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Les récits contant l'histoire de l'église
Saint-Jacques sont rares. Et ils sont très courts. On y apprend
que l'édifice, daté du XVe siècle - sans précision de décennie -
remplaça une ancienne collégiale romane dédiée à saint Laurent.
En 1883, dans son ouvrage La Nièvre à travers le passé, Amédée
Jullien, entre autres membre de la Société nivernaise des sciences,
lettres et arts, donne quelques faits historiques. On sait ainsi
que cette collégiale a été fondée en 1020 par Hugues de Châlons
( 1039). 48e évêque d'Auxerre,
puis, selon différents auteurs, érigée en paroisse par Guillaume
de Seignelay ( 1223), 58e évêque d'Auxerre.
En 1212, ce dernier créa le chapitre de Saint-Laurent, composé de
douze chanoines. Ce chiffre fut rabaissé à dix par l'évêque Bernard
de Sully en 1240. Des statuts ne seront donnés à la collégiale qu'en
1263 par l'évêque Guy de Mello. Ils intègrent la jouissance d'une
prébende à l'archidiacre d'Auxerre.
La collégiale Saint-Laurent a-t-elle été mutilée, voire détruite
lors des incessants brigandages de la guerre de Cent Ans ?
Dans les années 1430, la Bourgogne n'a pas été épargnée par les
hordes mercenaires qui se multiplièrent après le traité d'Arras.
Pendant cette sombre période du règne de Charles VII, bien des églises
ont été ruinées par les Écorcheurs, puis - phénomène bourguignon
- par les Retondeurs. Il est très vraisemblable que Cosne
et la collégiale Saint-Laurent aient été la proie de ces bandes
incontrôlées. Une fois la paix revenue, une nouvelle église aurait
été construite, peut-être à la faveur de la reprise économique de
la seconde moitié du XVe siècle.
«En 1486, on créa un titre paroissial sous le vocable de Saint-Jacques
le Majeur et on réunit alors la paroisse au chapitre de Saint-Laurent»,
écrit Amédée Jullien. L'année 1486 marque peut-être la fin de la
construction de ce nouveau lieu de culte. Quoi qu'il en soit, celui-ci
dut voir son importance se réduire au cours des trois siècles suivants
car, «à la Révolution, la collégiale ne comptait plus que le chantre-curé,
le trésorier et un chanoine», précise Amédée Jullien.
Lors des guerres de Religion, selon le même auteur, les protestants
essayèrent de s'emparer de la ville en 1562, mais échouèrent. Ces
guerres n'ont donc pas eu d'impact destructeur sur Cosne. Le panneau
à l'entrée de l'église indique que, depuis son érection, l'édifice
«n'a pas subi d'altération majeure».
Le visiteur curieux remarquera que la clé
de voûte du chœur
de Saint-Jacques arbore fleurs de lys et couronne royale. Cette
clé remonte-t-elle à l'origine de la construction ? Si c'est
le cas, faut-il en déduire que la Révolution n'a pas fait bûcher
les insignes royaux ? Ou bien ceux-ci, situés trop haut, étaient-ils
hors d'atteinte ? On ne sait pas. Aucune histoire de l'église,
écrite éventuellement par un chanoine du chapitre (fort réduit,
il est vrai), ne nous est pas parvenue.
Au sein du mobilier actuel, le maître-autel du chœur
et son baldaquin, qui viennent tous deux de la Chartreuse de Bellary,
sont du XVIIIe siècle. Une partie du mobilier de l'église a vraisemblablement
été mis en place au XIXe, qu'il ait été créé à cette époque ou qu'il
soit plus ancien.
Saint-Jacques est bâtie en style gothique finissant, un style économe
de l'ornementation architecturale. Sans reprise ni altération, l'édifice
présente une structure très homogène.
Hormis les éléments architecturaux, l'intérêt de l'église réside
dans ses nombreux vitraux,
tous de la seconde moitié du XIXe siècle, et tous réalisés par l'atelier
tourangeau Lobin. Le vitrail
ex voto de saint Nicolas évoque la crue de la Loire en 1846
à Cosne.
L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1930.
Malheureusement pour le visiteur, nef
et bas-côtés sont
rendus inaccessibles par la présence de grilles qui ferment la première
travée.
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La nef et le chœur
de l'église Saint-Jacques vus depuis l'entrée. |
| ARCHITECTURE EXTÉRIEURE
DE L'ÉGLISE SAINT-JACQUES |
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La façade ouest donne sur la rue principale de Cosne (rue
Saint-Jacques).
La façade est surmontée d'une guette de veilleur. |

La tour-clocher s'élève au-dessus de la première travée
du bas-côté sud et donne sur la rue Saint-Jacques. |
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Portail du XVe siècle.
Son archivolte aux mutiples moulures creuses
ne possède aucune ornementation.
Fenêtres du deuxième
étage du clocher. ---»»»
Premier tiers du XVIe siècle (?) |
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Architecture
extérieure (1/2).
La façade occidentale, très sobre, illustre les
règles du gothique flamboyant tardif qui admet
de moins en moins d'ornementation. Fidèle à ce
principe, l'archivolte du portail ne possède que
des moulures creuses.
Deux cordons en saillie partagent les trois niveaux
de l'élévation. Avec le remplage flamboyant de
la grande fenêtre, ce sont les seuls éléments
qui donnent un peu de vie à cette austère façade
du XVe siècle. Au sommet, donnant sur la rue,
on observe une plate-forme en encorbellement,
certainement une guette de veilleur.
Le chevet et les côtés nord et sud sont soutenus
par de puissants contreforts en saillie. Il faut
croire que l'architecte avait vu juste : rien
ne s'est jamais écroulé.
Le clocher-porche, qui domine tout le centre-ville,
s'élève au-dessus de la première travée (ou avant-nef)
du bas-côté sud. On voit nettement sur le plan
l'épaisseur des élévations pour soutenir sa masse.
Sur la courte présentation affichée dans l'église,
il est indiqué que les baies des 2e et 3e étages
du clocher peuvent dater du XVIe siècle. C'est
fort probable. Non seulement les baies, mais les
deux étages entiers. L'appareillage entre la partie
centrale du clocher et son deuxième étage marque
en effet une nette rupture.
---»» Suite 2/2
à droite.
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| ASPECT INTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINT-JACQUES |
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Dans la première travée de l'église (avant-nef), trois grilles du
XVIIIe siècle ferment l'accès à la nef et aux deux bas-côtés. |
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Culs-de-lampe de la
fin du XVe siècle
dans l'avant-nef,
près de l'autel de la Vierge. |
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Plan de l'église Saint-Jacques.
XVe siècle. |

Avec l'accès à la nef interdit, un autel dédié à la Vierge (à droite)
est ouvert à la dévotion des fidèles dans l'avant-nef. |

L'autel de la Vierge dans l'avant-nef. |
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Comme la nef de l'église est
toujours fermée, c'est devant cet autel
que les fidèles peuvent venir prier dans la journée.
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Voûte du vaisseau central. |
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Architecture
intérieure (2/2).
---»» La voûte s'inscrit, elle aussi, dans le
gothique tardif de la fin du XVe siècle. De forme ogivale
quadripartite, elle est remarquable car «double». Compte
tenu de la largeur des arcades, l'architecte a partagé
la voûte de chaque travée en deux moitiés quadripartites
barlongues, la retombée centrale venant buter sur une
console haute.
De la sorte, cette voûte se caractérise par un grand
nombre de liernes et de tiercerons, aux nervures toujours
sobres, qui s'opposent au nu des élévations et le complète
en même temps, renforçant la structure et assurant un
bel équilibre visuel.
Fait marquant : la lierne longitudinale qui relie toutes
les clés de voûte n'est pas rectiligne (voir photo à
droite).
Le chœur
est à cinq pans. Il possède quatre grandes verrières
de l'atelier tourangeau Lobin. La clé
de la voûte ogivale du chœur
présente les armes de France. Elle ne semble pas avoir
été bûchée à la Révolution, puis restaurée.
Les bas-côtés
sont voûtés d'ogives et aboutissent à deux chapelles
dont les autels sont sans doute du XIXe siècle : l'autel
du Sacré-Cœur au sud, l'autel
de la Vierge au nord.
En observant à l'extérieur la robustesse des contreforts
en forte saillie ; en remarquant sur le plan
l'épaisseur des murs de la tour-clocher ; en constatant
l'étroitesse des fenêtres hautes et la voûte centrale
maintenue par de multiples nervures, on a vraiment l'impression
que l'architecte voulait avant tout construire un édifice
extrêmement solide. Est-ce pour cette raison qu'il n'y
a jamais eu la moindre altération, la moindre reprise
qui fasse suite à un affaissement, voire à un écroulement
partiel ?
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Baie 11 : saint
Pierre et sainte Hélène. ---»»»
Signature : «J-P Florence successeur de L. Lobin 1893» |
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Ce vitrail de saint Nicolas est un ex voto.
Signature «L. LOBIN Tours 1859»
Soubassement : la crue de la Loire du 19 octobre 1846. |
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| LA CRUE DU 19
OCTOBRE 1846 À COSNE-COURS-SUR-LOIRE |
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La crue de la Loire des 19 et 20 octobre 1846 à Cosne-Cours-sur-Loire.
Signature «L. LOBIN Tours 1859»
Soubassement du vitrail
de saint Nicolas. |
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Les crues
de la Loire.
Elles sont classées en trois catégories : océanique, cévenole et mixte.
Dans le premier cas, ce sont les eaux des pluies venues de
l'Atlantique qui sont cause. Ces eaux abondantes se déversent
sur les affluents de la Loire (ceux de la rive gauche) et viennent
grossir le fleuve. Ce phénomène se produit au
printemps, à l'automne et au début de l'hiver.
La crue cévenole intervient à la fin de l'été et en automne. Cette fois, ce sont les perturbations des hauts
bassins de l'Allier qui en sont la cause. En quelques jours,
les pluies peuvent atteindre plusieurs dizaines de centimètres.
«La dernière crue cévenole date de septembre
1980 et a fait 8 morts», rappelle Éric Alary
dans son ouvrage didactique Histoire de la Loire (La
Geste éditions, 2017).
Enfin, les crues mixtes sont plus redoutables encore car elles
sont l'addition des deux phénomènes météorologiques.
La grande crue de 1846 était une crue mixte.
Elle sera suivie de deux crues de même catégorie
en 1856 et 1866. Source : Histoire
de la Loire d'Éric Alary.
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Élévation nord de la nef vue du chœur
et bas-côté nord.
La voûte quadripartite peut être qualifiée de «double» :
les retombées d'ogives ne parviennent qu'une fois sur deux au niveau
du sol. |

Le Baptême du Christ
Peintre anonyme, XIXe siècle. |
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Le
pape Pie VII à Cosne-Cours-sur-Loire.
En novembre 1804, le pape Pie VII vient à Paris pour
sacrer Napoléon Bonaparte Empereur des Français.
Remontant la Loire, il s'arrête le 23 novembre à Cosne
où il aurait passé la nuit.
Il semble avoir prié dans l'église Saint-Jacques. La
plaque ci-contre à droite porte témoignage de cet événement.
Deux ou trois mots ont malheureusement été saccagés
et sont devenus illisibles.
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Fenêtres hautes trilobées de la nef.
XVe siècle. |

Plaque de commémoration du passage
du pape Pie VII à l'église Saint-Jacques,
le 23 novembre 1804. |
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La crue de la Loire des 19 et 20 octobre 1846 à Cosne-Cours-sur-Loire
fut une crue mixte.
Vitrail de saint Nicolas, détail du soubassement.
Atelier Léopold Lobin, Manufacture de Tours, 1859. |

La crue de la Loire des 19 et 20 octobre 1846 à Cosne-Cours-sur-Loire.
Vitrail de saint Nicolas, détail du soubassement.
Les marins font des signes et appellent. Est-ce pour venir en aide
aux sinistrés
ou est-ce parce que leur bateau coule ? |
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Les
vitraux (1/2).
On ne sait rien des premiers vitraux de l'église. Y
avait-il au XVe siècle à Cosne des familles assez riches
pour offrir des verrières historiées à leur église paroissiale ?
Et sur quels thèmes ? On l'ignore.
Les vitraux actuels de Saint-Jacques viennent en totalité
de la seconde moitié du XIXe siècle et s'inscrivent
dans le style très classique de cette époque. La similarité
des dessins et des visages les fait attribuer sans difficulté
à l'atelier dont beaucoup portent la signature : Léopold
Lobin à Tours.
Nommé à la tête d'une société de vitraux peints créée
en 1847, Julien-Léopold Lobin (1814-1864) va
faire prospérer la manufacture jusqu'à sa mort, aussi
bien dans la création que dans la restauration des vitraux
anciens.
Sa carrière est bien ordonnée. «En 1841 il va compléter
sa formation en Italie, écrit Catherine Doré dans L'atelier
Lobin (éditions CLD, 1994), à Rome d'abord où il
peint le premier de ses tableaux qui sera exposé au
salon en 1842. Puis il travaille à Florence, Pise et
Sienne où il étudie la peinture et les procédés de la
peinture à fresque.»
Si le père s'est révélé être un bon gestionnaire et
un bon cartonnier, son fils Lucien-Léopold, qui
reprend le flambeau en 1864, va se montrer plus intéressé
par l'art du dessin que par l'équilibre des comptes.
«Peintre et cartonnier avant tout, écrit Catherine Doré,
il consacre son temps à des recherches artistiques,
archéologiques et iconographiques et compose une œuvre
importante, personnelle rigoureuse (...).» L'aspect
industriel ne l'attire pas, mais la très grande qualité
de sa peinture religieuse lui vaudra de recevoir la
croix de Sa Sainteté Léon XIII, Pro Ecclesia e Pontifice,
en 1888.
---»» Suite 2/2
à droite.
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Baie 9 : saint Jules et sainte Jeanne de Chantal.
Signature «L. LOBIN Tours 1880» |
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Présentation de Jésus au temple.
Syméon tient l'Enfant-Jésus dans ses bras.
Signature «Manufacture de Tours L. Lobin». |

Baie 13 : sainte Marie-Madeline et saint Vérain
(Vitrail du baptistère) |
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Les
vitraux (2/2).
---»» Après avoir gagné de nouveaux marchés en régions
parisienne et lyonnaise, l'atelier Lobin subit, à partir
de 1873, la forte concurrence d'un nouvel atelier tourangeau
tout proche, créé par deux transfuges : l'atelier de
peinture sur verre Fournier & Associés.
En 1892, à la mort de Lucien-Léopold, c'est son beau-frère
Joseph-Prosper Florence qui lui succède. Avec
ses deux neveux (et fils de Lucien-Léopold), il crée
la société Lobin et Florence. Le désaccord surgit
rapidement. Les deux neveux s'en vont et J.-P. FLorence
se retrouve seul à la tête d'une entreprise qui va bientôt
péricliter. En octobre 1904, Florence, ni bon gestionnaire
ni bon peintre, met fin à son activité.
La plupart des vitraux de Saint-Jacques sont donnés
dans cette page. On remarque des signatures différentes.
D'abord celle de la première époque de la société :
L. LOBIN Tours 1859 pour la verrière
de saint Nicolas, puis : L. LOBIN Tours 1880
à la baie
n°9 quand le fils gère l'entreprise (on note que
père et fils ne mentionnent pas leur premier prénom),
et enfin J-P Florence successeur de L. Lobin 1893
pour la baie
n°11 (ci-contre) après 1892, une fois que Joseph-Prosper
Florence est à la tête de l'atelier.
Ces créations sont essentiellement des lancettes à un
seul personnage consacrées à des saints. Dans le chœur,
dans les trois baies axiales, le Christ transfiguré
est entouré des douze apôtres.
Signalons quelques scènes historiées intéressantes :
La baie
0 est une copie partielle de la Transfiguration
peinte par Raphaël, un tableau qui se trouve au
musée du Vatican. Le cartonnier a repris l'image du
Christ transfiguré entre Élie et Moïse. Au-dessous de
cette scène se tiennent saint Eugène et saint Laurent,
ce second saint faisant peut-être référence à la collégiale
Saint-Laurent qui a précédé l'église Saint-Jacques.
La baie
4 illustre saint Paul prêchant à Athènes (avec d'ailleurs,
selon les Actes des Apôtres, un échec total).
Voir à ce titre la statue de saint Paul et son commentaire
à la basilique
Saint-Sauveur à Rennes.
Un vitrail à deux lancettes montre une Présentation
de l'Enfant-Jésus au temple (voir ci-dessus). Selon
Luc (2,25), l'homme qui tient l'Enfant dans ses
bras est Syméon, un vieil homme sage qui attend d''avoir
vu le Messie pour mourir et qui porte toujours une auréole
de sainteté.
Dans la lancette voisine, Marie et Joseph sont représentés
avec les deux pigeons qu'Anne et Joachim, parents de
Marie, voulaient offrir au Temple. On sait que l'offrande
a été repoussée par le grand-prêtre parce qu'ils n'avaient
pas d'enfant. La jeune femme, de dos en tenue bleue,
est peut-être Élisabeth. L'atelier Lobin a associé différentes
périodes et événements.
En ce qui concerne la ville de Cosne et de ses malheurs,
le soubassement de l'ex-voto qu'est le vitrail
de saint Nicolas est des plus intéressants. L'atelier
Lobin a illustré la crue
de la Loire des 19 et 20 octobre 1846. On ne sait
pas si le cartonnier a utilisé les témoignages des sinistrés
de cette crue impressionnante qui semble avoir noyé
toutes les maisons, comme le montrent les gros plans
donnés plus
haut. Saint Nicolas était souvent invoqué contre
les méfaits des fleuves et des tempêtes.
Le site Internet de la préfecture de Saône-et-Loire
donne cette précision : «Après un été très sec, l’automne
très pluvieux provoquait les 19 et 20 octobre une crue
subite de la Loire considérée comme la plus importante
depuis un siècle. En trois heures, la Loire montait
de plus de 4 mètres. Cette crue résultait d’une succession
d’orages de type "cévenoles", à Digoin le
débit de la Loire atteignait 8000m3/seconde. Cette crue
a concerné la totalité de la vallée de la Loire mais
aussi celle de l’Allier.»
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| LES BAS-CÔTÉS
NORD ET SUD ET LES CHAPELLES ABSIDIALES |
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Le bas-côté nord aboutit à la chapelle de la Vierge.
Architecture du XVe siècle. |

Retable de la chapelle de la Vierge.
Un ange présente sa couronne
à la Reine du Ciel.
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La chapelle de la Vierge dans l'absidiole nord.
Retable du XIXe siècle. |

Baie 11, détail : sainte Hélène tenant la croix
du Christ.
Signature : «J-P Florence successeur de L. Lobin 1893» |

Le bas-côté sud aboutit à la chapelle du Sacré-Cœur.
Architecture du XVe siècle. |

Baie 14 : sainte Aurélie et sainte Camille.
Signature : «J-P Florence successeur de L. Lobin à Tours
1895»
Dans le soufflet supérieur : entrée de Marie au Temple. |

La chapelle du Sacré-Cœur dans l'absidiole sud. |

Baie 7, détail : le cartonnier a représenté
en arrière-plan les murailles de Jérusalem.
L'atelier Lobin n'a jamais été intéressé par la peinture
de grands paysages d'arrière-plan. |
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| Consoles
du XVe siècle dans les bas-côtés. |
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Baie 12 : saint François d'Assise et sainte Thérèse. |

Baie 12, tympan : la Sainte Famille. |

Saint Nicolas
Statue moderne. |
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| Consoles du XVe
siècle. Celle de gauche est dans un bas-côté ; celle
de droite, dans le vaisseau central. |
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Chapelle absidiale du Sacré-Cœur et chapelle latérale
sud Saint-Joseph. |

Jean-Gabriel Perboyre, mort martyr en Chine en 1840. |
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Saint
Jean-Gabriel Perboyre.
Le statue de ce missionnaire, martyrisé
en Chine en 1840, n'est pas fréquente dans
les églises.
La sculpture est un tirage de série d'après
la statue du peintre et sculpteur français
Henri Allouard (1844-1929).
L'église Sainte-Anne
à Amiens
possède la même statue, avec une robe rouge,
dans une chapelle rayonnante dédiée à ce
martyr. On peut la voir aussi avec une robe
bleu foncé à l'église Saint-Pierre
à Montdidier.

Né en 1802 dans une famille de fermiers,
Jean-Gabriel Perboyre sent monter en lui
la vocation de missionnaire dès 1816.
Prêtre en 1826, il est envoyé comme enseignant
au séminaire de Saint-Flour, puis à celui
de Paris.
Sa santé précaire s'oppose à son envoi en
mission. Néanmoins, il a l'autorisation
de partir en Chine en 1835. L'année suivante,
il est dans la région du Honan où il évangélise
durant trois ans.
Dénoncé, arrêté, jugé, il est condamné à
la strangulation. Il est martyrisé le 11
septembre 1840.
Jean-Gabriel Perboyre a été béatifié en
1889, puis canonisé par le pape Jean-Paul
II en 1996.
Source : panneau
dans la chapelle du bienheureux Jean-Gabriel
Perboyre, église Sainte-Anne à Amiens.
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Baie 7 : la Nativité. |

Baie 6 : le Sacré-Cœur. |
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La chapelle latérale sud Saint-Joseph est éclairée
par un grand vitrail à trois lancettes (baie 10 donnée ci-contre).

Au-dessus de l'autel, la statue de saint Joseph et
de l'Enfant-Jésus monté sur un globe est un ex voto.

Au-dessous, la plaque mémorielle est consacrée
au souvenir des morts de la guerre 1939-1945.
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Baie 10 : Rencontre à la Porte Dorée d'Anne et de Joachim.
Le couple est entouré de saint Claude et de saint Edmond.
Signature : «Lobin Tours 1860» |
| LE CHŒUR
DE L'ÉGLISE SAINT-JACQUES |
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Le sanctuaire et ses deux autels.
Depuis Vatican II, un autel de messe a été installé devant la
tablle de communion.
On remarquera la belle ferronnerie de la table de communion
(XVIIIe siècle ?) |

Le chœur est éclairé par quatre hautes baies.
(La quatrième est cachée sur la droite).
Baie centrale : la Transfiguration (d'après Raphaël)
avec en soubassement : saint Eusèbe et saint Laurent.
Baies latérales : les douze apôtres.
Voir la baie
0 ci-dessous. |
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Baie 0, détail :
la Transfiguration ---»»»
Le Christ est transfiguré entre Élie et Moïse
(c'est-à-dire qu'il apparaît sous son aspect divin),
sous les yeux des apôtres Pierre, Jacques et Jean.
Pour représenter Jésus et les prophètes, le cartonnier
s'est
inspiré du tableau de Raphaël au musée du Vatican.
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Clé de voûte de l'abside.
Elle est aux armes de la Royauté.

Aucune information n'indique que
cette clé a été bûchée à la Révolution,
puis restaurée. |

Saint Michel terrassant le dragon.
Statue moderne à l'entrée du chœur. |
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Baie 1
Saint André et saint Pierre
Saint Jacques et saint Jean
Saint Jude et saint Barthélemy. |

Baie 0
Transfiguration (d'après Raphaël)
Registre du bas : saint Eugène et saint Laurent.
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Baie 2
Saint Paul et saint Jacques
Saint Thomas et saint Philippe
Saint Matthieu et saint Thaddée. |

Baie 4
Saint Paul prêchant à Athènes.
Saint Louis et saint Henri. |

Le maître-autel et le baldaquin sont du XVIIIe siècle.
Ils proviennent de la Chartreuse de Bellary. |

Baie 4, détail : saint Paul prêchant à Athènes.
Selon les Actes des apôtres, il n'obtint aucun succès. |

Orgue de tribune.
Orgue créé par les frères Stoltz en 1898. |

La nef et l'élévation nord vues depuis le chœur. |
Documentation : panneau affiché à l'entrée
de l'église
+ «La Nièvre à travers le passé» d'Amédée Jullien, Les Éditions
du Bastion, 1883
+ «L'atelier Lobin, l'art du vitrail en Touraine», éditions
C.L.D., 1994
+ Base Mérimée et base Palissy
+ site Internet de l'Inventaire national des orgues (www.inventaire-des-orgues.fr)
+ site Internet de la Préfecture de Saône-et-Loire (www.saone-et-loire.gouv.fr). |
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