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Page créée en juin 2016
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Cliquez pour afficher la page 2 et les grandes verrières

L'église Saint-Gervais-Saint-Protais, située en face de l'Hôtel de ville de Paris, est l'une des plus belles de la capitale. Ses vitraux d'époque Renaissance sont remarquables.
L'édifice est conçu par les marguilliers de la paroisse comme une refonte et un agrandissement d'une précédente église consacrée en 1420. Il fallut près de cent cinquante ans pour le bâtir. On éleva d'abord les chapelles du chœur au nord, celle de l'axe, puis celles au sud. On refit ensuite le vaisseau central du chœur. La façade occidentale, où s'imposent les trois ordres classiques, n'est achevée qu'en 1621. Cette façade va servir de modèle à d'autres églises parisiennes.
À la Révolution, Saint-Gervais restera fermée pendant quelques années. Elle est rouverte sous le Directoire et souffrira peu de la tourmente. En 1802, elle retrouve son statut de paroisse catholique. En 1918, un obus allemand tombe sur le transept, pendant l'office du Vendredi Saint, tuant près d'une centaine de personnes.
L'église a fait l'objet d'une restauration approfondie au début du XXIe siècle.
L'architecte de Saint-Gervais-Saint-Protais reste inconnu. Cependant les historiens ont de bonnes raisons d'en attribuer les plans à Martin Chambiges.
L'église possède une nef étroite, marquée par un effet d'élancement très étudié. Saint-Gervais s'inscrit dans l'histoire des églises Renaissance de Paris, au style gothique flamboyant, avec Saint-Étienne-du-Mont, Saint-Germain-l'Auxerrois, Saint-Séverin et Saint-Merry. Le XIXe siècle a orné ses nombreuses chapelles de peintures murales que l'exiguïté de l'architecture ou les reflets de la lumière ne permettent pas toujours d'apprécier à leur juste valeur.
Dans le chœur (librement accessible), des stalles du XVIe siècle enchanteront le visiteur : les miséricordes.offrent une variété de scènes de la vie courante et de petits métiers.
Au second niveau de la nef et du chœur, de belles et grandes verrières du XVIe siècle illuminent l'église. Jean Cousin serait l'auteur des dessins de trois d'entre elles. Les vitraux de la chapelle de la Vierge et le célèbre vitrail de la Sagesse de Salomon dans une chapelle sud du déambulatoire sont dus au talent de Jean Chastellain.
La seconde page consacrée à cette église vous propose l'intégralité des grandes verrières de la nef et du chœur.
À noter que les anciens verres blancs des verrières disparues ont été remplacés par des créations d'artistes modernes (Le Chevallier, Claude Courageux et Sylvie Gaudin). Quelques-unes de ces créations abstraites sont données ici. Pour ce qui est du culte, depuis 1975, l'église Saint-Gervais n'est plus paroissiale, mais affectée aux liturgies monastiques des Fraternités de Jérusalem.


Vue d'ensemble de la nef et du chœur
pendant un office des moines des Fraternités monastiques de Jérusalem.

La façade de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais est orientée vers l'ouest.
En été, le feuillage d'un orme vient cacher la vue. Au Moyen Âge, on avait l'habitude
de planter un orme devant les églises dédiées aux saints martyrs.

Le chevet de l'église abrite la chapelle axiale dite «de la Vierge».
«Paris, église Saint-Gervais» de Maximilien Luce (1858-1941) ---»»»
Huile sur toile, 1897
VERSAILLES, MUSÉE LAMBINET

La chapelle des Fonts baptismaux.
Elle date du début du XVIIe siècle quand l'architecte Clément II Métezeau a raccroché à la nef sa façade (achevée en 1621) construite en avant de l'église. Il a ainsi créé une travée supplémentaire pour servir de lien.
Au nord et au sud, cette travée a été fermée par une chapelle à pans octogonaux.
S'il commence sa visite par cette petite chapelle, le visiteur sera tout de suite plongé dans la richesse principale de l'église : ses vitraux Renaissance.
Le baptistère abrite, dans ses baies 29 et 31, deux grandes verrières dont la partie centrale est occupée par une scène historiée.
La baie n°29 présente un Baptême du Christ peint à l'émail et daté de 1625. Les visages du Christ et de Jean-Baptiste sont donnés en gros plan ci-dessous. Le vitrail est entouré d'une bordure à palmettes.
La seconde scène (baie n°31) est datée de l'année 1620. Dans la lancette gauche, on voit saint Jean baptisant. Dans la lancette droite, saint Nicolas bénit les trois enfants qu'il vient de ressusciter. Le Corpus Vitrearum indique que cette baie a été offerte par le marguillier Jehan Nicolas.


Saint Jean et saint Matthieu couronnent
l'ordre ionique de la façade.

La porte centrale de la façade.
Œuvre du menuisier Antoine de Hancy.
XVIIe siècle.

Architecture extérieure.
L'église Saint-Gervais n'est pas l'église Saint-Eustache. Il est impossible d'admirer ses côtés de loin. Au nord, l'édifice est caché en presque totalité par des bâtiments dits du «pourtour-Saint-Gervais», construits par l'architecte Legrand en 1733 pour la fabrique de la paroisse. Au sud, un étroit passage longe le mur sans possibilité de recul. Il reste le chevet et la façade.
La façade de Clément II Métezau, élève de Salomon de Brosse, est digne d'éloges. C'est la première érigée en style classique à Paris.
On est en 1616 et cette façade est en fait un ajout à l'église déjà construite. L'architecte la colle à la nef gothique en créant une travée supplémentaire dont les extrémités sont chacune fermées par une chapelle en quart de cercle ogival (par exemple la chapelle des Fonts baptismaux).
Les trois ordres classiques (dorique, ionique et corinthien) font la beauté de la façade.
Le premier niveau accueille quatre paires de colonnes. Celles-ci se prolongent sur le deuxième niveau où elles abritent, dans deux niches, les statues des saints légendaires Gervais et Protais.
Gervais, donné ci-contre, est sculpté par Antoine-Auguste Préault (1809-1879), Protais par Antonin Moine (1796-1849).
L'ordre ionique du deuxième niveau est couronné par saint Matthieu et saint Jean. Le troisième niveau, d'ordre corinthien, parachève l'élégance de la façade. Deux paires de colonnes entourent une grande verrière. Le tout est surmonté d'un fronton curviligne, évidé en son centre.
Salomon de Brosse, à qui l'on a attribué, dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la paternité de la façade, a inauguré un style. La façade de Saint-Gervais annonce l'arrivée du baroque et va servir de modèle en France et en Europe.


Saint Gervais et saint Protais
accompagnent l'ordre ionique
au deuxième niveau de la façade.

Ici, saint Gervais (reconnaissable
au fouet qu'il tient dans la main) est sculpté
par Antoine-Auguste Préault (1809-1879).

Chapelle des Fonts baptismaux et les baies 29 et 31.

Baie 29, détail : Jésus baptisé par saint Jean-Baptiste.
Année 1625.

Baie 29, détail : saint Jean baptisant le Christ.
Année 1625.

Baie 29 : bordure
à palmettes.

Notre-Dame de Bonne Délivrance.
Statue de la fin du XIVe siècle.
C'est la statue la plus ancienne de l'église.

La cuve baptismale date du XVIIe siècle.

Baie 29 : le Baptême de Jésus, 1625 (peinture à l'émail).
Baptistère.

Plan de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais.
L'édifice fait 76 mètres de long.

Les bénitiers de l'église Saint-Gervais
sont du XVIIe siècle.
Notre-Dame de Bonne Délivrance, détail ---»»»
Fin du XIVe siècle.

Le baptistère abrite la reproduction en bois de la façade de l'église.
Datée de 1615, elle est attribuée au menuisier Antoine de Hancy.

Baie 31 : saint Jean-Baptiste à gauche et saint Nicolas
bénissant les trois enfants, 1620.
Baptistère.

Le bas-côté nord en direction de la chapelle du chevet.
L'église Saint-Gervais compense en élancement vertical
l'exiguïté de sa nef en largeur.

Construction.
L'église Saint-Gervais a été construite sur près de cent cinquante ans avec de longues périodes d'interruption.
Une fois bâties la chapelle axiale et les chapelles autour du chœur, on se lança, au début du XVIIe siècle, dans la construction d'une nouvelle façade. On élabora aussi les «raccords» pour relier la façade à la nef.

LES CHAPELLES LATÉRALES DE LA NEF

Le bas-côté sud de la nef et ses chapelles latérales qui resplendissent de vastes peintures murales du XIXe siècle.

Le Père céleste et le Christ adorés par les nations
Peinture murale de Félix Jobbé-Duval dans la chapelle commémorative.

Chapelle commémorative de la catastrophe du 29 mars 1918.
Au début de l'année 1918, l'armistice de Brest-Litovsk permet à l'Allemagne de lancer une vaste offensive à l'Ouest. Les Allemands se rapprochent de Paris. Vers Laon, avec des canons installés sur rail, ils se mettent à bombarder la capitale. Le 29 mars, un obus de gros calibre tombe sur la nef de Saint-Gervais. L'église, où la messe du Vendredi Saint va commencer, est comble. L'obus perfore une partie de la voûte qui s'effondre sur les fidèles, tuant 89 personnes et en blessant 90 autres. L'émoi est immense, la barbarie allemande, une nouvelle fois conspuée.
La chapelle commémorative abrite un bas-relief à la mémoire des victimes. Il est surmonté d'un vitrail moderne aux teintes claires. ce qui provoque un contre-jour fâcheux qui empêche d'apprécier le monument.
Le vitrail moderne est surmonté d'un très beau vitrail Renaissance du XVIe siècle donné ci-dessous.


«Le Martyre de saint Pétronille»
par Barbieri Giovanni (dit le Gerchin), XVIIe siècle.

Jésus chez Marthe et Marie (XVIIe siècle).
On reconnaît Marthe qui vient chercher sa sœur Marie pour
qu'elle aide aux cuisines et Jésus qui lui fait la leçon.

Baie 28, tympan : Le Jugement dernier.
Le Christ est entouré de la Vierge et de saint Jean.
Seconde moitié du XVIe siècle.
Chapelle commémorative de la catastrophe du 29 mars 1918.


Bas-relief à la mémoire des victimes de l'obus allemand.
Chapelle commémorative de la catastrophe du 29 mars 1918.

La construction de l'église Saint-Gervais.
À l'époque gothique, les maîtres d'œuvre avaient l'habitude de bâtir d'abord le vaisseau central et le chœur d'une grande église, le tout soutenu par une série d'arcs-boutants. Les chapelles adjacentes, surtout les chapelles latérales de la nef, étaient érigées dans un deuxième temps, entre les arcs boutants. Les travaux étaient financés par de riches familles ou des corporations de la ville. Ces chapelles pouvaient voir le jour plusieurs décennies après l'achèvement du vaisseau central, voire deux siècles comme ce fut le cas à la cathédrale d'Amiens.
À Saint-Gervais, le déroulement de la construction de l'église actuelle sur l'édifice qui existait déjà au début du XVe siècle est presque inversé.
La première église comprend un vaisseau central et un chœur. Vers 1480, les marguilliers décident de rebâtir l'édifice et de l'agrandir. Malheureusement, il est enserré dans un réseau de maisons et d'hôtels particuliers. Il y a même un hospice, l'Hôtel-Dieu Saint-Gervais, tenu par des religieux. Il faut donc argumenter, convaincre, acheter les terrains, puis y faire construire les chapelles. Il faut aussi compter sur la réaction des voisins et anticiper... une éventuelle mauvaise foi.
Ainsi, en 1483, les religieux de l'Hôtel-Dieu autorisent les marguilliers à utiliser les terrains, situés au nord, qui séparent l'hospice et l'église. Ils pourront y installer le charnier et y construire les bâtiments qu'il leur plaira. En 1522, ces mêmes religieux intentent un procès aux marguilliers devant le Parlement de Paris : ils trouvent que ceux-ci ont trop construit ! Sont en litige les quatre chapelles au nord du chœur.
La construction des quatre chapelles du déambulatoire sud se fit sans recours à la justice, mais il fallut plus de temps. La chapelle de Brégy, notamment, est bâtie sur un terrain qui appartenait au Temple. Les marguilliers voulaient assurer la symétrie des deux chapelles qui se trouvent de chaque côté de la chapelle d'axe. Pas question de se contenter d'une chapelle réduite. L'occasion d'acheter cette parcelle de terrain ne se présenta pas avant le début du XVIIe siècle. La chapelle de Brégy fut achevée en 1623, soit presque cent cinquante ans après le début de la construction de la nouvelle église.
Le vaisseau central du chœur a-t-il été construit avant ou après l'achèvement des chapelles du déambulatoire ? Agnès Bos, dans son livre sur les églises flamboyantes de Paris, pose la question. En prenant exemple sur l'église Saint-Étienne-du-Mont et sur l'analyse publiée en 1938 par l'abbé Brochard, premier historien de l'église Saint-Gervais, elle opte pour une construction du vaisseau central du chœur postérieure à l'année 1530, «date à laquelle les chapelles méridionales sont terminées». Et la date de 1540, qui se trouve sur la clé de voûte du sanctuaire, marquerait - souligne-t-elle - l'achèvement du chœur de Saint-Gervais.
En tout état de cause, il semble donc logique que le maître d'œuvre ait commencé par les chapelles et qu'il ait terminé par le vaisseau central.
Source : Les églises flamboyantes de Paris par Agnès Bos, éditions Picard, 2003.


La chaire à prêcher a été modifiée au XIXe siècle.

Saint Jean et l'aigle (XIXe siècle).
Statue en bronze accompagnant la chaire à prêcher.

La Charité sur le panneau central de la cuve
de la chaire à prêcher.

La chaire à prêcher. La cuve est ornée de trois bas-reliefs en bois représentant les vertus théologales. La chaire est embellie de quatre belles statues en bronze des Évangélistes. Elles sont dues à Charles-François Lebœuf-Nanteuil (1792-1865) et Charles-René Laitié (1872-1862).


Saint Luc et le taureau (XIXe siècle)
Statue en bronze accompagnant la chaire à prêcher.

Architecture.
Bien que construite sur plus d'un siècle, l'église Saint-Gervais offre une nef très homogène.
Le vaisseau central, bordé de hautes arcades, est assez étroit. L'élévation, qui culmine à 25 mètres, est à deux niveaux (comme la plupart des églises Renaissance de Paris), la hauteur de chaque niveau étant sensiblement la même.
Les niveaux sont séparés par une fine moulure qui s'interrompt au passage des colonnettes. Ces dernières s'élèvent sans interruption depuis les socles jusqu'à la naissance des voûtes, accentuant l'effet d'élancement de la nef.
Trois éléments se conjuguent pour renforcer cette impression d'élancement (qui paraît indispensable pour ne pas avoir la sensation d'être écrasé dans une nef étroite) :
- les colonnettes qui se dressent sans interruption ;
- les voûtes qui retombent assez haut, juste sous le tympan des grandes verrières ;
- les nervures des ogives, des liernes et des tiercerons qui retombent en pénétration, à leur point de rencontre.


Le retable et l'autel de la chapelle Saint-Laurent.

Trois clés de voûte dans les
bas-côtés nord et sud.

La Dormition de la Vierge, fin du XIIIe siècle
Soubassement de l'autel de la chapelle Saint-Laurent.
On donne ici la copie qui a été faite de cette œuvre du XIIIe siècle
et qui se trouve dans le soubassement du maître-autel.

La Rencontre à la Porte dorée
Peinture murale de la chapelle Sainte-Anne.
On a ici une version très «soft» de cette rencontre. Pour avoir des explications sur
cet événement biblique qui a tant inspiré les peintres, voir l'église Sainte-Jeanne d'Arc à Rouen.

Les clés de voûte
de la chapelle Sainte-Anne.

La nef et son élévation sud.
La petite moulure horizontale qui sépare les deux niveaux de l'élévation vient
à peine troubler l'impression d'élancement voulue par l'architecte.

Le Martyre de saint Laurent (XIXe siècle)
Peinture murale dans la chapelle latérale Saint-Laurent.

Les retombées en pénétration, que ce soit des voûtes ou des arcades dans les bas-côtés,
sont bien visibles dans cette photographie (voir encadré plus haut).

Le haut du retable de la chapelle Sainte-Anne.
«««--- La chapelle latérale Sainte-Anne dans le bas-côté nord.

Accueil de Marie au temple, XIXe siècle.
Peinture murale de la chapelle Sainte-Anne.

Baie 26 : saint Nicolas et sainte Catherine.
Année 1620. Chapelle Sainte-Catherine.

Accueil de Marie au temple.
Dans cette peinture murale, le peintre a donné à la petite Marie l'impression d'être un zéphir entrant dans le Temple. La légèreté qui embrasse toute sa silhouette est remarquable. Sa position légèrement penchée vers l'avant, accentuée par le rejet vers l'arrière de son vêtement qui vole au vent, fait même croire qu'elle va tomber ! En fait, son pied droit est posé sur la dernière marche de l'escalier, ce qui assure son équilibre.


«Ecce Homo», tableau du XIXe siècle.

Le réseau étoilé de la voûte de la nef.
Les retombées en pénétration contribuent à l'impression
d'élancement que l'architecte a voulu donner à la nef.

La chapelle Sainte-Catherine dans le bas-côté sud.

Le retable de la chapelle Sainte-Philomène
et le Christ en croix attribué à Quentin Varin.

Sainte Philomène refuse la couronne impériale.
Constant-Félix Smith, 2e quart du XIXe siècle.
(Petite scène de la vie de sainte Philomène
accompagnant le tableau de Quentin Varin).

Sainte Philomène sauvée par les anges.
Constant-Félix Smith, 2e quart du XIXe siècle.
(Petite scène de la vie de sainte Philomène
accompagnant le tableau de Quentin Varin.)
«««--- La voûte de la chapelle Sainte-Philomène et ses clés.

Baie 26, détail : «Les Confrères du Saint-Nom de Jésus»
Rondel daté de 1600.

«Le Christ en croix»
Tableau attribué à Quentin Varin (vers 1570-1634)
Chapelle Sainte-Philomène.
LE TRANSEPT DE L'ÉGLISE SAINT-GERVAIS-SAINT-PROTAIS

Le croisillon nord du transept
avec l'autel de la chapelle du Sacré-Cœur et son petit orgue moderne.
Les croisillons du transept ne sont pas saillants.

Baie 21, détail : apparition du Sacré-Cœur à Marie-Marguerite Alacoque.
Transept nord, XIXe siècle.

Baie 118 : Moïse et Élie.
Vitrail moderne de Claude Courageux
Transept sud.

La voûte à la croisée du transept.
Dans le coin du bas à droite, les vitraux en verre blanc
sont ceux de la tribune du transept, sur le côté nord.

«Le Martyre de sainte Juliette et de son fils saint Cyr»
Tableau de François-Joseph Heim (1787-1865) dans le transept nord.

Vue d'ensemble du transept sud.
Au nord et au sud, le premier niveau du transept est coiffé d'une voûte
avec clés pendantes. La voûte au sud est la plus riche.

La voûte du premier niveau du transept sud.

Le retable du transept sud
et son tableau du XVIIe siècle illustrant la Pentecôte.

Baie 19, détail : un ange jouant du violon
XIXe siècle.

Clé pendante au centre de la voûte du transept nord.

Les Scènes de la Passion.
Le croisillon nord de l'église Saint-Gervais conserve une remarquable œuvre d'art du XVIe siècle : les Scènes de la Passion, peintes par l'artiste allemand Heinrich Aldegraever (1502-1558).
Cette œuvre, digne d'admiration, contient encore toute la palette archaïque des primitifs allemands. Les historiens d'art y décèlent néanmoins les premières traces des nouveautés apportées par la peinture italienne.


Scènes de la Passion par Heinrich Aldegraever (1502-1558)
Transept nord.
Le tableau étant protégé par du verre, il est difficile d'éviter les reflets.

Scènes de la Passion, détail : la Déploration
Heinrich Aldegraever (1502-1558).

Scènes de la Passion, détail : la Résurrection
Heinrich Aldegraever (1502-1558).

Le transept sud, ses boiseries et ses vitraux modernes.

Clé pendante au centre de la voûte du transept sud.
C'est la plus belle et la plus imposante
des clés pendantes de l'église Saint-Gervais.

«Saint Ambroise refusant l'entrée du temple
à l'empereur Théodose», 1826
par Louis-charles Couder (1790-1873)

Saint Ambroise refusant l'entrée du temple à l'empereur Théodose.
Pour les explications de cette scène qui n'a vraisemblablement jamais existé, on se reportera au grand tableau plus expressif du peintre Lenepveu, sur le même thème, à l'église Saint-Ambroise à Paris. L'empereur Théodose y est accompagné de son épouse. Tous deux sont couverts de bijoux.

LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-GERVAIS ET SES STALLES DE L'ANNÉE 1500

Le chœur et ses grandes arcades
Au premier plan : les stalles des XVIe et XVIIe siècles.

Deux stalles et leurs sellettes de miséricorde dans le chœur.
Les miséricordes permettaient aux chanoines de se reposer quelque peu, en position debout,
pendant les cérémonies qui duraient plusieurs heures.

Saint Jean et l'aigle
dans une jouée des stalles.

Un prophète dans une jouée des stalles.

Deux artisans dans une sellette de miséricorde.

Un changeur et ses clients (?)
dans une sellette de miséricorde .

Statue de saint Gervais en bois
à côté du maître-autel.
Œuvre de Michel Bourdin (vers 1620).

Un tonnelier.

Les tourneurs de broche.

Un homme endormi.
Trois sellettes de miséricorde dans les stalles du chœur de Saint-Gervais.

Les stalles. Point n'est besoin pour les Parisiens d'aller à Amiens s'ils veulent contempler de belles stalles. L'église Saint-Gervais a tout ce qu'il faut pour les contenter. Il n'y a pas les dossiers en partie haute, mais les sellettes et les jouées des parties basses offrent des scènes riches et variées. (Il faut d'ailleurs remercier la paroisse de donner libre accès au chœur.)
Les stalles ont été mises en place sous les règnes de François Ier et d'Henri II. Les jouées sont réservées aux personnages bibliques, aux évangélistes, aux saints et aux saintes (exemples à gauche).
Pour les sellettes (qui sont cachées quand le siège est rabattu), les sculpteurs ont laissé libre cours à leur imagination. Les sujets profanes se mélangent aux têtes de grotesques, aux scènes de rue et aux corps de métiers.


Le maître-autel date du Premier Empire.

Le maître-autel. Son soubassement abrite une copie de la Dormition de la Vierge. L'original, daté du XIIIe siècle, se trouve dans le soubassement de l'autel de la chapelle latérale nord Saint-Laurent. De part et d'autre de l'autel prennent place les deux statues de bois de Gervais et Protais, sculptées par Michel Bourdin vers 1620.


Le chœur et l'abside de l'église Saint-Gervais.
Les trois vitraux centraux de l'abside sont du XIXe siècle.

Vitraux des trois baies d'axe (101, 100 et 102) de l'abside
Seconde moitié du XIXe siècle
Saints Pierre et Paul, le Christ et la Vierge, saints Gervais et Protais.

Les grandes verrières du chœur et la voûte étoilée.
Sur la gauche, on voit deux grandes verrières du XVIIe siècle attribuées
à Jean Cousin : la Résurrection de Lazare et la Guérison du paralytique.
«««--- Baie 102 : Saint Gervais et saint Protais.
Seconde moitié du XIXe siècle.
Vitrail de l'abside.
LE DÉAMBULATOIRE ET SES CHAPELLES

Peintures murales dans les chapelles du déambulatoire sud.

Baie 14 : la Pentecôte par Sylvie Gaudin
Seconde moitié du XXe siècle
Chapelle Le Tellier.

Chapelle Le Tellier.
Peintures du XIXe siècle sur le côté est.

Baie 16 : la Sagesse de Salomon
Verrière de 1531 attribuée à Jean Chastellain.
Chapelle Saint-Jean-Baptiste.

L'un des plus beaux vitraux Renaissance des églises de Paris.
La scène du Jugement est inspirée d'un dessin du Flamand Jan de Beer.

«L'Adoration des mages»
Claude Vignon (1593-1670).

Sainte Geneviève arrête Attila et les Huns.
Peinture murale dans une chapelle sud du déambulatoire.

Vue d'ensemble de la chapelle Le Tellier.
avec les vitraux modernes de Sylvie Gaudin.
Baies 12 et 14.

Baie 16, détail : un courtisan
Jean Chastellain, 1531.
Baie 10 : la Crucifixion par Sylvie Gaudin ---»»»
«Tout est accompli»
Seconde moitié du XXe siècle
Chapelle Le Tellier.

«Sainte Geneviève rendant la vue à sa mère»
par Boulanger, deuxième quart du XIXe siècle.
Chapelle le Tellier.

Baie 16, détail du tympan : Salomon sur son trône et la visite de la reine de Saba.
Vitrail de la Sagesse de Salomon.

Le vitrail de la Sagesse de Salomon (1531).
C'est l'un des plus beaux vitraux de l'époque Renaissance à Paris.
Grâce à une restauration récente qui a permis aux historiens du vitrail de l'examiner de près, on dispose d'une longue analyse critique sur cette œuvre dans l'ouvrage Vitraux parisiens de la Renaissance, une analyse qui remet en question tout ce qui a été écrit auparavant !
D'abord le titre. Le Jugement de Salomon ne concerne que la scène centrale. Les scènes incluses dans les ajours et le tympan conduisent à élargir le champ de l'œuvre. Un meilleur titre est la Sagesse de Salomon. On voit, en effet, dans les ajours de gauche le Sacrifice et le Songe de Salomon à Gabaon et, dans ceux de droite, la Visite de la reine de Saba (donnée ci-dessus). On y voit ainsi Salomon à deux époques de sa vie (il porte une longue barbe quand il accueille la reine).
L'état de conservation de ce vitrail, créé en 1531, est si exceptionnel que des experts du XXe siècle ont pris des morceaux d'origine pour des restaurations du XIXe ! Cependant, l'important socle architectural sous la scène du Jugement est une restauration de 1868. Qu'y avait-il donc à l'origine à cet emplacement ? Sûrement pas les donateurs du vitrail en prière : il n'y a pas assez de hauteur. Il faut plutôt imaginer des armoiries qui auraient été cassées à la Révolution et remplacées par une vitrerie incolore.
Le restaurateur de 1868, Joseph Félon, a aussi créé un entablement de type Renaissance dans les écoinçons losangés au-dessus de la scène principale.
Enfin, dans la scène du Jugement, il a refait la tête des deux mères et celle de l'homme au chapeau, peint de profil, à l'extrême droite de la scène.
Le vitrail est d'un très haut niveau technique. Le chatoiement des couleurs éclipse l'importante proportion des verres blancs. Lors de leur examen minutieux, les historiens ont constaté aussi une grande maîtrise dans l'art de la découpe : le peintre verrier a fait montre de virtuosité dans des coupes savantes et dans l'emboîtement de formes complexes. Les trois teintes de grisaille utilisées et le large emploi du jaune d'argent assurent un rendu plein de vie, rehaussé par les nombreuses nuances de couleurs.
Le Jugement s'étale sur quatre lancettes et n'est constitué que d'une scène. C'est une verrière dite «unifiée». En 1531, c'est même l'une des premières verrières unifiées posées à Paris.
L'auteur du vitrail, d'abord inconnu, a été appelé le Maître de Montmorency, un artiste parisien de génie qui fut au service du connétable Anne de Montmorency, après avoir réalisé cinq verrières pour des églises de la capitale.
Après des recherches savantes et des comparaisons pointues entre dessins et vitraux, les historiens sont parvenus à la conclusion que l'auteur du vitrail de la Sagesse de Salomon était Jean Chastellain, déjà auteur des verrières de la chapelle de la Vierge en 1517.
Cette conclusion n'a rien d'immédiat car l'art de cet artiste est difficile à saisir. Son style a évolué grandement au cours de sa carrière «en fonction des progrès de son art et de l'origine des modèles qui lui servaient de source d'inspiration», écrit Guy-Michel Leproux dans l'ouvrage cité en source.
Notons enfin que le peintre verrier Robert Pinaigrier, dont le nom est inscrit dans un cartouche du socle architectural n'a rien à voir avec cette verrière.
Source : Vitraux parisiens de la Renaissance, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, 1993.


Baie 16 : la Sagesse de Salomon
Jean Chastellain, 1531. Restauré en 1868.
Salomon est placé à gauche. Au centre, agenouillée, la vraie mère. Derrière elle, debout, la mauvaise mère.


La Sagesse de Salomon : le Sacrifice et le Songe de Salomon à Gabaon (Jean Chastellain, 1531).

«Le Bon Samaritain» de Henri-Joseph Forestier.
Deuxième quart du XIXe siècle.
«««--- La Résurrection par Sylvie Gaudin, XXe siècle.
Baie 12 dans la chapelle Le Tellier.

Baie 18, détail : la Condamnation de saint Gervais et de saint Protais.
Partie principale du vitrail, deuxième quart du XVIe siècle.
Restauré par Prosper Lafaye en 1864.

Baie 18, détail : la Condamnation des saints Gervais et Protais.
Deuxième quart du XVIe siècle.
Restauré par Prosper Lafaye en 1864.

Baie 18, tympan, détail : Dieu le Père faisant couronner
la Vierge par un ange.
Deuxième quart du XVIe siècle.

«Tu es Pierre», tableau du XIXe siècle
Chapelle Saint-Pierre.

Baie 18, détail : un courtisan dans la scène de la Condamnation
des saints Gervais et Protais, 2e quart du XVIe siècle.

Baie 15, tympan : légende de Marie-Madeleine et du comte de Provence.
Vers 1500.

Baie 15, détail du tympan :
le Ravissement de Marie-Madeleine.

Baie 15, détail du tympan :
dernière communion de Marie-Madeleine.
LA CHAPELLE DE BRÉGY DANS LE DÉAMBULATOIRE SUD

La chapelle de Brégy et le bas-côté sud.
Les peinture murales de la chapelle de Brégy sont d'Alexandre Hesse (1806-1879).
L'artiste a illustré des épisodes de la vie légendaire des deux saints d'une manière très théâtrale.

Fragment du monument funéraire de Michel Le Tellier (1603-1685) dans la chapelle de Brégy.
Œuvre de Pierre Mazeline (1632-1708) et de Simon Hurtrelle (1648-1724)
d'après les dessins de Jules Hardouin-Mansart.

La chapelle de Brégy.
Hormis les trois grandes peintures murales d'Alexandre Hesse (1806-1879), la chapelle de Brégy abrite le fragment du monument funéraire de Michel Le Tellier (1603-1685), une œuvre du XVIIe siècle conçue d'après les dessins de Jules Hardouin-Mansart. Tout à côté, on peut aussi admirer trois priants : ceux de la famille Potier, mari, femme et fils.
Les deux vitraux sont modernes. Au total, l'artiste Sylvie Gaudin a réalisé cinq représentations très futuristes des grands thèmes du christianisme (Nativité, Crucifixion, Pentecôte, Résurrection, etc.) Trois sont données dans cette page.


Translation des corps de saint Gervais et saint Protais
Peinture murale d'Alexandre Hesse (1806-1879).
Chapelle de Brégy.

Découverte des corps de
saint Gervais et saint Protais
Peinture murale par Alexandre Hesse

Marguerite de Piney Luxembourg
Priante en marbre
Chapelle de Brégy, Famille Potier

La Religion, détail.
Fragment du monument funéraire de Michel Le Tellier dans la chapelle de Brégy.

Tête humaine d'un support.
Fragment du monument funéraire
de Michel Le Tellier
dans la chapelle de Brégy.

Saint Gervais et saint Protais refusent de sacrifier aux idoles, détail.
Peinture murale d'Alexandre Hesse dans la chapelle de Brégy.

Vue d'ensemble de la famille Potier dans la chapelle de Brégy.
LA CHAPELLE DE LA PIÉTA DANS LE DÉAMBULATOIRE NORD

Chapelle de la Piéta et chapelle Sainte-Geneviève-et-sainte-Barbe
dans le déambulatoire nord.

Le visage de la Vierge dans la Piéta
de Jean-Pierre Cortot (1787-1843).

Le visage du Christ mort dans la Piéta
de Jean-Pierre Cortot (1787-1843).

«Le Bon Berger»
dans un retable de la chapelle de la Piéta
XIXe siècle.

«Ecce Homo»
de Jean-Pierre Cortot (1787-1843)
Chapelle de la Piéta.

«Moïse frappant le rocher»
par Sébastien Norblin de la Gourdaine
(1796-1884)
Peinture murale datée de 1868
dans la chapelle de la Piéta.
L'ouverture dans le mur ---»»»
donne accès à la chapelle
Sainte-Geneviève-et-sainte-Barbe
où l'on voit le Christ en croix
d'Antoine-Auguste Préault (1809-1879).

La Piéta de Jean-Pierre Cortot (1787-1843) est entourée des anges adorateurs de Lebœuf-Nanteuil.
La peinture murale au-dessus illustre «Les Œuvres de miséricorde»
par Sébastien Norblin de la Gourdaine (1796-1884).
Chapelle de la Piéta.

La chapelle de la Piéta.
Cette chapelle latérale nord, très bien éclairée par deux vitraux en verre blanc, propose une très belle Piéta de Jean-Pierre Cortot (1787-1843) entourée de deux anges en adoration du sculpteur Lebœuf-Nanteuil. Jean-Pierre Cortot a également ciselé un bel Ecce Homo, riche en draperies.
Le peintre Sébastien Norblin de la Gourdaine (1796-1884) a enrichi les murs de quatre belles peintures murales dont Les Œuvres de miséricorde (peinture donnée ci-dessus) et Jésus et les Évangélistes (ci-dessous) montrant les évangélistes écrivant sous l'inspiration du Christ.
L'une des deux baies possède, dans son tympan, un reste de vitrail Renaissance qui illustre le martyre de saint Jacques (scène donnée plus bas).


Une vue de la chapelle de la Piéta.
Peintures murales : «Moïse reçoit les tables de la Loi» et «Jésus et les évangélistes»
par Sébastien Norblin de la Gourdaine (1796-1884).
LA CHAPELLE SAINTE GENEVIÈVE-ET-SAINTE BARBE DANS LE DÉAMBULATOIRE NORD

La Descente de croix
Groupe sculpté par Edme-Étienne Gois (1765-1836).
Chapelle Sainte-Geneviève-et-sainte-Barbe.

Baie 7 : Apparitions et Résurrection du Christ.
Lancette de l'atelier Gsell et Laurent. XIXe siècle.
Tympan : scènes de la Passion, début du XVIe siècle.

Jésus au jardin des Oliviers secouru par un ange.
Antoine Bouzonnet, XVIIIe siècle.
Chapelle Sainte-Geneviève-et-sainte-Barbe.

La Descente de croix, détail : la Vierge.
Edme-Étienne Gois (1765-1836).

La Descente de croix, détail : Joseph d'Arimathie.
Edme-Étienne Gois (1765-1836).

Baie 7, détail : «Noli me tangere»
«Ne me touche pas» ou la rencontre
du Christ ressuscité et de Marie-Madeleine.
Atelier Gsell et Laurent,
XIXe siècle.

Baie 11, détail : le Martyre de saint Jacques.
1er quart du XVIe siècle. Chapelle de la Piéta.

Baie 7, tympan : Flagellation, Baiser de Judas et Crucifixion.
Début du XVIe siècle.

Baie 7, tympan : la Déploration
Début du XVIe siècle.

«La Décollation de saint Jean-Baptiste»
de Claude Vignon (1593-1670).

Le Christ en croix
Antoine-Auguste Préault (1809-1879)

Le Christ en croix
Antoine-Auguste Préault (1809-1879), détail.

Baie 9, détail du tympan : illustration de la prise de Damiette.
Histoire de sainte Isabelle et de saint Louis
Début du XVIe siècle.

Le Christ en croix.
Cette œuvre d'Antoine-Auguste Préault (1809-1879) a créé un petit scandale à l'époque de sa création. En effet, elle viole les règles de la représentation de la Crucifixion qui exigent un Christ avec la tête baissée, plus méditatif que souffrant.
Avec sa tête rejetée sur le côté, ses bras aux muscles crispés et sa bouche d'où semble exhaler un râle, Préault a sculpté un Christ très expressif où l'on ne lit que souffrance.
Ce Christ en croix est rejeté contre un mur de la chapelle Sainte-Geneviève-et-Sainte-Barbe. Il semble hors de question de le placer dans le chœur...


Baie 9, détail du tympan :
Deuxième enterrement de sainte Isabelle
(Histoire de sainte Isabelle et de saint Louis).

Baie 9, détail du tympan :
Miracle de saint Louis devant le cercueil de sa sœur.
(Histoire de sainte Isabelle et de saint Louis)
Début du XVIe siècle.

Baie 9, tympan : histoire de sainte Isabelle et de saint Louis, surmontée par le Père c éleste.
Début du XVIe siècle
La partie basse est moderne.
LA CHAPELLE AXIALE DITE «DE LA VIERGE»

Partie nord de la chapelle de la Vierge
avec ses vitraux et ses peintures murales.

La chapelle de la Vierge.
Par sa profondeur, elle rappelle celles de la cathédrale d'Évreux et de la cathédrale de Rouen.
La chapelle d'axe de Saint-Gervais a été achevée en 1517. L'imposante clé de voûte porte en effet l'inscription : PARFAITTE EN L'AN 1517 EN JUILLET FVS PEINT EN 1[5]52.
Ensuite, les travaux de construction des chapelles sud ralentirent, sans doute à cause du procès intenté par les religieux de l'Hôtel-Dieu Saint-Gervais à propos des chapelles nord déjà bâties.
La chapelle fut restaurée par l'architecte Baltard dans la seconde moitié du XIXe siècle.
La chapelle est un haut lieu artistique de l'église. La Renaissance y a laissé sa griffe dans l'architecture et les vitraux. Le XIXe siècle, dans les peintures, le retable et une statue de la Vierge.
Cette statue ciselée par Eugène-André Oudiné (1810-1887) ne brille pas d'un génie particulier. On pourra préférer celle de Jean-Baptiste Pigalle à l'église Saint-Eustache à Paris
Les trois verrières axiales, datées de 1517, illustrent des scènes de la vie de la Vierge. Elles sont de Jean Chastellain, à qui l'on doit aussi le vitrail de la Sagesse de Salomon dans une chapelle sud.
Les peintures du XIXe siècle, dues à Pierre-François Delorme (1783-1859), illustrent, elles aussi, des scènes de la vie de la Vierge enrichies des vertus.
Les vitraux au nord montrent un restant d'Arbre de Jessé du XVIe siècle avec la Vierge et les patriarches Isaac et Abraham. Cet Arbre a été complété partiellement au XIXe par l'atelier Gsell (ajouts de David, Jacob et Salomon).


Le retable de la chapelle de la Vierge.

La Vierge à l'Enfant
Eugène-André Oudiné (1810-1887).

Les vitraux des trois baies centrales de la chapelle de la Vierge sont de Jean Chastellain, 1517.
Ils illustrent des scènes de la vie de la Vierge.

La Vierge à l'Enfant, détail.
Eugène-André Oudiné (1810-1887).

Scènes de la vie de la Vierge
Pierre-François Delorme (1783-1859).
Chapelle de la Vierge.

La clé de voûte de la chapelle de la Vierge a un diamètre de 2,5 mètres.
Ses liernes, tiercerons et petites clés pendantes sont de style gothique,
bien que la chapelle ait été achevée en 1517, au début de la Renaissance.

Peinture de quatre vertus par Pierre-François Delorme (1783-1859).
Chapelle de la Vierge.

Baie 3, tympan : l'ARBRE DE JESSÉ de la chapelle de la Vierge.
La partie haute est du XVIe siècle : la Vierge et les patriarches Isaac et Abraham.
Les trois personnages du bas (David, Jacob patriarche et Salomon) sont
du XIXe siècle (atelier Gsell).

Baie 0, détail : le Mariage de la Vierge (restauré) et la Vierge au temple, 1517.
Vitrail de la baie d'axe dans la chapelle de la Vierge.
«««--- Baie 1, détail : la Rencontre à la Porte dorée
Vitrail de Jean Chastellain, 1517, tympan de la baie.
Voir une présentation de la Rencontre à la Porte dorée
à l'église Sainte-Jeanne d'Arc à Rouen.

La Justice
L'une des vertus peintes au XIXe siècle
par Pierre-François Delorme (1783-1859).

Baie 3, tympan : David dans l'Arbre de Jessé
Atelier Gsell, XIXe siècle.

Baie 3, tympan : Isaac patriarche.

Baie 3, tympan : Abraham patriarche, XVIe siècle.

Baie 2, détail : la Visitation par Jean Chastellain, 1517.
Chapelle de la Vierge.

Baie 2, détail : le doute de Joseph et la Nativité par Jean Chastellain, 1517.
Chapelle de la Vierge.
L'ORGUE DE TRIBUNE DE LA DYNASTIE DES COUPERIN

La nef et l'orgue de tribune vus depuis le chœur.
Les grandes verrières historiées de l'église ne masquent pas la lumière.
Saint-Gervais bénéficie d'une bonne luminosité.

L'orgue de tribune tenu par la famille Couperin de 1656 à 1826.
Au second plan, un vitrail contemporain
de Claude Courageux.
illustrant la Jérusalem céleste

L'orgue de tribune.
C'est un spécimen unique à Paris des orgues des XVIe et XVIIe siècles.
D'abord construit dans le transept sud en 1601 par le facteur Mathieu Langhedul d'Ypres, l'orgue est transféré en 1628 sur la tribune occidentale, une fois celle-ci achevée.
Le grand buffet date de 1601. Il a été décoré en 1759 par Fichon.
L'instrument, enrichi à trois reprises (XVIIe et début du XVIIIe siècle), est desservi, de 1656 à 1826, par la dynastie des Couperin.
Dans cette dynastie, on retiendra Louis Couperin (1626-1661) qui fut gambiste et claveciniste, et surtout François Couperin (1668-1733), dit «le Grand», organiste officiel de Saint-Gervais de 1685 à 1723.
Source : panneau dans la nef.


L'ange qui soutient le positif.

La tribune et ses anges.

Le positif date de 1763. Les ornements et les sculptures
sont de N. Rebillé, sculpteur du Roy.

Documentation : «Paris d'église en église», édition Massin
+ «Les églises flamboyantes de Paris» par Agnès Bos, éditions Picard
+ «Les vitraux de Paris, de la Région parisienne, de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais», Corpus Vitrearum
+«Vitraux parisiens de la Renaissance», Délégation à l'action artistique de la ville de Paris
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», Letouzey et Ané, 1936.
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