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En 1840, la construction de la gare de
l'Ouest (future gare Montparnasse) développe le village de Vaugirard
et multiplie la population. Le petit édifice cultuel qui s'y trouve
est insuffisant pour accueillir les fidèles. Vers 1845, une chapelle
de secours, rattachée à l'église Saint-Lambert,
est bâtie en bois.
Elle devient paroisse en mars 1848, puis est agrandie en 1858 et
1865.
D'abord dédiée à Notre-Dame de l'Assomption de Plaisance, elle change
de dédicace en 1861 quand le village de Vaugirard est intégré à
la capitale. Elle est alors dédiée à Notre-Dame de Plaisance.
La population continue de s'accroître. Un nouveau vicaire, le dynamique
père Soulange-Bodin, est nommé en 1884. Il a la fibre sociale. Le
développement d'organismes de charité au sein de foyers ouvriers
miséreux ne lui suffit pas. Il veut faire bâtir une nouvelle église
et lance une souscription nationale.
Selon ses vœux, l'édifice devra dégager une atmosphère familière
aux ouvriers (voir plus
bas).
Érigé sur un nouveau terrain, cet édifice est construit à partir
de 1897 par l'architecte Jules Astruc (1862-1935), qui bâtira
quelques années plus tard l'église Saint-Hippolyte
dans le 13e arrondissement de Paris.
La nouvelle église est inaugurée en 1902.
L'intérieur de Notre-Dame-du-Travail-de-Plaisance est déconcertante.
On pourrait se croire dans un grand hangar tant les poutres métalliques
frappent par leur omniprésence. À cet égard, elle rappelle quelque
peu les églises Saint-Jean-de-Montmartre
et Saint-Eugène.
Néanmoins, les œuvres d'art y abondent et affichent par endroits
un style Art nouveau.
Les chapelles latérales sont ornées de toiles célébrant les métiers
ouvriers, tandis qu'une intéressante statue de Notre-Dame
du Travail, réalisée en 1898 par un artiste de la paroisse,
Joseph Lefèvre, trône dans la chapelle
de la Vierge, entourée d'une grande peinture
de Félix Villé.
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La nef de l'église Notre-Dame du-Travail-de-Plaisance vue depuis l'entrée
avec son étonnant appareil de poutrelles d'acier. |

La façade néo-romane de l'église
donne sur le square du Cardinal-Wyszynski.
De par la volonté de ses créateurs, la façade de l'église ne
laisse
rien deviner de son architecture métallique intérieure. |

Piéta
Georges Serraz (1883-1964)
Chapelle des Défunts. |

Piéta, détail.
Georges Serraz (1883-1964)
Le baiser de la Vierge à son fils mort est la partie la plus
émouvante de l'œuvre. |
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Le baptême dans les catacombes
Penture murale de Pierre Roy (1880-1950)
Chapelle des Fonts baptismaux. |

Le baptistère est une cuve baptismale par immersion
ornée de mosaïques
Œuvre des époux Taillefert. |

La Messe du Soldat
Lucien Simon (1861-1945)
Chapelle des Défunts. |

La Vierge aux fleurs, détail.
Georges Serraz (1883-1964) |
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Modèle de vitraux contemporains
à figures géométriques dans la nef. |

Vitrail de l'abside
Détail : La Vierge (atelier inconnu). |

Le bas-côté gauche avec la «Vierge aux fleurs»
dans la chapelle latérale. |
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Chemin de croix, station I :
Jésus est condamné à mort.
Sculpture sur bois, XXe siècle. |

Chemin de croix, station IV :
Jésus rencontre sa Mère.
Sculpture sur bois, XXe siècle. |

Le Sacrifice
Lucien Simon (1861-1945)
Chapelle des Défunts. |

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«««--- La
Vierge aux fleurs
(ou la Vierge de la Rédemption)
Georges Serraz (1883-1964)
Sculpture sur bois. |

La Main créatrice
Michel Serraz
XXe siècle. |
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| LA NEF ET LE DÉCOR
DES CHAPELLES LATÉRALES |
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Saint Vincent de Paul
Détail d'un vitrail de l'abside.
Début du XXe siècle, atelier inconnu. |

Les chapelles latérales sont surmontées d'un large couloir (ou tribune).
Les vitraux, à motifs géométriques translucides, laissent passer beaucoup
de lumière. |

Une chapelle latérale (standard) avec toile et sculpture.

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Les chapelles
latérales de l'église Notre-Dame-du-Travail.
Derrière une arcade en anse de panier, toutes ces chapelles
présentent une toile de format cintré peinte par Guiseppe
Uberti (1825-1898) ou Émile Desouches, sur un fond
Art nouveau de feuillage peint.
Mur et toile sont souvent accompagnés d'une sculpture.
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Notre-Dame-du-Travail.
Commentaire critique sur l'église de Maurice Dumolin en 1936
:
«Très remarquable comme hardiesse et comme légèreté,
le charpentage dégage bien la vue de l'autel et donne à l'édifice
un aspect curieux, mais assez peu en harmonie, on l'a souvent
remarqué, avec le caractère d'une église.»
Notons quand même que l'architecte Jules Astruc a respecté
le souhait du père Soulange-Bodin. Le prélat ne voulait-il
pas que les ouvriers se sentent, dans son église, comme
à l'usine ?
Source : «Les églises de France,
Paris et la Seine», éditions Letouzey et Ané, 1936.
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Sainte Geneviève Patronne de Paris, détail.
Guiseppe Uberti (1825-1898)
Cchapelle latérale. 
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Saint Éloi, patron des métallurgistes
Guiseppe Uberti (1825-1898)
Chapelle latérale. |

Saint Joseph artisan
Détail d'un vitrail de l'abside.
Début du XXe siècle, atelier inconnu. |

Sainte Geneviève Patronne de Paris
Guiseppe Uberti (1825-1898)
Chapelle latérale. |

Saint Luc patron des artistes et ouvriers d'art
Guiseppe Uberti (1825-1898)
Chapelle latérale. |

Le côté gauche de l'église avec ses peintures murales. |

Copie de l'Assomption de Pierre-Paul Prud’hon
réalisée par Thérèse Donnet en 1865
et exposée dans le baptistère.
Cette copie est l'un des rares vestiges
de l'ancienne église Notre-Dame de Plaisance,
démolie en 1909. |

La Vierge entre saint Vincent de Paul et saint Joseph artisan
Vitrail de l'abside (atelier inconnu), début XXe siècle. |

Vitraux Art nouveau à thème floral
dans la chapelle de la Vierge.
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Chemin de croix, station 8 :
Jésus console les filles de Jérusalem |
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Saint Joseph patron des menuisiers et charpentiers
Guiseppe Uberti (1825-1898). |

Saint Vincent de Paul Protecteur de l'enfance
Guiseppe Uberti (1825-1898).
Saint Vincent de Paul est le patron des instituts de charité. |
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| LE CHŒUR ET LES
CHAPELLES ABSIDIALES |
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Avec ses trois arcades en plein cintre, le chœur est de style néo-roman.
L'ambon et l'autel sont des créations de Jean-Jacques Bris, XXe siècle. |

Christ en croix
Charles Correia, XXe siècle. |

Christ en croix, détail.
Charles Correia.
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Cet autel de la chapelle absidiale droite est
le seul qui est un style XIXe siècle. |

Christ en gloire de Jean-Jacques Bris
dans la chapelle absidiale gauche, XXe siècle. |

Christ en gloire, détail.
Jean-Jacques Bris |

Le chœur et la nef vus depuis la chapelle absidiale droite.
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Sainte Élisabeth de Hongrie
Pierre Roy (1880-1950). |
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Chapelle de la Vierge
Dans une architecture néo-romane, la chapelle mêle
des œuvres Art nouveau et des créations de la fin du XXe siècle. |

Notre-Dame du Travail
Joseph Lefèvre (1836-1911).
Pierre, 1898.
Statue taillée dans un bloc de calcaire de sept tonnes. |

Notre-Dame du Travail, détail : les instruments
du charpentier.
Joseph Lefèvre (1836-1911). |

Colombe de la paix
Création de Jean-Jacques Bris. Chapelle de la Vierge, XXe siècle. |
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Sainte Bibiane
Détail d'un tableau de Pierre Roy (1880-1950)
près de l'absidiole gauche.
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Notre-Dame du Travail secours des affligés
Partie gauche : les travailleurs rendent gloire à la Vierge.
Peinture murale de Félix Villé (1819-1907) dans la chapelle de la
Vierge. |

Notre-Dame du Travail, détail.
Joseph Lefèvre (1836-1911). |

L'orgue de tribune est un Haerpfer de 1991. |

Notre-Dame du Travail secours des affligés
Partie droite : les ouvriers sans-travail implorent le secours de
la Vierge.
Peinture murale de Félix Villé (1819-1907) dans la chapelle de la
Vierge. |

La nef et l'orgue de tribune vus du chœur. |
Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», éditions Letouzey et
Ané, 1936
+ Article Internet «Notre-Dame-du-Travail (Paris), une église au tournant
du XIXe siècle et du XXe siècle» de Cécile Dupré
(site Web, In Situ Revue des Patrimoine). |
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