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Page créée en nov. 2017
La Tempérance écrasant Tarquin le Superbe (portail nord)

La ville de Ploërmel n'a pas de château, mais elle est située à une position géographique clé. Au sud, elle domine l'actuel Morbihan, tandis que, au nord, elle ouvre vers le bassin de Rennes et, au-delà, vers Saint-Malo. La ville constitue un nœud de communications vers l'Anjou, la Bretagne centrale et, au nord, vers Saint-Brieuc. Les ducs prirent rapidement conscience de l'intérêt stratégique de la place. Les états de Bretagne s'y réunirent à plusieurs reprises. Au XIIIe siècle, le duc Jean I y convoque la plenaria curia avant son départ en croisade avec saint Louis. Un peu plus tard, Jean II y installe un couvent de Carmes où les ducs se feront ensevelir. Durant la célèbre guerre de Succession de Bretagne (1341-1379), Ploërmel prend le parti des Montfort, qui sera l'allié des Anglais. Au XVe siècle, Jean V en fait une des huit baillies ducales (les ancêtres des sénéchaussées) et multiplie les actions de mécénat à Ploërmel, Tréguier, Le Folgoat, Kernascléden, etc. Au XVe siècle toujours, la ville bénéfice d'un essor démographique général, puis, au début du XVIe, de l'essor du commerce breton favorisé par la stabilité politique : Anne, duchesse de Bretagne, est d'abord l'épouse de Charles VIII (†1498), puis de Louis XII. Ainsi l'argent ne manque pas au sein de de la communauté des marchands. C'est sans doute pour cette raison qu'on prit prétexte de l'écroulement du clocher médian de l'église, en 1508, pour entreprendre une reconstruction quasi complète de l'édifice. Ce fut fait à partir de 1511 et dans un style gothique, ponctué de touches Renaissance. À ce titre, le portail nord, associé à son célèbre contrefort ouest, est un chef d'œuvre de la sculpture du XVIe siècle. Le clocher massif, quant à lui, a vu sa moitié supérieure reconstruite au XVIIIe siècle.
Comme souvent parmi les églises bretonnes, Saint-Armel a été bâtie avec le granit pour les élévations et le bois pour les voûtes. Cela donne un très beau mariage de matériaux où le contraste le dispute à la couleur. En effet, sa grande vitrerie permet à la lumière d'inonder une nef scandée de hautes arcades. La vitrerie, qui comptait parmi les plus belles de Bretagne, a beaucoup souffert en 1944, que ce soit dans les vitraux Renaissance ou ceux du XIXe siècle. Cette page donne un large aperçu des vitraux des XVe et XVIe siècles.

Abraham dans l'Arbre de Jessé des XVIe et XIXe siècles
Vue générale de la nef et du chœur de l'église Saint–Armel.
Vue générale de la nef et du chœur de l'église Saint-Armel.
On remarque d'emblée les piliers de granit et la voûte en bois, éléments quasi constants des églises bretonnes.
Sur le côté nord, le célèbre «portail nord» et sa somptueuse collection de bas–reliefs.
Sur le côté nord, le célèbre «portail nord» et sa somptueuse collection de bas-reliefs.
Le contrefort ouest, couvert lui aussi de bas-reliefs, est au centre-bas de la photo.
Le côté sud de l'église Saint–Armel donne sur la place Saint–Armel.
Le côté sud de l'église Saint-Armel donne sur la place Saint-Armel.

Architecture externe. Autrefois, les habitants de la ville appelaient souvent leur église «la cathédrale». Il est vrai qu'elle en impose. Ses quarante mètres sur vingt, dans l'absolu, sont peu de chose, mais le style gothique flamboyant, traité à la bretonne et dont tout son extérieur est imprégné, accroche le regard et remplit l'espace. C'est l'effet du granit, des séries de pignons parfois agrémentés de statues, du clocher massif et, enfin, des hautes baies dont la couleur apporte le contraste nécessaire à l'équilibre de l'ensemble. C'est le cas de bien des églises de Bretagne.
La partie extérieure la plus intéressante est au nord. C'est là que se dresse le fameux portail nord, rutilant de bas-reliefs car c'est là que l'édifice s'ouvrait sur le quartier marchand et ses échoppes. Au sud, l'église était barrée par le cimetière et les murailles de la ville. On y trouve maintenant un vaste espace ouvert : la place Saint-Armel (photo ci-dessus).
Notons que la tour, qui culmine à 33 mètres, possède une partie basse qui remonte au XVIe siècle. Elle était jadis surmontée d'une flèche. Au début du XVIIIe siècle, le clocher menaçait ruine et, en 1727, la foudre l'acheva. On démolit donc la partie supérieure, qui fut reconstruite de 1733 à 1741.
Source : Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, article sur l'église par Roger Barrié.

Le bas de la tour ouest date du XVIe siècle.
Le bas de la tour ouest date du XVIe siècle.
Au-dessus, le clocher a été rebâti de 1733 à 1741.
La tour mesure environ 33 mètres de haut.
À remarquer, au sud, la tourelle hexagonale
qui abrite l'escalier.
Au-dessus de la porte ouest, les deux écussons aux armes de la Bretagne
Au-dessus de la porte ouest, les deux écussons aux armes de la Bretagne
(à gauche) et aux armes du pape Léon XIII (à droite) ont été creusés
dans la pierre au XIXe siècle.
Le portail nord.
Le portail nord.
Sa dentelle de pierre entoure les portes et les fenêtres.
Il mérite que le visiteur passe quelques minutes à l'observer de près.

Le portail nord est le chef-d'œuvre de l'architecture externe de l'église. Couvert de sculptures sur deux niveaux, il est l'illustration de la conception artistique au XVIe siècle. Les deux portes de bois en arc surbaissé sont ornées d'Apôtres auxquels vient s'adjoindre saint Armel. Le trumeau est magnifique. La partie supérieure est donnée ci-dessous à gauche. En haut, les quatre évangélistes s'activent sur leur ouvrage. Au-dessous, des scènes du Jugement dernier. De part d'autre, les Vertus chrétiennes écrasent leur adversaire ou les symboles du Mal : la Prudence écrase Sardanapale, personnage débauché et lâche ; la Tempérance écrase Tarquin le Superbe, etc. Les arcs au-dessus des portes offrent un très séduisant déroulé de scènes de la Nativité. L'arc à l'ouest est donné plus bas.
Au niveau supérieur, sur le trumeau et sur le côté extérieur des fenêtres, on assiste à une féerie de sibylles, de saints et de prophètes. Rappelons que les sibylles sont les seuls éléments païens intégrés au monde chrétien. Elles ont reçu d'Apollon le pouvoir de prophétie. La présence de tous ces personnages fait dire que le portail nord englobe tous les temps de l'histoire humaine : païenne avec les sibylles, Ancienne Alliance avec les prophètes, Nouvelle Alliance avec les Apôtres et les saints.

PORTAIL NORD : LES ORNEMENTS DES PORTES
Le trumeau du portail nord La Prudence écrasant Sardanapale.
La Prudence écrasant Sardanapale.
La Justice écrasant Néron.
La Justice écrasant Néron.
L'Espérance écrasant Judas.
L'Espérance écrasant Judas.
TROIS EXEMPLES DE VERTUS CHRÉTIENNES SUR LE TRUMEAU DU PORTAIL NORD
«««--- À GAUCHE
Le trumeau du portail nord, partie supérieure.
Sur la tige centrale, le Jugement dernier ; sur les bords, les Vertus chrétiennes.
En haut, les quatre évangélistes s'activent sur leur ouvrage.
Les ornements de la porte droite
Les ornements de la porte droite (celle qui est à l'ouest) montrent :
En haut, des scènes de la Nativité. On voit de gauche à droite : La Cour du roi Hérode, l'Adoration des Mages, la Nativité, la Présentation au Temple, Joseph et Marie, la Visitation et l'Annonciation ;
Dans la voussure inférieure de la porte : une suite d'anges tient un très long phylactère ;
À gauche, sur le trumeau, les quatre évangélistes devant leur pupitre. On reconnaît Jean et l'aigle, Marc et le lion.
Le Sagittaire dans les sculptures
Le Sagittaire dans les sculptures
de la porte est.
Partie basse de la porte ouest.
Partie basse de la porte ouest.
Sur le vantail, on trouve une Annonciation ainsi que les apôtres Pierre et André.
À gauche, sur le trumeau, on reconnaît deux vertus chrétiennes : en haut; l'Espérance (avec une ancre
et une pelle) qui écrase Judas ; au milieu, la Force qui écrase un serpent entre ses mains.
À ses pieds, la Force écrase Holopherne, général de Sardanapale, tué par Judith.
Sainte Véronique présentant la Sainte Face
Sainte Véronique présentant la Sainte Face
(détail de la porte ouest).
PORTAIL NORD : LES ORNEMENTS DES FENÊTRES
Vue d'ensemble de la fenêtre ouest.
Vue d'ensemble de la fenêtre ouest.
Détail du trumeau entre les fenêtres
Détail du trumeau entre les fenêtres.
On y voit un prophète, saint Simon et des saints évêques.
Détail de l'ornement de la fenêtre est
Détail de l'ornement de la fenêtre est.
De bas en haut : une femme, saint Armel, un docteur d'Israël, st Éloi.
Ornementation de la fenêtre ouest : la sibylle Cimmérienne, un prophète et la sibylle d'Europe.
Ornementation de la fenêtre ouest : la sibylle Cimmérienne, un prophète et la sibylle d'Europe.
Ornementation de la fenêtre est
Ornementation de la fenêtre est :
Saint Mathias, un juif, une femme et saint Armel.
LE CONTREFORT OUEST
Le contrefort ouest Un homme et une femme jouant du cor
Un homme et une femme jouant du cor
dans des postures grotesques.
Détail du contrefort ouest.
«««--- À GAUCHE
Le contrefort ouest
et sa collection de bas- reliefs.
LE CONTREFORT OUEST

Le contrefort ouest pourrait être un contrefort banal, simplement orné d'une moulure en saillie, comme l'est son pendant à gauche. Au contraire, à Ploërmel, au XVIe siècle, de riches bourgeois ou des ecclésiastiques (en principe il s'agit toujours de ces deux catégories de la population) ont donné les moyens à des artistes d'exprimer toute leur fantaisie dans ce bloc de granit plein de verve. On y trouve une variété de scènes bizarres mêlant êtres humains et animaux, montrant anges souffleurs et visages grotesques. On repère aussi, au milieu de motifs végétaux, des scènes domestiques amusantes. Si certaines ont un sens (comme celle de la femme qui arrache le chapeau d'un homme (son mari?) et lui met une feuille sous le nez), il faut reconnaître qu'il nous échappe complètement.
On donne quelques exemples de ces scènes ci-dessous.

Détail du contrefort ouest
Détail du contrefort ouest
Détail du contrefort ouest.
Détail du contrefort ouest.
En bas à droite un célèbre bas-relief de l'église :
une femme arrache le chapeau de son mari.
Détail du contrefort ouest.
Détail du contrefort ouest.
LA NEF DE L'ÉGLISE SAINT-ARMEL
La nef et le bas-côté nord de l'église.
La nef et le bas-côté nord de l'église.
L'arcade, au niveau du chœur, marque une déviation très nette vers l'axe central du vaisseau.
À l'arrière-plan, au-delà de la première arcade sur la photographie, la chapelle Saint-Armel, surmontée d'une petite tribune, abrite la sacristie.
On voit le vitrail de la baie n°5, orientée vers l'est. Ce beau vitrail du XVIe siècle n'est malheureusement visible que de biais. Idem pour le vitrail opposé (baie n°9).
Plan de l'église Saint-Armel.
Plan de l'église Saint-Armel.

Architecture interne. La nef de Saint-Armel dégage une belle unité architecturale. L'association du granit (pour les piles et les murs gouttereaux) et du bois (pour les voûtes) offre une atmosphère contrastée, pleine de chaleur. Ce que la vaste verrière vient encore rehausser. L'église Saint-Armel présente tous les caractères du XVIe siècle. La nef est scandée d'une suite d'arcades en cintre brisé, sans chapiteau. Les piles sont carrées à quatre colonnes à demi engagées. Les arcades montent haut sous la voûte, ce qui agrandit l'espace et permet d'inonder le vaisseau central de la lumière des vitraux et de la féerie de leurs couleurs. Ainsi est créé un endroit très agréable pour méditer et se recueillir.
La chapelle de Crévy, que l'on voit à droite dans la photo ci-dessus, possède un plan irrégulier (ce que montre aussi le dessin ci-contre). À ce titre, elle rompt quelque peu l'unité architecturale de l'édifice. C'est en fait le vestige d'une chapelle d'une première église que la chute de son clocher, en 1508, a conduit à reconstruire. D'après l'article du Congrès archéologique de France tenu à Brest et à Vannes en 1914, elle devait être voûtée en pierre. Cette particularité, associée à la présence toute proche de la muraille et à la volonté de maximiser l'espace, ont conduit l'architecte à dévier l'arcature nord de la nef, au niveau du chœur, vers l'axe central. Ceci est bien visible sur la photo ci-dessus. De plus, l'arcade du chœur, sur le côté, retombe sur un massif d'une construction particulière : une demi-colonne engagée reçoit la voussure intérieure tandis que deux colonnes engagées dans les angles portent les voussures extérieures. En outre, la retombée est placée plus bas que celle qui se trouve de l'autre côté de l'autel (voir photo plus bas). C'est là un élément architectural digne d'intérêt.
Roger Barrié, dans son article pour le Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, fait remarquer que, au niveau du plan, de l'élévation et du couvrement, l'église accuse une parenté certaine avec Notre-Dame du Roncier à Josselin, construite cinquante ans plus tôt.

 

--»» Cependant, à Josselin, au XVe siècle, on privilégie la légèreté des supports, alors qu'à Ploërmel, au XVIe siècle, on s'attache plus à l'effet monumental. Ce qui se voit dans la tour ouest (du moins la partie basse qui est du XVIe siècle). Ce qui se voit dans les contreforts extérieurs du pignon occidental, dans l'escalier qui jouxte la tour et, on peut le penser, dans la flèche qui dominait le tout avant d'être détruite par la foudre au XVIIIe siècle. Roger Barrié poursuit : «Le même effet de monumentalité fut recherché dans l'élévation des grandes arcades de la nef ; certes, le parti choisi est bien celui des arcades hautes de Josselin, mais leurs plus grandes dimensions et la

pénétration directe des arcs dans les supports accusent la puissance de ce cadre architectonique, notamment dans les deux fortes colonnes qui, dans la nef, supportent la tour.» La photo ci-dessous à gauche montre clairement la «force» qui émane des tours qui soutiennent le clocher.
Sources : 1) Congrès archéologique de France tenu à Brest et à Vannes en 1914, article sur l'église Saint-Armel par Michel Dansac ; 2) Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, article sur l'église par Roger Barrié.

  La nef et le bas-côté sud.
La nef et le bas-côté sud.
On voit nettement la différence entre les piliers massifs qui soutiennent le clocher (près de la tribune d'orgue)
et les autres piliers de la nef, plus fins, qui n'ont à soutenir qu'une voûte en bois.
Chapelle de Crévy dans l'absidiole nord.
Chapelle de Crévy dans l'absidiole nord.
Aujourd'hui, c'est la chapelle de la Vierge.
À gauche, le tombeau des ducs de Bretagne, Jean II et Jean III.
Statue de la Vierge à l'Enfant
Statue de la Vierge à l'Enfant.
Bois polychrome, XVIIIe siècle
Chapelle de la Vierge
Chemin de croix Station V
Chemin de croix, station V
Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix.
Baie 3, La Glorification de Marie.
Baie 3, La Glorification de Marie.
Vitrail de Jacques Bony (1961)
Dans le tympan, illustrations des litanies de la Vierge.
À gauche en bas, saint Paterne, premier évêque de Vannes (v. 467).
Tombeau des ducs de Bretagne, Jean II et Jean III
Tombeau des ducs de Bretagne, Jean II et Jean III.
Les statues de marbre blanc sont du XIVe siècle.
Elles ont été placées dans l'église au XIXe siècle.
Les ducs de Bretagne Jean II et Jean III.
Les ducs de Bretagne Jean II et Jean III.

Les vitraux de l'église Saint-Armel ont connu bien des malheurs. Avant 1944, l'église possédait la plus belle collection de verrières anciennes de Bretagne. Huit baies toutefois, sur les vingt du total, étaient des créations du XIXe siècle. Les chapelles de Crévy et de Saint-Armel accueillaient des grandes verrières (La Passion et les Apparitions du Christ (donnée ci-contre), vers 1480, la Vie de saint Armel et la Vierge à l'Enfant de l'Apocalypse, vers 1480-1490). Sur les élévations nord et sud, se dressaient des vitraux perdus, datés de l'année 1538 ou 1556. Le vitrail de la Pentecôte, de 1533, nous a été partiellement conservé. De la sorte, l'église Saint-Armel témoignait de l'art du vitrail en Bretagne du XVe siècle aux premières années du XVIIe.
En 1570, d'importants travaux ont lieu. En 1600 et 1602, plusieurs verrières sont restaurées, complétées ou carrément remplacées. Vinrent les années 1850 et le Second Empire avec son souci, désormais bien ancré, de sauvegarder le patrimoine. On prit conscience du mauvais état de la vitrerie et de ses manques. L'atelier d'Antoine Lusson, au Mans, fut sollicité pour sa restauration et son complément. En 1860, six verrières sont remises en place, dont la Cène, la Vie de saint Armel et la Vierge à l'Enfant de l'Apocalypse. En 1868, c'est au tour de l'Arbre de Jessé. Enfin, l'atelier Lusson met en place huit de ses créations, dont deux nous sont restées.
En juin 1944, selon le Corpus Vitrearum, survient un bombardement (en fait celui de l'aviation américaine). L'article du Congrès archéologique de France parle, quant à lui, de l'explosion d'un dépôt de munitions proche de l'église. Quoi qu'il soit, à voir l'étendue des dommages sur la vitrerie, les vitraux du sud ont plus souffert que ceux du nord. Il faut préciser que cette vitrerie ne bénéficiait d'aucune mesure de protection. Conséquence : tous les vitraux furent endommagés, certains réduits à l'état de petits fragments jonchant le sol. Le conservateur des Antiquités et Objets d'Art se mit aussitôt au travail : il fit rassembler une importante documentation sur les verrières ; on ramassa méthodiquement tous les débris qui jonchaient le sol ; les panneaux récupérables furent déposés et mis en caisse. Les éléments les moins endommagés, comme les tympans, restèrent en place. Enfin, en 1945, on procéda à la pose de clôtures dans les baies.
La restauration commença par l'Arbre de Jessé (l'une des verrières les moins touchées). L'atelier parisien de Paul et Jacques Bony, de 1959 à 1970, va panser les plaies de l'église. Certaines malheureusement sont incurables. L'article du Congrès archéologique de France, en rappelant l'importance des documentations du passé, précise : «Regroupements et bouche-trous n'ont pu être évités. C'est dire l'intérêt des témoignages antérieurs au drame, notamment des travaux de Ropartz et du marquis de Bellevue, qui laissent d'ailleurs apparaître les changements intervenus entre 1864 et 1915, dates de ces publications. Sans elles, nombre de pièces remontées à une place différente de leur place d'origine, resteraient inintelligibles.» En fait, ces études d'historiens, publiées vers 1855, vont aider les restaurateurs à reconstituer le programme du XIXe siècle, bien plus que celui des XVe et XVIe siècles. Certaines verrières de l'atelier Lusson, détruites par les bombardements, seront à jamais abandonnées. C'est l'atelier de Jacques Bony qui sera en charge d'enrichir de ses créations les baies dénudées. La plupart de ces nouveaux vitraux sont reproduits dans cette page.
Pour terminer et donner au lecteur un aperçu de l'ampleur des restaurations après la guerre, citons le Corpus Vitrearum : «Au terme de ces travaux, les parties anciennes apparaissent diminuées. Certaines verrières ont pu être restaurées à leur emplacement antérieur la guerre, d'autres, en moins bon état, ont été déplacées et mêlées, formant des verrières qui défient l'œil des archéologues les plus avertis.» Ce qui est par exemple le cas de la verrière de la Pentecôte, baie n°19. Cette page donne tous les vitraux anciens présents actuellement dans l'église.
Sources : 1) Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005 ; 2) Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, article sur les vitraux de l'église par Denise Dufief-Moirez.

Baie 1 : Vitrail des Apparitions du Christ après la Résurrection.
Baie 1 : Vitrail des Apparitions du Christ après la Résurrection.
Vers 1480, 1602 et XXe siècle.
Détail des deux registres inférieurs : en haut, deux scènes de la Passion ;
En bas, Noli me tangere et Pèlerins d'Emmaüs entre les deux donateurs.
Piéta dans le chœur.
Piéta dans le chœur.
Bois polychrome, XVIIIe siècle.
À DROITE ---»»»

Baie 1, Registre supérieur :

1) Crucifixion, vers 1480 ;
2) Sainte Barbe et sa tour.
La figure de sainte Barbe est
presque entièrement moderne.
Baie 1, Registre supérieur : sainte Marie–Madeleine
Baie 1, Registre supérieur : sainte Marie-Madeleine (figure presque totalement moderne)
et saint Christophe portant l'Enfant (vers 1480).
La Crucifixion et Sainte Barbe
À DROITE ---»»»
Baie 1, Registre inférieur, la donatrice (Hélène Josse ?)
Vitrail qui porte la date «160». D'après le Corpus Vitrearum, il doit s'agir de 1602.
LA PASSION ET LES APPARITIONS DU CHRIST - Baie 1
Baie 1 : Vitrail de la Passion et des Apparitions du Christ
Baie 1 : Vitrail de la Passion et des Apparitions du Christ
après la Résurrection.
Vers 1480, 1602 et XXe siècle.

Le vitrail de la Passion et des Apparitions du Christ après la Résurrection (baie n°1) a été réalisé vers 1480. Il a connu de multiples modifications au cours du XVIe siècle, ainsi qu'au XXe. L'atelier Jacques Bony en a fixé la disposition actuelle en 1956-1957.
C'est l'un des plus beaux vitraux de l'église, avec un réel cachet XVe siècle. Il n'apparaît pas comme un vitrail composite, une sorte de fourre-tout à fragments comme peuvent l'être les vitraux des baies 11 et 19. Et ceci en dépit des montages de l'atelier Bony, notamment dans deux panneaux du registre médian, à partir de deux écus plus ou moins complets. Dans celui de gauche, l'écu est aux armes des Crévy, dans celui de droite, l'écu du XVIe siècle est incomplet.
De la Passion, le vitrail illustre les scènes de la Crucifixion (vers 1480), de la Déposition de croix (vers 1480) et de la Résurrection (avec une tête de Christ refaite). Les Apparitions du Christ sont au nombre de deux : un Noli me tangere (vers 1600 avec d'importantes restaurations modernes) et l'Apparition aux pèlerins d'Emmaüs, panneau daté par les historiens des années 1600.
Quant à l'intéressant saint Christophe portant l'Enfant-Jésus que l'on voit ci-contre, il est daté des années 1480 et vient en fait d'une autre verrière. Dans le registre du haut, les figures de sainte Madeleine et de sainte Barbe sont presque entièrement modernes.
Les deux panneaux gauche et droite du registre inférieur sont occupés par les donateurs de la verrière. À gauche, on a un panneau composite avec une figure de saint Jean-Baptiste (vers 1480) présentant le donateur, figure elle-même réalisée vers 1600. Il s'agit peut-être de Jean Rogier, seigneur de Crévy, sénéchal de Ploërmel en 1560, mort en 1593, ou de son fils François Rogier, sénéchal de Ploërmel en 1581, mort en 1625. Ce dernier était l'époux d'Henriette de Kernovo, morte en 1618 que l'on voit comme donatrice dans le vitrail de la baie 19.
À droite, la donatrice, présentée par sainte Hélène, est peut-être Hélène Josse, épouse de Jean Rogier. Ce panneau est daté de «160». Il doit s'agir de l'année 1602.
Source : Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005.

Baie 1, la donatrice (Hélène Josse?)
Vue d'ensemble de la nef depuis le coin nord de l'avant-nef.
Vue d'ensemble de la nef depuis le repli nord de l'avant-nef.
Comme souvent dans les édifices bretons, l'association du granit et du bois crée une atmosphère contrastée, très agréable à l'œil.
La chapelle de Malleville abrite le tombeau de Philippe de Montauban et de sa femme.
La chapelle de Malleville abrite le tombeau de Philippe de Montauban et de sa femme.
Philippe de Montauban et sa femme, Anne de Chastelier.
Philippe de Montauban et sa femme, Anne de Chastelier.
Gisant de Jeanne, vicomtesse de Léon
Le tombeau de Philippe de Montauban (chancelier de la duchesse Anne de Bretagne), mort en 1514
Le tombeau de Philippe de Montauban (chancelier de la duchesse Anne de Bretagne), mort en 1514
et de sa femme, Anne de Chastelier. Œuvre en granit de Kersanton.
Chapelle de Malleville, premier quart du XVIe siècle.
Gisant de Jeanne de Léon
Gisant de Jeanne de Léon
dans la chapelle de Malleville.
Deuxième quart du XIVe siècle.
Statue de saint Roch
Statue de saint Roch.
Bois polychrome, XVIIe siècle.
«««--- À GAUCHE
Gisant de Jeanne, vicomtesse de Léon.
Œuvre du deuxième quart du XIVe siècle.
Chapelle de Malleville.
La Présentation de la Vierge au Temple
La Présentation de la Vierge au Temple
Tableau anonyme.

L'arbre de Jessé de l'église Saint-Armel est intéressant à plus d'un titre. Il resplendit au-dessus d'une porte, dans le bas-côté sud (voir photo à droite). Haut de 6,50 m et large d'environ 2,10 m, il est souvent présenté, dans les brochures touristiques comme l'un des plus beaux Arbres de Jessé de Bretagne - et bien sûr «garanti XVIe siècle».
C'est ce que l'on peut lire dans les Cahiers de l'UMIVEM (l'Union pour la Mise en Valeur Esthétique du patrimoine et du paysage du Morbihan), numéro 67, intitulé Des Arbres de Jessé en Bretagne : les deux pages consacrées à cette verrière la datent, sans aucune précaution, du XVIe siècle, en imprimant même en lettres grasses le commentaire sur Abraham et Isaac, deux personnages présents dans le registre inférieur du vitrail. Ce faisant, ils s'alignent peu ou prou sur la présentation de cette œuvre donnée dans la brochure «officielle» sur l'église, réalisée par les éditions Lescuyer. Cette brochure date le vitrail des XVIe et XVIIe siècles.
Mais ces présentations sont erronées. Un œil averti, qui se campe devant le vitrail, dans le bas-côté sud, repère immédiatement maintes parties restaurées au XIXe siècle ou carrément recréées. L'article sur l'église Saint-Armel, écrit à l'occasion du Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, nous apprend que le vitrail, déposé, se trouvait, en 1984, dans l'atelier du peintre verrier quimpérois Jean-Pierre Le Bihan. Ainsi les spécialistes ont pu examiner les panneaux de très près. Après avoir rappelé que cette verrière était mentionnée comme étant à l'état de fragments sur la liste des objets classés au titre des Monuments Historiques en 1840, et précisé qu'elle a subi une restauration à la fin de la dernière guerre, ces mêmes spécialistes donnent un avis qui tombe comme un couperet : la part des pièces anciennes, donc du XVIe siècle, atteindrait à peine 10% de l'ensemble ! Même si l'auteur de l'article, Denise Dufief-Moirez, retrouve, dans quelques rois de Juda, la griffe de Michel Baïonne, peintre verrier rennais dans les années 1550, il n'en reste pas moins que c'est un indice très ponctuel car, écrit-elle, «nombre de composantes de la représentation nous échappent encore (...)» Il est même possible que les quatre registres du bas (ce qui inclut Jessé) aient été totalement repensés au XIXe siècle. Enfin, le problème se complique encore si l'on ajoute que le prophète Isaïe, ainsi que des prophéties messianiques, ont été retrouvés dans le tympan de la verrière de Saint Armel (baie n°7). Suite et fin à droite --»»

Jessé endormi dans l'Arbre de Jessé de la baie 12
L'ARBRE DE JESSÉ, XVIe SIÈCLE ET 1868 - Baie 12
Baie 12, Arbre de Jessé du XVIe siècle, très fortement restauré
Baie 12, Arbre de Jessé du XVIe siècle, très fortement restauré
et en partie recréé en 1868 par l'atelier Lusson.
Les rois Salomon et Roboam.
Les rois Salomon et Roboam.
Selon l'article du Congrès archéologique de France de 1988,
cette partie du vitrail semble être en majorité du XVIe siècle.
Deux re-créations de l'Arbre de Jessé, réalisées en 1868 :

«««--- À GAUCHE, Jessé endormi

À DROITE, un roi de Juda ---»»»

L'aspect du visage de Jessé, à gauche, et celui du roi de Juda,
à droite, interdisent formellement de les
attribuer à un peintre verrier du XVIe siècle.
Le vitrail de l'Arbre de Jessé
Ainsi se présente le vitrail de l'Arbre de Jessé
dans le bas-côté sud.
Malgré toute sa beauté, il n'est pas du XVIe siècle.

L'Arbre de Jessé, suite et fin --»» Dans son ouvrage sur le recensement des vitraux de Bretagne, le Corpus Vitrearum n'est guère disert sur ce vitrail. Il rappelle qu'il porte dix-sept rois et, au sommet de la lancette centrale, la Vierge à l'Enfant, Jessé et la Vierge étant disposés sous d'importants pavillons. Si les auteurs, Françoise Gatouillat et Michel Hérold, précisent que la verrière a été réalisée vers le milieu du XVIe siècle, ils ajoutent aussitôt qu'elle a été très largement refaite par l'atelier Lusson en 1868 «au prix de 4500 F payés par les prêtres natifs de Ploërmel». Ensuite vient leur exposé des parties anciennes : «quelques éléments originaux dans les deux panneaux supérieurs de la lancette gauche ; dans la lancette centrale, quelques parties anciennes entre le pavillon qui couronne Jessé et le bas de la figure de la Vierge.» Enfin, dans le tympan, seuls deux anges sont anciens.
Lors de l'explosion de 1944, le vitrail n'a été que peu endommagé. Ce qui lui a valu d'être le premier restauré après la guerre. Ce travail a été confié à Jacques Bony en 1953, mais son intervention a dépassé le cahier des charges : des morceaux, jugés mal refaits au XIXe siècle, se sont ajoutés à ceux du devis initial. Le vitrail a été à nouveau restauré par Jean-Pierre Le Bihan et son atelier quimperois en 1984.
Les lecteurs intéressés pourront consulter un autre bel Arbre de Jessé du XVIe siècle, tellement restauré au XIXe, que les spécialistes du vitrail se refusent à le classer comme une œuvre du XVIe : celui de l'église Saint-André à Joigny, dans l'Yonne.
Sources : 1) Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, article sur les vitraux de l'église par Denise Dufief-Moirez ; 2) Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005.

Le roi Asa
Le roi Asa
Selon le Corpus Vitrearum, cette partie du vitrail
comporte des fragments du XVIe siècle.
Un roi de Juda (XIXe siècle)
L'Arbre de Jessé, registre supérieur.
L'Arbre de Jessé, registre supérieur.

Dans le vitrail ci-dessus, sont estimés du XVIe siècle : le roi David qui joue de la lyre (au centre de la photo), le roi Éliacim (en bas à gauche) et, d'après l'article du Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1986, la jupe à bordure gravée de Joram (en haut en droite).

Enfin, le dais de Jessé (en bas au centre), ainsi d'ailleurs que celui de la Vierge, dans le haut du vitrail, sont donnés comme des parties du XVIe siècle. D'après le Corpus Vitrearum, le roi Asa (en haut à gauche) serait partiellement aussi du XVIe siècle.

Un roi de Juda recréé par l'atelier Lusson en 1868.
Un roi de Juda recréé par l'atelier Lusson en 1868.
Abraham portant l'arme du supplice.
Abraham portant l'arme du supplice.
Arbre de Jessé, recréation de 1868.
Le roi Abia (dont la robe pourrait être du XVIe siècle).
Le roi Abia (dont la robe pourrait être du XVIe siècle).
Isaac portant le fardeau
Isaac portant le fardeau
pour allumer son propre bûcher.
Arbre de Jessé, recréation de 1868.
LES VITRAUX DES XVe & XVIe SIÈCLES DE LA CHAPELLE SAINT-ARMEL
La chapelle Saint–Armel dans le bas–côté nord abrite la sacristie.
La chapelle Saint-Armel dans le bas-côté nord abrite la sacristie.
Le vitrail de la vie de saint Armel, vu de face, est accessible (sauf la partie basse).
En revanche, les vitraux est et ouest ne sont visibles que de biais.
Voir plus haut la photo de la nef et du bas-côté nord.
Vitrail de la Sainte Parenté
Vitrail de la Sainte Parenté.
Partie centrale partiellement redressée (vers 1480-1490).
De gauche à droite : Joseph, la Vierge tenant l'Enfant, sainte Anne, puis,
à droite : Joachim, Alphée et Zébédée.
VITRAIL DE LA VIE DE SAINT ARMEL, vers 1490 et XXe - Baie 7
Vitrail de la Vie de saint Armel, baie 7
Vitrail de la Vie de saint Armel, baie 7/
Vers 1490 et XXe siècle.
La partie inférieure du registre du bas est masquée par la tribune de la chapelle.
LA VIERGE À L'ENFANT DE L'APOCALYPSE (vers 1480-1490) - Baie 5
«La Vierge à l'Enfant de l'Apocalypse»
«La Vierge à l'Enfant de l'Apocalypse»
Ce beau vitrail ne peut être vu que de biais.
Partie centrale vue de biais et redressée du vitrail de la Sainte Parenté
Partie centrale vue de biais et redressée du vitrail
de la Vierge à l'Enfant de l'Apocalypse.
À gauche, le donateur Jean de L'Épervier, évêque de Saint-Malo,
À droite, saint Michel terrassant le dragon.
Vers 1480-1490.

La Vierge à l 'Enfant de l'Apocalypse. La baie n°5, qui reçoit ce vitrail du XVe siècle, est, comme la baie n°9, bien mal située : de part et d'autre de la tribune de la chapelle Saint-Armel qui abrite la sacristie (voir photo ci-contre). De la sorte, il n'est pas possible de se tenir devant pour la contempler dans des conditions satisfaisantes. Néanmoins, on en donne une image vue de biais et une image rétablie partiellement de face. Le vitrail est daté par le Corpus Vitrearum des années 1480-1490.
On voit, à gauche, le donateur, Jean de l'Épervier, évêque de Saint-Malo de 1450 à 1486, mort en 1493. Présenté par saint Pierre, il est agenouillé devant une Vierge à l'Enfant de l'Apocalypse assez restaurée, avec la tête de la Vierge et celle de l'Enfant refaites. À droite, saint Michel terrassant le dragon, très peu restauré, est peut-être la plus belle lancette du vitrail. Malheureusement, à cause du biais, on ne peut la voir qu'à moitié. Les armoiries de Jean de l'Épervier sont présentes à deux reprises dans le tympan. Au-dessus, Dieu le Père avec des anges. Cette verrière a peu souffert en 1944.
On pourra se consoler de ne pas voir comme il faut ce vitrail en admirant la belle voûte en berceau lambrissée.
Source : Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005.

VITRAIL DE LA SAINTE PARENTÉ, XVIe SIÈCLE + XIXe + XXe - Baie 9
Vitrail de la Sainte Parenté
Vitrail de la Sainte Parenté.
On ne peut le photographier que de biais.

La Sainte Parenté. La baie n° 9, qui abrite cette verrière, ne peut être vue, comme la baie n°5, que de biais. La verrière n'est pas un tout cohérent : elle est complétée par des fragments d'origine et d'époque diverses, du XVIe au XXe siècle. L'ensemble a subi une dernière restauration par Jacques Bony en 1964-1966.
Dans la partie centrale, on peut voir Joseph, la Vierge tenant l'Enfant, sainte Anne et Joachim (respectivement mère et père de la Vierge), Alphée (époux de Marie-Cléophas, demi-sœur de la Vierge) et Zébédée (époux de Marie-Salomé, autre demi-sœur de la Vierge).
Source : Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005.

VITRAIL DE LA VIE DE SAINT ARMEL - Baie 7
Saint Armel prend congé de ses compagnons

La verrière de saint Armel, dans la baie n°7, possède un très haut intérêt historique et archéologique. En effet, Armel est le saint patron de Ploërmel et le vitrail illustre les scènes marquantes de sa vie. Le Corpus Vitrearum fixe son origine vers l'année 1490. Il est signalé en mauvais état en 1855 et subit une première restauration par l'atelier Lusson vers 1860-1870. En 1944, les bombardements l'endommagent gravement. Cette fois, c'est l'atelier Jacques Bony qui est chargé de sa restauration, vers 1959-1961.
Au niveau pictural, le vitrail n'est pas d'un très haut niveau. L'ensemble des scènes paraît complètement statique. Les personnages sont figés dans leur action.
Notons que, conformément au style du XVe siècle, les deux registres sont disposés dans des encadrements d'architecture, le registre supérieur étant dominé par des dais extrêmement travaillés, peuplés de quelques figurines.
La vie légendaire de saint Armel se lit en partant du panneau en bas à droite : saint Armel prend congé de ses compagnons ; le messager du roi vient quérir le saint en Bretagne ; à la cour du roi et à sa vue, saint Armel guérit un pauvre ; saint Armel prend congé du roi Childebert.
Au registre supérieur : saint Armel prend la guivre [un monstre légendaire] et l'emmène ; il jette la guivre en Seiche [une rivière voisine] ; il prêche et guérit un lépreux ; un ange annonce au saint sa mort prochaine, mort du saint.
Sources : 1) Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, article sur les vitraux de l'église par Denise Dufief-Moirez ; 2) Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005.

VIE DE SAINT ARMEL
À DROITE ---»»»
Saint Armel prend congé de ses compagnons.
(Vers 1490 et XXe siècle.)
La scène du panneau a été très refaite.
Détail d'un dais
Détail d'un dais, typique du XVe siècle.
(vitrail de la Vie de saint Armel).
Registre supérieur du vitrail de la Vie de saint Armel, baie 7
Registre supérieur du vitrail de la Vie de saint Armel, baie 7.
Vers 1490, restaurations aux XIXe et XXe siècles.
De gauche à droite : saint Armel capture un monstre appelé la guivre ; le monstre est jeté dans une rivière ;
prédication de saint Armel qui guérit un lépreux ; un ange annonce à saint Armel sa mort prochaine, mort de saint Armel.
VITRAUX DES XIXe ET XXe SIÈCLES (ATELIER LUSSON, ATELIER BONY)
La Crucifixion, baie 15
La Crucifixion, baie 15.
Vitrail de Jacques Bony, 1963.
La chapelle de Queheon dans l'absidiole sud
La chapelle de Queheon dans l'absidiole sud.
Le vitrail, consacré à saint Joseph, est de Jacques Bony, 1959.
La Résurrection, baie 13
La Résurrection, baie 13.
Vitrail de Jacques Bony, 1963.
Détail d'un vitrail dédié à sainte Jeanne d'Arc
Détail d'un vitrail dédié à sainte Jeanne d'Arc
par l'atelier Gruber, 1934 :
- Le sacre de Charles VII,
- Jeanne d'Arc sur le bûcher.
Baie n°16.
La nef, le chœur et, à droite, la chapelle de Malleville éclairée par le vitrail du Jugement dernier
La nef, le chœur et, à droite, la chapelle de Malleville éclairée par le vitrail du Jugement dernier, donné ci-contre.
VITRAIL DE LA BIENHEUREUSE FRANÇOISE D'AMBOISE, Baie 14
Vitrail de la Bienheureuse Françoise d'Amboise, duchesse de  Bretagne, épouse du duc Pierre II.
Vitrail de la Bienheureuse Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, épouse du duc Pierre II.
Registre inférieur : accueil des reliques de saint François-Xavier ; sa profession religieuse ; sa mort.
Baie 14, atelier Lusson, XIXe siècle.

Le vitrail de la Bienheureuse Françoise d'Amboise, dans la baie 14, est aussi de l'atelier Lusson. Réalisé dans la seconde moitié du XIXe siècle, il faut le regarder «comme un hommage à la longue et forte présence des Carmes à Ploërmel», lit-on dans l'article du Congrès archéologique de France. Les Carmes sont implantés dans la ville dès le règne de Jean II, en 1271. Puis un couvent de Carmélites est créé en 1626. Françoise d'Amboise (1427-1485), mariée à Pierre II, duc de Bretagne, est veuve en 1457. Elle entre au Carmel de Vannes en 1468 qu'elle a elle-même fondé. Quelques années plus tôt, elle avait fondé le couvent des Clarisses à Nantes.
Les panneaux du vitrail illustrent les grandes étapes de sa vie (elle fut déclarée Bienheureuse quelques années après sa mort) : sa première communion ; son mariage avec Pierre ; son couronnement en tant que duchesse de Bretagne ; l'accueil des reliques de saint François Xavier ; sa profession religieuse ; sa mort en 1485, de la peste.
Sources : 1) Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, article sur les vitraux de l'église par Denise Dufief-Moirez ; 2) Guide pour la visite, disponible dans l'église Saint-Armel.

Mariage de Françoise d'Amboise avec Pierre II, duc de Bretagne ---»»»
Baie 8, le Jugement dernier de Jacques Bony, 1961.
Baie 8, le Jugement dernier de Jacques Bony, 1961.
Chapelle de Malleville.
VITRAIL DE LA BIENHEUREUSE FRANÇOISE D'AMBOISE
Mariage de Françoise d'Amboise avec Pierre II, duc de Bretagne.
VITRAIL DE LA VIE DE SAINT YVES, 1867 - Baie 4
Vitrail de la vie de saint Yves
Vitrail de la vie de saint Yves.
Atelier Lusson, 1867.
À gauche, saint Ÿves défend une pauvre veuve contre un usurier ; à droite, il prie pour réconcilier une mère et ses enfants.
À gauche, saint Yves défend une pauvre veuve contre un usurier ; à droite, il prie pour réconcilier une mère et ses enfants.
Saint Yves éteint un incendie d'un signe de croix.
Saint Yves éteint un incendie d'un signe de croix.

Le vitrail de la vie de saint Yves (baie n°4) est dû aux ateliers Lusson et date de 1867. Comme souvent, et à l'image du vitrail consacré à Françoise d'Amboise, il est le reflet des dévotions régionales les plus populaires. En l'espèce, Yves Hélory (saint Yves) est aussi un saint national.
Saint Yves est un saint breton du XIIIe siècle, qui exerçait la profession d'avocat. Il reste connu pour avoir - à plusieurs reprises - distribué ses vêtements aux pauvres.
Les panneaux illustrent différents épisodes de sa vie : il éteint un incendie d'un signe de croix (ci-contre) ; il fait construire un hôpital dans son manoir de Kermartin ; il défend une pauvre veuve contre un usurier ; il prie pour réconcilier une mère et ses enfants. ; enfin il distribue des aumônes.
Dans le registre du bas, à la manière médiévale, les donateurs entourent la scène de la distribution d'aumônes.
Voir l'encadré sur la pauvreté au Moyen Âge à la cathédrale de Bourges, développé à propos du vitrail des Martyres de saint Laurent et de saint Étienne daté aux alentours de 1518.
Sources : 1) Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, article sur les vitraux de l'église par Denise Dufief-Moirez ; 2) Guide pour la visite, disponible dans l'église Saint-Armel.

LES VOÛTES EN BOIS DE L'ÉGLISE SAINT-ARMEL
Vue d'ensemble de la magnifique voûte du vaisseau central.
Vue d'ensemble de la magnifique voûte du vaisseau central.
Poutres, sablières et figurines de toutes sortes méritent un regard attentif.

Les voûtes de l'église Saint-Armel sont l'une des merveilles de l'édifice. La grande voûte en berceau lambrissée du vaisseau central, construite au XVIe siècle, présente trois éléments intéressants : les poutres, les sablières et les figurines.
Les poutres, au nombre de neuf, voient leurs entrants sculptés de têtes de dragons dont les mâchoires avalent le bois. (Ce style d'entrant est assez traditionnel.) Les sablières sont ces poutres, parallèles aux murs, qui filent en haut des arcades. Elles sont couvertes de sculptures où transparaît l'influence de la Renaissance. On y voit des anges, des animaux fantastiques, des feuilles et des fleurs, voire des singes gesticulant (voir plus bas). Les figurines placées en saillie sur les sablières prennent la forme d'anges tenant la plupart du temps un écusson entre les mains.
Un autre élément digne d'intérêt est celui de la retombée des voûtes. Ce sont ici de beaux pilastres de bois sculpté qui font reposer les voûtes sur des consoles de pierre. On les trouve surtout dans le bas-côté sud. Des exemples en sont donnés plus bas.
Enfin, la voûte du bas-côté sud, mérite d'y jeter un œil admiratif. La rigueur géométrique du tracé de ses nervures, ponctuées de petites clés de voûte en bois, est remarquable.
Même si elles sont un élément quasi permanent des églises bretonnes, les voûtes en bois se trouvent aussi dans d'autres régions de France, ainsi l'église Saint-Leu à Amiens. Précisons que, dans certaines églises qui ont conservé leur voûte en bois, on trouve des arcades en pierre qui possèdent des points d'ancrage pour une future voûte en pierre. Ces voûtes en pierre n'ont jamais été construites, certainement par manque de financement. Ce n'est en général pas le cas des églises bretonnes où les élévations sont dressées sans aucune velléité de construire une future voûte en pierre.

Un ange tenant un écusson
Un ange tenant un écusson.
Ornementation d'une sablière.
Un bonhomme avec un phylactère
Un bonhomme avec un phylactère.
Ornementation d'une sablière.
Une sablière de la voûte avec son ornementation d'anges en prière, d'animaux et d'anges tenant un phylactère.
Une sablière de la voûte avec son ornementation d'anges en prière (en encorbellement),
d'animaux et d'anges tenant un phylactère (XVIe siècle).
La voûte du bas-côté sud.
La voûte du bas-côté sud.
Les nervures font ressortir une belle de rigueur géométrique.
À DROITE ---»»»
Ornementation d'une sablière :
Un homme tient un blason nu, entouré de duos
de singes dans des postures grotesques.
Un joueur de luth sur une poutre.
Un joueur de luth sur une poutre.
Détail de l'ornementation d'une sablière
La voûte en bois de la chapelle de Malleville est en berceau.
La voûte en bois de la chapelle de Malleville est en berceau.
Détails Renaissance de la voûte
Détails Renaissance de la voûte
de la chapelle de Malleville
Baie 10, La Création et la Chute originelle
Baie 10, La Création et la Chute originelle.
Vitrail de Jacques Bony, 1962.
Culot et retombée de la voûte en bois
Culot avec un ange à la retombée de la voûte en bois.
Culot à la retombée de la voûte en bois
Culot avec un ange à la retombée de la voûte en bois.
Gros plan.
Sainte Catherine
Sainte Catherine
Bois polychrome, XVIe siècle.
Console de pierre avec deux anges tenant un écusson
Console de pierre avec deux anges tenant un écusson.
VITRAIL DE LA CÈNE, 1538 et 1602 + XIXe siècle - Baie 17
Vitrail de la Cène, baie 17
Vitrail de la Cène, baie 17.
Vers 1538 et 1602, recomposé en 1967.
La Cène dans le vitrail de la baie 17 (XVIe siècle).
La Cène dans le vitrail de la baie 17 (XVIe siècle).

La Cène. Le vitrail de la baie 17 a été composé en 1967 par l'atelier Jacques Bony avec des fragments issus de différentes verrières, datées elles-mêmes de 1538 et 1602, et des ajouts des XIXe et XXe siècles.
La partie supérieure est composée d'une grande Cène, marquée, selon le Congrès archéologique du Morbihan en 1988, d'un esprit nettement maniériste. Au centre, trois blasons. Celui de gauche représente les armes des Rogier, seigneurs de Crévy. Dans le registre du bas : un groupe issu d'une Déploration (Piéta, saintes femmes avec saint Jean) et un donateur présenté par saint Françoise d'Assise. En toute logique, ce donateur est François Rogier, conseiller du Roi, sénéchal de Ploërmel en 1581, et l'époux d'Henriette de Kernovo.
Ce vitrail propose, en arrière-plan de la Piéta, une intéressante grisaille du XVIe siècle représentant le Golgotha avec ses trois croix. Elle est donnée un peu plus bas.
Source : Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005.

Le donateur, François Rogier de Crévy
Le donateur, François Rogier de Crévy, présenté
par saint François, XVIe siècle, baie 17.
Piéta dans la baie 17
Piéta dans la baie 17.
XVIe siècle.
À DROITE ---»»»
Cet agrandissement de la Piéta permet d'apprécier
le paysage du Golgotha en arrière-plan.
XVIe siècle, détail du vitrail de la baie 17.
Saintes femmes au tombeau avec saint Jean, XVIe siècle (baie  17).
Saintes femmes au tombeau avec saint Jean, XVIe siècle (baie 17).
Le paysage du Golgotha
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-ARMEL
Vue d'ensemble du chœur et de la chapelle de Crévy dans le chevet nord.
Vue d'ensemble du chœur et de la chapelle de Crévy dans le chevet nord.
Vitrail moderne de Saint-Armel
Vitrail moderne de Saint-Armel
Atelier Jacques Bony, 1957.
Le registre du bas représente la procession
des reliques de saint Armel.
À DROITE ---»»»
Le chœur et la chapelle de Queheon (au fond à droite).
Vue d'ensemble du chœur avec sa voûte lambrissée.
Vue d'ensemble du chœur avec sa voûte lambrissée.
Le chœur et la chapelle de Queheon
Statue moderne de saint Armel.
Statue moderne de saint Armel.
Sainte Anne, bois, XVIIIe siècle (partiel).
Sainte Anne, bois, XVIIIe siècle (partiel).
VITRAIL DE LA PENTECÔTE, XVIe SIÈCLE + XIXe - Baie 11
Vitrail de la Pentecôte, baie 11.
Vitrail de la Pentecôte, baie 11.
Vitrail très hétérogène, recomposé
par l'atelier Jacques Bony en 1969-1970.

La Pentecôte. La baie 11 est une baie hétérogène comprenant des parties du XVIe siècle (1530 et seconde moitié), des restaurations anciennes et des éléments du XIXe. L'ensemble provient de plusieurs baies, rassemblé (et parfois complété) par l'atelier de Jacques Bony en 1969-1970.
La partie supérieure est occupée par de larges fragments d'une belle Pentecôte. Celle-ci est mêlée, au-dessous, aux vestiges d'une Dormition de la Vierge, d'un saint moine tenant une maquette d'église et une croix pastorale à double traverse. Le saint, dans la lancette de droite, pouvant être saint Blaise.
L'article du Congrès archéologique tenu dans le Morbihan en 1988 apporte une information intéressante : «(...) on ne peut que déplorer, lit-on, l'écartèlement de ce qui fut certainement une magistrale composition où foisonnaient les verres gravés et, fait à souligner, un témoignage historique et sociologique rare puisque (...) cette verrière aurait été offerte en 1533 par Yvon Audren, seigneur de Malleville, en expiation du meurtre de son frère.»
Dans la partie basse, les deux grands cartouches proviennent d'une verrière de 1872. Ils sont entourés par un saint très restauré (peut-être saint Yves) et par le donateur présenté par un saint non identifié. Dans le tympan, une Assomption de la Vierge, en partie du XVIe siècle.
Source : 1) Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005 ; 2) Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988.

Détail d'une ancienne Dormition, XVIe siècle
Fragments d'une Pentecôte, XVIe siècle. Baie 11.
Fragments d'une Pentecôte, XVIe siècle. Baie 11.
Registre médian du vitrail de la Pentecôte.
Registre médian du vitrail de la Pentecôte.
La Vierge (issue d'une ancienne Dormition) se tient entre trois saints, celui de la lancette de droite étant saint Blaise.
Saint Yves dans le registre inférieur du vitrail de la Pentecôte.
Saint Yves dans le registre inférieur du vitrail de la Pentecôte.
Personnage très restauré, baie 11.
Donateur présenté par un saint non identifié
Donateur présenté par un saint non identifié
(il porte sous la main gauche une espèce de panier), baie 11.
««--- À GAUCHE
Détail d'une ancienne Dormition, XVIe siècle
Panneaux du vitrail de la Pentecôte, baie 11.
VITRAIL COMPOSITE, XVIe SIÈCLE - Baie 19
Verrière de la baie 19 sans le tympan.
Verrière de la baie 19 sans le tympan.
Verrière composée avec des fragments du XVIe siècle.
L'intervalle entre les deux lancettes a été réduit.
Détail de la baie 19, lancette de gauche.
Détail de la baie 19, lancette de gauche.
Anges portant des instruments de la Passion, tables de la Loi.
Au-dessus, Trinité souffrante.

La baie 19. Dans sa partie supérieure, la verrière de la baie 19 enveloppe, dans des lobes, de multiples débris, provenant d'autres verrières. Ces débris sont datés de la première moitié du XVIe siècle. On y trouve une Trinité et une Résurrection, associées à des anges recueillant le sang du Christ sur la croix (reste d'un Calvaire) et à d'autres anges qui présentent les instruments de la Passion.
Au registre inférieur, Henriette de Kernovo est présentée par un saint roi (probablement saint Henri). À côté, les vestiges d'une Dormition de la Vierge. C'est l'atelier Jacques Bony qui a composé ce vitrail en 1971-1972.
Sources : 1) Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005 ; 2) Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988.

La tribune et l'orgue.
La tribune et l'orgue.
La tribune a été construite en 1874. L'orgue, créé par la maison
Debierre de Nantes, date des années 1970.
Un saint sur le pilier sud
Un saint sur le pilier sud
qui soutient la tribune d'orgue.
La Donatrice Henriette de Kerveno présentée par saint Henri, 1602.
La donatrice Henriette de Kerveno présentée par saint Henri, 1602.
Détail de la verrière de la baie 19.
Vestiges d'une ancienne Dormition de la Vierge. XVIe siècle et restaurés.
Vestiges d'une ancienne Dormition de la Vierge. XVIe siècle et restaurés.
Détail du registre inférieur de la baie 19.
Panneau complété par Jacques Bony en 1971-1972.
Statue qui orne le pilier nord de la tribune d'orgue.
Statue qui orne le pilier nord de la tribune d'orgue.
Est-ce Marie-Madeleine qui offre un visage aussi hautain?
La nef et l'orgue de tribune vus depuis le chœur.
La nef et l'orgue de tribune vus depuis le chœur.

Documentation : Corpus Vitrearum, les vitraux de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 2005
+ Congrès archéologique de France tenu dans à Brest et à Vannes en 1914, article sur l'église Saint-Armel par Michel Dansac
+ Congrès archéologique de France tenu dans le Morbihan en 1988, article sur l'église par Roger Barrié et Denise Dufief-Moirez
+ Ploërmel, église Saint-Armel, éditions Lescuyer, 2007
+ Guide pour la visite, disponible dans l'église Saint-Armel
+ Bretagne gothique de Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, éditions Picard.
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