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Page créée en déc. 2020
«Saint Jean l'Évangéliste» par Matteo Rosselli (1578-1650)

La ville de Nancy possède un très riche musée des Beaux-Arts qui compte parmi les plus importants de France. On peut le comparer sans hésitation aux musées de Rouen, de Caen ou encore de Dijon. Le bâtiment qui l'abrite, terminé en 1755, s'élève sur la place Stanislas. Son aspect est somptueux, mais on pourrait lui reprocher de ne pas avoir de «cachet interne» : on n'y trouve aucune salle où le bâtiment impose vraiment sa «griffe» comme au musée de Chaumont (salle basse d'un château) ou à celui d'Arras (cloître d'un ancien couvent).
À l'imitation de la photo ci-dessous, toutes les salles se ressemblent, plus ou moins vastes. Le musée propose surtout des toiles (et certaines sont très belles), mais très peu de sculptures et pas de céramique (hormis l'espace Daum non présenté ici). Néanmoins, après le Louvre, c'est un des principaux musées des Beaux-Arts de province.
Cette page présente quelques tableaux rangés par thème (Histoire de Nancy, Thèmes historiques antiques, Ancien Testament, Vie de Jésus, etc.) et non pas par collections chronologiques et styles artistiques.
Le musée possède quelques œuvres d'Art nouveau, mais l'essentiel de ces œuvres, se trouve au musée de l'École de Nancy qui reste rattaché au musée des Beaux-Arts.
Pour l'historique du musée, on se reportera au long encadré ci-dessous.

«La Destruction du palais d'Armide» par Charles Antoine Coypel, détail
Salle des grandes peintures du XVIIe siècle
Salle des grandes peintures du XVIIe siècle.
Sur le mur à droite : la Transfiguration de Pierre-Paul Rubens (1577-1640).
Le musée sur la place Stanislas à Nancy
Le musée des Beaux-Arts sur la place Stanislas à Nancy.
Ce bâtiment, terminé en 1755, abritait autrefois l'ancien Collège de Médecine.

Historique du musée (1/3).
La famille de Lorraine possédait des richesses artistiques. Quand le duc François III partit à Florence en 1735, puis à Vienne pour épouser Marie-Thérèse de Habsbourg et devenir plus tard Empereur du Saint Empire romain germanique, il emporta tous les biens familiaux. Ceux accumulés à son tour par le roi Stanislas ne survécurent pas à son décès en 1766. Conséquence : les œuvres d'art étaient disséminées chez les particuliers, dans les églises et les couvents.
La Révolution éclate. Dans toute la France, les richesses artistiques, essentiellement les tableaux et les sculptures, vont changer de mains et s'intégrer dans un contexte culturel totalement nouveau. Les nobles émigrent ; leurs biens sont confisqués. Émerge alors la volonté d'utiliser ces œuvres pour l'instruction publique. Les notions de patrimoine national et de sa protection deviennent le cœur de la politique culturelle.
En mai 1793, sous la Convention, le directoire départemental de la Meurthe nomma deux commissaires (dont le peintre Joseph Laurent) pour examiner les œuvres confisquées et faire un choix. La liste finale comprenait 79 tableaux venant d'églises et de couvents, une douzaine de sculptures, 57 autres toiles venant de nobles exilés et une importante série de gravures. Ainsi fut établi le premier fonds du musée de Nancy. Les œuvres furent exposées dans la chapelle de la Visitation (aujourd'hui chapelle du lycée Henri-Poincaré) et présentées de manière très didactique, notamment pour permettre aux artistes de les étudier et de les copier.
En septembre 1801, le Premier Consul signait un décret fondateur : la République créait un musée dans quinze villes de province, dont Nancy. La même année, la France et l'Autriche signaient la paix à Lunéville dans un château orné, pour l'occasion, de splendides tableaux de maîtres. Une fois les cérémonies terminées, le préfet de la Meurthe demanda que l'État en rapatrie un certain nombre dans le musée de Nancy. Joséphine, que le hasard faisait passer dans la cité ducale, appuya la requête. C'est ainsi que des chefs d'œuvre de XVIIIe siècle enrichirent le musée. Lors de la paix d'Amiens en 1802, l'actuel musée de Picardie bénéficia du même privilège.

Historique du musée (2/3).
--»» En 1803, un don de l'État français accrut les collections des quinze musées de province. Nancy reçut 42 tableaux où l'on notait Le Pérugin, Champaigne, Rubens, Sogliani, etc. Ces toiles venaient des rapines opérées lors des conquêtes napoléoniennes et des biens confisqués au roi et aux émigrés. Les collections s'étant multipliées, le musée déménagea plusieurs fois au cours du XIXe siècle. Notons que, de 1814 à 1828, il fut logé dans le bâtiment qu'il occupe aujourd'hui sur la place Stanislas. Sous la Restauration, la plupart des œuvres prises dans les églises furent rendues. Il n'en resta plus que six (selon l'inventaire établi par Joseph Laurent). Le musée ne conservait donc que des toiles venant des confiscations auprès des émigrés et des conquêtes européennes de Napoléon.
Après le Congrès de Vienne et les Cent jours, la France reçut l'ordre en 1816 de rendre les objets d'art saisis dans toute l'Europe. Pour Nancy, une liste de onze tableaux fut dressée où figuraient Le Pérugin, Rubens, Andrea del Sarto, etc. Mais rien ne se passa et le musée garda tout.
Il faut souligner à cette occasion la francophilie bienveillante d'Alexandre Ier, tsar de toutes les Russies, qui entra à Paris en 1814 à la tête de ses troupes. Et à nouveau en 1815 après Waterloo. Dans son ouvrage Un tsar à Paris, l'historienne Marie-Pierre Rey apporte des précisions utiles. En 1814, dès son passage à Bondy, dans le nord de Paris, le tsar s'engagea à respecter les monuments publics français. «Le 30 mai, dans les clauses du traité de Paris autres que territoriales, écrit Marie-Pierre Rey, c'est lui qui suggère et obtient que les œuvres d'art entrées dans les musées parisiens en tant que trophées napoléoniens y restent, au motif qu'elles y seront plus accessibles et plus visibles que n'importe où ailleurs.» Les Cent-Jours ne le feront pas changer d'avis. En septembre 1815, quand le pape Pie VII lui demanda d'aider le Vatican à récupérer les œuvres volées, Sa Sainteté essaya un refus.
Dans la brochure du musée des Beaux-Arts de Nancy (éditions de 1989), Claude Pétry, conservateur du musée, cite le commentaire écrit à l'époque : «Cette spoliation [sic] n'a pas eu lieu par suite de la conduite tenue dans cette circonstance par les magistrats de la ville et par le conservateur du musée.» Information laconique qui laisse le lecteur sur sa faim...  ---»» 3/3

Vestiges de la barbacane Saint-Nicolas
Vestiges de la barbacane Saint-Nicolas.

La Barbacane. Cette fortification protégeait jadis la porte Saint-Nicolas, entrée sud de la ville. Sa partie basse est datée par les historiens des années 1480. Au XVIe siècle, on modernisa le bastion en y ajoutant deux niveaux supérieurs. La barbacane comprenait quatre «chambres de tir» pour placer des canons. Sa résistance aux boulets était assurée par des murs de six mètres d'épaisseur. La hauteur totale de l'ouvrage atteignait sept mètres. La barbacane fut mise au jour lors des fouilles de 1991. Son existence était ignorée jusqu'alors. Source : panneau dans le musée.
Rares sont les musées qui possèdent des vestiges archéologiques dans leur sous-sol. C'est le cas aussi au musée des Beaux Arts de Sens où des fouilles récentes ont mis au jour une salle des thermes du IVe siècle.

HISTOIRE DE NANCY
Eugène Delacroix (1798-1863) : «La Bataille de Nancy»
«La Bataille de Nancy» (5 janvier 1477).
Eugène Delacroix (1798-1863), huile sur toile, 1829-1833.
Cette œuvre est la première commande officielle faite à Delacroix.
Le commanditaire en était le roi Charles X qui offrit la toile au musée en souvenir de son séjour à Nancy en 1828.
Auguste Feyen–Perrin (1826–1888) : «Charles le Téméraire retrouvé mort après la bataille de Nancy»
«Charles le Téméraire retrouvé mort après la bataille de Nancy»
Auguste Feyen-Perrin (1826-1888), huile sur toile, 1865.
Historiquement, le corps du duc de Bourgogne fut retrouvé dénudé après la bataille.
On l'identifia par son anneau et par les ongles longs de ses mains.
Louis XI dans la toile d'Auguste Feyen-Perrin
Louis XI montre un visage impassible à la vue du corps de son ennemi.
(Détail de la toile d'Auguste Feyen-Perrin).

Historique du musée (3/3).
--»» Par la suite, le musée déménagea au premier étage de l'Hôtel de ville et, jusqu'en 1828, les collections ne connurent aucun enrichissement. Charles X passa à Nancy en septembre de cette année-là et commanda à Eugène Delacroix le grand tableau de La Bataille de Nancy du 5 janvier 1477. Viste et commande redonnèrent vie à l'établissement : des œuvres furent offertes ; des legs furent rédigés. Parmi les donateurs, David d'Angers en 1839. Le legs Jankowitz, rassemblé par la famille du sculpteur Falconet, se concrétisa en 1866. L'État adressa encore vingt-deux œuvres à Nancy, dont la Piéta du Tintoret.
Les dons vont alors se multiplier. Il faut souligner l'importante donation Poirel de 1882 : cent trois œuvres ; s'y ajoutèrent treize autres en 1884, et dix encore en 1888. À l'Hôtel de ville, l'espace d'exposition fut agrandi ; la salle Poirel fut mise à profit pour exposer trois cents peintures sorties des réserves. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le musée mit en place une intelligente politique d'acquisitions.
Au XXe siècle, ce sont surtout les donateurs locaux qui enrichirent le musée.

Notons le don de quarante-neuf dessins de Léon Gérôme, originaire de Vesoul, offerts par ses filles, le legs Friant en 1932 et l'acquisition par la ville de Nancy de la collection Lieure en 1940, c'est-à-dire tout l'œuvre gravé de Jacques Callot. Enfin, l'Art nouveau fit son apparition avec le don de J.B. Corbin en 1935. Les œuvres d''Art nouveau sont aujourd'hui visibles au musée de l'École de Nancy, qui reste rattaché au musée des Beaux-Arts.
En 1936 a lieu le dernier déménagement : le musée quitte l'Hôtel de ville pour s'installer dans le bâtiment qu'il occupait déjà au début du XIXe siècle : l'ancien Collège de Médecine et de Chirurgie du roi Stanislas. Terminons en ajoutant que, dans les années 1980, un véritable petit musée du Verre (avec la collection Daum) fut progressivement mis en place à l'intérieur même du musée des Beaux-Arts.
Source : «Le Musée des Beaux-Arts de Nancy» édité par la Ville de Nancy, Albin Michel et les Musées et Monuments de France, 1989.

PAYSAGES ET PERSONNAGES
Eugène Isabey (1803–1886) : «Vue de la ville et du port de Dieppe»
«Vue de la ville et du port de Dieppe»
Eugène Isabey (1803-1886), huile sur toile, 1842.
Isabey peint un orage qui menace, fait frémir les vagues et qui précipite le retour des lavandières.
Marie-Anne Collot-Falconet (1748-1821) : «Portrait de Mary Cathcart»
«Portrait de Mary Cathcart»
Marie-Anne Collot-Falconet (1748-1821)
Marbre, entre 1768 et 1772.

Le modèle est une jeune Anglaise, fille de
l'ambasseur d'Angleterre à Saint-Pertersbourg.
Jean II Restout (1692-1768) : «Portrait d'un architecte»
«Portrait d'un architecte»
Jean II Restout (1692-1768), huile sur toile, 1734.
On a cru un moment que cet architecte était Germain Boffrand (1667-1754), mais les traits du personnage
ne sont pas ceux de Boffrand.
Eugène Isabey (1803-1886) : «Vue de la ville et du port de Dieppe»
«Vue de la ville et du port de Dieppe»
Eugène Isabey (1803-1886), huile sur toile, 1842, détail.
Devant l'orage qui menace, les lavandières se dépêchent de ramasser leur linge.
Antoine–Jean Gros (1771–1835) : «Portrait du maréchal Duroc, duc de Frioul» Vue d'une salle et de ses tableaux
Vue d'une salle et de ses tableaux.
Quand les salles sont très vastes, il arrive que les musées les meublent
avec des cloisons où les toiles sont exposées. Dans ces-cas-là, le
visiteur peut manquer de recul pour admirer les œuvres.
Attribué à Pierre Mignard (1612-1695) : «Portrait de  la belle de Ludres»
«Portrait de la belle de Ludres»
Attribué à Pierre Mignard (1612-1695)
Huile sur toile, détail.

«««--- «Portrait du maréchal Duroc, duc de Frioul»
Antoine-Jean Gros (1771-1835)
Huile sur toile, après 1804.

La Belle de Ludres (1642-1726) fut une conquête de Louis XIV. ---»»»
La jeune femme se retira au couvent quand la marquise
de Montespan la remplaça dans le cœur du roi.
Jacques-Eugène Feyen (1815-1908) : «Les Glaneuses de la mer»
«Les Glaneuses de la mer»
Jacques-Eugène Feyen (1815-1908), huile sur bois, 1871.
(La hauteur du ciel a été partiellement coupée pour ne laisser que la partie vive de la toile.)
Le peintre allait souvent en Bretagne, à Cancale. Le tableau fut exposé au Salon avec le commentaire : «Elles vendent des huitres trouvées à marée basse.»
Jean-Jules-César Laurent (1800-1877) : «Jeune fille au chevreau»
«Jeune fille au chevreau»
Jean-Jules-César Laurent (1800-1877)
Marbre, 1839.
Francesco Giuseppe Casanova (1727-1803) : «Promenade en barque»
«Promenade en barque»
Francesco Giuseppe Casanova (1727-1803). Huile sur toile, vers 1788.
Le peintre est le frère du célèbre Casanova. Ce tableau a appartenu au futur Louis XVIII
et décorait la salle à manger de son château de Brunoy, près de Paris.
Jules Desbois (1851-1935) : «La Misère»
«La Misère»
Jules Desbois (1851-1935), bois, 1896.
Œuvre taillée dans deux poutres en chêne.

L'artiste, collaborateur d'Auguste Rodin,
est un des rares à cette époque à pratiquer la
technique de la taille directe (qui sera remise à
l'honneur au début du XXe siècle).
Claude Gellée (1602/1604-1682) dit le Lorrain : «Scène  de bataille près d'une forteresse»
«Scène de bataille près d'une forteresse»
Claude Gellée (1602/1604-1682) dit le Lorrain.
Huile sur toile, vers 1638.
Claude Gellée (1604–1682) : «Scène de bataille près d'une forteresse», détail
«Scène de bataille près d'une forteresse»
Claude Gellée (1602/1604-1682), détail.
Escalier et sa ferronnerie du XVIIIe siècle
L'escalier ovale et sa ferronnerie du XVIIIe siècle.
Le garde-corps vient des ateliers Jean Lamour.
Attribué à Joss II de Momper (1564–1635) : «Fête de village flamand»
«Fête de village flamand»
Attribué à Joss II de Momper (1564-1635). Huile sur bois.
THÈMES HISTORIQUES ANTIQUES
Mathis Gerung (vers 1500 - vers 1570) : «L'Enlèvement d'Hélène»
«L'Enlèvement d'Hélène»
Mathis Gerung (vers 1500-vers 1570). Huile sur bois, 1530-1531.
La sérénité du couple Pâris-Hélène qui s'en va vers les bateaux s'oppose à l'activité trépidante des combattants.
Mathis Gerung (vers 1500 – vers 1570) : «L'Enlèvement d'Hélène», détail
«L'Enlèvement d'Hélène»
Mathis Gerung (vers 1500-vers 1570), détail.
Mathis Gerung (vers 1500 – vers 1570) : «L'Enlèvement d'Hélène», détail
«L'Enlèvement d'Hélène»
Mathis Gerung (vers 1500-vers 1570), détail.
Mathis Gerung (vers 1500 – vers 1570) : «L'Enlèvement d'Hélène», détail
«L'Enlèvement d'Hélène»
Mathis Gerung (vers 1500-vers 1570), détail : la flotte de cogges.
Voir dans la partie Histoire navale de ce site, la page sur le cogge.
Claude Dérut (vers 1588 - ?) : «L'Enlèvement des Sabines»
«L'Enlèvement des Sabines»
Claude Dérut (vers 1588 - ?). Huile sur toile, vers 1640-1650.

«L'Enlèvement des Sabines» En Lorraine, Claude Dérut exerce surtout une activité de décorateur et de portraitiste.
La scène du rapt bien connu des Sabines, en camaïeu de bruns, se présente ici comme un prodigieux amoncellement de corps humains et de chevaux. L'usage du camaïeu laisse les historiens perplexes. On ne sait pas si la toile était considérée par le peintre comme une œuvre achevée ou si elle n'est qu'une étude pour une toile future. L'Alte Pinakotheck de Munich conserve en effet une toile très similaire qui a été achetée en 1650 par la ville de Nancy comme cadeau au gouverneur français de Lorraine.
Source : panneau dans le musée.
Il est néanmoins vraisemblable que cette peinture de Claude Dérut soit une œuvre achevée car les esquisses diverses que l'on peut voir dans les musées, réalisées par les peintres à travers les âges, sont très loin d'avoir un aspect aussi travaillé.

François Lemoyne (1688–1737) : «La Continence de Scipion»
«La Continence de Scipion»

Ci-dessus : toile de François Lemoyne (1688-1737). Huile sur toile, 1727.

À droite : toile attribuée à Cornlis de Vos (1585-1651). Huile sur toile, vers 1630 ---»»»
Attribué à Cornelis de Vos (1585–1651) : «La Continence de Scipion»

«La Continence de Scipion» est un thème artistique assez courant tiré de la deuxième guerre punique. En 209 avant J.-C., Scipion l'Africain conquiert Carthage et, selon la coutume, reçoit des trophées et des esclaves. Parmi eux se trouve une très belle jeune fille qu'il refuse et rend à son fiancé.
Source : panneau dans le musée.

THÈMES MYTHOLOGIQUES GRÉCO-ROMAINS
Carle Van Loo (1705-1765) : «L'Ivresse de Silène»
«L'Ivresse de Silène»
Carle Van Loo (1705-1765). Huile sur toile, 1747.
Toile réalisée à l'occasion d'un concours organisé en 1747 par le directeur
des Bâtiments du roi afin de réhabiliter la peinture d'Histoire.
Une salle des grandes peintures des XVIIe et XVIIIe siècles
Une salle des grandes peintures des XVIIe et XVIIIe siècles.
Anonyme France, milieu du XVIIIe siècle : «La Mort de  Didon»
«La Mort de Didon»
Anonyme France, milieu du XVIIIe siècle.
Huile sur toile, vers 1750-1760.
Pierre de Cortone (1596–1669) : «La Sibylle de Tibur annonçant à Auguste l'avènement du Christ»
«La Sibylle de Tibur annonçant à Auguste l'avènement du Christ»
Pierre de Cortone (1596-1669). Huile sur toile, vers 1660.

«La sibylle de Tibur» Les douze sibylles constituent le seul élément commun entre la mythologie gréco-romaine et la mythologie chrétienne. Et ce thème de la sibylle de Tibur se rencontre fréquemment dans les musées. L'empereur Auguste, qui est monté sur le Capitole en compagnie d'une sibylle, se demande s'il doit accepter la proposition du sénat romain de le déifier. Il pose la question à la sibylle : «Y aura-t-il un souverain plus important que moi ?» Celle-ci a une vision. Elle voit une femme, dans le ciel, qui tient son enfant. Et elle répond à l'empereur : «Ceci est l'autel du ciel» (Ara Cœli). Cette femme dans le ciel a été interprétée par la suite comme étant la Vierge avec l'Enfant Jésus. La sibylle de Tibur annonce la victoire du christianisme sur le paganisme.
On pourra se reporter avec intérêt à l'œuvre du XVe siècle de Konrad Witz au musée des Beaux-Arts de Dijon. Le peintre y a choisi de concevoir la vision en un simple symbole puisqu'elle n'est pas apparente dans sa toile.

Theodoor Van Thulden (1606–1669) : «Persée délivrant Andromède»
«Persée délivrant Andromède»
Theodoor Van Thulden (1606-1669). Huile sur toile, 1646.
Charles-Antoine Coypel (1694-1752) : «La Destruction du palais d'Armide»
«La Destruction du palais d'Armide»
Charles Antoine Coypel (1694-1752). Huile sur toile, 1737.

«La Destruction du palais d'Armide». C'est une œuvre de très grand format (voir plus haut la toile dans sa salle d'exposition). Son but était de servir de modèle, en taille réelle, à une tapisserie des Gobelins destinée aux appartements de Marie Leszczynska, reine de France. L'histoire est tirée d'un roman du Tasse publié en 1581, La Jérusalem délivrée, et de l'adaptation que Quinault et Lulli en ont fait dans l'opéra Armide de 1686. Armide est une magicienne sarrasine qui a séduit le chevalier Renaud. Elle le retient dans son île enchantée. Mais deux compagnons de Renaud réussissent à le délivrer. Furieuse, la magicienne détruit le palais aux merveilles qui a abrité leurs amours. La toile la représente brandissant sa baguette magique tandis que des créatures ailées concrétisent son maléfice en faisant s'écrouler les colonnes du palais.
Source : panneau dans le musée.

Charles–Antoine Coypel (1694–1752) : «La Destruction du palais d'Armide», détail
«La Destruction du palais d'Armide», détail.
Charles Antoine Coypel (1694-1752).
Jean-François de Troy (1679-1752) : «Le Repos de Diane»
«Le Repos de Diane»
Jean-François de Troy (1679-1752). Huile sur toile, 1726.
Une salle des peintures italiennes du XVIIe siècle
Une salle des peintures italiennes du XVIIe siècle.

«Le Repos de Diane» On observe dans cette scène (donnée en gros plan ci-contre) une servante en train de délacer le soulier de la déesse. Au XVIIIe siècle, les artistes français avaient l'habitude de représenter Diane et Vénus, dans leur repos ou leur toilette, en compagnie d'un personnage qui délaçait leur soulier ou lavait leur pied. Ce pouvait être un angelot ou simplement une servante. Voir à ce sujet les deux biscuits de porcelaine créés par Louis-Simon Boizot à la page de la Cité de la Céramique de Sèvres.

Gherardo Poli (1674 – après 1739) : «Fantaisie d'architecture en ruine avec Jupiter tonnant»
«Fantaisie d'architecture en ruine avec Jupiter tonnant»
Gherardo Poli (1674-après 1739). Huile sur toile.
Domenico Guido (1625-1701) : «Andromède»
«Andromède»
Domenico Guido (1625-1701)
Bronze, onyx
Vers 1699.
Samuel Massé (1672-1753) : «Junon ordonne à Éole  de détruire la flotte d'Énée»
«Junon ordonne à Éole de détruire la flotte d'Énée»
Samuel Massé (1672-1753). Huile sur toile, 1727.
Paolo Pagani (1661-1716) : «Persée et Andromède»
«Persée et Andromède»
Paolo Pagani (1661-1716)
Huile sur toile, vers 1705-1710.
François Boucher (1703-1770) : «Aurore et Céphale»
«Aurore et Céphale»
François Boucher (1703-1770)
Huile sur toile, 1733.
Jean-François de Troy (1679-1752) : «Le Repos de Diane»,  détail
«Le Repos de Diane», détail.
Jean-François de Troy (1679-1752).
Gherardo Poli (1674 – après 1739) : «Fantaisie d'architecture en ruine avec l'enlèvement des Sabines»
«Fantaisie d'architecture en ruine avec l'enlèvement des Sabines»
Gherardo Poli (1674-après 1739).
Huile sur toile, vers 1730.
Gherardo Poli (1674 – après 1739) : «Fantaisie d'architecture en ruine avec la naissance de Vénus»
«Fantaisie d'architecture en ruine avec la naissance de Vénus»
Gherardo Poli (1674-après 1739).
Huile sur toile, vers 1730-1735.

«Jeune femme couchée lisant une lettre» --»»»
et «La Bacchante ivre» --»»»
Pierre-Joseph Michel (1737-après 1759). Terres cuites , vers 1780.

Les Fantaisies d'architecture de Gherardo Poli (1674-après 1739). Le musée des Beaux-Arts de Nancy possède quatre toiles de ce peintre florentin qui s'était fait une spécialité des œuvres divertissantes de la pittura giocosa. Ce style léger envahit la Toscane au XVIIIe siècle et regroupa des artistes comme Callot et Giovanni Domenico Ferretti. Dans ses quatre toiles (trois sont données ici), Poli s'amuse à représenter des personnages minuscules au pied de ruines romaines gigantesques et enrichies de statues monumentales. On y décèle un mélange adroit de maniérisme et de style rocaille. Ces toiles sont présentées comme les chefs-d'œuvre de Gherardo Poli.
Source : panneau dans le musée.

Pierre–Joseph Michel (1737–après 1759) : «Jeune femme couchée lisant une lettre» et «La Bacchante ivre»
THÈMES DE L'ANCIEN TESTAMENT
Attribué à Francesco Sogliani (1492–1544) : «Tobie conduit par l'ange»
«Tobie conduit par l'ange»
Attribué à Francesco Sogliani (1492-1544)
Huile sur bois, vers 1515.
Attribué à Francesco Sogliani (1492–1544) : «Tobie conduit par l'ange», détail
«Tobie conduit par l'ange», détail.
Attribué à Francesco Sogliani (1492-1544).

«Tobie conduit par l'ange». Pour aider son père devenu aveugle, un jeune garçon doit aller chercher au loin un poisson qui possède un fiel guérisseur. Un inconnu, en fait l'archange Raphaël, l'accompagne lors de ce long voyage. Les historiens voient dans cette présence de Raphaël l'une des premières manifestations de l'ange gardien dans l'art.
Source : panneau dans le musée.
On pourra se reporter à une toile du même thème dans l'église Saint-Eustache à Paris.

Lodovico Cigoli (1559-1623) : «Le Songe de Jacob»
«Le Songe de Jacob»
Lodovico Cigoli (1559-1623). Huile sur toile, 1593.

«Le Songe de Jacob». Ce thème classique de l'art religieux montre une échelle appelée échelle de Jacob. Des anges montent et descendent entre la terre et les Cieux : ils assurent la liaison entre Dieu et les hommes. C'est pourquoi, dans la hiérarchie céleste du Pseudo-Denys, les anges et les archanges occupent les rangs inférieurs, loin derrière les séraphins et les chérubins qui se consacrent au service de Dieu.
Avec la présence de Jacob, le mythe rappelle la promesse divine, déjà faite à Abraham et Isaac, que leurs descendants posséderont leur propre terre.

Abraham Bloemaert (1564-1651) : «Prédication de saint Jean-Baptiste»
«Prédication de saint Jean-Baptiste»
Abraham Bloemaert (1564-1651)
Huile sur toile, vers 1620
Attribué à Jean-François de Troy (1679-1752) : «Le Déluge  universel»
«Le Déluge universel»
Attribué à Jean-François de Troy (1679-1752)
Huile sur toile, vers 1720.
Pierre-Paul Rubens (1577-1640) : «Jonas jeté à la mer»
«Jonas jeté à la mer»
Pierre-Paul Rubens (1577-1640)
Huile sur bois, vers 1618.

«Jonas jeté à la mer».
Jonas dans le ventre de la baleine est un thème connu. Rappelons que Jonas a reçu l'ordre de Dieu de prêcher le repentir aux habitants de Ninive. Effrayé par la tâche, il s'est enfui à bord d'un bateau. Survient une forte tempête. Pour alléger le navire, l'équipage jette la cargaison à la mer. Sans effet. Tout le monde, sauf Jonas, supplie alors son dieu de calmer les flots. Mais Jonas a fait savoir, en embarquant, qu'il fuyait le sien. Il se sait coupable et demande à l'équipage de le jeter par-dessus bord. Ce qui est fait. Aussitôt la tempête se calme. Jonas est ensuite avalé par un gros poisson et passe trois jours dans son ventre à faire pénitence. Sur ordre divin, le poisson le rejette. Finalement, Jonas ira prêcher la bonne parole dans la ville pécheresse.

Salle avec décoration baroque
Salle avec décoration baroque.
Il reste quelques pièces dans le musée qui possèdent
encore les décorations du XVIIIe siècle.
VIERGES À L'ENFANT
Pérugin (1446-1523) : «Vierge à l'Enfant,  saint Jean et deux anges»
«Vierge à l'Enfant, saint Jean et deux anges»
Le Pérugin (1446-1523)
Huile sur bois, vers 1505.
Atelier d'Anton Van Dyck (1599-1641) : «Vierge à l'Enfant»
«Vierge à l'Enfant»
Atelier d'Anton Van Dyck (1599-1641)
Huile sur toile, 1630-1632.
Atelier d'Anton Van Dyck (1599–1641) : «Vierge à l'Enfant», détail
«Vierge à l'Enfant», détail.
Atelier d'Anton Van Dyck (1599-1641)

La Vierge de Taddeo di Bartolo Cette Vierge à l'Enfant, assez statique, est de la fin du Quatrocento. Elle s'inscrit totalement dans le style byzantin, répandu depuis Venise par l'empire grec, un style resté gravé dans l'Histoire par ses innombrables icônes, dites byzantines. Dans cette œuvre de di Bartolo, le fond d'or exprime la transcendance de la divinité. Le panneau du musée nous apprend que les feuilles d'or, obtenues à partir de pièces de monnaie écrasées, étaient appliquées à l'eau et polies à la pierre dure. Le décor était ensuite incisé au poinçon.

Attribué à Taddeo di Bartolo (1363-1422) : «Vierge  à l'Enfant»
«Vierge à l'Enfant»
Attribué à Taddeo di Bartolo (1363-1422)
Détrempe sur bois, vers 1396-1397.
Pérugin (1446–1523) : «Vierge à l'Enfant, saint Jean et deux anges», détail
«Vierge à l'Enfant, saint Jean et deux anges», détail.
Le Pérugin (1446-1523).
Francesco de'Tatti (1470 ou 1480–avant 1532) : «Vierge à l'Enfant accompagnée par deux anges»
«Vierge à l'Enfant accompagnée par deux anges»
Francesco de'Tatti (1470 ou 1480 - avant 1532)
Huile sur bois, 1512.

«La Vierge à l'Enfant accompagnée par deux anges» Le panneau de présentation de ce tableau souligne le travail en perspective du peintre : toutes les lignes obliques de la moitié supérieure convergent vers le nœud de la ceinture de la Vierge, symbole de sa virginité.

THÈMES DU NOUVEAU TESTAMENT - VIE DE LA VIERGE ET VIE DE JÉSUS
Attribué à Noël Bellemare (vers 1490-1546) : «La  Naissance de la Vierge»
«La Naissance de la Vierge»
Attribué à Noël Bellemare (vers 1490-1546)
Huile sur bois, fin XVe - début XVIe siècle.
Attribué à Noël Bellemare (vers 1490-1546) : «La  Naissance de la Vierge», détail
«La Naissance de la Vierge», détail.
Attribué à Noël Bellemare
(vers 1490-1546).
Attribué à Noël Bellemare (vers 1490-1546) : «La  Présentation de la Vierge au temple»
«La Présentation de la Vierge au temple»
Attribué à Noël Bellemare (vers 1490-1546)
Huile sur bois.
Attribué à Noël Bellemare (vers 1490–1546) : «La Visitation»
«La Visitation»
Attribué à Noël Bellemare (vers 1490-1546),
Huile sur bois.
Anonyme, Anvers, fin du XVIe siècle : «Adoration des  bergers»
«Adoration des bergers»
Anonyme, Anvers, fin du XVIe siècle.
Noël Coypel (1628-1707) : «La Nativité»
«La Nativité»
Noël Coypel (1628-1707)
Huile sur toile, 1667-1668.
Giovanni Bežži dit Nosadella (vers 1530–1571) : «Sainte Famille avec saint Jean–Baptiste et sainte Élisabeth»
Pierre–Paul Rubens (1577–1640) : «Jésus marchant sur les eaux»
Caravage (1571-1610) : «L'Annonciation»
«L'Annonciation»
Le Caravage (1571-1610)
Huile sur toile, vers 1607-1610.
Noël Coypel (1628-1707) : «L'Annonciation»
«L'Annonciation»
Charles Antoine Coypel (1694-1738)
Huile sur toile, 1738.
Noël Coypel (1628–1707) : «La Nativité», détail
Caravage (1571-1610) : «L'Annonciation», détail
«L'Annonciation», détail.
Le Caravage (1571-1610);
Noël Coypel (1628–1707) : «L'Annonciation», détail
«L'Annonciation», détail.
Charles Antoine Coypel (1694-1738).
École de Léonard de Vinci : «Le Sauveur du Monde»
«Le Sauveur du Monde»
École de Léonard de Vinci
Huile sur bois, vers 1504.

«Le Sauveur du Monde» Cette toile est une réplique d'un original disparu de Léonard de Vinci et commandé par Isabelle d'Este vers 1504. Le Christ représenté est un jeune garçon d'environ douze ans. C'est l'âge que les théologiens ont l'habitude de lui donner quand il discuta avec les docteurs de la Loi dans le temple.
Source : panneau dans le musée.

«««--- «La Nativité», détail.
Noël Coypel (1628-1707).

«««--- «Sainte Famille avec saint Jean-Baptiste et sainte Élisabeth»
Giovanni Bezzi dit Nosadella (vers 1530-1571)
Huile sur bois.

Jusepe de Ribera (1591-1653) : «Le Baptême du Christ»
«Le Baptême du Christ»
Jusepe de Ribera (1591-1653)
Huile sur toile, 1643.
Attribué à Frans II Francken (1581-1642) : «Le  Christ au désert servi par des anges»
«Le Christ au désert servi par des anges»
Attribué à Frans II Francken (1581-1642)
Huile sur bois.

«««--- «Jésus marchant sur les eaux»
Pierre-Paul Rubens (1577-1640)
Huile sur bois, vers 1618.

Pierre-Paul Rubens (1577-1640) : «La Transfiguration»
«La Transfiguration»
Pierre-Paul Rubens (1577-1640)
Huile sur toile, vers 1604-1605.
Pierre–Paul Rubens (1577–1640) : «La Transfiguration», détail
«La Transfiguration», détail.
Pierre-Paul Rubens (1577-1640).
Détail ---»»»
On notera l'impressionnant travail du peintre sur les motifs décoratifs du vêtement.
Pierre–Paul Rubens (1577–1640) : «La Transfiguration», détail
«La Transfiguration», détail.
Pierre-Paul Rubens (1577-1640).

«La Transfiguration». En opposition au récit biblique, Rubens a choisi d'illustrer la scène avec une nombreuse assistance. Cette toile, destinée à la chapelle axiale de l'église jésuite de Mantoue, est une de ses premières commandes. Rubens s'inspire ici fortement de Raphaël. La jeune femme au centre et au premier plan est la seule à porter un costume du XVIIe siècle. Elle symbolise l'actualité du message de la foi. Source : panneau dans le musée.

Pierre–Paul Rubens (1577–1640) : «La Transfiguration», détail
Charles Dauphin (vers 1620–1677) : «Le Christ chassant les marchands du Temple»
«Le Christ chassant les marchands du Temple»
Charles Dauphin (vers 1620-1677)
Huile sur toile, après 1640.
Jan Sanders Van Hemessen (vers 1500–vers 1565) : «Jésus chassant les marchands du temple»
«Jésus chassant les marchands du temple»
Jan Sanders Van Hemessen (vers 1500-vers 1565). Huile sur bois, 1556.
La scène, ici représentée dans une cathédrale, est une parabole de la lutte du catholicisme contre le protestantisme.
THÈMES TIRÉS DE LA PASSION
Wilhelm Stetter (1487-1552) : «Ecce Homo»
«Ecce Homo»
Wilhelm Stetter (1487-1552). Huile sur bois, 1521.
Joachim Beuckelaer (vers 1530–vers 1574) : «Marché avec l'Ecce Homo»
«Marché avec l'Ecce Homo»
Joachim Beuckelaer (vers 1530-vers 1574). Huile sur bois, vers 1561.
Cette toile rassemble, en arrière-plan, trois scènes de la Passion : l'Ecce Homo, la Flagellation et le Portement de Croix.
L'importance donnée à la scène de genre (le marché) se veut un rappel des dangers qu'incarnent l'abondance et ses plaisirs.
Attribué à Lucas de Leyde (1494–1533) : «La Passion du Christ»
«La Passion du Christ»
Attribué à Lucas de Leyde (1494-1533). Huile sur toile.
Attribué à Lucas de Leyde (1494–1533) : «La Passion du Christ», détail
Attribué à Giampetrino (actif entre 1508 et 1549 à Milan) : «Christ au roseau»
«Christ au roseau»
Attribué à Giampetrino (actif à Milan entre 1508 et 1549).
Huile sur bois.
Wilhelm Stetter (1487-1552) : «La Mise au tombeau»
«La Mise au tombeau»
Wilhelm Stetter (1487-1552)
Huile sur bois, 1536.

«««--- «La Passion du Christ», détail.
Attribué à Lucas de Leyde (1494-1533).

Cette toile est la transposition en peinture d'un dessin
d'Albrecht Dürer de 1505, Le Grand Calvaire.

Attribué à Frans I Francken (1542–1616) : «Le Calvaire»
«Le Calvaire»
Attribué à Frans I Francken (1542-1616)
Huile sur bois.
Jan II Brueghel dit le Jeune (1601-1678) : «Ne me touche pas»
«Ne me touche pas»
Jan II Brueghel dit le Jeune (1601-1678)
Huile sur toile, après 1625.
Tintoret (1518-1594) : «Déploration du Christ»
«Déploration du Christ»
Tintoret (1518-1594). Huile sur toile, vers 1580.
Attribué à Luca Giordano (1634–1705) : «La conversion de Saint Paul»
«La conversion de Saint Paul»
Attribué à Luca Giordano (1634-1705)
Huile sur toile, vers 1685.
Cette toile est une œuvre préparatoire pour le grand tableau
qui se trouve aujourd'hui à la galerie Pallavicini à Rome.

«Ne me touche pas». Ce thème très connu de la vie de Jésus mêle ici personnages, animaux et végétation. Brueghel II excellait dans la représentation des végétaux et des animaux. Pour les personnages, il est aidé de Jacob Jordaens et, sans doute, de Lucas Van Uden pour le paysage de l'arrière-plan.
Source : panneau dans le musée.

THÈMES POST- TESTAMENTAIRES - SAINTS & SAINTES
Attribué à Hans Leonhard Schäuffelein (vers 1480-vers  1540) : «Le Jugement dernier»
«Le Jugement dernier»
Attribué à Hans Leonhard Schäuffelein (vers 1480-vers 1540)
Huile sur bois, 1535.
Hans Leonhard Schäuffelein : «Le Jugement dernier», détail
«Le Jugement dernier», détail.
Attribué à Hans Leonhard Schäuffelein (vers 1480-vers 1540)
Attribué au Pseudo-Giovenone : «Sainte Catherine»
«Sainte Catherine»
Attribué au Pseudo-Giovenone,
actif dans le Piémont.
Début du XVIe siècle.

«Le Jugement dernier».
Le visage du Christ Juge est entouré d'un glaive au-dessus des damnés dont les démons s'emparent, et d'un lys au-dessus des élus qui sont accueillis au Paradis par saint Pierre.

Jean Allemant (actif 1618-1630) : «Le Martyre de saint Sébastien»
«Le Martyre de saint Sébastien»
Jean Allemant (actif 1618-1630)
Huile sur toile, vers 1626-1631.
Charles de la Fosse (1636-1716) : «L'Assomption», détail
«L'Assomption», détail.
Charles de la Fosse (1636-1716).

«Madeleine pénitente». L'auteur de ce tableau n'est pas sûr. Le style rappelle celui de Simon Vouet, mais on note «une robustesse et une radicalisation de la ligne» qui pourrait le faire attribuer à Nicolas Chaperon, l'un de ses proches élèves. Ce qui est d'ailleurs conforté par la représentation particulière des mains, une façon de dessiner que l'on trouve dans d'autres de ses toiles.
Ce tableau était vraisemblablement une commande d'un amateur d'art pour sa dévotion privée.
Source : panneau dans le musée.

Charles de la Fosse (1636-1716) : «L'Assomption»
«L'Assomption»
Charles de la Fosse (1636-1716)
Huile sur toile, vers 1682-1686.

Attribué à Nicolas Chaperon (1612–1654 ou 1655) : «Madeleine pénitente»
«Madeleine pénitente»
Attribué à Nicolas Chaperon (1612-1654 ou 1655)
Huile sur toile, vers 1635.
Bernardino Ženale (vers 1436 ou 1455 – 1526) : «Sainte Catherine d'Alexandrie»
«Sainte Catherine d'Alexandrie»
Bernardino Zenale (vers 1436 ou 1455 - 1526)
Vers 1500.

«L'Assomption». Ce tableau a été exécuté pour la duchesse de Montpensier (la Grande Mademoiselle) pour son château de Choisy-le-Roy. Il était destiné au décor de la chapelle.

Attribué au Pseudo-Giovenone : «Sainte Lucie»
«Sainte Lucie»
Attribué au Pseudo-Giovenone. Vers 1510.
PEINTURES DES XIXe & XXe SIÈCLES - ART NOUVEAU
Henri–Léopold Lévy (1840–1904) : «Jeune fille et la Mort»
«Jeune fille et la Mort»
Henri-Léopold Lévy (1840-1904)
Huile sur toile, 1900.

«Jeune fille et la Mort». Cette toile est une interprétation du mythe d'Orphée qui va chercher Eurydice aux Enfers. C'est la reprise d'une œuvre de ce même artiste, Eurydice, peinte en 1891. Dans la toile ci-dessus, Eurydice vient d'être piquée par un serpent et l'Ange de la Mort l'enlace pour l'emporter. Plus qu'Orphée agenouillé à droite, c'est avec la Mort qu'Eurydice semble constituer le véritable couple du tableau. Ce thème, très romantique, fut fréquemment repris par les artistes de la fin du XIXe siècle. Source : panneau dans le musée.

Émile Friant (1863-1932) : «Devant la psyché»
«Devant la psyché»
Émile Friant (1863-1932)
Huile sur toile, 1912.

«Devant la psyché». Cette toile a été présentée au Salon national des Beaux-Arts de 1914. On peut donc considérer qu'elle est terminée. Cette précision est importante car l'arrière-plan pourrait faire penser le contraire. Le beau nu féminin académique offre un contraste saisissant avec cet arrière-plan de style impressionniste. Au début du XXe siècle, on retrouvait cette opposition dans de nombreuses toiles naturalistes. Une psyché est le nom donné à un miroir indépendant sur pied. Les femmes qui s'admirent devant leur psyché est un thème courant de la peinture dans les salons de la Belle Époque, notamment vers 1912-1914. Source : panneau dans le musée.

Émile Friant (1863-1932) : «La Douleur»
«La Douleur»
Émile Friant (1863-1932). Huile sur toile, 1898.

«La Douleur ». On ne sait de quel enterrement il s'agit. Mais le côté amusant de cette toile est que l'artiste s'est appliqué à y faire entrer ses contemporains à l'arrière-plan : le notaire Gustave Paul, le peintre Louis Guingot, le botaniste Le Monnier, l'ébéniste Camille Gauthier et le maire de Nancy, Hippolyte Maringer ! Source : panneau dans le musée.

Panneau campagnard, Art nouveau
Scène de campagne, Art nouveau.
Henri–Léopold Lévy (1840–1904) : «Clytie changée en tournesol»
«Clytie changée en tournesol»
Henri-Léopold Lévy (1840-1904)
Huile sur toile, 1876.
Henri–Léopold Lévy (1840–1904) : «La Nymphe Nébula verse la pluie sur les fleurs»
«La Nymphe Nébula verse la pluie sur les fleurs»
Henri-Léopold Lévy (1840-1904)
Huile sur toile, 1876.
Henri–Léopold Lévy (1840–1904) : «Jeune fille et la Mort», détail
Henri-Léopold Lévy (1840-1904) : «Jeune fille et la Mort», détail.
La toile a donné l'occasion au peintre d'exposer un nu féminin très académique.
Jules-Antoine Voirin (1833-1898) : «Le Potager»
«Le Potager»
Jules-Antoine Voirin (1833-1898)
Huile sur toile, avant 1898.
Émile Friant (1863-1932) : «La Toussaint»
«La Toussaint»
Émile Friant (1863-1932)
Huile sur toile, 1888.

«La Toussaint». Cette toile de 1888 obtint un prix spécial au Salon de 1889. La même année, Émile Friant était couronné d'une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris. Il n'avait que vingt-six ans. D'abord exposé au musée du Luxembourg, la toile ci-dessus revint au musée des Beaux-Arts de Nancy à la mort de l'artiste. La scène illustre l'entrée d'une famille bourgeoise au cimetière de Préville à Nancy, le jour de la Toussaint. Les visages ont vraisemblablement été peints d'après photographies.
Source : panneau dans le musée.

Charles René de Saint-Marceaux (1845-1915) : «Dame de  pique»
«Dame de pique»
Charles René de Saint-Marceaux (1845-1915)
Bronze, entre 1894 et 1901.
Émile Friant (1863-1932) : «Autoportrait»
«Autoportrait»
Émile Friant (1863-1932)
Huile sur bois, 1887.

VOIR LA PAGE DÉDIÉE
AU MUSÉE D'ART NOUVEAU À NANCY
(Musée de l'École Nancy)
Panneau campagnard, Art nouveau
Scène de campagne, Art nouveau.
Armand Point (1860-1932) : «La Joie des choses»
«La Joie des choses»
Armand Point (1860-1932)
Huile sur toile, 1884.

«««--- Ces deux panneaux décoratifs Art nouveau proviennent
de l'hôtel Chevallier, avenue de Messine à Paris.


Documentation : «Le Musée des Beaux-Arts de Nancy» édité par la Ville de Nancy, Albin Michel et les Musées et Monuments de France, 1989
+ «Un tsar à Paris» de Marie-Pierre Rey, éditions Champs Histoire
+ Panneaux dans le musée.
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