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Le quartier du XIIIe arrondissement où
se situe l'église a été réaménagé en 1960. Saint-Albert-le-Grand
a succédé à une chapelle, dédiée à sainte Agonie et construite à
la fin du XIXe siècle, qui a été détruite.
L'église actuelle, bâtie en 1968 par l'architecte-urbaniste Roland
Dubrulle, s'insère dans le cadre des Chantiers du Cardinal
dont la mission est de construire, rénover et embellir les églises
de Paris
et de sa banlieue.
Implantée devant une barre de douze étages de couleur claire, l'église
possède une ossature en béton armé recouvert de briques rouges.
Malgré ce contraste de teintes, le lieu de culte est très discret.
Dans Paris et ses églises de la Belle Époque à nos jours,
Antoine le Bas en donne la raison : «Presque invisible depuis la
rue et mal identifiable, écrit-il, cette église quasiment enterrée
participe d'un retour aux églises des catacombes dont la présence
cultive une forme d'anonymat et une discrétion destinées à faciliter
son intégration.»
Son intérieur, très sobre, révèle un sol en légère inclinaison jusqu'au
chœur, comme dans un amphithéâtre.
L'église possède une chapelle
latérale droite aux accents sud-américains. Tableau et statues
rappellent Lima (capitale du Pérou) ainsi que la présence du christianisme
au XVIe siècle dans cette partie du monde.
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Vue d'ensemble de la nef en amphithéâtre.
Dans le XIXe arrondissement, Saint-Luc
et Notre-Dame-de-l'Assomption-des-Buttes-Chaumont
sont également des églises conçues en amphithéâtre. |

Depuis la rue, l'entrée de l'église est très discrète.
Sans la croix, on pourrait s'imaginer être devant une salle de spectacle. |

Rue de la Glacière, l'église Saint-Albert étend ses contreforts et
ses redents comme les créneaux d'un chateau-fort. |

Grande verrière de l'élévation droite.
Les tons jaunes et bleus se marient pour former un poisson, symbole
de premiers chrétiens. |

La présence de l'église est annoncée par une arche blanche. |
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Christ en croix stylisé dans le chœur.
«««--- Vierge à l'Enfant, détail.
Yves Le Pape, XXe siècle. |
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Vierge à l'Enfant
Yves Le Pape, XXe siècle. |

Chapelle latérale droite.
Avec sa peinture péruvienne et ses deux statues très réalistes,
elle possède un certain aspect sud-américain et un cachet très séduisant. |

Saint Martin de Porres
Chapelle latérale droite.

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Saint
Martin de Porres.
Né au XVIe siècle d'un noble espagnol et d'une esclave noire
affranchie, Martin apprit à douze ans le métier de chirurgien-barbier.
À quinze ans, il décida d'entrer au couvent des Dominicains
de Saint-Rosaire de sa ville natale de Lima.
Lors de sa canonisation, Jean XXIII vanta son humilité et
le grand amour qu'il portait à son prochain.
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Le Seigneur des Miracles
Reproduction d'une image sainte péruvienne de 1655.

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Le
Seigneur des Miracles.
À la fin du XVIIe siècle, la ville de Lima est
détruite par un tremblement de terre. Une maison échappe au
séisme : un de ses murs est couvert d'une image de la Crucifixion
avec le Père éternel, Marie et la colombe du Saint-Esprit.
En hommage, tous les ans, une image reprenant les mêmes thèmes
et symboles est portée en procession dans les rues de la ville.
C'est le plus grand pèlerinage de toute l'Amérique du Sud.
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Sainte Rose de Lima
Chapelle latérale droite.

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Sainte
Rose de Lima.
Rose nait en 1586 dans une famille espagnole pauvre à Lima.
En 1606, à vingt ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines.
Sa ville n'ayant pas de couvent, elle vit recluse au fond
du jardin de ses parents, dans les prières et les mortifications.
Mais elle n'est pas cloîtrée. Elle se dévoue au service des
indiens, des vieillards, des malades. Elle meurt en 1617,
à trente-et-un ans, et sera canonisée en 1671. Sainte Rose
est la patronne des Amériques, des Philippines et du Pérou.
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La chapelle du Saint-Sacrement est coiffée d'un original puits de lumière.
«««--- Vierge à l'Enfant
en terre cuite émaillée dans la chapelle du Saint-Sacrement.
Noëlle Fabri-Canti, XXe siècle.
Marie porte son fils à la façon des femmes péruviennes. |
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Cette jolie croix au style naïf
vient donner un peu de fraîcheur
à la brique rouge de la
chapelle du Saint-Sacrement. |

La nef et son beau plafond à caissons blancs vus de l'autel. |
Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur
+ «Paris et ses églises de la Belle Époque à nos jours», Picard 2007
+ panneaux d'information dans l'église. |
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