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Page créée en avril 2013
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L'église Sainte-Odile est située dans les quartiers excentrés de Paris. Ces quartiers ont bénéficié en priorité de l'action des Chantiers du Cardinal à partir des années 1930, mais Sainte-Odile n'a pas eu un sou.
L'église est construite de 1935 à 1946 à l'initiative de Mgr Eugène-Edmond Loutil (1863-1959) pour rendre hommage à la sainte de son Alsace natale. L'architecte a pour nom Jacques Barge (1904-1979). C'est un jeune dans le métier, diplômé depuis seulement quatre ans. Il a 31 ans quand il prend les rênes de la construction. L'église Saint-Odile va le faire connaître, mais ce sera le seul bâtiment qu'il construira à Paris. Tout le reste ou presque sera pour l'Indre, le département de sa naissance.
Avec trois coupoles rappelant la cathédrale Saint-Front à Périgueux et la célèbre Sainte-Sophie, Jacques Barge a opté pour un esprit, plutôt qu'un style, romano-byzantin. L'édifice est en béton armé recouvert de grès de Saverne et de briques roses.
Sur la gauche de la nef, les trois chapelles latérales - très dépouillées - sont heureusement éclairées par la grande verrière de 300m² de François Décorchemont (1880-1971) dont on donne un large extrait dans cette page.
Cette verrière répartie en trois baies est regardée comme l'un des chefs d'œuvre de l'art du verre au XXe siècle.
Le chœur de l'église est dirigé vers le nord-ouest. Dans ses descriptions, la page utilise donc les directions liturgiques (qui supposent que le chœur est placé à l'est).


Vue d'ensemble de l'église Sainte-Odile
Sur la gauche : trois chapelles sous de vastes voûtes en cul-de-four.
Sur la droite : trois grandes verrières signées François Décorchemont.
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE ET SON NARTHEX

L'église et son impressionnant clocher octogonal qui culmine à 72 mètres.
Le portail est surmonté d'un grand bas-relief.

L'élévation et les vitraux vus depuis le square Sainte-Odile.

Le tympan du portail : les anges au-dessus de la mandorle.

Le tympan.
Sur la façade de l'église, le tympan est un imposant bas-relief créé par Anne-Marie Roux-Colas (1898-1993).
La mandorle centrale représente la Sainte Trinité.
Introduite par la Vierge Marie, sainte Odile s'approche du Père Céleste et du Christ qui s'apprête à la ceindre d'une couronne (qui est ici le symbole de la sainteté).
La scène est saluée par les anges musiciens, répartis en neuf chœurs.


Le tympan du portail : la Vierge introduit sainte Odile au Paradis,
symbolisé par le Père Céleste et le Christ.
Le tympan du portail ---»»»
Sainte Odile est introduite au Paradis par la Vierge.

La scène enserre un portail en fer forgé du ferronnier
d'art Raymond Subes (1893-1970).

Le portail est incrusté de cabochons de verre
ornés des litanies de la Vierge.

Le narthex de l'église avec le bas-relief de saint Christophe.

Narthex : bas-relief de saint Christophe portant l'Enfant Jésus.

La porte en fer forgé
(œuvre de Raymond Subes)
est ornée de cabochons
avec les litanies
de la Vierge.

L'extérieur de Sainte-Odile.
L'extérieur rappelle un peu celui de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople. L'image que le passant en a depuis l'avenue Stéphane-Mallarmé est assez caractéristique.
Malheureusement, les trois dômes ne se voient qu'en hiver. En été, les arbres du square Sainte-Odile, devant la verrière, cachent la vue.
Le clocher octogonal de l'église, haut de 72 mètres, est le plus élevé de Paris. Il faut reconnaître que sa taille lui donne des airs de minaret. On le voit depuis la chapelle Notre-Dame de la Compassion, à près d'un kilomètre !


Cabochon avec la Tour de David (verre taillé)
dans la porte en fer forgé.

Cabochon avec le Vase d'honneur (verre taillé)
dans la porte en fer forgé.
ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINTE-ODILE

La nef de l'église Sainte-Odile et la grande verrière de François Décorchemont.

La nef de l'église.
Elle est éclairée par trois grandes verrières et trois coupoles aérées. Cette bonne luminosité crée un fort contraste avec un chœur jeté dans la pénombre.
La lumière électrique qui éclaire partiellement ce chœur essaie difficilement de happer le regard du fidèle quand il entre.
Sur le côté sud (liturgique), le bas des verrières est orné d'une longue arcature géminée. Pour s'extraire de la monotonie du béton, l'architecte a couvert les panneaux de remplissage d'un appareillage de grès et de briques roses à dessins losangés.
Les colonnettes géminées sont surmontées de chapiteaux en pierre créés par Anne-Marie Roux-Colas. Montrant des personnages en marche, ils illustrent en fait le pèlerinage du mont Sainte-Odile.


Mur sud (au sens liturgique) : les arcades sont ornées de chapiteaux sur un fond de grès et de briques roses.

La construction de l'église Sainte-Odile.
Monseigneur Edmond Loutil (alias Pierre l'Ermite, écrivain et chroniqueur au journal La Croix), curé de l'église Saint-François-de-Sales dans le 17e arrondissement de Paris, voulait absolument ériger une église dédiée à Odile, sainte patronne de l'Alsace, mais également à sa mère qui portait le même prénom.
Le Cardinal Verdier, responsable des Chantiers du Cardinal, déjà en charge de plus d'une centaine d'églises, lui fit comprendre qu'il n'aurait pas un sou. Mgr Loutil, qui avait dépassé les 70 ans au début des années 1930, mit donc à profit le pouvoir des médias pour en appeler à la générosité publique.
Une fois les fonds nécessaires récoltés, le chantier put commencer en 1935.
L'année suivante, le Front populaire arrive au pouvoir. La construction, qui devait durer trois ans, en prendra onze. La grève paralyse le chantier à deux reprises, puis la guerre l'interrompt.
L'architecte Jacques Barge, âgé de 31 ans au commencement du chantier, illustre le concept sacré des soixante-douze disciples envoyés par le Christ : la longueur de l'église aura 72 mètres, le clocher fera 72 mètres de haut. Ce dernier sera pourvu de vingt-trois cloches, plus trois autres, plus grosses.

Pour éviter de mettre à mal l'ossature de l'église quand le carillon sonne, Jacques Barge sépare le clocher du reste de l'édifice. Les trois coupoles qui symbolisent la Trinité sont faites d'un mince voile de béton protégé par une couche de cuivre.
Monseigneur Loutil réussit à s'entourer d'artistes de talent : François Décorchemont pour la verrière, le sculpteur Roux-Colas, le mosaïste Labouret, le céramiste Robert Barriot.
Barriot fut chargé de l'ornementation du chœur. Il se lança dans une imposante sculpture en émail sur cuivre repoussé au marteau. À cette fin, Mgr Loutil n'hésita pas à l'héberger, lui et sa famille, dans le clocher de Sainte-Odile pendant quinze ans ! Le contrat, que les deux parties avaient signé, stipulait que l'artiste devait travailler à pied d'œuvre, comme les artisans du Moyen Âge !
Barriot mit au point une nouvelle sorte d'émail qui autorisait une gamme chromatique infinie. Il représenta ainsi le Père céleste entouré des vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse (voir plus bas). Malheureusement, l'œuvre est difficulement visible dans le chœur. C'est néanmoins le plus grand émail d'un seul tenant au monde (voir plus bas).
Source : Les Chantiers du Cardinal, Éditions Ouest-France, 2011.


L'archange Raphaël et les saints évangélisateurs de la Gaule.
Verrière de François Décorchemont.

Mur sud : à la retombée des arcs-doubleaux, les consoles sont ornées
de bas-reliefs d'Anne-Marie Roux-Colas.
Ils évoquent les quatre Évangélistes.
Ici, l'aigle de Jean (en haut) et l'homme de Matthieu (en bas)

Le baptême de Clovis.
Verrière de l'archange Raphaël.

Le mariage de Radegonde et de Clotaire.
Verrière de l'archange Raphaël.

Saint Denis en Gaule.
Verrière de l'archange Raphaël.

Gros plan sur la robe de sainte Geneviève
dans le vitrail de l'archange Raphaël.

On voit les possibilités offertes
par la pâte de verre.
Le pèlerinage du mont Sainte-Odile sur les chapiteaux du mur sud.
Bas-reliefs d'Anne-Marie Roux-Colas.
La Sainte Vierge offrant son Enfant au monde. ---»»»
Œuvre d'Anne-Marie Roux-Colas.

Sainte Radegonde, détail.
Verrière de l'archange Raphaël.

Le béton armé dans les églises du XXe siècle (1/3).
Au cours de l'Histoire, les églises ont d'abord été construites en bois, puis en pierre (et même en pierre armée dans les plus grands édifices gothiques comme la cathédrale de Beauvais). Ces matériaux ont donné les chefs d'œuvre que nous connaissons.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les architectes, usant des nouvelles techniques, ont commencé à innover.
D'abord par l'emploi d'une ossature en fer recouverte de pierres. Ce qui permettait une construction rapide, robuste et peu coûteuse. La première église de Paris bâtie de la sorte fut Saint-Eugène dans le 9e arrondissement. Puis vint le procédé du ciment armé de Paul Cottencin retenu pour les surfaces plates (église Saint-Jean-de-Montmartre, 18e arr.).
Le début du XXe siècle vit l'émergence de nouveaux matériaux, dont le béton armé, ainsi que de nouveaux procédés. On put ainsi construire ce que les bâtisseurs du Moyen Âge n'ont jamais pu faire. Par exemple de larges voûtes sans piliers intermédiaires pour soutenir la structure (basilique Sainte-Jeanne d'Arc, 18e).
C'est avec l'église Saint-Dominique (Paris, 14e) que le béton armé allait recevoir ses lettres de noblesse.
Commencée en 1913, la construction de cet édifice fut interrompue par la guerre. Cependant les piles, les voûtes et les toitures étaient bâties. Seule manquait la coupole. Malgré les huit années d'intempéries, de neige, de froid, de gel, on constata, à la reprise du chantier après la guerre, que la solidité du béton était à toute épreuve. D'autres édifices, érigés avec des matériaux traditionnels et abandonnés dans des conditions climatiques similaires, avaient dû être repris totalement.
Aujourd'hui, le béton armé est devenu extrêmement commun, mais il souffre d'un défaut inhérent à sa nature : en le décoffrant, on fait apparaître une matière qui n'est pas bien belle et qui porte les stries du coffrage. D'où la question qui s'est posée aux architectes des églises au XXe siècle : faut-il recouvrir le béton armé par un matériau plus noble (et plus agréable à l'œil) ou le laisser brut de décoffrage ? Peut-on voir dans le béton un aspect, une essence, un esprit compatibles avec le sacré ?
---»» Suite ci-dessous.

Le béton armé (2/3).
---»» Ce problème s'appelle doctement celui de la «vérité constructive». Il lie le matériau de construction à l'ornementation et occupe les esprits depuis le XVIIe siècle.
Dans l'histoire du béton, l'église Notre-Dame du Raincy (achevée en 1923) a un statut particulier : c'est la première fois qu'un architecte, en l'occurrence Auguste Perret, choisissait de laisser le béton brut de décoffrage. Il scindait ainsi en deux l'histoire de l'architecture religieuse au XXe siècle. Certes, la nef de l'église bénéficiait de la gigantesque verrière dessinée par Maurice Denis. Néanmoins, la polémique était lancée.
Une église pouvait-elle ressembler à un hangar d'aviation ou à une gare de chemin de fer ? demandaient les uns. On pourrait rajouter : ou à une base de sous-marins ? (Voir à ce sujet l'église du Saint-Esprit à Paris.)
D'autres prétendaient que le béton armé portait en soi des ressources de religiosité cachées qui le rendaient digne de le mettre à nu.
Le béton est-il éternel ? Ne va-t-il pas s'abîmer au fil des siècles, voire des décennies ? questionnaient les autres. (En fait, le béton a depuis longtemps montré sa fragilité - voir l'église Notre-Dame à Royan, dont le béton a été fait avec le sable de la plage, donc pollué par le sel.)
Dans l'Entre-deux-guerres, les réponses à ces questions opposèrent deux écoles d'architecture. L'école dite rationaliste (dans la lignée d'Eugène Viollet-le-duc) a soutenu le béton et son aspect brut de décoffrage.
---»» Suite ci-contre.


Parement du mur avec dispostion en losanges de la brique.

Le béton armé (3/3).
---»» Leur motif était qu'on ne touche pas le matériau primaire utilisé pour construire une église. Après tout, l'église du Saint-Esprit, dont la pénombre intense cache tous les décors muraux, n'est pas sans charme.
Cependant, jusqu'à la dernière guerre, la plupart des architectes trouvaient laide la nudité du béton. Pour l'habiller, les uns proposaient le ciment, garantissant une surface lisse. Beaucoup utilisèrent la brique, matériau peu cher, résistant et que l'on peut assembler de manière à assurer un jeu décoratif pour animer les façades.
Nombreuses sont à Paris les églises du XXe siècle de ce style. À Sainte-Odile, l'architecte Jacques Barge a choisi un revêtement de briques appareillées de manière à définir des losanges en relief (photo ci-dessus.)
La pierre fut utilisée plus tardivement comme matériau de revêtement, surtout pour les façades. En rappelant les constructions du passé, elle est typique de ce qu'on appelle le style «village» (voir les façades en pierre des églises parisiennes de Saint-Ferdinand-des-Ternes et de Saint-Pierre-de-Chaillot).
Source : «Églises parisiennes du XXe siècle», Action Artistique de la Ville de Paris (1996), article «Les matériaux ou les parures du béton» de Simon Texier.


Partie centrale du Verrière de l'archange Raphaël.
Œuvre de François Décorchemont (verrière exécutée de 1935 à 1938).

Le trois coupoles de l'église.

Les fonts baptismaux de Gérard Ambroselli datent de 1985.

Sainte Radegonde
Verrière de l'archange Raphaël.

La construction de l'église Sainte-Odile s'est terminée pendant les années d'après-guerre, mais sa décoration s'est prolongée jusque dans les années 1980.
Les fonts baptismaux de Gérard Ambroselli sont achevés en 1985.
L'artiste a retenu une iconographie tirée des débuts de l'histoire écclésiale. Et son style rappelle le premier art chrétien. Le socle est orné d'une Ronde des Cerfs (le cerf est l'attribut des catéchumènes).
La cuve reçoit des bas-reliefs illustrant huit moments de l'histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament : l'Arche de Noé, Moïse, le Bon Pasteur, le Baptême du Christ, etc.
Gérard Ambroselli est également l'auteur de la statue de sainte Odile guérissant une fillette aveugle, située à côté des fonts baptismaux.
Source : «Églises parisiennes du XXe siècle», Action Artistique de la Ville de Paris (1996), article «La sculpture ou les visages du sacré» de Michèle Lefrançois.


La Ronde des cerfs sur le socle des fonts baptismaux (Gérard Ambroselli).

Chapelle latérale avec les fonts baptismaux.

Verrière de la vie (en grande partie légendaire) de sainte Odile.

Les trois chapelles latérales vues depuis l'entrée.
Le béton des culs-de-four est laissé brut de décoffrage.
Le bas des chapelles est orné d'un parement losangé en briques.

Statue de sainte Rita.

Statue de sainte Rita
Auteur non précisé.

«««--- Sainte Geneviève
dans la verrière de
l'archange Raphaël.
Verrière de sainte Odile ---»»»

Deux épisodes
de la vie de sainte Odile :

1) Elle recouvre la vue
lors de son baptême.
2) Son père la fait revenir
au château.


Les trois grandes verrières de François Décorchemont éclairent relativement bien la nef.

La nef vue depuis les fonts baptismaux.

Verrière de sainte Odile : «Touché par la grâce,
son père lui donne un monastère».

Partie centrale de la verrière de sainte Odile.

L'orgue de tribune et la verrière de l'archange Michel.

La prouesse technique de François Décorchemont.
La verrière de 300m² de Sainte-Odile, exécutée entre 1935 et 1938, illustre des scènes de la vie de sainte Odile (vitrail du centre). Le vitrail de gauche représente l'archange saint Raphaël, celui de droite, l'archange saint Michel. Tous deux sont entourés des saints évangélisateurs de la Gaule.
Mais cette grande verrière est intéressante sur le plan technique. Elle fait en effet appel à un nouveau procédé qui lie les vitraux par le ciment et non par le plomb. En outre, François Décorchemont (1880-1971) a utilisé la difficile technique de la pâte de verre, qu'il pratiquait depuis 1903.
Chaque pièce de la verrière possède ainsi son propre moule. Tout l'art consiste à savoir mélanger les pâtes colorées pour obtenir des effets de modelés et de décors. La peinture émaillée n'est plus utilisée. Chaque pièce apparaît donc comme un objet d'art travaillé individuellement.
Il y a mieux encore : les petits traits qui apparaissent en noir et qui souvent définissent les formes des visages (œil, nez, bouche, etc. ) ne sont pas produits par de la grisaille, mais par un sillon dans la pâte de verre rempli de ciment ! Ce procédé est évidemment long et complexe. Il est aussi plus coûteux. La verrière n'a pu voir le jour que par l'opiniâtreté de Mgr Loutil qui, nous disent les sources, aurait eu un véritable coup de foudre lors de la présentation par Décorchemont de ses premiers essais au musée Galliera en 1934. Le prélat chargea l'artiste de la création de la verrière de Sainte-Odile et réussit à en assurer le financement.
La verrière de l'église Sainte-Odile est la seule réalisation parisienne de François Décorchemont. Elle est regardée comme l'un des chefs-d'œuvre des arts du verre au XXe siècle.
Source : «Églises parisiennes du XXe siècle», Action Artistique de la Ville de Paris (1996), article «Le vitrail, figuration et abstraction» d'Hervé Cabezas.


Verrière de l'archange saint Michel.

Statue de sainte Odile guérissant une fillette aveugle
par Gérard Ambroselli.

Statue de sainte Odile en bois (auteur non précisé).
Elle est représentée ici en abbesse bénédictine
du couvent de Hohenburg.

Saint Martin
Verrière de l'archange Michel.

Saint Germain
Verrière de l'archange Michel.

Partie centrale de la verrière de l'archange Michel.

Saint Léger est décapité
dans la forêt de Sansing.
Verrière de l'archange Michel.

Saint Michel à Jeanne :
«Va délivrer le roi de France».
Verrière de l'archange Michel.


«««--- Gros plans sur la verrière de l'archange Michel :
La Pesée des âmes
Saint Michel terrasse le démon.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINTE-ODILE

Le chœur de Sainte-Odile et son retable en émail sur cuivre repoussé dû à Robert Barriot.

Question. Après le Concile Vatican II, le maître-autel s'est rapproché des fidèles. À présent, il est fréquent de le voir installé à la croisée d'un transept. À Sainte-Odile, on ne peut qu'être étonné par la distance qui sépare le maître-autel des premiers bancs des fidèles (qui se situent juste en dehors de la photo devant la clôture du premier plan). Où se trouve donc l'autel utilisé pour l'office religieux ?


Le Père céleste entouré est des vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse.
Vue partielle de l'œuvre de Robert Barriot.

Un vitrail dans le chœur :
le pélican donne sa vie
pour ses petits.

L'ornementation du chœur.
Robert Barriot travailla jusqu'en 1953 à son retable en émail sur cuivre repoussé (photo ci-dessus).
Le retable se compose de sept panneaux de cuivre rouge repoussé au marteau et émaillé, de 3,17 mètres de hauteur.
Au registre inférieur, Barriot a représenté les sept Églises de l'Apocalypse. Au registre supérieur, les vingt-quatre vieillards entourent le Père céleste.
Le somptueux maitre-autel (photo ci-dessous) est signé du verrier Auguste Labouret (1871-1964). Celui-ci utilisa une technique nouvelle : des dalles de verre épaisses éclatées au marteau, ce qui permettait de multiplier les éclats de la matière.
Le résultat est digne d'éloges : l'autel est orné de deux paons de couleur orangé au milieu de pampres gris pâle et d'entrelacs dorés. (Le paon est un symbole d'immortalité dans les catacombes romaines.)
Compte tenu de la profondeur du chœur, si vous voulez admirer pleinement le travail d'Auguste Labouret, une paire de jumelles est indispensable.
Source : «Églises parisiennes du XXe siècle», Action Artistique de la Ville de Paris (1996), article «Le vitrail, figuration et abstraction» d'Hervé Cabezas.


Le maître-autel d'Auguste Labouret et ses dalles de verre éclatées au marteau.

Vitrail dans le chœur.

Le tabernacle
Au-dessus : l'agneau de Robert Barriot.

Les Anges
Lancette centrale du vitrail de sainte Odile.

Le Père Céleste avec l'agneau à ses pieds.
Émail sur cuivre repoussé de Robert Barriot.

Saint Léger
dans la verrière de l'archange Michel.

La nef et l'orgue de tribune vus du chœur.
L'orgue de tribune, créé en 1950, est dû aux facteurs Rochesson-Beuchet-Debierre.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin Éditeur
+ «Églises parisiennes du XXe siècle», Action artistique de la Ville de Paris
+ «Les Chantiers du Cardinal», Éditions Ouest France.
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