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Page créée en janv. 2026
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«Paysage avec gabare et pêcheurs», anonyme, XIXe siècle, détail

Le premier musée de Cosne, fort modeste, ouvre en 1900. Y sont exposés quelques tableaux et monnaies, et des fragments paléontologiques et archéologiques. Le musée s'enrichit par des dépôts de l'État et par un legs important de faïences et d'étains en 1912. En 1921, le sculpteur Fernand-Dubois en devient le conservateur. Il lui léguera son fonds d'atelier en 1952.
En 1937, le musée déménage dans le bâtiment de l'ancienne sous-préfecture.
À la mi-juin 1940, l'aviation allemande lance une offensive contre les ponts de la Loire pour empêcher les armées françaises de se replier au-delà du fleuve. À Cosne, le pont est bombardé le 16 juin... et le musée, tout proche, presque entièrement détruit. Peu d'objets sont épargnés. La ville n'a plus de musée.
Vers 1950 se pose la question : comment utiliser les dommages de guerre pour recréer un musée qui sera, cette fois-ci, centré sur le thème de la Loire ? Une exposition de préfiguration se tient en 1956 au cinéma de Cosne.
En 1971, deux salles sont finalement ouvertes dans l'ancien tribunal. Ce petit musée, qui reprend vie, bénéficie d'un legs intéressant : le violoniste Émile Loiseau, Cosnois d'adoption, lègue à la ville une collection d'objets d'art et de peintures modernes (Dufy, Utrillo,Vlaminck, etc.)
En 1990, le musée aménage dans ses locaux actuels : l'ancien couvent des Augustins et son corps de garde annexe. Il propose deux thèmes permanents : le monde de la Loire et la peinture parisienne des années 1920. Géré jusque-là par le département de la Nièvre, l'établissement passe sous la responsabilité de la ville en 2006.

Le musée de Cosne fait la part belle à l'histoire de la navigation sur la Loire et aux métiers qui l'entourent. Maquettes, faïences, tableaux, outils du pêcheur, objets de dévotion des mariniers : le visiteur s'enrichira de l'histoire méconnue d'un fleuve capricieux qui continue d'imposer ses lois aux riverains.

«Vue de l'île de Decize», anonyme, vers 1832, détail

La salle de la cheminée monumentale au musée de la Loire à Cosne-Cours-sur-Loire.

Le musée de la Loire est logé dans l'ancien couvent des Augustins (à gauche sur la photo).

«Les Lavandières»
Huile sur toile, vers 1930.

Bâtiment administratif à côté du musée.
XIXe siècle.

À ne pas manquer.
Juste à côté du musée s'élève un bâtiment du XIXe siècle dont les pilastres sont ornés de très beaux masques. Prenez quelques minutes pour les observer avant de visiter le musée.


Une vitrine dans la salle de la cheminée monumentale.
On y voit deux statues de saint Nicolas en faïence de Nevers du XVIIIe siècle.
Sur la droite, reproduction d'un vitrail ex-voto de saint Nicolas à l'église Saint-Jacques de Cosne.

Cheminée monumentale, de style Louis XIII, contemporaine de l'ancien couvent des Augustins.
Pierre et polychromie, première moitié du XVIIe siècle.

Le perroquet Vairvert (ou Vert-Vert) (1/2).
Cette amusante histoire, contée d'une manière très ironique, est un poème sorti en 1734 de l'imagination d'un jeune jésuite, Jean-Baptiste Gresset (1709-1777), également dramaturge.
Le poème, disponible sur Gallica, a été imprimé à La Haye en 1736.

Vairvert est un perroquet choyé par les moniales du monastère de la Visitation à Nevers.
Gresset le décrit comme un volatil savant et dévot :

Une belle âme innocemment guidée,
Jamais du mal il n'avait eu l'idée, (...)
Mais en revanche il savait des Cantiques,
Des Oremus, des Colloques mystiques,
Il disait bien son Bénédicité,
Et notre Mère, et votre Charité,
Il savait même un peu de Soliloque,
Et des traits fins de Marie Alacoque.

Bref, tout Nevers est au courant et adule ce prodigieux oiseau :

Trop resseré dans les bornes d'un cloître
Un tel mérite au loin se fit connoître
Dans tout Nevers ; du matin jusqu'au soir
Il n'était bruit que des scènes mignonnes
Du perroquet des bienheureuses nonnes.
De Moulins même on venait pour le voir (...).


Sa renommée atteint Nantes et son couvent des Visitandines qui réclame l'oiseau pour juger sur pièce. Les moniales, très enthousiastes, adressent lettre sur lettre à Nevers pour que leurs consœurs leur envoient le perroquet par la Loire.
Comme l'écrit le poète :

Désir de fille est un feu qui dévore,
Désir de nonne est cent fois pire encore
.

Mais, sur le bateau, le volatil est entouré de gens au parler un peu rude : des mariniers, des soldats, des prostituées, dont l'argot va remplacer le beau langage pieux :

La même nef légère et vagabonde
Qui voiturait le saint oiseau sur l'onde,
Portait aussi deux nymphes, trois dragons,
Une nourrice, un frappart, deux Gascons ;
Pour un enfant qui sort du monastère
C'était échoir en dignes compagnons ;
Aussi Vairvert ignorant leurs façons
Se trouva là comme en terre étrangère,
Nouvelle langue et nouvelles leçons ;
(...)
---»» Suite 2/2 à droite.


Cheminée monumentale contemporaine de l'ancien couvent des Augustins, détail de la frise.

Clé de voûte représentant saint Pierre.
Cette clé a été trouvée
à Cosne-Cours-sur-Loire.
Pierre polychrome, XIVe siècle.


«Pêcheuse près d'une fabrique»
Saladier en faïence de Nevers, vers 1770.
Décor de grand feu polychrome.

Saladier à décor de pont avec tourelle.
Faïence de Nevers, XVIIIe siècle.
Décor de grand feu.

«L'arrivée de Ver-Vert chez les Visitandines de Nantes»
Jean-Claude Barat, dit Commandant (1786-1855)
Huile sur toile, 1ère moitié du XIXe siècle.

Une charrière pour franchir la Loire.

La charrière.
Quand les ponts n'existaient pas, ce petit bateau à fond plat permettait à un passeur de faire traverser la Loire aux gens (moyennant finance évidemment).


La salle de la cheminée monumentale au musée de la Loire.

Le perroquet Vairvert (ou Vert-Vert) (2/2).
---»» À cet instant, en perdant patience
Vairvert perdit sa première innocence
Dès lors ingrat, en soi-même il maudit
Les chères sœurs ses premières maîtresses,
Qui n'avaient point su mettre en son esprit
Du beau Français les brillantes finesses,
Les sons nerveux et les délicatesses ;
À les apprendre il met donc tous ses soins,
Parlant très peu, mais n'en pensant pas moins.


En deux jours, l'oiseau a remplacé toute sa science :

Vous le dirai-je ? il n'est plus qu'un brigand,
Lâche apostat, blasphémateur indigne,
Les vents légers et les nymphes des eaux
ont moissonné les fruits de vos travaux (...) ;

Quand il arrive à Nantes, les visitandines se précipitent pour le voir :

Les vieilles même, au marcher symétrique,
Des ans tardifs ont oublié le poids,
Tout rajeunit, et la Mère Angélique
Courut alors pour la première fois.

Le vocabulaire du perroquet, maintenant enrichi d'expressions et de mots très «verts», scandalise les moniales de Nantes comme le montre le tableau de Jean-Claude Barat : une jeune sœur se bouche les oreilles ; une autre lève ses mains en prière vers le Ciel ; une troisième se détourne du volatile en rougissant.

Il entonna tous les horribles mots
qu'il avait su rapporter des bateaux ;
Jurant, sacrant d'une voie dissolue,
Faisant passer tout l'enfer en revue.
Les
B les F voltigeaient sur son bec,
Les jeunes sœurs crurent qu'il parlait Grec,
Mor...! Ventre..; Sac... Mille pipes de diables...
Toute la grille à ces mots effroyables
Tremble d'horreur ; les nonnettes sans voix
Font, en fuyant, mille signes de Croix
Et pensent voir le grand Diable en personne
(...).

L'oiseau est aussitôt renvoyé à Nevers où il finit par faire pénitence et oublier le vocabulaire des mariniers :

Et vers le Bien ramenant ses pensées,
Rectifiant ses erreurs insensées,
Par le grand bruit de sa conversation ;
Il sut rentrer dans ses splendeurs passées
Et recouvrer sa réputation.


Mais Vairvert se fait vieux et bientôt «rejoint ses aïeux» :

Deux ans après, la Visitation
Un jour auquel se faisaient deux vêtures,
Le vit mourir d'une indigestion
Qu'on lui causa par trop de confitures (...).
Source :
Gallica, «Vairvert ou Les voyages du perroquet de la Visitation de Nevers. Poème héroï-comique».


À gauche : assiette au goût chinois ; à droite : assiette au goût persan.
MUSÉE DE LA FAÏENCE FRÉDÉRIC BLANDIN À NEVERS

La faïence de Nevers.
Féru d''art italien, Louis de Gonzague, duc de Nevers depuis 1565, favorisa les artistes venus de la péninsule. Émailleurs, potiers, imprimeurs, verriers s'établirent en communautés. Les faïenciers allaient suivre.
Au début, le style des créations en faïence imita celui développé à Urbino et à Venise. Issus de la Bible et de la mythologie gréco-romaine, les thèmes étaient peints sur un fond représentant des flots agités par le vent.
Pendant un siècle, ce mode de peinture subsista : la scène occupait toute la superficie de l'assiette ou du plat.
En Italie, la mode a compendiario s'empara de Faënza dès le milieu du XVIe siècle : on peint avec une parcimonie de couleurs (bleu et deux tons de jaune) en laissant de la place pour l'émail stannifère. Cette mode arriva à Nevers vers le deuxième tiers du XVIIe siècle, mais ne chassa pas les styles déjà pratiqués : le camaïeu bleu et la polychromie.
Le goût français s'installa dans les créations. La polychromie des décors historiés s'enrichit avec le vert et le violet de manganèse qui vinrent s'ajouter au bleu et aux jaunes. L'emploi fréquent et abondant du violet de manganèse devint, dès cette époque, une originalité des faïences nivernaises.
Cependant, les thèmes venus du Proche et de l'Extrême-Orient se répandirent dans les ateliers de la ville qui seront au nombre de douze à la fin du XVIIe siècle.
Vers 1630, le goût persan gagna l'Italie par Venise et parvint à Nevers : on peignit des bouquets d'œillets et de tulipes en blanc ou jaune sur un fond bleu obtenu avec de l'oxyde de cobalt importé de Perse. Vers 1660 s'installa le goût chinois : les assiettes se parèrent de pettes scènes chinoises, généralement en camaïeu bleu sur fond blanc.
Au début du XVIIIe siècle, le goût populaire allait changer la nature de la production. Ce furent vraisemblablement les demandes de particuliers qui entraînèrent ce bouleversement : les saints patrons envahirent les assiettes et les vases, suivis par des illustrations des métiers ou par de simples scènes anecdotiques. Les commanditaires étaient des locaux : mariniers, pêcheurs, armateurs, charpentiers, ferronniers, etc.
Ces thèmes populaires seront repris par d'autres faïenceries en dehors du Nivernais. À une exception : les dessins illustrant le commerce fluvial sur la Loire resteront une caractéristique de la faïencerie nivernaise.
«Au-delà de leur truculence colorée et de leur intérêt artistique, lit-on sur un panneau d'information du musée, leur iconographie fournit de précieux renseignements sur les gestes techniques, les détails d'accastillage, l'organisation sociale des multiples métiers du fleuve.»
Les saladiers dits «au pont de Nevers» illustrent l'un des thèmes les plus fréquents de cette production originale.
Sources : 1) Histoire de la faïence française, Lyon et Nevers de Dorothée Guillemé Brulon, Éditions Charles Massin, 1997 ; 2) panneau d'information dans le musée.


«Assiette au filet-barrage et toue cabanée»
Faïence de Nevers, XXe siècle.
Décor de grand feu polychrome.

Assiette «Saint Nicolas»
Faïence de Gien, vers 1853.

Le pont-canal de Guétin.
Maquette au 1/100e réalisée par Ducarroy et Grange.
Ce canal, construit en 1838, enjambe l'Allier, non loin de Nevers.

Les ponts sur la Loire.
Avant de n'être qu'un fleuve aisément traversé par les véhicules et les trains, la Loire n'était pas une simple liaison entre le nord et le sud de la France, mais une frontière difficilement franchissable.
Jules César, dans sa guerre contre les Gaulois, en fait la mention.
Et tout le monde a entendu parler du siège d'Orléans établi par les Anglais en 1428. Plutôt que d'attaquer le royaume de Bourges depuis l'Aquitaine, il leur était plus facile de prendre Orléans et de traverser le fleuve pour envahir la terre de Charles VII en son cœur. On sait que l'offensive voulue par Jeanne d'Arc l'année suivante força les Anglais à lever le siège.
Après les gués et les ponts de bois, les premiers ouvrages vraiment solides à enjamber le fleuve furent construits en pierre de taille. Il en subsiste encore comme ceux de la Charité-sur-Loire (ci-contre) ou de Tours (voir la cathédrale Saint-Gatien). Bien que détruits aisément par les guerres ou les crues, leur rôle évident de liaison entre les deux rives a conduit les villes ligériennes à les multiplier.
Après la pierre sont apparus, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les ponts suspendus de l'ingénieur Ferdinand Arnodin. Ces ponts sont tenus par des haubans très résistants. Puis vinrent les ponts en métal (fonte ou tôle) et les ponts en béton armé.
Quant aux ponts-canaux, les premiers datent des années 1830. Ils permettent aux péniches de suivre sans interruption le canal latéral à la Loire en enjambant un fleuve au débit trop capricieux. Le pont-canal du Guétin (qui enjambe l'Allier) en est un exemple.
Source : Histoire de la Loire d'Éric Alary, La Gest éditions, 2017.


Le pont en pierre de taille de La Charité-sur-Loire.

Une salle du musée de la Loire.

L'ÉMERAUDE : c'est le premier inexplosible (lancé en 1837). ---»»»
Maquette au 1/20e
F. Ayrault, 1969), bois et métal.
Caractéristique : la chaudière était à basse pression, ce qui
éliminait pratiquement tout risque d'explosion.

La vapeur sur la Loire.
C'est vers 1835 qu'on vit arriver sur la Loire les premiers bateaux à vapeur et à aube. Remplaçant les coches d'eau, ils étaient surnommés les Inexplosibles et assuraient les liaisons régulières de personnes entre les villes.
Pour le transport de marchandises, la vapeur sembla, dans les années 1820-30, pouvoir remplacer les chalands. Les mariniers de la Loire reprirent espoir.
Ce fut en vain. Un fleuve trop capricieux, des bancs de sable imprévisibles rendaient la navigation à aube aléatoire et coûteuse. Dans l'ouvrage collectif À toute vapeur !, Yves Lecœur relate que, le 23 juin 1837, Stendhal prend place à Tours sur un bateau afin de se rendre à Nantes. Dix minutes après son départ, le bateau s'échoue sur un banc de sable!
La concurrence chaland-vapeur à aube ne dura en fait que quelques années car le chemin de fer arriva presque aussitôt et fit envoler les espoirs des mariniers. Voguer lentement sur le fleuve et se voir dépassés par les trains sur le haut de la berge leur faisait comprendre que leur époque était finie.
Grâce aux liaisons ferrées successives Paris-Orléans, Orléans-Tours et Tours-Nantes, le transport par le rail se révéla immédiatement sûr, rapide et moins cher.
Sources : 1) Histoire de la Loire d'Éric Alary, La Geste éditions, 2017 ; 2) panneau d'information dans le musée.


Dragueur mu par la vapeur.
Sèvres, assiette du Service des Arts industriels.
Dessin de Jean-Charles Develly, fin des années 1820.
CITÉ DE LA CÉRAMIQUE À SÈVRES

«Vue de l'île de Decize»
Anonyme, Huile sur toile, vers 1832.

Un progrès dans le transport des voyageurs : les inexplosibles.
Dans la science des machines à vapeur pour faire tourner les roues à aube, les Anglais proposèrent les premiers modèles : des chaudières à haute pression. Cependant, avec des ponts de bateaux équipés de ce genre de machines, on peut penser qu'il y eut quelques explosions fâcheuses. En effet, en septembre 1837 à Ingrandes, la chaudière explosa à cause d'un conduit près de la cheminée qui était fissuré (manque d'entretien ?). Une famille fut décimée, relate Yves Lecœur dans la brochure À toute vapeur ! En janvier 1842, une explosion similaire à Ancenis tua vingt personnes...
Anticipant ce danger, le mécanicien nantais Vincent Gâche et le marquis Henri de la Rochejaquelein (neveu du chef chouan) déposèrent dès 1836 le brevet d'un bateau à vapeur «sous basse pression». Leur machine était très légère et munie d'un tube de sûreté. «L'appareil, de 10 chevaux, ne doit peser que 2500 kg contre 8000kg pour les machines anglaises de puissance équivalente», ajoute Yves Lecœur.
La famille des Inexplosibles était née. Et le nom rassurait les voyageurs...
Le modèle s'améliora rapidement. Dès 1839, la machine produisait une puissance de 18 à 20 CV. Le principe de «basse pression» se traduisait par un maximum que la pression de la vapeur dans la chaudière ne pouvait pas atteindre : un 7e au-dessus de la pression atmosphérique. C'était bien faible pour déclencher une explosion violente !
Les Inexplosibles étaient construits en tôle de fer avec une coque consolidée avec des bandeaux de tôle..
L'Émeraude, livré en 1837, fut le premier de la série. Il dégageait une puissance de 12 à 14 chevaux et accusait un tirant d'eau de 25 cm seulement. Par basses eaux, le bateau pouvait remonter la Loire jusqu'à Nevers sans difficulté. Avec des roues à aube de 2,90 mètres de diamètre, la vitesse de ces navires était de 16 km/h en descendant le fleuve et de 8 km/h en le remontant.
Grâce à leur fiabilité et à leur nom rassurant, ces bateaux eurent beaucoup de succès. Un succès encore grandi par le génie commercial du directeur de la Compagnie qui fit appel au talent du dessinateur Charles Pensée. Celui-ci fut chargé de réaliser des lithographies illustrant l'activité des inexplosibles. Grâce à ces dessins, l'histoire de la marine à vapeur sur la Loire au XIXe siècle est un sujet illustré et vivant.
Quand le chemin de fer apparut, il fut d'abord plus un avantage qu'un concurrent. En effet, la ligne Paris-Orléans fut inaugurée en 1843. Les passagers du train débarquaient à Orléans et continuaient leur voyage vers Tours, Angers, Nantes ou Nevers à bord d'un inexplosible... Au cours des années 1850, quand le chemin de fer étendit son réseau le long de la Loire, le bateau à vapeur dut céder la place.
Source : À toute vapeur ! La navigation sur la Loire au XIXe siècle, ouvrage collectif édité à l'occasion des expositions à Orléans et Châteauneuf-sur-Loire sur la marine de la Loire, 2007.


Une ancre de marine est installée depuis 2011 à l'emplacement de l'ancienne grue des Forges de la Chaussade.

Cette ancre de marine de 2580 kg porte la date de 1861.

L'ancre de marine.
Trouvée à Rochefort en 1960, elle a été remise à la ville de Cosne en 1964 lors de la réhabilitation des quais.
En 2011, elle a pris place sur le socle de l'ancienne grue de chargement des Forges de la Chaussade, à l'emplacement du Port de la Madeleine d'où elle était partie vers Rochefort au XIXe siècle.


La Loire à Cosne-Cours-sur-Loire.
Au gré de ses caprices, le fleuve continue à inonder les berges au printemps, à l'automne ou au début de l'hiver.

«La Plage à Pouilly-sur-Loire»
Rex Barrat (1914-1974)
Huile sur toile, 1950.

«Les roches, Tracy-sur-Loire»
Claude Rameau (1876-1955)
Huile sur toile, XXe siècle.

«Paysage avec gabare et pêcheurs»
École française
Huile sur toile, 1ère moitié XIXe siècle.

Plat au Pêcheur à la ligne
Faïence de Nevers,
Décor de grand feu, fin du XIXe siècle.
L'image centrale est inspirée d'une gravure de Gustave Doré
pour la fable de la Fontaine, Le petit poisson et le pêcheur.

«Paysage de Loire avec toue et filet-barrage»
Claude Rameau (1876-1955)
Huile sur toile, XXe siècle.

Coffre de marinier.
Fer et bois, XIXe siècle.

Une salle du musée de la Loire.

Plat au Pêcheur à la ligne, détail.
Faïence de Nevers,
Décor de grand feu, fin du XIXe siècle.

«Nevers, le port de Médine»
André Deslignères (1880-1968)
Huile sur toile, XXe siècle.

Bateau-vivier ou bascule.
Maquette au 1/20e par F. Ayrault, 1992.
Avec sa double coque ce bateau peut transporter les poissons en bassin.

«Le Châtaignier de la Bâtine»
Emmanuel de la Villeon (1858-1944)
Huile sur toile, fin du XIXe-début du XXe siècle.

Équipement de pêcheur amateur :
Besace, canne, flotteurs, hameçons, lanterne, panier-siège, etc.

Nasse à anguilles en osier
XIXe siècle.

«Village au bord de la Seine»
Maurice de Vlaminck (1876-1958)
Huile sur toile, 1912-1914.

«««--- Toue pour la pêche au filet-barrage avec son carrelet.
(Sur la gauche, le carrelet est coupé par la photo.)
La petite barque est un futreau.
Maquette au 1/20e de F. Ayrault, 1993.


«Bords de Loire»
Eugène Messemin (1880-1944)
Huile sur contreplaqué, entre 1920 et 1924.

«Dragage de sable en Loire»
Eugène Messemin (1880-1944)
Huile sur contreplaqué, 1ère moitié du XXe siècle.

«Dragueur de sable en Loire»
Eugène Messemin (1880-1944)
Huile sur carton, entre 1920 et 1924.

«Paysage de Loire»
Claude Rameau (1876-1955)
Huile sur toile, XXe siècle.

«Nature morte au bouquet»
Henri Epstein (1891-1944)
Huile sur toile, 1917.

«Nu accroupi»
Samuel Granovsky (1882-1942)
Pastel sur papier Canson, 1er quart du XXe siècle.

«Le Moulin de la Galette»
Maurice Utrillo (1883-1955)
Gouache sur papier, XXe siècle.

«David devant Saül»
Ferdinand Raffin (1877-1954)
Gouache et or sur carton, 1923.

«L'Église Sainte-Marie d'Eaubonne»
Maurice Utrillo (1883-1955)
Huile sur panneau, XXe siècle.

«Le donjon de Saint-Verain-en-Puisaye»
Emmanuel de la Villeon (1858-1944)
Huile sur toile, fin du XIXe-début du XXe siècle.

Une salle des tableaux du musée de la Loire.

«Élégantes à la plage (La Baignade)»
Jules-Émile Zingg (1882-1942)
Huile sur toile, 1932.
«««--- «Le Café»
Marc Chagall (1887-1985)
Crayon et gouache sur papier, 1910

Documentation : plaquette du musée
+ panneaux d'information dans le musée
+ «Histoire de la Loire» d'Éric Alary, éditions La Geste, 2017
+ «À toute vapeur ! La navigation sur la Loire au XIXe siècle», ouvrage collectif édité
à l'occasion des expositions à Orléans et Châteauneuf-sur-Loire sur la marine de la Loire, 2007.
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