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L'église Saint-Gervais-Saint-Protais,
située en face de l'Hôtel de ville de Paris,
est l'une des plus belles de la capitale. Ses vitraux d'époque Renaissance
sont remarquables.
L'édifice est conçu par les marguilliers de la paroisse comme une
refonte et un agrandissement d'une précédente église consacrée en
1420. Il fallut près de cent cinquante ans pour le bâtir. On éleva
d'abord les chapelles du chœur au nord, celle de l'axe, puis celles
au sud. On refit ensuite le vaisseau central du chœur. La façade
occidentale, où s'imposent les trois ordres classiques, n'est achevée
qu'en 1621. Cette façade va servir de modèle à d'autres églises
parisiennes.
À la Révolution, Saint-Gervais restera fermée pendant quelques années.
Elle est rouverte sous le Directoire et souffrira peu de la tourmente.
En 1802, elle retrouve son statut de paroisse catholique. En 1918,
un obus allemand
tombe sur le transept, pendant l'office du Vendredi Saint, tuant
près d'une centaine de personnes.
L'église a fait l'objet d'une restauration approfondie au début
du XXIe siècle.
L'architecte de Saint-Gervais-Saint-Protais reste inconnu. Cependant
les historiens ont de bonnes raisons d'en attribuer les plans à
Martin Chambiges.
L'église possède une nef étroite, marquée par un effet d'élancement
très étudié. Saint-Gervais s'inscrit dans l'histoire des églises
Renaissance de Paris,
au style gothique flamboyant, avec Saint-Étienne-du-Mont,
Saint-Germain-l'Auxerrois,
Saint-Séverin
et Saint-Merry.
Le XIXe siècle a orné ses nombreuses chapelles de peintures murales
que l'exiguïté de l'architecture ou les reflets de la lumière ne
permettent pas toujours d'apprécier à leur juste valeur.
Dans le chœur (librement accessible), des stalles
du XVIe siècle enchanteront le visiteur : les miséricordes.offrent
une variété de scènes de la vie courante et de petits métiers.
Au second niveau de la nef et du chœur, de belles et grandes verrières
du XVIe siècle illuminent l'église. Jean Cousin serait l'auteur
des dessins de trois d'entre elles. Les vitraux de la chapelle
de la Vierge et le célèbre vitrail de la Sagesse
de Salomon dans une chapelle sud du déambulatoire sont dus au
talent de Jean Chastellain.
La seconde
page consacrée à cette église vous propose l'intégralité des
grandes verrières de la nef et du chœur.
À noter que les anciens verres blancs des verrières disparues ont
été remplacés par des créations d'artistes modernes (Le Chevallier,
Claude Courageux et Sylvie Gaudin). Quelques-unes de ces créations
abstraites sont données ici. Pour ce qui est du culte, depuis 1975,
l'église Saint-Gervais n'est plus paroissiale, mais affectée aux
liturgies monastiques des Fraternités de Jérusalem.
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Vue d'ensemble de la nef et du chœur
pendant un office des moines des Fraternités monastiques de Jérusalem. |

La façade de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais est orientée
vers l'ouest.
En été, le feuillage d'un orme vient cacher la vue. Au Moyen
Âge, on avait l'habitude
de planter un orme devant les églises dédiées aux saints martyrs. |

Le chevet de l'église abrite la chapelle axiale dite «de la
Vierge». |
«Paris, église Saint-Gervais»
de Maximilien Luce (1858-1941) ---»»»
Huile sur toile, 1897
VERSAILLES, MUSÉE
LAMBINET |
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La
chapelle des Fonts baptismaux.
Elle date du début du XVIIe siècle quand l'architecte
Clément II Métezeau a raccroché à la nef sa façade (achevée
en 1621) construite en avant de l'église. Il a ainsi
créé une travée supplémentaire pour servir de lien.
Au nord et au sud, cette travée a été fermée par une
chapelle à pans octogonaux.
S'il commence sa visite par cette petite chapelle, le
visiteur sera tout de suite plongé dans la richesse
principale de l'église : ses vitraux Renaissance.
Le baptistère abrite, dans ses baies 29 et 31, deux
grandes verrières dont la partie centrale est occupée
par une scène historiée.
La baie
n°29 présente un Baptême du Christ peint
à l'émail et daté de 1625. Les visages du Christ et
de Jean-Baptiste sont donnés en gros plan ci-dessous.
Le vitrail est entouré d'une bordure
à palmettes.
La seconde scène (baie
n°31) est datée de l'année 1620. Dans la lancette
gauche, on voit saint Jean baptisant. Dans la lancette
droite, saint Nicolas bénit les trois enfants qu'il
vient de ressusciter. Le Corpus Vitrearum indique
que cette baie a été offerte par le marguillier Jehan
Nicolas.
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Saint Jean et saint Matthieu couronnent
l'ordre ionique de la façade. |

La porte centrale de la façade.
Œuvre du menuisier Antoine de Hancy.
XVIIe siècle. |
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Architecture
extérieure.
L'église Saint-Gervais n'est pas l'église Saint-Eustache.
Il est impossible d'admirer ses côtés de loin. Au nord,
l'édifice est caché en presque totalité par des bâtiments
dits du «pourtour-Saint-Gervais», construits par l'architecte
Legrand en 1733 pour la fabrique de la paroisse. Au
sud, un étroit passage longe le mur sans possibilité
de recul. Il reste le chevet et la façade.
La façade de Clément II Métezau, élève de Salomon
de Brosse, est digne d'éloges. C'est la première érigée
en style classique à Paris.
On est en 1616 et cette façade est en fait un ajout
à l'église déjà construite. L'architecte la colle à
la nef gothique en créant une travée supplémentaire
dont les extrémités sont chacune fermées par une chapelle
en quart de cercle ogival (par exemple la chapelle des
Fonts baptismaux).
Les trois ordres classiques (dorique, ionique et corinthien)
font la beauté de la façade.
Le premier niveau accueille quatre paires de colonnes.
Celles-ci se prolongent sur le deuxième niveau où elles
abritent, dans deux niches, les statues des saints légendaires
Gervais et Protais.
Gervais, donné ci-contre, est sculpté par Antoine-Auguste
Préault (1809-1879), Protais par Antonin Moine
(1796-1849).
L'ordre ionique du deuxième niveau est couronné par
saint Matthieu et saint Jean. Le troisième niveau, d'ordre
corinthien, parachève l'élégance de la façade. Deux
paires de colonnes entourent une grande verrière. Le
tout est surmonté d'un fronton curviligne, évidé en
son centre.
Salomon de Brosse, à qui l'on a attribué, dès la seconde
moitié du XVIIe siècle, la paternité de la façade, a
inauguré un style. La façade de Saint-Gervais annonce
l'arrivée du baroque et va servir de modèle en France
et en Europe.
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Saint Gervais et saint Protais
accompagnent l'ordre ionique
au deuxième niveau de la façade.

Ici, saint Gervais (reconnaissable
au fouet qu'il tient dans la main) est sculpté
par Antoine-Auguste Préault (1809-1879). |
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Chapelle des Fonts baptismaux et les baies 29 et 31. |

Baie 29, détail : Jésus baptisé par saint Jean-Baptiste.
Année 1625. |

Baie 29, détail : saint Jean baptisant le Christ.
Année 1625. |

Baie 29 : bordure
à palmettes.
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Notre-Dame de Bonne Délivrance.
Statue de la fin du XIVe siècle.
C'est la statue la plus ancienne de l'église. |
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La cuve baptismale date du XVIIe siècle. |

Baie 29 : le Baptême de Jésus, 1625 (peinture à l'émail).
Baptistère. |

Plan de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais.
L'édifice fait 76 mètres de long. |

Les bénitiers de l'église Saint-Gervais
sont du XVIIe siècle. |
Notre-Dame de Bonne
Délivrance, détail ---»»»
Fin du XIVe siècle. |
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| LES CHAPELLES
LATÉRALES DE LA NEF |
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Le bas-côté sud de la nef et ses chapelles latérales
qui resplendissent de vastes peintures murales du XIXe siècle. |

Le Père céleste et le Christ adorés par
les nations
Peinture murale de Félix Jobbé-Duval dans la chapelle commémorative. |
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Chapelle
commémorative de la catastrophe du 29 mars 1918.
Au début de l'année 1918, l'armistice de Brest-Litovsk
permet à l'Allemagne de lancer une vaste offensive à
l'Ouest. Les Allemands se rapprochent de Paris.
Vers Laon, avec des canons installés sur rail, ils se
mettent à bombarder la capitale. Le 29 mars, un obus
de gros calibre tombe sur la nef de Saint-Gervais. L'église,
où la messe du Vendredi Saint va commencer, est comble.
L'obus perfore une partie de la voûte qui s'effondre
sur les fidèles, tuant 89 personnes et en blessant 90
autres. L'émoi est immense, la barbarie allemande, une
nouvelle fois conspuée.
La chapelle commémorative abrite un bas-relief à la
mémoire des victimes. Il est surmonté d'un vitrail moderne
aux teintes claires. ce qui provoque un contre-jour
fâcheux qui empêche d'apprécier le monument.
Le vitrail moderne est surmonté d'un très beau
vitrail Renaissance du XVIe siècle donné ci-dessous.
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«Le Martyre de saint Pétronille»
par Barbieri Giovanni (dit le Gerchin), XVIIe siècle. |

Jésus chez Marthe et Marie (XVIIe siècle).
On reconnaît Marthe qui vient chercher sa sœur Marie pour
qu'elle aide aux cuisines et Jésus qui lui fait la leçon. |
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Baie 28, tympan : Le Jugement dernier.
Le Christ est entouré de la Vierge et de saint Jean.
Seconde moitié du XVIe siècle.
Chapelle commémorative de la catastrophe du 29 mars 1918. |
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Bas-relief à la mémoire des victimes de l'obus allemand.
Chapelle commémorative de la catastrophe du 29 mars 1918.
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La construction
de l'église Saint-Gervais.
À l'époque gothique, les maîtres d'œuvre avaient l'habitude
de bâtir d'abord le vaisseau central et le chœur d'une grande
église, le tout soutenu par une série d'arcs-boutants. Les
chapelles adjacentes, surtout les chapelles latérales de la
nef, étaient érigées dans un deuxième temps, entre les arcs
boutants. Les travaux étaient financés par de riches familles
ou des corporations de la ville. Ces chapelles pouvaient voir
le jour plusieurs décennies après l'achèvement du vaisseau
central, voire deux siècles comme ce fut le cas à la cathédrale
d'Amiens.
À Saint-Gervais, le déroulement de la construction de l'église
actuelle sur l'édifice qui existait déjà au début du XVe siècle
est presque inversé.
La première église comprend un vaisseau central et un chœur.
Vers 1480, les marguilliers décident de rebâtir l'édifice
et de l'agrandir. Malheureusement, il est enserré dans un
réseau de maisons et d'hôtels particuliers. Il y a même un
hospice, l'Hôtel-Dieu Saint-Gervais, tenu par des religieux.
Il faut donc argumenter, convaincre, acheter les terrains,
puis y faire construire les chapelles. Il faut aussi compter
sur la réaction des voisins et anticiper... une éventuelle
mauvaise foi.
Ainsi, en 1483, les religieux de l'Hôtel-Dieu autorisent les
marguilliers à utiliser les terrains, situés au nord, qui
séparent l'hospice et l'église. Ils pourront y installer le
charnier et y construire les bâtiments qu'il leur plaira.
En 1522, ces mêmes religieux intentent un procès aux marguilliers
devant le Parlement de Paris : ils trouvent que ceux-ci ont
trop construit ! Sont en litige les quatre chapelles
au nord du chœur.
La construction des quatre chapelles du déambulatoire sud
se fit sans recours à la justice, mais il fallut plus de temps.
La chapelle
de Brégy, notamment, est bâtie sur un terrain qui appartenait
au Temple. Les marguilliers voulaient assurer la symétrie
des deux chapelles qui se trouvent de chaque côté de la chapelle
d'axe. Pas question de se contenter d'une chapelle réduite.
L'occasion d'acheter cette parcelle de terrain ne se présenta
pas avant le début du XVIIe siècle. La chapelle
de Brégy fut achevée en 1623, soit presque cent cinquante
ans après le début de la construction de la nouvelle église.
Le vaisseau central du chœur
a-t-il été construit avant ou après l'achèvement des chapelles
du déambulatoire ? Agnès Bos, dans son livre sur les
églises flamboyantes de Paris, pose la question. En prenant
exemple sur l'église Saint-Étienne-du-Mont
et sur l'analyse publiée en 1938 par l'abbé Brochard, premier
historien de l'église Saint-Gervais, elle opte pour une construction
du vaisseau central du chœur
postérieure à l'année 1530, «date à laquelle les chapelles
méridionales sont terminées». Et la date de 1540, qui se trouve
sur la clé de voûte du sanctuaire, marquerait - souligne-t-elle
- l'achèvement du chœur de Saint-Gervais.
En tout état de cause, il semble donc logique que le maître
d'œuvre ait commencé par les chapelles et qu'il ait terminé
par le vaisseau central.
Source : Les églises flamboyantes
de Paris par Agnès Bos, éditions Picard, 2003.
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La chaire à prêcher a été modifiée
au XIXe siècle.
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Saint Jean et l'aigle (XIXe siècle).
Statue en bronze accompagnant la chaire à prêcher. |

La Charité sur le panneau central de la cuve
de la chaire à prêcher. |
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La chaire
à prêcher. La cuve est ornée de trois bas-reliefs
en bois représentant les vertus théologales. La chaire est
embellie de quatre belles statues en bronze des Évangélistes.
Elles sont dues à Charles-François Lebœuf-Nanteuil (1792-1865)
et Charles-René Laitié (1872-1862).
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Saint Luc et le taureau (XIXe siècle)
Statue en bronze accompagnant la chaire à prêcher. |
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Architecture.
Bien que construite sur plus d'un siècle, l'église Saint-Gervais
offre une nef très homogène.
Le vaisseau central, bordé de hautes arcades, est assez
étroit. L'élévation, qui culmine à 25 mètres, est à
deux niveaux (comme la plupart des églises Renaissance
de Paris),
la hauteur de chaque niveau étant sensiblement la même.
Les niveaux sont séparés par une fine moulure qui s'interrompt
au passage des colonnettes. Ces dernières s'élèvent
sans interruption depuis les socles jusqu'à la naissance
des voûtes, accentuant l'effet d'élancement de la nef.
Trois éléments se conjuguent pour renforcer cette impression
d'élancement (qui paraît indispensable pour ne pas avoir
la sensation d'être écrasé dans une nef étroite) :
- les colonnettes qui se dressent sans interruption ;
- les voûtes qui retombent assez haut, juste sous le
tympan des grandes verrières ;
- les nervures des ogives, des liernes et des tiercerons
qui retombent en pénétration, à leur point de rencontre.
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Le retable et l'autel de la chapelle Saint-Laurent. |
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Trois clés de voûte dans les
bas-côtés nord et sud. |
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La Dormition de la Vierge, fin du XIIIe siècle
Soubassement de l'autel de la chapelle Saint-Laurent.
On donne ici la copie qui a été faite de cette
œuvre du XIIIe siècle
et qui se trouve dans le soubassement du maître-autel. |

La Rencontre à la Porte dorée
Peinture murale de la chapelle Sainte-Anne.
On a ici une version très «soft» de cette
rencontre. Pour avoir des explications sur
cet événement biblique qui a tant inspiré
les peintres, voir l'église Sainte-Jeanne
d'Arc à Rouen. |

Les clés de voûte
de la chapelle Sainte-Anne. |
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La nef et son élévation sud.
La petite moulure horizontale qui sépare les deux niveaux
de l'élévation vient
à peine troubler l'impression d'élancement voulue
par l'architecte. |

Le Martyre de saint Laurent (XIXe siècle)
Peinture murale dans la chapelle latérale Saint-Laurent. |

Les retombées en pénétration, que ce soit
des voûtes ou des arcades dans les bas-côtés,
sont bien visibles dans cette photographie (voir encadré
plus haut).
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Le haut du retable de la chapelle Sainte-Anne. |
| «««---
La chapelle latérale Sainte-Anne dans le bas-côté
nord. |
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Accueil de Marie au temple, XIXe siècle.
Peinture murale de la chapelle Sainte-Anne.
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Baie 26 : saint Nicolas et sainte Catherine.
Année 1620. Chapelle Sainte-Catherine. |
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Accueil
de Marie au temple.
Dans cette peinture murale, le peintre a donné à la petite
Marie l'impression d'être un zéphir entrant dans le Temple.
La légèreté qui embrasse toute sa silhouette est remarquable.
Sa position légèrement penchée vers l'avant, accentuée par
le rejet vers l'arrière de son vêtement qui vole au vent,
fait même croire qu'elle va tomber ! En fait, son pied
droit est posé sur la dernière marche de l'escalier, ce qui
assure son équilibre.
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«Ecce Homo», tableau du XIXe siècle. |

Le réseau étoilé de la voûte de la nef.
Les retombées en pénétration contribuent à l'impression
d'élancement que l'architecte a voulu donner à la nef. |

La chapelle Sainte-Catherine dans le bas-côté sud. |

Le retable de la chapelle Sainte-Philomène
et le Christ en croix attribué à Quentin Varin. |
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Sainte Philomène refuse la couronne impériale.
Constant-Félix Smith, 2e quart du XIXe siècle.
(Petite scène de la vie de sainte Philomène
accompagnant le tableau de Quentin Varin). |

Sainte Philomène sauvée par les anges.
Constant-Félix Smith, 2e quart du XIXe siècle.
(Petite scène de la vie de sainte Philomène
accompagnant le tableau de Quentin Varin.) |
| «««--- La voûte de
la chapelle Sainte-Philomène et ses clés. |
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Baie 26, détail : «Les Confrères du Saint-Nom
de Jésus»
Rondel daté de 1600. |

«Le Christ en croix»
Tableau attribué à Quentin Varin (vers 1570-1634)
Chapelle Sainte-Philomène. |
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| LE TRANSEPT DE
L'ÉGLISE SAINT-GERVAIS-SAINT-PROTAIS |
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Le croisillon nord du transept
avec l'autel de la chapelle du Sacré-Cœur et son petit
orgue moderne.
Les croisillons du transept ne sont pas saillants. |

Baie 21, détail : apparition du Sacré-Cœur à Marie-Marguerite
Alacoque.
Transept nord, XIXe siècle. |

Baie 118 : Moïse et Élie.
Vitrail moderne de Claude Courageux
Transept sud. |

La voûte à la croisée du transept.
Dans le coin du bas à droite, les vitraux en verre blanc
sont ceux de la tribune du transept, sur le côté
nord. |

«Le Martyre de sainte Juliette et de son fils saint Cyr»
Tableau de François-Joseph Heim (1787-1865) dans le transept
nord. |

Vue d'ensemble du transept sud.
Au nord et au sud, le premier niveau du transept est coiffé
d'une voûte
avec clés pendantes. La voûte au sud est la plus riche. |

La voûte du premier niveau du transept sud. |

Le retable du transept sud
et son tableau du XVIIe siècle illustrant la Pentecôte. |
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Baie 19, détail : un ange jouant du violon
XIXe siècle. |

Clé pendante au centre de la voûte du transept
nord. |
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Les
Scènes de la Passion.
Le croisillon nord de l'église Saint-Gervais conserve
une remarquable œuvre d'art du XVIe siècle : les Scènes
de la Passion, peintes par l'artiste allemand Heinrich
Aldegraever (1502-1558).
Cette œuvre, digne d'admiration, contient encore toute
la palette archaïque des primitifs allemands. Les historiens
d'art y décèlent néanmoins les premières traces des
nouveautés apportées par la peinture italienne.
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Scènes de la Passion par Heinrich Aldegraever (1502-1558)
Transept nord.
Le tableau étant protégé par du verre, il est difficile d'éviter
les reflets. |

Scènes de la Passion, détail : la Déploration
Heinrich Aldegraever (1502-1558). |

Scènes de la Passion, détail : la Résurrection
Heinrich Aldegraever (1502-1558). |
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Le transept sud, ses boiseries et ses vitraux modernes. |

Clé pendante au centre de la voûte du transept
sud.
C'est la plus belle et la plus imposante
des clés pendantes de l'église Saint-Gervais. |

«Saint Ambroise refusant l'entrée du temple
à l'empereur Théodose», 1826
par Louis-charles Couder (1790-1873) |
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Saint
Ambroise refusant l'entrée du temple à l'empereur Théodose.
Pour les explications de cette scène qui
n'a vraisemblablement jamais existé, on se reportera
au grand tableau plus expressif du peintre Lenepveu,
sur le même thème, à l'église Saint-Ambroise
à Paris.
L'empereur Théodose y est accompagné de son épouse.
Tous deux sont couverts de bijoux.
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| LE CHŒUR DE L'ÉGLISE
SAINT-GERVAIS ET SES STALLES DE L'ANNÉE 1500 |
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Le chœur et ses grandes arcades
Au premier plan : les stalles des XVIe et XVIIe siècles. |

Deux stalles et leurs sellettes de miséricorde dans le chœur.
Les miséricordes permettaient aux chanoines de se reposer quelque
peu, en position debout,
pendant les cérémonies qui duraient plusieurs heures. |

Saint Jean et l'aigle
dans une jouée des stalles. |

Un prophète dans une jouée des stalles. |

Deux artisans dans une sellette de miséricorde. |

Un changeur et ses clients (?)
dans une sellette de miséricorde . |

Statue de saint Gervais en bois
à côté du maître-autel.
Œuvre de Michel Bourdin (vers 1620). |
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Un tonnelier. |

Les tourneurs de broche. |

Un homme endormi. |
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| Trois sellettes
de miséricorde dans les stalles du chœur de Saint-Gervais. |
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Les
stalles. Point n'est besoin pour les Parisiens
d'aller à Amiens
s'ils veulent contempler de belles stalles. L'église
Saint-Gervais a tout ce qu'il faut pour les contenter.
Il n'y a pas les dossiers en partie haute, mais les
sellettes et les jouées des parties basses offrent des
scènes riches et variées. (Il faut d'ailleurs remercier
la paroisse de donner libre accès au chœur.)
Les stalles ont été mises en place sous les règnes de
François Ier et d'Henri II. Les jouées sont réservées
aux personnages bibliques, aux évangélistes, aux saints
et aux saintes (exemples à gauche).
Pour les sellettes (qui sont cachées quand le siège
est rabattu), les sculpteurs ont laissé libre cours
à leur imagination. Les sujets profanes se mélangent
aux têtes de grotesques, aux scènes de rue et aux corps
de métiers.
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Le maître-autel date du Premier Empire. |
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Le
maître-autel. Son soubassement abrite une
copie de la Dormition
de la Vierge. L'original, daté du XIIIe siècle, se trouve
dans le soubassement de l'autel de la chapelle latérale
nord Saint-Laurent.
De part et d'autre de l'autel prennent place les deux
statues de bois de Gervais et Protais, sculptées par
Michel Bourdin vers 1620.
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Le chœur et l'abside de l'église Saint-Gervais.
Les trois vitraux centraux de l'abside sont du XIXe siècle. |

Vitraux des trois baies d'axe (101, 100 et 102)
de l'abside
Seconde moitié du XIXe siècle
Saints Pierre et Paul, le Christ et la Vierge, saints Gervais
et Protais. |

Les grandes verrières du chœur et la voûte étoilée.
Sur la gauche, on voit deux grandes verrières du XVIIe siècle
attribuées
à Jean Cousin : la Résurrection de Lazare et la Guérison du
paralytique. |
«««--- Baie 102
: Saint Gervais et saint Protais.
Seconde moitié du XIXe siècle.
Vitrail de l'abside. |
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| LE DÉAMBULATOIRE
ET SES CHAPELLES |
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Peintures murales dans les chapelles du déambulatoire sud. |

Baie 14 : la Pentecôte par Sylvie Gaudin
Seconde moitié du XXe siècle
Chapelle Le Tellier. |

Chapelle Le Tellier.
Peintures du XIXe siècle sur le côté est. |

Baie 16 : la Sagesse de Salomon
Verrière de 1531 attribuée à Jean Chastellain.
Chapelle Saint-Jean-Baptiste.

L'un des plus beaux vitraux Renaissance des églises de
Paris.
La scène du Jugement est inspirée d'un dessin du Flamand Jan
de Beer.
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«L'Adoration des mages»
Claude Vignon (1593-1670). |

Sainte Geneviève arrête Attila et les Huns.
Peinture murale dans une chapelle sud du déambulatoire. |

Vue d'ensemble de la chapelle Le Tellier.
avec les vitraux modernes de Sylvie Gaudin.
Baies 12
et 14. |

Baie 16, détail : un courtisan
Jean Chastellain, 1531. |
Baie 10
: la Crucifixion par Sylvie Gaudin ---»»»
«Tout est accompli»
Seconde moitié du XXe siècle
Chapelle Le Tellier. |
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«Sainte Geneviève rendant la vue à
sa mère»
par Boulanger, deuxième quart du XIXe siècle.
Chapelle le Tellier. |
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Baie 16, détail du tympan : Salomon sur son trône
et la visite de la reine de Saba.
Vitrail de la Sagesse de Salomon. |
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Le
vitrail de la Sagesse de Salomon (1531).
C'est l'un des plus beaux vitraux de l'époque
Renaissance à Paris.
Grâce à une restauration récente qui a permis aux historiens
du vitrail de l'examiner de près, on dispose d'une longue
analyse critique sur cette œuvre dans l'ouvrage Vitraux
parisiens de la Renaissance, une analyse qui remet
en question tout ce qui a été écrit auparavant !
D'abord le titre. Le Jugement de Salomon ne concerne
que la scène centrale. Les scènes incluses dans les
ajours et le tympan conduisent à élargir le champ de
l'œuvre. Un meilleur titre est la Sagesse de Salomon.
On voit, en effet, dans les ajours de gauche le Sacrifice
et le Songe de Salomon à Gabaon et, dans ceux de
droite, la Visite
de la reine de Saba (donnée ci-dessus). On y voit
ainsi Salomon à deux époques de sa vie (il porte
une longue barbe quand il accueille la reine).
L'état de conservation de ce vitrail, créé en 1531,
est si exceptionnel que des experts du XXe siècle ont
pris des morceaux d'origine pour des restaurations du
XIXe ! Cependant, l'important socle architectural
sous la scène du Jugement est une restauration de 1868.
Qu'y avait-il donc à l'origine à cet emplacement ?
Sûrement pas les donateurs du vitrail en prière : il
n'y a pas assez de hauteur. Il faut plutôt imaginer
des armoiries qui auraient été cassées à la Révolution
et remplacées par une vitrerie incolore.
Le restaurateur de 1868, Joseph Félon, a aussi créé
un entablement de type Renaissance dans les écoinçons
losangés au-dessus de la scène principale.
Enfin, dans la scène du Jugement, il a refait la tête
des deux mères et celle de l'homme au chapeau, peint
de profil, à l'extrême droite de la scène.
Le vitrail est d'un très haut niveau technique. Le chatoiement
des couleurs éclipse l'importante proportion des verres
blancs. Lors de leur examen minutieux, les historiens
ont constaté aussi une grande maîtrise dans l'art de
la découpe : le peintre verrier a fait montre de virtuosité
dans des coupes savantes et dans l'emboîtement de formes
complexes. Les trois teintes de grisaille utilisées
et le large emploi du jaune d'argent assurent un rendu
plein de vie, rehaussé par les nombreuses nuances de
couleurs.
Le Jugement s'étale sur quatre lancettes et n'est
constitué que d'une scène. C'est une verrière dite «unifiée».
En 1531, c'est même l'une des premières verrières unifiées
posées à Paris.
L'auteur du vitrail, d'abord inconnu, a été appelé le
Maître de Montmorency, un artiste parisien de
génie qui fut au service du connétable Anne de Montmorency,
après avoir réalisé cinq verrières pour des églises
de la capitale.
Après des recherches savantes et des comparaisons pointues
entre dessins et vitraux, les historiens sont parvenus
à la conclusion que l'auteur du vitrail de la Sagesse
de Salomon était Jean Chastellain, déjà auteur
des verrières de la chapelle
de la Vierge en 1517.
Cette conclusion n'a rien d'immédiat car l'art de cet
artiste est difficile à saisir. Son style a évolué grandement
au cours de sa carrière «en fonction des progrès de
son art et de l'origine des modèles qui lui servaient
de source d'inspiration», écrit Guy-Michel Leproux dans
l'ouvrage cité en source.
Notons enfin que le peintre verrier Robert Pinaigrier,
dont le nom est inscrit dans un cartouche du socle architectural
n'a rien à voir avec cette verrière.
Source : Vitraux parisiens
de la Renaissance,
Délégation à l'action artistique de la ville de Paris,
1993.
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Baie 16 : la Sagesse de Salomon
Jean Chastellain, 1531. Restauré en 1868.
Salomon est placé à gauche. Au centre, agenouillée, la vraie mère.
Derrière elle, debout, la mauvaise mère. |
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La Sagesse de Salomon : le Sacrifice et le Songe de Salomon
à Gabaon (Jean Chastellain, 1531). |
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«Le Bon Samaritain» de Henri-Joseph Forestier.
Deuxième quart du XIXe siècle. |
«««--- La Résurrection
par Sylvie Gaudin, XXe siècle.
Baie 12 dans la chapelle Le Tellier. |
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Baie 18, détail : la Condamnation de saint Gervais et
de saint Protais.
Partie principale du vitrail, deuxième quart du XVIe siècle.
Restauré par Prosper Lafaye en 1864. |

Baie 18, détail : la Condamnation des saints Gervais
et Protais.
Deuxième quart du XVIe siècle.
Restauré par Prosper Lafaye en 1864. |

Baie 18, tympan, détail : Dieu le Père faisant couronner
la Vierge par un ange.
Deuxième quart du XVIe siècle.
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«Tu es Pierre», tableau du XIXe siècle
Chapelle Saint-Pierre. |

Baie 18, détail : un courtisan dans la scène de la Condamnation
des saints Gervais et Protais, 2e quart du XVIe siècle. |

Baie 15, tympan : légende de Marie-Madeleine et du comte de
Provence.
Vers 1500.
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Baie 15, détail du tympan :
le Ravissement de Marie-Madeleine. |

Baie 15, détail du tympan :
dernière communion de Marie-Madeleine. |
| LA CHAPELLE DE
BRÉGY DANS LE DÉAMBULATOIRE SUD |
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La chapelle de Brégy et le bas-côté sud.
Les peinture murales de la chapelle de Brégy sont d'Alexandre
Hesse (1806-1879).
L'artiste a illustré des épisodes de la vie légendaire
des deux saints d'une manière très théâtrale. |

Fragment du monument funéraire de Michel Le Tellier (1603-1685)
dans la chapelle de Brégy.
Œuvre de Pierre Mazeline (1632-1708) et de Simon Hurtrelle (1648-1724)
d'après les dessins de Jules Hardouin-Mansart. |
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La
chapelle de Brégy.
Hormis les trois grandes peintures murales d'Alexandre
Hesse (1806-1879), la chapelle de Brégy abrite le
fragment du monument funéraire de Michel Le Tellier
(1603-1685), une œuvre du XVIIe siècle conçue d'après
les dessins de Jules Hardouin-Mansart. Tout à
côté, on peut aussi admirer trois priants : ceux de
la famille Potier, mari, femme et fils.
Les deux vitraux sont modernes. Au total, l'artiste
Sylvie Gaudin a réalisé cinq représentations très futuristes
des grands thèmes du christianisme (Nativité, Crucifixion,
Pentecôte,
Résurrection,
etc.) Trois sont données dans cette page.
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Translation des corps de saint Gervais et saint Protais
Peinture murale d'Alexandre Hesse (1806-1879).
Chapelle de Brégy. |

Découverte des corps de
saint Gervais et saint Protais
Peinture murale par Alexandre Hesse |

Marguerite de Piney Luxembourg
Priante en marbre
Chapelle de Brégy, Famille Potier |
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La Religion, détail.
Fragment du monument funéraire de Michel Le Tellier dans
la chapelle de Brégy. |

Tête humaine d'un support.
Fragment du monument funéraire
de Michel Le Tellier
dans la chapelle de Brégy. |

Saint Gervais et saint Protais refusent de sacrifier aux idoles,
détail.
Peinture murale d'Alexandre Hesse dans la chapelle de Brégy. |

Vue d'ensemble de la famille Potier dans la chapelle de Brégy. |
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| LA CHAPELLE DE
LA PIÉTA DANS LE DÉAMBULATOIRE NORD |
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Chapelle de la Piéta et chapelle Sainte-Geneviève-et-sainte-Barbe
dans le déambulatoire nord. |

Le visage de la Vierge dans la Piéta
de Jean-Pierre Cortot (1787-1843). |

Le visage du Christ mort dans la Piéta
de Jean-Pierre Cortot (1787-1843). |

«Le Bon Berger»
dans un retable de la chapelle de la Piéta
XIXe siècle. |
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«Ecce Homo»
de Jean-Pierre Cortot (1787-1843)
Chapelle de la Piéta. |

«Moïse frappant le rocher»
par Sébastien Norblin de la Gourdaine
(1796-1884)
Peinture murale datée de 1868
dans la chapelle de la Piéta. |
L'ouverture
dans le mur ---»»»
donne accès à la chapelle
Sainte-Geneviève-et-sainte-Barbe
où l'on voit le Christ
en croix
d'Antoine-Auguste Préault (1809-1879). |
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La Piéta de Jean-Pierre Cortot (1787-1843) est entourée
des anges adorateurs de Lebœuf-Nanteuil.
La peinture murale au-dessus illustre «Les Œuvres
de miséricorde»
par Sébastien Norblin de la Gourdaine (1796-1884).
Chapelle de la Piéta. |
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La
chapelle de la Piéta.
Cette chapelle latérale nord, très bien éclairée par
deux vitraux en verre blanc, propose une très belle
Piéta de Jean-Pierre Cortot (1787-1843) entourée
de deux anges en adoration du sculpteur Lebœuf-Nanteuil.
Jean-Pierre Cortot a également ciselé un bel Ecce Homo,
riche en draperies.
Le peintre Sébastien Norblin de la Gourdaine
(1796-1884) a enrichi les murs de quatre belles peintures
murales dont Les Œuvres de miséricorde (peinture
donnée ci-dessus) et Jésus et les Évangélistes
(ci-dessous) montrant les évangélistes écrivant sous
l'inspiration du Christ.
L'une des deux baies possède, dans son tympan, un reste
de vitrail Renaissance qui illustre le martyre de saint
Jacques (scène donnée plus
bas).
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Une vue de la chapelle de la Piéta.
Peintures murales : «Moïse reçoit les tables
de la Loi» et «Jésus et les évangélistes»
par Sébastien Norblin de la Gourdaine (1796-1884). |
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| LA CHAPELLE SAINTE
GENEVIÈVE-ET-SAINTE BARBE DANS LE DÉAMBULATOIRE NORD |
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La Descente de croix
Groupe sculpté par Edme-Étienne Gois (1765-1836).
Chapelle Sainte-Geneviève-et-sainte-Barbe. |

Baie 7 : Apparitions et Résurrection du Christ.
Lancette de l'atelier Gsell et Laurent. XIXe siècle.
Tympan : scènes de la Passion, début du XVIe siècle. |

Jésus au jardin des Oliviers secouru par un ange.
Antoine Bouzonnet, XVIIIe siècle.
Chapelle Sainte-Geneviève-et-sainte-Barbe.
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La Descente de croix, détail : la Vierge.
Edme-Étienne Gois (1765-1836). |

La Descente de croix, détail : Joseph d'Arimathie.
Edme-Étienne Gois (1765-1836). |

Baie 7, détail : «Noli me tangere»
«Ne me touche pas» ou la rencontre
du Christ ressuscité et de Marie-Madeleine.
Atelier Gsell et Laurent,
XIXe siècle. |
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Baie 11, détail : le Martyre de saint Jacques.
1er quart du XVIe siècle. Chapelle de la Piéta. |

Baie 7, tympan : Flagellation, Baiser de Judas
et Crucifixion.
Début du XVIe siècle. |

Baie 7, tympan : la Déploration
Début du XVIe siècle. |
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«La Décollation de saint Jean-Baptiste»
de Claude Vignon (1593-1670). |
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Le Christ en croix
Antoine-Auguste Préault (1809-1879)
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Le Christ en croix
Antoine-Auguste Préault (1809-1879), détail. |

Baie 9, détail du tympan : illustration de la prise
de Damiette.
Histoire de sainte Isabelle et de saint Louis
Début du XVIe siècle. |
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Le Christ
en croix.
Cette œuvre d'Antoine-Auguste Préault (1809-1879) a
créé un petit scandale à l'époque de sa création. En effet,
elle viole les règles de la représentation de la Crucifixion
qui exigent un Christ avec la tête baissée, plus méditatif
que souffrant.
Avec sa tête rejetée sur le côté, ses bras aux muscles crispés
et sa bouche d'où semble exhaler un râle, Préault a sculpté
un Christ très expressif où l'on ne lit que souffrance.
Ce Christ en croix est rejeté contre un mur de la chapelle
Sainte-Geneviève-et-Sainte-Barbe. Il semble hors de question
de le placer dans le chœur...
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Baie 9, détail du tympan :
Deuxième enterrement de sainte Isabelle
(Histoire de sainte Isabelle et de saint Louis). |

Baie 9, détail du tympan :
Miracle de saint Louis devant le cercueil de sa sœur.
(Histoire de sainte Isabelle et de saint Louis)
Début du XVIe siècle.
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Baie 9, tympan : histoire de sainte Isabelle et de saint Louis,
surmontée par le Père c éleste.
Début du XVIe siècle
La partie basse est moderne. |
| LA CHAPELLE AXIALE
DITE «DE LA VIERGE» |
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Partie nord de la chapelle de la Vierge
avec ses vitraux et ses peintures murales. |
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La
chapelle de la Vierge.
Par sa profondeur, elle rappelle celles de la cathédrale
d'Évreux et de la cathédrale
de Rouen.
La chapelle d'axe de Saint-Gervais a été achevée en
1517. L'imposante clé de voûte porte en effet l'inscription
: PARFAITTE EN L'AN 1517 EN JUILLET FVS PEINT EN
1[5]52.
Ensuite, les travaux de construction des chapelles sud
ralentirent, sans doute à cause du procès intenté par
les religieux de l'Hôtel-Dieu Saint-Gervais à propos
des chapelles nord déjà bâties.
La chapelle fut restaurée par l'architecte Baltard dans
la seconde moitié du XIXe siècle.
La chapelle est un haut lieu artistique de l'église.
La Renaissance y a laissé sa griffe dans l'architecture
et les vitraux. Le XIXe siècle, dans les peintures,
le retable et une statue de la Vierge.
Cette statue
ciselée par Eugène-André Oudiné (1810-1887)
ne brille pas d'un génie particulier. On pourra préférer
celle de Jean-Baptiste Pigalle à l'église Saint-Eustache
à Paris
Les trois verrières axiales, datées de 1517, illustrent
des scènes de la vie de la Vierge. Elles sont de Jean
Chastellain, à qui l'on doit aussi le vitrail de
la Sagesse
de Salomon dans une chapelle sud.
Les peintures du XIXe siècle, dues à Pierre-François
Delorme (1783-1859), illustrent, elles aussi, des
scènes de la vie de la Vierge enrichies des vertus.
Les vitraux au nord montrent un restant d'Arbre
de Jessé du XVIe siècle avec la Vierge et les patriarches
Isaac et Abraham. Cet Arbre a été complété partiellement
au XIXe par l'atelier Gsell (ajouts de David, Jacob
et Salomon).
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Le retable de la chapelle de la Vierge. |

La Vierge à l'Enfant
Eugène-André Oudiné (1810-1887). |

Les vitraux des trois baies centrales de la chapelle de la Vierge
sont de Jean Chastellain, 1517.
Ils illustrent des scènes de la vie de la Vierge. |
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La Vierge à l'Enfant, détail.
Eugène-André Oudiné (1810-1887). |

Scènes de la vie de la Vierge
Pierre-François Delorme (1783-1859).
Chapelle de la Vierge. |
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La clé de voûte de la chapelle de la Vierge a un
diamètre de 2,5 mètres.
Ses liernes, tiercerons et petites clés pendantes sont
de style gothique,
bien que la chapelle ait été achevée en 1517, au début de la
Renaissance. |

Peinture de quatre vertus par Pierre-François Delorme (1783-1859).
Chapelle de la Vierge. |

Baie 3, tympan : l'ARBRE DE JESSÉ de la chapelle
de la Vierge.
La partie haute est du XVIe siècle : la Vierge et les
patriarches Isaac et Abraham.
Les trois personnages du bas (David, Jacob patriarche et Salomon)
sont
du XIXe siècle (atelier Gsell). |

Baie 0, détail : le Mariage de la Vierge (restauré)
et la Vierge au temple, 1517.
Vitrail de la baie d'axe dans la chapelle de la Vierge. |
«««--- Baie 1,
détail : la Rencontre à la Porte dorée
Vitrail de Jean Chastellain, 1517, tympan de la baie. |
Voir une présentation
de la Rencontre à la Porte dorée
à l'église Sainte-Jeanne
d'Arc à Rouen. |
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La Justice
L'une des vertus peintes au XIXe siècle
par Pierre-François Delorme (1783-1859). |

Baie 3, tympan : David dans l'Arbre de Jessé
Atelier Gsell, XIXe siècle. |

Baie 3, tympan : Isaac patriarche. |

Baie 3, tympan : Abraham patriarche, XVIe siècle. |
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Baie 2, détail : la Visitation par Jean Chastellain,
1517.
Chapelle de la Vierge. |

Baie 2, détail : le doute de Joseph et la Nativité par
Jean Chastellain, 1517.
Chapelle de la Vierge. |
| L'ORGUE DE TRIBUNE
DE LA DYNASTIE DES COUPERIN |
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La nef et l'orgue de tribune vus depuis le chœur.
Les grandes verrières historiées de l'église ne masquent pas la lumière.
Saint-Gervais bénéficie d'une bonne luminosité. |

L'orgue de tribune tenu par la famille Couperin de 1656 à 1826.
Au second plan, un vitrail contemporain
de Claude Courageux.
illustrant la Jérusalem céleste |
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L'orgue
de tribune.
C'est un spécimen unique à Paris
des orgues des XVIe et XVIIe siècles.
D'abord construit dans le transept sud en 1601 par le facteur
Mathieu Langhedul d'Ypres, l'orgue est transféré en 1628 sur
la tribune occidentale, une fois celle-ci achevée.
Le grand buffet date de 1601. Il a été décoré en 1759 par
Fichon.
L'instrument, enrichi à trois reprises (XVIIe et début du
XVIIIe siècle), est desservi, de 1656 à 1826, par la dynastie
des Couperin.
Dans cette dynastie, on retiendra Louis Couperin (1626-1661)
qui fut gambiste et claveciniste, et surtout François Couperin
(1668-1733), dit «le Grand», organiste officiel de Saint-Gervais
de 1685 à 1723.
Source : panneau dans la nef.
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L'ange qui soutient le positif. |

La tribune et ses anges. |

Le positif date de 1763. Les ornements et les sculptures
sont de N. Rebillé, sculpteur du Roy. |
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Documentation : «Paris d'église en église»,
édition Massin
+ «Les églises flamboyantes de Paris» par Agnès Bos, éditions Picard
+ «Les vitraux de Paris, de la Région parisienne, de la Picardie et
du Nord-Pas-de-Calais», Corpus Vitrearum
+«Vitraux parisiens de la Renaissance», Délégation à l'action artistique
de la ville de Paris
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», Letouzey et Ané, 1936. |
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