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Le premier musée de Cosne,
fort modeste, ouvre en 1900. Y sont exposés quelques tableaux et
monnaies, et des fragments paléontologiques et archéologiques. Le
musée s'enrichit par des dépôts de l'État et par un legs important
de faïences et d'étains en 1912. En 1921, le sculpteur Fernand-Dubois
en devient le conservateur. Il lui léguera son fonds d'atelier en
1952.
En 1937, le musée déménage dans le bâtiment de l'ancienne sous-préfecture.
À la mi-juin 1940, l'aviation allemande lance une offensive contre
les ponts de la Loire pour empêcher les armées françaises de se
replier au-delà du fleuve. À Cosne,
le pont est bombardé le 16 juin... et le musée, tout proche, presque
entièrement détruit. Peu d'objets sont épargnés. La ville n'a plus
de musée.
Vers 1950 se pose la question : comment utiliser les dommages de
guerre pour recréer un musée qui sera, cette fois-ci, centré sur
le thème de la Loire ? Une exposition de préfiguration se
tient en 1956 au cinéma de Cosne.
En 1971, deux salles sont finalement ouvertes dans l'ancien tribunal.
Ce petit musée, qui reprend vie, bénéficie d'un legs intéressant
: le violoniste Émile Loiseau, Cosnois d'adoption, lègue à la ville
une collection d'objets d'art et de peintures modernes (Dufy, Utrillo,Vlaminck,
etc.)
En 1990, le musée aménage dans ses locaux actuels : l'ancien couvent
des Augustins et son corps de garde annexe. Il propose deux thèmes
permanents : le monde de la Loire et la peinture parisienne
des années 1920. Géré jusque-là par le département de la Nièvre,
l'établissement passe sous la responsabilité de la ville en 2006.

Le musée de Cosne
fait la part belle à l'histoire de la navigation sur la Loire et
aux métiers qui l'entourent. Maquettes, faïences, tableaux, outils
du pêcheur, objets de dévotion des mariniers : le visiteur s'enrichira
de l'histoire méconnue d'un fleuve capricieux qui continue d'imposer
ses lois aux riverains.
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La salle de la cheminée monumentale au musée de la Loire
à Cosne-Cours-sur-Loire. |

Le musée de la Loire est logé dans l'ancien couvent des Augustins
(à gauche sur la photo). |

«Les Lavandières»
Huile sur toile, vers 1930. |
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Une vitrine dans la salle de la cheminée monumentale.
On y voit deux statues de saint Nicolas en faïence de Nevers du XVIIIe
siècle.
Sur la droite, reproduction d'un vitrail ex-voto de saint Nicolas
à l'église Saint-Jacques
de Cosne. |

Cheminée monumentale, de style Louis XIII, contemporaine de
l'ancien couvent des Augustins.
Pierre et polychromie, première moitié du XVIIe
siècle. |
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Le
perroquet Vairvert (ou Vert-Vert) (1/2).
Cette amusante histoire, contée d'une manière
très ironique, est un poème sorti en 1734
de l'imagination d'un jeune jésuite, Jean-Baptiste
Gresset (1709-1777), également dramaturge.
Le poème, disponible sur Gallica,
a été imprimé à La Haye en 1736.

Vairvert est un perroquet choyé par les moniales
du monastère de la Visitation à Nevers.
Gresset le décrit comme un volatil savant et
dévot :

Une belle âme innocemment guidée,
Jamais du mal il n'avait eu l'idée, (...)
Mais en revanche il savait des Cantiques,
Des Oremus, des Colloques mystiques,
Il disait bien son Bénédicité,
Et notre Mère, et votre Charité,
Il savait même un peu de Soliloque,
Et des traits fins de Marie Alacoque.

Bref, tout Nevers
est au courant et adule ce prodigieux oiseau :

Trop resseré dans les bornes d'un cloître
Un tel mérite au loin se fit connoître
Dans tout Nevers ; du matin jusqu'au soir
Il n'était bruit que des scènes mignonnes
Du perroquet des bienheureuses nonnes.
De Moulins même on venait pour le voir (...).

Sa renommée atteint Nantes et son couvent des
Visitandines qui réclame l'oiseau pour juger
sur pièce. Les moniales, très enthousiastes,
adressent lettre sur lettre à Nevers
pour que leurs consœurs leur envoient le perroquet
par la Loire.
Comme l'écrit le poète :

Désir de fille est un feu qui dévore,
Désir de nonne est cent fois pire encore.

Mais, sur le bateau, le volatil est entouré de
gens au parler un peu rude : des mariniers, des soldats,
des prostituées, dont l'argot va remplacer le
beau langage pieux :

La même nef légère et vagabonde
Qui voiturait le saint oiseau sur l'onde,
Portait aussi deux nymphes, trois dragons,
Une nourrice, un frappart, deux Gascons ;
Pour un enfant qui sort du monastère
C'était échoir en dignes compagnons ;
Aussi Vairvert ignorant leurs façons
Se trouva là comme en terre étrangère,
Nouvelle langue et nouvelles leçons ;
(...)
---»» Suite 2/2
à droite.
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Cheminée monumentale contemporaine de l'ancien couvent des Augustins,
détail de la frise. |

Clé de voûte représentant saint Pierre.
Cette clé a été trouvée
à Cosne-Cours-sur-Loire.
Pierre polychrome, XIVe siècle.
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«Pêcheuse près d'une fabrique»
Saladier en faïence de Nevers, vers 1770.
Décor de grand feu polychrome. |

Saladier à décor de pont avec tourelle.
Faïence de Nevers, XVIIIe siècle.
Décor de grand feu. |
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«L'arrivée de Ver-Vert chez les Visitandines de Nantes»
Jean-Claude Barat, dit Commandant (1786-1855)
Huile sur toile, 1ère moitié du XIXe siècle. |

Une charrière pour franchir la Loire. |
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La
charrière.
Quand les ponts n'existaient pas, ce petit bateau à
fond plat permettait à un passeur de faire traverser
la Loire aux gens (moyennant finance évidemment).
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La salle de la cheminée monumentale au musée
de la Loire.
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Le
perroquet Vairvert (ou Vert-Vert) (2/2).
---»» À cet instant, en perdant
patience
Vairvert perdit sa première innocence
Dès lors ingrat, en soi-même il maudit
Les chères sœurs ses premières maîtresses,
Qui n'avaient point su mettre en son esprit
Du beau Français les brillantes finesses,
Les sons nerveux et les délicatesses ;
À les apprendre il met donc tous ses soins,
Parlant très peu, mais n'en pensant pas moins.

En deux jours, l'oiseau a remplacé toute sa science
:

Vous le dirai-je ? il n'est plus qu'un brigand,
Lâche apostat, blasphémateur indigne,
Les vents légers et les nymphes des eaux
ont moissonné les fruits de vos travaux (...)
;

Quand il arrive à Nantes, les visitandines se
précipitent pour le voir :

Les vieilles même, au marcher symétrique,
Des ans tardifs ont oublié le poids,
Tout rajeunit, et la Mère Angélique
Courut alors pour la première fois.

Le vocabulaire du perroquet, maintenant enrichi d'expressions
et de mots très «verts», scandalise
les moniales de Nantes comme le montre le
tableau de Jean-Claude Barat : une jeune sœur
se bouche les oreilles ; une autre lève ses mains
en prière vers le Ciel ; une troisième
se détourne du volatile en rougissant.

Il entonna tous les horribles mots
qu'il avait su rapporter des bateaux ;
Jurant, sacrant d'une voie dissolue,
Faisant passer tout l'enfer en revue.
Les B les F voltigeaient sur son bec,
Les jeunes sœurs crurent qu'il parlait Grec,
Mor...! Ventre..; Sac... Mille pipes de diables...
Toute la grille à ces mots effroyables
Tremble d'horreur ; les nonnettes sans voix
Font, en fuyant, mille signes de Croix
Et pensent voir le grand Diable en personne (...).

L'oiseau est aussitôt renvoyé à
Nevers
où il finit par faire pénitence et oublier le
vocabulaire des mariniers :

Et vers le Bien ramenant ses pensées,
Rectifiant ses erreurs insensées,
Par le grand bruit de sa conversation ;
Il sut rentrer dans ses splendeurs passées
Et recouvrer sa réputation.

Mais Vairvert se fait vieux et bientôt «rejoint
ses aïeux» :

Deux ans après, la Visitation
Un jour auquel se faisaient deux vêtures,
Le vit mourir d'une indigestion
Qu'on lui causa par trop de confitures (...).
Source : Gallica, «Vairvert
ou Les voyages du perroquet de la Visitation de Nevers.
Poème héroï-comique».
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À gauche : assiette au goût chinois ; à
droite : assiette au goût persan.
MUSÉE
DE LA FAÏENCE FRÉDÉRIC BLANDIN À NEVERS |
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La
faïence de Nevers.
Féru d''art italien, Louis de Gonzague, duc de
Nevers
depuis 1565, favorisa les artistes venus de la péninsule.
Émailleurs, potiers, imprimeurs, verriers s'établirent
en communautés. Les faïenciers allaient
suivre.
Au début, le style des créations en faïence
imita celui développé à Urbino
et à Venise. Issus de la Bible et de la mythologie
gréco-romaine, les thèmes étaient
peints sur un fond représentant des flots agités
par le vent.
Pendant un siècle, ce mode de peinture subsista
: la scène occupait toute la superficie de l'assiette
ou du plat.
En Italie, la mode a compendiario s'empara de
Faënza dès le milieu du XVIe siècle
: on peint avec une parcimonie de couleurs (bleu et
deux tons de jaune) en laissant de la place pour l'émail
stannifère. Cette mode arriva à Nevers
vers le deuxième tiers du XVIIe siècle,
mais ne chassa pas les styles déjà pratiqués
: le camaïeu bleu et la polychromie.
Le goût français s'installa dans les créations.
La polychromie des décors historiés s'enrichit
avec le vert et le violet de manganèse qui vinrent
s'ajouter au bleu et aux jaunes. L'emploi fréquent
et abondant du violet de manganèse devint, dès
cette époque, une originalité des faïences
nivernaises.
Cependant, les thèmes venus du Proche et de l'Extrême-Orient
se répandirent dans les ateliers de la ville
qui seront au nombre de douze à la fin du XVIIe
siècle.
Vers 1630, le goût persan gagna l'Italie
par Venise et parvint à Nevers
: on peignit des bouquets d'œillets et de tulipes
en blanc ou jaune sur un fond bleu obtenu avec de l'oxyde
de cobalt importé de Perse. Vers 1660 s'installa
le goût chinois : les assiettes se parèrent
de pettes scènes chinoises, généralement
en camaïeu bleu sur fond blanc.
Au début du XVIIIe siècle, le goût
populaire allait changer la nature de la production.
Ce furent vraisemblablement les demandes de particuliers
qui entraînèrent ce bouleversement : les
saints patrons envahirent les assiettes et les vases,
suivis par des illustrations des métiers ou par
de simples scènes anecdotiques. Les commanditaires
étaient des locaux : mariniers, pêcheurs,
armateurs, charpentiers, ferronniers, etc.
Ces thèmes populaires seront repris par d'autres
faïenceries en dehors du Nivernais. À une
exception : les dessins illustrant le commerce fluvial
sur la Loire resteront une caractéristique de
la faïencerie nivernaise.
«Au-delà de leur truculence colorée
et de leur intérêt artistique, lit-on sur
un panneau d'information du musée, leur iconographie
fournit de précieux renseignements sur les gestes
techniques, les détails d'accastillage, l'organisation
sociale des multiples métiers du fleuve.»
Les saladiers
dits «au pont de Nevers» illustrent l'un
des thèmes les plus fréquents de cette
production originale.
Sources : 1) Histoire
de la faïence française, Lyon et Nevers
de Dorothée Guillemé Brulon, Éditions
Charles Massin, 1997 ; 2) panneau d'information dans
le musée.
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«Assiette au filet-barrage et toue cabanée»
Faïence de Nevers, XXe siècle.
Décor de grand feu polychrome. |

Assiette «Saint Nicolas»
Faïence de Gien, vers 1853. |
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Le pont-canal de Guétin.
Maquette au 1/100e réalisée par Ducarroy et Grange.
Ce canal, construit en 1838, enjambe l'Allier, non loin de Nevers. |
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Les
ponts sur la Loire.
Avant de n'être qu'un fleuve aisément traversé
par les véhicules et les trains, la Loire n'était
pas une simple liaison entre le nord et le sud de la
France, mais une frontière difficilement franchissable.
Jules César, dans sa guerre contre les Gaulois,
en fait la mention.
Et tout le monde a entendu parler du siège d'Orléans
établi par les Anglais en 1428. Plutôt
que d'attaquer le royaume de Bourges
depuis l'Aquitaine, il leur était plus facile
de prendre Orléans et de traverser le fleuve
pour envahir la terre de Charles VII en son cœur.
On sait que l'offensive voulue par Jeanne d'Arc l'année
suivante força les Anglais à lever le
siège.
Après les gués et les ponts de bois, les
premiers ouvrages vraiment solides à enjamber
le fleuve furent construits en pierre de taille. Il
en subsiste encore comme ceux de la Charité-sur-Loire
(ci-contre) ou de Tours
(voir la cathédrale
Saint-Gatien). Bien que détruits aisément
par les guerres ou les crues, leur rôle évident
de liaison entre les deux rives a conduit les villes
ligériennes à les multiplier.
Après la pierre sont apparus, dans la seconde
moitié du XIXe siècle, les ponts suspendus
de l'ingénieur Ferdinand Arnodin. Ces ponts sont
tenus par des haubans très résistants.
Puis vinrent les ponts en métal (fonte ou tôle)
et les ponts en béton armé.
Quant aux ponts-canaux, les premiers datent des années
1830. Ils permettent aux péniches de suivre sans
interruption le canal latéral à la
Loire en enjambant un fleuve au débit trop
capricieux. Le
pont-canal du Guétin (qui enjambe l'Allier)
en est un exemple.
Source : Histoire de la
Loire d'Éric Alary, La Gest éditions,
2017.
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Le pont en pierre de taille de La
Charité-sur-Loire. |
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Une salle du musée de la Loire. |
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L'ÉMERAUDE : c'est
le premier inexplosible (lancé en 1837).
---»»»
Maquette au 1/20e
F. Ayrault, 1969), bois et métal.
Caractéristique : la chaudière était
à basse pression, ce qui
éliminait pratiquement tout risque d'explosion.
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La
vapeur sur la Loire.
C'est vers 1835 qu'on vit arriver sur la Loire les premiers
bateaux à vapeur et à aube. Remplaçant
les coches d'eau, ils étaient surnommés
les Inexplosibles et assuraient les liaisons
régulières de personnes entre les villes.
Pour le transport de marchandises, la vapeur sembla,
dans les années 1820-30, pouvoir remplacer les
chalands. Les mariniers de la Loire reprirent espoir.
Ce fut en vain. Un fleuve trop capricieux, des bancs
de sable imprévisibles rendaient la navigation
à aube aléatoire et coûteuse. Dans
l'ouvrage collectif À toute vapeur !,
Yves Lecœur relate que, le 23 juin 1837, Stendhal
prend place à Tours
sur un bateau afin de se rendre à Nantes. Dix
minutes après son départ, le bateau s'échoue
sur un banc de sable !
La concurrence chaland-vapeur à aube ne dura
en fait que quelques années car le chemin de fer arriva
presque aussitôt et fit envoler les espoirs des mariniers.
Voguer lentement sur le fleuve et se voir dépassés
par les trains sur le haut de la berge leur faisait
comprendre que leur époque était finie.
Grâce aux liaisons ferrées successives
Paris-Orléans, Orléans-Tours
et Tours-Nantes, le transport par le rail se
révéla immédiatement sûr,
rapide et moins cher.
Sources : 1) Histoire
de la Loire d'Éric Alary, La Geste éditions,
2017 ; 2) panneau d'information dans le musée.
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Dragueur mu par la vapeur.
Sèvres, assiette du Service des Arts industriels.
Dessin de Jean-Charles Develly, fin des années 1820.
CITÉ DE LA CÉRAMIQUE À SÈVRES |
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«Vue de l'île de Decize»
Anonyme, Huile sur toile, vers 1832. |
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Un
progrès dans le transport des voyageurs : les
inexplosibles.
Dans la science des machines à vapeur pour faire
tourner les roues à aube, les Anglais proposèrent
les premiers modèles : des chaudières
à haute pression. Cependant, avec des ponts de
bateaux équipés de ce genre de machines,
on peut penser qu'il y eut quelques explosions fâcheuses.
En effet, en septembre 1837 à Ingrandes, la chaudière
explosa à cause d'un conduit près de la
cheminée qui était fissuré (manque
d'entretien ?). Une famille fut décimée,
relate Yves Lecœur dans la brochure À
toute vapeur ! En janvier 1842, une explosion
similaire à Ancenis tua vingt personnes...
Anticipant ce danger, le mécanicien nantais Vincent
Gâche et le marquis Henri de la Rochejaquelein
(neveu du chef chouan) déposèrent dès
1836 le brevet d'un bateau à vapeur «sous
basse pression». Leur machine était très
légère et munie d'un tube de sûreté.
«L'appareil, de 10 chevaux, ne doit peser que
2500 kg contre 8000kg pour les machines anglaises de
puissance équivalente», ajoute Yves Lecœur.
La famille des Inexplosibles était née.
Et le nom rassurait les voyageurs...
Le modèle s'améliora rapidement. Dès
1839, la machine produisait une puissance de 18 à
20 CV. Le principe de «basse pression» se
traduisait par un maximum que la pression de la vapeur
dans la chaudière ne pouvait pas atteindre :
un 7e au-dessus de la pression atmosphérique.
C'était bien faible pour déclencher une
explosion violente !
Les Inexplosibles étaient construits en tôle
de fer avec une coque consolidée avec des bandeaux
de tôle..
L'Émeraude, livré en 1837, fut
le premier de la série. Il dégageait une
puissance de 12 à 14 chevaux et accusait un tirant
d'eau de 25 cm seulement. Par basses eaux, le bateau
pouvait remonter la Loire jusqu'à Nevers
sans difficulté. Avec des roues à aube
de 2,90 mètres de diamètre, la vitesse
de ces navires était de 16 km/h en descendant
le fleuve et de 8 km/h en le remontant.
Grâce à leur fiabilité et à
leur nom rassurant, ces bateaux eurent beaucoup de succès.
Un succès encore grandi par le génie commercial
du directeur de la Compagnie qui fit appel au talent
du dessinateur Charles Pensée. Celui-ci fut chargé
de réaliser des lithographies illustrant l'activité
des inexplosibles. Grâce à ces dessins,
l'histoire de la marine à vapeur sur la Loire
au XIXe siècle est un sujet illustré et
vivant.
Quand le chemin de fer apparut, il fut d'abord plus
un avantage qu'un concurrent. En effet, la ligne Paris-Orléans
fut inaugurée en 1843. Les passagers du train
débarquaient à Orléans et continuaient
leur voyage vers Tours,
Angers,
Nantes ou Nevers
à bord d'un inexplosible... Au cours des années
1850, quand le chemin de fer étendit son réseau
le long de la Loire, le bateau à vapeur dut céder
la place.
Source : À toute vapeur ! La navigation
sur la Loire au XIXe siècle, ouvrage collectif édité à l'occasion des expositions
à Orléans et Châteauneuf-sur-Loire sur la marine de la Loire, 2007.
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Une ancre de marine est installée depuis 2011 à l'emplacement
de l'ancienne grue des Forges de la Chaussade. |

Cette ancre de marine de 2580 kg porte la date de 1861.

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L'ancre
de marine.
Trouvée à Rochefort en 1960, elle a été
remise à la ville de Cosne
en 1964 lors de la réhabilitation des quais.
En 2011, elle a pris place sur le socle de l'ancienne grue
de chargement des Forges de la Chaussade, à l'emplacement
du Port de la Madeleine d'où elle était partie
vers Rochefort
au XIXe siècle.
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La Loire à Cosne-Cours-sur-Loire.
Au gré de ses caprices, le fleuve continue à inonder
les berges au printemps, à l'automne ou au début de
l'hiver. |

«La Plage à Pouilly-sur-Loire»
Rex Barrat (1914-1974)
Huile sur toile, 1950. |

«Les roches, Tracy-sur-Loire»
Claude Rameau (1876-1955)
Huile sur toile, XXe siècle.
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«Paysage avec gabare et pêcheurs»
École française
Huile sur toile, 1ère moitié XIXe siècle. |

Plat au Pêcheur à la ligne
Faïence de Nevers,
Décor de grand feu, fin du XIXe siècle.
L'image centrale est inspirée d'une gravure de Gustave Doré
pour la fable de la Fontaine, Le petit poisson et le pêcheur. |

«Paysage de Loire avec toue et filet-barrage»
Claude Rameau (1876-1955)
Huile sur toile, XXe siècle. |

Coffre de marinier.
Fer et bois, XIXe siècle. |
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Une salle du musée de la Loire. |

Plat au Pêcheur à la ligne, détail.
Faïence de Nevers,
Décor de grand feu, fin du XIXe siècle. |

«Nevers, le port de Médine»
André Deslignères (1880-1968)
Huile sur toile, XXe siècle. |
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Bateau-vivier ou bascule.
Maquette au 1/20e par F. Ayrault, 1992.
Avec sa double coque ce bateau peut transporter les poissons
en bassin. |

«Le Châtaignier de la Bâtine»
Emmanuel de la Villeon (1858-1944)
Huile sur toile, fin du XIXe-début du XXe siècle. |

Équipement de pêcheur amateur :
Besace, canne, flotteurs, hameçons, lanterne, panier-siège,
etc. |

Nasse à anguilles en osier
XIXe siècle. |

«Village au bord de la Seine»
Maurice de Vlaminck (1876-1958)
Huile sur toile, 1912-1914. |
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«««--- Toue
pour la pêche au filet-barrage avec son carrelet.
(Sur la gauche, le carrelet est coupé par la
photo.)
La petite barque est un futreau.
Maquette au 1/20e de F. Ayrault, 1993.
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«Bords de Loire»
Eugène Messemin (1880-1944)
Huile sur contreplaqué, entre 1920 et 1924. |

«Dragage de sable en Loire»
Eugène Messemin (1880-1944)
Huile sur contreplaqué, 1ère moitié du XXe siècle. |

«Dragueur de sable en Loire»
Eugène Messemin (1880-1944)
Huile sur carton, entre 1920 et 1924.
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«Paysage de Loire»
Claude Rameau (1876-1955)
Huile sur toile, XXe siècle. |

«Nature morte au bouquet»
Henri Epstein (1891-1944)
Huile sur toile, 1917. |

«Nu accroupi»
Samuel Granovsky (1882-1942)
Pastel sur papier Canson, 1er quart du XXe siècle. |

«Le Moulin de la Galette»
Maurice Utrillo (1883-1955)
Gouache sur papier, XXe siècle. |

«David devant Saül»
Ferdinand Raffin (1877-1954)
Gouache et or sur carton, 1923. |

«L'Église Sainte-Marie d'Eaubonne»
Maurice Utrillo (1883-1955)
Huile sur panneau, XXe siècle. |
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«Le donjon de Saint-Verain-en-Puisaye»
Emmanuel de la Villeon (1858-1944)
Huile sur toile, fin du XIXe-début du XXe siècle. |

Une salle des tableaux du musée de la Loire. |

«Élégantes à la plage (La Baignade)»
Jules-Émile Zingg (1882-1942)
Huile sur toile, 1932. |
«««--- «Le Café»
Marc Chagall (1887-1985)
Crayon et gouache sur papier, 1910 |
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Documentation : plaquette du musée
+ panneaux d'information dans le musée
+ «Histoire de la Loire» d'Éric Alary, éditions La Geste, 2017
+ «À toute vapeur ! La navigation sur la Loire au XIXe siècle», ouvrage collectif édité
à l'occasion des expositions à Orléans et Châteauneuf-sur-Loire sur la marine de la Loire, 2007. |
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