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Page créée en janv. 2014
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Dans la première moitié du XIXe siècle, le territoire de Montrouge, à l'époque au sud de Paris, était peu peuplé. La terre argileuse, riche en oxyde de fer, et l'élévation des terrains à cet endroit, sont à l'origne du nom du territoire.
En 1847, sur autorisation du roi Louis-Philippe, on érige une petite chapelle dédiée à saint Pierre de Petit-Montrouge sur un emplacement situé derrière l'église actuelle.
Le développement économique du Second Empire aidant, la population s'accroît. Il faut bâtir plus vaste. L'architecte Joseph-Émile Vaudremer (1829-1914) est chargé du nouvel édifice qu'il va construire entre 1863 et 1870. Il élèvera aussi Notre-Dame d'Auteuil (1877-1892) et Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, achevée en 1903.
Le style de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge est le romano-byzantin, très à la mode à cette époque : arcades en plein cintre et piles monocylindriques à chapiteaux composites ; chœur avec baldaquin ; petites fenêtres romanes dans les bas-côtés et grandes fenêtres dans l'élévation ; voûtes en cul-de-four dans le transept ; murs ornés de frises et de mosaïques.
Les vitraux de la nef reçoivent des grisailles à thème géométrique. Ils laissent passer une importante lumière qui éclaire une magnifique voûte en bois. Si l'église possède quelques vitraux de pastiche médiéval dans la chapelle d'axe, elle s'est encore enrichie de quelques verrières, d'un style moderne, dans les années 1947-1948.

La nef de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge
La nef de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge dégage une belle allure romano-byzantine.
Le chœur de l'église est dirigé vers le nord.
Les vitraux à grisaille de l'atelier Gsell et Laurent permettent à la lumière
de donner tout son éclat à la belle voûte en charpente.
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-PIERRE-DE-MONTROUGE

L'église Saint-Pierre-de-Montrouge s'élève à l'angle
des avenues du Maine et du Général-Leclerc (14e arrondissement).

Un chéneau en poterie bordant les murs
constitue la seule ornementation des façades.

Le transept nord de l'église Saint-Pierre.

Architecture externe.
On entre dans l'église par un portail carré, de même largeur que la nef. Le clocher est percé de quatre fenêtres sur chacune de ses faces. Il est surmonté d'une flèche pyramidale coiffée d'un lanternon. Le tout s'élève à 58 mètres de haut.


L'église Saint-Pierre vue du côté ouest.

Le tympan du porche illustre la mission pastorale de l'apôtre Pierre :

PASCE AGNOS MEOS et PASCE OVES MEAS (Pais mes agneaux, Pais mes brebis)
Joseph Devers, 1869.
ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-PIERRE-DE-MONTROUGE

Une suite d'arcades en plein cintre converge vers l'arc triomphal qui marque l'entrée du chœur.
L'église Saint-Pierre-de-Montrouge offre un exemple assez dépouillé d'architecture romano-byzantine.
L'église Saint-Augustin à Paris, 9e présente un style romano-byzantin plus chargé.

Plan de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge.

Statue moderne de saint Louis.

Architecture interne.
La nef à huit travées flanquées de bas-côtés simples aboutit à un large transept dont la croisée abrite le chœur de l'église.
Les croisillons se terminent en chapelles polygonales voûtées en cul-de-four : chapelle du Saint-Sacrement et chapelle du Sacré-Cœur. Ces chapelles sont assez spacieuses pour recevoir une double rangée de bancs. L'une d'elles est utilisée pour les messes de semaine.
Le chœ;ur de l'église, dirigé vers le nord, intégre la partie centrale de la travée qui donne sur les trois chapelles fermant l'édifice au nord. Voir plus bas un extrait du plan affiché dans l'église.
Ces chapelles sont polygonales et sont elles aussi voûtées en cul-de-four. Celle du centre, la chapelle de la Vierge, est la plus large.
Les voûtes constituent l'un des ornements remarquables de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge.
Leurs charpentes apparentes sont enrichies de petits motifs floraux.


Type de vitrail à grisaille
et motifs géométriques
au second niveau de la nef. ---»»»
Atelier Gsell et Laurent, XIXe siècle.

Le bas-côté droit vu depuis le transept
et son plafond à la française.

Symboles liturgiques dans un vitrail de l'avant-nef.
Atelier Janiaud, Paris (?), 1947-48 (?)

La voûte en bois de l'église Saint-Pierre est illuminée
par la lumière qui jaillit des fenêtres néo-romanes du second niveau.

Élévation romano-byzantine dans la nef : arcades en plein cintre et mosaïque.

Symboles liturgiques dans un vitrail de l'avant-nef.
Atelier Janiaud, Paris (?), 1947-48 (?)

«««--- Type de mosaïque retenu par l'architecte
autour des fenêtres de la nef.
Ce type s'accorde, de façon très heureuse, avec
la grisaille des vitraux de Gsell et Laurent.

La chaire à prêcher est typique des créations d'Art sacré dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Détail des décorations à la jonction des pans de la charpente de la voûte.

L'Éducation de la Vierge.
Art populaire.

La cuve de la chaire à prêcher porte les marques du Saint-Siège
et de l'empereur Napoléon III.

Chemin de croix, station IV : Jésus rencontre sa mère.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-PIERRE-DE-MONTROUGE

Extrait du plan de l'église affiché dans l'édifice.
Autour du ciborium, le centre de la travée qui
prolonge le transept est devenu déambulatoire.

La croisée du transept et le ciborium de pierre
La chapelle d'axe est en arrière-plan.

«««--- Le ciborium abrite une croix en émail créée en 1970.
Œuvre de Jean-Paul Froidevaux.

L'archange saint Michel terrassant le dragon.
Atelier Janiaud, Paris
1947-48 (?)

Le ciborium et les anges aux quatre angles au-dessus des piliers.

Aux quatre angles du ciborium se tiennent des anges portant les instruments de la Passion.
Ici, l'ange qui tient la colonne de la Flagellation.
Les sculptures sont l'œuvre d'Henri-Charles Maniglier.
LES CHAPELLES DES CROISILLONS DU TRANSEPT

La chapelle Saint-Joseph
CROISILLON DROIT DU TRANSEPT.
Dans le plan affiché dans l'église, cette chapelle est dédiée au Saint-Sacrement.

Saint Joseph avec l'Enfant.
Art populaire.
Croisillon droit du transept.

Saint Joseph par Alfred-Eugène Capelle (1834-1887)
Détail de la voûte du croisillon droit du transept.
Dans la voûte, honneur est fait à la sainteté de Joseph ---»»»

JUSTUS GERMINABIT SICUT LILIUM (Le juste fleurira comme le lis)

AMAVIT EUM DOMINUS ET ORNAVIT EUM (Le Seigneur l’a aimé et l’a paré)

Saint Joseph dans la voûte en cul-de-four.
Peinture d'Alfred-Eugène Capelle (1834-1887).
CROISILLON DROIT DU TRANSEPT.

CROISILLON DU TRANSEPT : fenêtres au profil romano-byzantin
et plafond à double pente avec charpente apparente.
«««--- Saint Jean l'Évangéliste et son aigle.
Peinture murale d'Alfred-Eugène Capelle (1834-1887).
Voûte en cul-de-four
CROISILLON GAUCHE DU TRANSEPT.

ET NOS CREDIDIMUS CARITATI (Et nous avons cru à l'amour)

La chapelle Saint-Jean
CROISILLON GAUCHE DU TRANSEPT.

Cette chapelle est dédiée au Sacré-Cœur
dans le plan de l'église affiché dans la nef.

Ornementation.
«««--- Le choix d'un architecte est parfois original. Joseph-Émile Vaudremer termine son «dôme» à section carrée par un plafond à double pente orné d'une charpente ouvragée comme celle de la nef.
Les mosaïques autour des fenêtres répondent à la frise bleutée qui reprend des versets du livre des Rois et de l'Apocalypse tout autour de l'élévation de la croisée.
On pourra admirer deux autres très belles voûtes en bois à l'église du Sacré-Cœur d'Amiens.


Détail du revêtement du plafond d'un croisillon du transept.
LA CHAPELLE AXIALE DÉDIÉE À LA VIERGE
«««--- La chapelle d'axe dite «de la Vierge»
Elle est enrichie de vitraux d'Eugène Oudinot (1827-1889)
présentant des scènes de la vie de la Vierge et des scènes de la Passion.

Le Christ enseignant
Atelier Louis Barillet (XXe siècle) sur un dessin d'Alfred-Eugène Capelle.
Voûte de la chapelle de la Vierge.
EGO SUM PASTOR BONUS (e suis le bon berger)

EGO SUM PANIS VIVUS (Je suis le pain vivant)

Scènes de la vie de la Vierge.
Eugène Oudinot, XIXe siècle.

Notre-Dame du Bon Secours ou Vierge auxiliatrice
Groupe sculpté en marbre.
Edmond-Victor Leharivel-Durocher (1816-1878)
Chapelle de la Vierge.

Annonciation et la Visitation
Pastiche de vitraux médiévaux
Eugène Oudinot, XIXe siècle.
Chapelle de la Vierge

Notre-Dame du Bon Secours, détail :
Une mère et son enfant implorant la Vierge.
Edmond-Victor Leharivel-Durocher (1816-1878).

Adoration des bergers et Présentation au temple
Eugène Oudinot, XIXe siècle.

Notre-Dame du Bon Secours, détail.
Edmond-Victor Leharivel-Durocher (1816-1878).

Vitrail des scènes de la Passion.
Pastiche des vitraux médiévaux
Eugène Oudinot, XIXe siècle.

L'orgue de tribune ---»»»

Il a été créé par Barker en 1868
et revu par Merklin en 1892.

L'instrument a été restauré plusieurs fois
au cours du XXe siècle.


La nef et l'orgue de tribune vus du chœur.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», Letouzey et Ané, 1936
+ «Églises parisiennes du XXe siècle», Action artistique de la Ville de Paris.
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