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Comme Saint-Hilaire
à Niort
ou Saint-Jacques
à Beauvais, l´église du Sacré Cœur à Amiens est liée au développement
du rail. La construction de la gare, à la fin de la Monarchie de
Juillet, a coupé en deux le quartier dévolu à l'église Sainte-Anne.
Les nombreux bâtiments ouvriers construits loin de Sainte-Anne
se sont alors retrouvés isolés dans la paroisse. Des voies ferrées
les séparaient de leur église. De plus, celles-ci ont pris de l'ampleur
avec le développement des lignes. Il fallait une nouvelle église
dans ce quartier, dit de la Vallée. Dans la décennie 1880,
c'est l´architecte amiénois Edmond Douillet qui en dressa
les plans. La construction commença en 1890 sur un terrain
offert par des particuliers. L´édifice, conçu tout d'abord comme
une chapelle de secours, fut bâti grâce à des dons privés. Étrangement,
l´architecte se laissa entraîner par son ardeur : son œuvre devint
une grande église romano-byzantine. D'où vient le reste du financement?
Certainement de la commune ou du département. L'église étant propriété
de l'État, il est vraisemblable qu'elle a été nationalisée lors
de la loi de 1905 qui établissait que tout édifice religieux construit
depuis le Concordat reviendrait à l'État si le financement n'en
avait pas été assuré à 100% par des dons privés.
L'apparence extérieure de l'église du Sacré-Cœur est un peu austère.
Cependant son cachet romano-byzantin est de bonne facture. L'intérieur
cache quelques beaux ornements : une verrière de 1954 réalisée par
Joseph Archepel (1925-2013), deux statues d'Albert Roze et surtout
de splendides voûtes
en bois peint dans la nef et les bas-côtés.
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L'église du Sacré-Cœur à Amiens
vue depuis l'entrée. |

L'église du Sacré-Cœur est de style romano-byzantin traditionnel. |

Le chevet de l'église.
La brique d'Amiens
et la brique blanche de Denain
ont été utilisées pour la construction de l'église. |

Un portail latéral de la façade.
L'archivolte est sobrement ornée d'entrelacs. |

Chaire à prêcher. |

Élévations romano-byzantines dans la nef.
Les chapiteaux sont uniformes. La répétition de croix
byzantines enrichit l'élévation entre les arcades.
L'intrados des arcs en plein cintre est orné de frises. Ce
qu'on voit mieux sur la dernière
photo de la page. |

L'aigle sur le dosseret de la chaire. |

La chapelle Saint-Joseph dans l'absidiole droite. |
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Vitrail d'un évêque et sa crosse (1954)
Atelier Joseph Archepel.
Croisillon droit du transept. |

Chemin de croix, XIVe station :
Jésus est mis dans le sépulcre (détail). |
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L'autel de la Vierge dans l'absidiole gauche
avec la statue de la Vierge à l'Enfant d'Albert Roze (1861-1952) |
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Les voûtes
en bois peint de la nef et des bas-côtés.
Ces voûtes constituent indiscutablement
le cachet artistique de l'église. La voûte de
la nef, en forme de mitre, est constituée de caissons
rectangulaires ornés de croix et d'étoiles. Celles des
bas-côtés sont formées de caissons carrés contenant
une étoile à huit branches, scandés de carrés centraux
plus larges. Ces caissons sont rehaussés d'une série
de lattes en claire-voie. L'ensemble, polychrome, est
du plus bel effet.
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Les bas-côtés ---»»»

Ils sont ornés
des beaux bas-reliefs
du chemin de croix,
sculptés dans la pierre, |
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Vitrail à figures géométriques.
Atelier Joseph Archepel
(1925-2013)
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Statue du Sacré Cœur.
Art populaire. |

L'archange saint Michel terrassant
le dragon, Art populaire. |
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La magnifique voûte de la nef en vue perspective. |

La Vierge à l'Enfant
Atelier Joseph Archepel, 1954. |

Les voûtes des bas-côtés sont aussi belles que celles de la
nef. |

L'autel de messe et le transept droit avec les vitraux de Joseph
Archepel. |
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La
coupole de l'église du Sacré Cœur.
Elle n'est pas aussi belle que les voûtes
en bois de la nef et des bas-côtés. L'architecte y a
implanté un minimum d'ornementations. Les fenêtres
en plein cintre sont encadrées chacune par deux piliers
dont le chapiteau ne possède aucune décoration.
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Parties hautes du chœur avec vue sur la coupole. |

La coupole n'offre qu'un ornement néo-roman très succinct. |
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Le chœur de l'église du Sacré Cœur avec la
chapelle Saint-Joseph sur la droite.
Les vitraux de l'abside représentent le Christ en majesté
entouré du Tétramorphe. |
| LES VITRAUX DE L'ABSIDE (ATELIER
JOSEPH ARCHEPEL) |
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L'aigle de saint Jean
Le lion de saint Marc. |

Le Sacré Cœur couronné. |

L'homme de saint Matthieu
Le taureau de saint Luc. |

Statue de saint Joseph. |

Le Sacré-Cœur au centre de la voûte en cul-de-four de
l'abside. |
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Sainte Marguerite-Marie Alacoque
montrant le Sacré-Cœur. |

Archétype des vitraux ornementaux
au deuxième niveau de la nef. |
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Le chœur et l'abside. |
«««---
En 2012, la base Mérimée indique que l'église
est en mauvais état.
Il est clair que la voûte de l'abside a besoin d'une
restauration. |
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Le maître-autel de l'église du Sacré-Cœur illuminé
par les cierges des candélabres. |

Les vitraux de Joseph Archepel (1925-2013).
dans le transept gauche. |

Sur le maître-autel, une mosaïque ornementale en forme
de rinceaux entoure le tabernacle. |

L'orgue de tribune. |

Les vitraux de Joseph Archepel dans l'abside.
Le Sacré-Cœur est entouré des symboles des quatre évangélistes (aigle
et lion, homme et taureau).
Des vitraux à motifs non figuratifs terminent le demi-cercle. |

La nef et l'orgue de tribune vus depuis le chœur. |
Documentation : Base Mérimée
+ Inventaire général du Patrimoine culturel de Picardie. |
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