
La verrière se lit de haut en bas et de gauche à droite.
Registre du haut : En l'an 70, Titus et Vespasien arrivent sur un char. (Dans la réalité, Titus a été chargé seul par son père Vespasien de l'offensive contre les Juifs de Judée.) - Le roi David avec sa lyre implore Dieu, tandis que le prophète Nathan menace
Registre médian : Arrivée des soldats romains qui sonnent de la trompe. Remarquons ici que la prise de Jérusalem et le massacre des Juifs qui s'en est suivi sont présentés comme une punition du Ciel pour venger la mort de Jésus. Les Juifs sont clairement désignés comme déicides (voir, à l'église Saint-Philippe-du-Roule à Paris, l'analyse proposée de ce problème) - Les Romains donnent l'assaut. On remarque encore que les Juifs sont regardés comme des gens qui mangent leurs enfants puisqu'une mère affamée fait rôtir le sien!
Registre du bas : Les Juifs vaincus sont vendus à un marchand d'esclaves. Un soldat romain ouvre le ventre d'un Juif pour y récupérer la pièce d'or que celui-ci a avalé dans le panneau précédent.

Verrière de la prise de Jérusalem, 1618
Verrière de la prise de Jérusalem, 1618
Panneau : Arrivée des soldats romains avec l'empereur Vespasien et son fils Titus
«Vaspasien avec son filz Titus   /   Comme voye par vraye signifience
Vindrent venger la mort du doux Jesus   /   Par franc vouloir et divine advertance.»
Verrière de la prise de Jérusalem, 1618
Verrière de la prise de Jérusalem, 1618
Panneau : Les Romains donnent l'assaut.
«Jerusalem et le peuple eut soufrance   /   Par guerre et faim et grand douleur amere
Manjant souris et rats bien appremant   /   Tant que l'anfant fut mangé de sa mere.»

LE CHŒUR ET L'ABSIDE DE L'ÉGLISE SAINT-MARTIN-ES-VIGNES

Vue d'ensemble du chœur
Vue d'ensemble du chœur
Les arcades sont en plein cintre (celles de la nef sont en arc brisé).
Le chœur et ses verrières hautes inondées
Le chœur et ses verrières hautes inondées
par le chaud soleil d'une matinée d'août
La verrière que l'on voit dans le prolongement de l'autel relate la vie de Joseph.
C'est la seule verrière du XIXe siècle de l'église.
Elle n'est pas donnée dans cette page Web.
Clé pendante du chœur
Clé pendante du chœur

La très belle verrière du Calvaire dans la fenêtre d'axe est due à Linard Gontier le Jeune. Elle est datée des années 1630-1640. La lancette centrale du bas affiche les armoiries de François le Tartrier, seigneur du Clos le Roi, le donateur.
Dans le registre du bas, entourant la Vierge et saint Jean , des cavaliers montent la garde sur la droite tandis que des soldats jouent aux dés sur la gauche (pour savoir qui emportera la tunique de Jésus)..
Dans la Crucifixion ci-dessous, le bon larron regarde le Christ, le mauvais larron porte une épaisse moustache.

La voûte du transept et du chœur en vue perspective
La voûte du transept et du chœur en vue perspective.
Verrière du Calvaire, vers 1630-1640
Verrière du Calvaire, vers 1630-1640
Œuvre de Linard Gontier le Jeune.
Verrière du Calvaire, vers 1630-1640 - Linard Gontier le Jeune
Verrière du Calvaire, vers 1630-1640 - Linard Gontier le Jeune
La Crucifixion dans le tympan.
Statue de saint Martin à cheval dans le déambulatoire
Statue de saint Martin à cheval dans le déambulatoire
Début du XVIe siècle.
Statue de saint Martin à cheval dans le déambulatoire
Les soldats romains jouent aux dés (Verrière du Calvaire)
Le chœur avec le maître–autel
Le chœur avec le maître-autel
Au centre, dans le déambulatoire, la verrière de la Légende de la Croix.
Verrière de saint Sébastien
Verrière de saint Sébastien
Début du XVIIe siècle
Panneau : Le Martyre de saint Sébastien.
Le déambulatoire
Le déambulatoire
Verrière du Péché Originel, 1600
Verrière du Péché Originel, 1600.

La verrière du Péché Originel date de 1600. Son auteur n'est pas connu. Elle traite un thème très à la mode dans les églises champenoises au XVIe siècle. L'histoire rapportée est en fait celle de la Genèse. La lecture se fait de haut en bas. Au tympan, Dieu crée le ciel et la terre, les astres, les animaux et la verdure. Enfin il crée l'homme. Il interroge Adam et Ève après leur désobéissance. Le couple s'enfuit. Enfin, un ange, qui porte une épée, leur interdit l'entrée du Paradis. La lancette centrale est occupée par la scène de la Crucifixion qui se veut ici Rédemption opposée à la faute originelle. Le texte consacré au donateur est difficilement lisible.

Le chœur et ses parties hautes
Le chœur de l'église Saint-Martin-es-Vignes et ses parties hautes.

Les parties hautes du chœur de l'église Saint-Martin-es-Vignes offrent un magnifique spectacle de grandes surfaces colorées où les scènes historiées s'étalent sur trois ou cinq lancettes. Dans la photo ci-dessus, on a de gauche à droite : la verrière de la vie de saint Pierre, la verrière de la vie de saint Jean-Baptiste et la verrière de l'Annonciation. Tous ces vitraux ont été réalisés par la famille Gontier et ses émules entre 1625 et 1640, garantissant ainsi une unité de style. Chaque verrière est divisée en deux parties, séparées par un étrésillon, ici une ligne assez étroite constituée d'oculi.

LES VERRIÈRES DES BAIES HAUTES DU CHŒUR

VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINT PIERRE, 1634 - Linard Gontier le Jeune

Verrière de la vie de saint Pierre, 1634 - Linard Gontier le Jeune
Verrière de la vie de saint Pierre, 1634 - Linard Gontier le Jeune.
Panneau : Vocation de saint Pierre et de son frère André
Verrière de la vie de saint Pierre, 1634 - Linard Gontier le Jeune
Verrière de la vie de saint Pierre, 1634 - Linard Gontier le Jeune.

VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINT JEAN-BAPTISTE, 1630 - Linard Gontier père

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste, 1630
Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste, 1630.
Le baptême du Christ et Jean-Baptiste prêche dans le désert.
Verrière Vie de saint Jean–Baptiste – La Décollation de saint Jean–Baptiste
Verrière Vie de saint Jean-Baptiste :
La Décollation de saint Jean-Baptiste.
Verrière de la vie de saint Jean–Baptiste, 1630 – Linard Gontier père
Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste, 1630 - Linard Gontier père.
Verrière de l'Annonciation, 1630, art des Gontier
Verrière de l'Annonciation, 1630, art des Gontier.
Partie gauche du registre du bas.
Un ange vert, dans un somptueux décor d'intérieur, porte le message à Marie.
Verrière de la Passion, vers 1650-1660
Verrière de la Passion, vers 1650-1660.

VERRIÈRE DE L'ANNONCIATION, 1630 - très proche de l'art des Gontier

Verrière de l'Annonciation, 1630
Verrière de l'Annonciation, 1630
Registre du bas en entier.

VERRIÈRE DE LA PASSION, vers 1650-1660

Verrière de la Passion, vers 1650-1660
Verrière de la Passion, vers 1650-1660
Panneau : Jésus est flagellé.

La verrière de la Passion est une grande grisaille assez classique, séparée en deux registres. Les donateurs entourent la Crucifixion dans le tympan.

Verrière de la Passion, vers 1650-1660
Verrière de la Passion, vers 1650-1660
Tympan
Marie-Madeleine au pied de la croix.
Verrière de la Passion, vers 1650-1660
Le Baiser de Juda (Verrière de la Passion).
Partie haute de l'orgue de tribune
Partie haute de l'orgue de tribune
L'orgue de tribune de Saint-Martin-es-Vignes
L'orgue de tribune de Saint-Martin-es-Vignes
La tribune en bois date du XVIe siècle,
plus exactement de 1534-1539. C'est le plus ancien de Champagne.

«««--- À GAUCHE
Les décorations sont de style Renaissance.
Les décorations de style Renaissance
La nef et l'orgue de tribune vus du chœur
La nef et l'orgue de tribune vus du chœur.

Documentation : «Troyes en Champagne» de Didier Guy et Patrick Dupré, ISBN 2-913052-24-6
+ «Les vitraux de Saint-Martin-es-Vignes» de Françoise Bibolet, La Renaissance, Troyes, 1959
+ «Les vitraux de Troyes, XIIe-XVIIe siècle» de Danielle Minois (Guides Acanthe)
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