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La cathédrale de Paris
a subi un grave incendie le 15 avril 2019. Les photos de cette
page ont été prises en 2015 et montrent la nef,
le chœur et les
voûtes peut-être comme on ne les verra jamais plus.
La réouverture de la cathédrale a eu lieu en 2025.
De lourds travaux de restauration ont été réalisés.
Le caractère exceptionnel de cette restauration a conduit
l'État, pour respecter des délais très courts
et accélérer le chantier, à passer outre à
bien des obligations administratives habituelles
Pour ce qui est des photos de l'extérieur de l'édifice
seule la photo de la
façade est proposée ici.
La cathédrale Notre-Dame est issue de la volonté d'un
homme : l'évêque de Paris,
Maurice de Sully (1120-1196). Vers le milieu du XIIe siècle,
le précédent édifice se révélant
trop exigu pour le nombre croissant des fidèles, l'évêque
décide d'en faire bâtir un nouveau selon les règles
du gothique naissant. Il est possible qu'il soit aussi l'auteur
des plans. Quant à l'architecte, son nom reste inconnu.
Le chantier démarre en 1163 par le chœur
et le double
déambulatoire. Suivent les travées de la nef
(sauf les deux les plus proches de la façade), et celles
des bas-côtés. Au tournant du XIIIe siècle,
on construit les deux premières travées et les portails
de la façade. Celle-ci sera achevée, avec ses tours,
sa rose et sa galerie, de 1220 à 1250.
Au XIIIe siècle, constatant la profonde pénombre de l'édifice, les
architectes (dont les célèbres Jean de Chelles et Pierre
de Montreuil) revoient les plans et engagent les travaux en
conséquence. L'élévation, qui était à quatre niveaux, passe à trois
: les deux derniers, scindés jusque-là en oculi et fenêtres, sont
réunis au profit de grandes fenêtres. Le transept est agrandi. Mais
la pénombre ne s'éclaircit guère. Autour du chœur, une clôture de
pierre est ajoutée ; la toiture est refaite. Dans ce même XIIIe
siècle, les chapelles latérales s'élèvent entre les contreforts
de la nef, alors qu'à
la cathédrale
d'Amiens par exemple il faudra attendre deux siècles après la
fin de la construction pour les voir sortir de terre.
Compte tenu des modifications inévitables qui interviennent
sur les arcs-boutants, l'édifice parisien n'adopte sa forme
actuelle que vers le milieu du XIVe siècle.
Au XVIIIe siècle, pour gagner en clarté, les chanoines
font remplacer toutes les grandes verrières médiévales
par du verre blanc, souvent orné d'une frange à fleurs
de lys, à l'exception toutefois des trois grandes roses du
XIIIe siècle qui sont préservées. L'architecte
Robert de Cotte (1656-1735), suivant l'esprit du Concile de Trente,
supprime le jubé et une partie de la clôture
qui ceinture le chœur.
En 1771, c'est le portail central qui est remanié afin de
permettre le passage des dais lors des processions.
La Révolution entraîne le saccage du bâtiment
et le pillage de son ornementation : statues brisées, châsses
fondues, tableaux volés, tombes profanées, etc. La
cathédrale devient temple de la Raison, puis temple de l'Être
suprême. Elle est rendue au culte en 1802.
Le XIXe siècle redécouvre l'art gothique sous l'impulsion
du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, paru en 1831.
En 1844, le roi Louis-Philippe confie aux architectes Lassus et
Viollet-le-Duc la restauration de l'édifice, qui est en péril.
C'est notamment Eugène Viollet-le-Duc qui imprimera sa griffe
sur la façade occidentale que l'on peut admirer aujourd'hui.
Viollet-le-Duc veut rendre à l'édifice son atmosphère
gothique d'antan. Pour cela, la lumière doit vibrer à
travers des vitraux colorés, et qu'importe la pénombre ! En conséquence, l'ensemble de la vitrerie est bouleversé
(sauf les roses).
Si le chœur
actuel est toujours orné des vitraux XIXe sortis des meilleurs
ateliers de l'époque, en revanche les grisailles posées
vers 1860 dans les tribunes et dans les grandes fenêtres de
la nef ont été remplacées, dans les années
1960, par des créations à thème non figuratif.
À part les trois roses, seuls subsistent du XIIIe siècle
deux médaillons
visibles dans le déambulatoire. (Voir plus
bas l'encadré sur les vitraux.)
La cathédrale de Paris
possède de nombreuses œuvres d'art : groupes sculptés
(essentiellement du XVIIIe siècle), peintures murales du
XIXe dans les chapelles latérales, grands tableaux dont certains
sont des mays du XVIIe. Mais le visiteur se heurte toujours à
la pénombre générale de l'édifice, doublée,
dans les chapelles, d'une exiguïté qui n'autorise aucun
recul pour apprécier vraiment les œuvres.
On pourra se reporter, dans ce site, à la grande église
parisienne de Saint-Vincent
de Paul pour avoir une idée du problème de l'obscurité
dans une église. Cet édifice a beau avoir été
érigé au XIXe siècle, son architecte n'a pas
su non plus anticiper le manque flagrant de lumière sur les
œuvres d'art dont il a fait orner la nef.
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Vue d'ensemble de la nef de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
L'édifice étant sombre, les lumières de la nef
sont allumées en permanence. |

Notre-Dame de Paris au clair de lune
E. Ramier
XIXe siècle. |

La cathédrale Notre-Dame de Paris et les travaux en janvier
2023. |
| LA NEF DE LA CATHÉDRALE
NOTRE-DAME |
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Élévations nord de la nef avec ses trois niveaux. La photo
a été éclaicie.
L'importance et la profondeur des tribunes ne peut manquer de frapper
le visiteur. |

Les baies des tribunes éclairées par les roses du XXe siècle. |
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Architecture
interne.
Sur le plan
initial, vraisemblablement dessiné par l'évêque Maurice
de Sully, l'élévation était à quatre niveaux : les grandes
fenêtres du haut faisaient place à une suite d'oculi
surmontés chacun d'une petite fenêtre.
Au XIIIe siècle, pour diminuer la pénombre qui envahissait
l'édifice (et dont la cathédrale
de Chartres peut donner une idée), on regroupa les
niveaux 3 et 4 en un seul : celui qu'on voit à présent.
Toutefois, pour assurer la robustesse de l'ensemble,
les architectes n'osèrent pas toucher à la première
travée (celle qui jouxte les tours occidentales).
Au XIXe siècle, Eugène Viollet-le-Duc décida de recréer
cette élévation à quatre niveaux dans les travées de
la nef et du chœur
qui bordent le transept (comme on le voit dans une photo
plus
bas).
À Notre-Dame, l'art du premier gothique est appliqué
avec harmonie. Le premier niveau, avec ses dix travées,
est scandé d'une suite de piles cylindriques et massives,
couronnées de chapiteaux à feuillages. Ceux-ci exposent
toute une gamme du règne végétal. Les arcades sont en
tiers point, sans grande recherche artistique au niveau
des intrados. Du large tailloir des chapiteaux s'élèvent
trois fines colonnettes. Rien ne vient les interrompre
jusqu'à leur point final : la retombée des voûtes au
niveau des grandes fenêtres. Cette absence d'interruption
garantit un bel effet d'élancement.
Notre-Dame de Paris est l'une des dernières cathédrales
construites avec des tribunes. Celles-ci sont très vastes,
impressionnantes même, et largement ouvertes sur la
nef au moyen d'élégantes baies à trois arcades. (Dans
le chœur,
les mêmes baies n'ont que deux arcades.)
La forme très pure des colonnettes monolithes des baies
s'harmonise parfaitement avec celles des piles du premier
niveau. Pour ne pas casser l'élancement, l'ornementation
horizontale se fait discrète : une corniche moulurée
très peu saillante court à l'aplomb des tribunes, accompagnée
d'une corniche similaire sous les hautes fenêtres.
La voûte
de la nef est sexpartite, comme dans tous les monuments
du premier gothique. Cette triple retombée, au nord
et au sud, dans chaque ogive des voûtes s'associait,
au premier niveau, à l'alternance traditionnelle pile
faible - pile forte comme on peut le voir à la cathédrale
Saint-Étienne de Sens.
Notons qu'à Notre-Dame il n'y a pas de différence de
robustesse entre les piles faibles et les piles fortes :
les piliers cylindriques ont le même diamètre.
Au XIIIe siècle, le double déambulatoire de Notre-Dame
était bordé par le mur gouttereau.
Au XIVe, on démarra la construction des chapelles latérales
entre les arcs-boutants, ce qui rejeta les ouvertures
loin du déambulatoire et contribua à accentuer la pénombre
de la nef.
Les chapelles latérales sont étroites : le visiteur
n'a pas le recul suffisant pour apprécier les peintures
murales (du XIXe siècle) ou les toiles qui y sont exposées.
La majorité de ces toiles sont d'ailleurs des mays du
XVIIe siècle qui étaient auparavant exposés dans la
nef.
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Suite de chapelles dans le collatéral nord.
Vu l'étroitesse des chapelles, les visiteurs n'ont pas un recul
suffisant pour apprécier les mays qui y sont exposés. |
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Les chapiteaux de
la nef sont riches
d'une flore extrêmement variée. |

Un ange souffleur sur l'abat-son de la chaire. |
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La chaire à prêcher date du XIXe siècle. |

Décoration murale dans une chapelle latérale. |

La chapelle des fonts baptismaux. |
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La voûte de la nef est sexpartite.
Les destructions d'avril 2015 ont mis en lumière la faible
épaisseur des voûtes
et la quasi-absence de mortier. Les pierres ne sont pas soudées
en un seul bloc. |

Le Martyre de sainte Catherine
Joseph-Marie Vien
Troisième quart du XVIIIe siècle.
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Les Fonts baptismaux sont du XIXe siècle.
Ils ont été dessinés par Eugène Viollet-le-Duc. |
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Le
financement de la construction (1/6).
Étant la cathédrale de la capitale du royaume
de France, les liens entre la puissance royale et l'Église
ne sont pas à négliger quand on étudie
l'origine du financement de la construction.
Pourtant, à l'époque médiévale, dans d'autres
villes importantes, le prince, le duc ou le comte n'interviennent
souvent qu'en cas de force majeure, notamment quand
la restauration ne peut attendre les legs ou le résultat
des quêtes sous peine de voir tout ou partie de l'édifice
s'écrouler.
C'est ce que fit Jean sans Terre en 1202 en donnant
2000 livres au chapitre de la cathédrale
de Rouen pour réparer les dommages de l'incendie
de l'an 1200. À Évreux,
Louis XI finança d'importants travaux dans la cathédrale
Notre-Dame que sa dévotion à la Vierge lui faisait chérir particulièrement.
Mais, en règle générale, il n'y a guère d'aides de l'«État».
Église et particuliers pourvoient, dans une très large
mesure, au financement de la construction des bâtiments
cultuels.
À Paris,
la présence royale modifie le contexte. Le roi est le
protecteur de l'Église. Oint de Dieu, il doit mener
son peuple au salut avec le soutien du clergé. Ce lien
étroit se traduit par des privilèges ou des postes accordés
à l'Église de Paris,
son évêque et ses hauts prélats : diminution des impôts,
envois d'ecclésiastiques en mission diplomatique ou
politique, nominations au Conseil royal.
Cette union entre le religieux et le politique s'afficha
clairement dès 1186 quand Philippe Auguste décida de
faire inhumer dans le chœur de la cathédrale, Geoffroy,
fils du roi d'Angleterre, mort à Paris
à l'âge de 27 ans. De même, il y fit inhumer, en 1190,
sa jeune épouse et reine, Isabelle de Hainaut, morte
elle aussi à Paris.
Il est probable d'ailleurs que le chapitre cathédral
ait vu dans ce choix un regain de prestige pour le
monument qui rivalisait ainsi avec la basilique
de Saint-Denis ou l'église de Saint-Germain-des-Prés.
---»» Suite 2/6
à droite.
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Élévations nord de la cathédrale (la photo a été éclaircie). |
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La Nativité
H. Francken, 4e quart du XVIe siècle. |
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Le
financement de la construction (2/6).
---»» Autre fait à prendre en compte dans le financement
: au XIIIe siècle, la France est une contrée opulente.
Philippe Auguste (1180-1223) a beaucoup agrandi le domaine
royal. La Normandie, confisquée à Jean sans Terre, est
annexée en 1204 et Bouvines signe une importante victoire
contre les Impériaux en 1214. Avec son fils Louis VIII
le Lion (1223-1226), la croisade des Albigeois prépare
l'annexion du Languedoc, rendue officielle sous la régence
de Blanche de Castille.
«On estime que l'annexion, dans la première moitié du
XIIIe siècle, de la Normandie et du Languedoc, doubla
les revenus du roi», écrit l'historien Henry Kraus dans
son ouvrage L'argent des cathédrales. Au cours
des campagnes, des agents royaux suivaient les troupes
et s'en retournaient en région parisienne dépenser leur
butin en biens cultuels et en donations à l'Église,
comme Jean Sarrazin, Pierre Apothicaire ou Aléaume Hécelin.
En 1204, l'annexion de la Normandie transféra les avantages
des marchands rouennais aux marchands parisiens (suppression
de taxes, libre passage sur la Seine, etc.). Ce qui
a enrichi la bourgeoisie parisienne. Kraus poursuit
: «Paris et l'Île-de-France furent favorisés par leur
extraordinaire enrichissement et se trouvèrent bientôt
émaillées de multiples chefs-d'œuvre gothiques.»
Malheureusement, les documents reliant précisément cette
richesse à la construction de la cathédrale Notre-Dame
n'existent pas. Néanmoins, les preuves abondent pour
d'autres monuments parisiens.
Dans les cercles qui gravitent autour du roi, l'argent
ne manque pas. Ses fidèles sont riches et vont multiplier
donations et offrandes à Notre-Dame. Le roi n'est pas
le plus généreux. Au XIIe siècle, Louis VII donne 200
livres à la fabrique, une somme forte importante, mais
ce geste ne sera pas imité par ses successeurs. Saint
Louis, qui règne de 1226 à 1270, ne donnera rien. Aucun
document n'a été retrouvé d'une quelconque donation
de sa part.
En fait, le roi aide à la construction de «sa» cathédrale
de manière indirecte : par les nombreux privilèges et
postes lucratifs accordés aux membres de l'Église de
Paris.
En effet, grâce à cette manne, les évêques de Paris
qui, rappelons-le, sont rattachés à l'archevêché de
Sens,
comptent parmi les donateurs importants : Maurice de
Sully, l'initiateur de la cathédrale, donne 100 livres
en 1196, idem pour Renaud de Corbeil en 1268 et Simon
de Bucy en 1304, année de sa mort.
Pour Simon de Bucy, Henry Kraus parle de 5000 livres
de dons au total, dont une allocation pour la création
des trois chapelles axiales.
L'historien ajoute ce commentaire au sujet de l'initiateur
de la cathédrale : «Maurice de Sully (mort en 1196)
ne se contenta pas d'amorcer la construction du nouvel
édifice en 1163-1164 mais la poursuivit avec ferveur
tout au long de sa vie, à la fois comme collecteur de
fonds et comme donateur. Son legs de 100 livres destiné
à acheter du plomb pour la toiture de la nef témoigne
de la vitesse presque incroyable à laquelle la cathédrale
fut construite, pendant son épiscopat.»
Depuis l'incendie de 2019 et l'écroulement de plusieurs
voûtes d'ogives, on peut sans doute aujourd'hui rattacher
cette «vitesse incroyable» à un travail fait à la va-vite.
On a ainsi découvert que les voûtes d'ogives n'avaient
souvent qu'une seule couche de pierres et que ces pierres
n'étaient pas liées par du mortier (!) Un travail
rapide en effet... Maurice de Sully a-t-il fait exagérément
accélérer les travaux pour voir sa cathédrale terminée
avant sa mort ? En l'absence de documents d'archives,
on ne peut pas répondre.
---»» Suite 3/6
plus bas
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Le
financement de la construction (3/6).
---»» Les chanoines du chapitre vont eux aussi participer
activement au financement. Si une partie des dons vient
indirectement des services rendus à la Couronne, d'où
vient le reste ? Le texte de l'historien Dany
Sandron, dans l'ouvrage que la collection La grâce
d'une cathédrale consacre à Notre-Dame de Paris,
ne le dit pas.
En revanche, Henry Kraus est prolixe sur le sujet. L'église
de Paris est très riche, nous apprend-il. Elle tire
ses revenus de ses innombrables propriétés (maisons
dans la capitale, nombreux domaines dans le diocèse
et même des villages entiers), de taxes seigneuriales
et, bien sûr, de ses activités religieuses. Dans la
capitale, l'estimation donnée par Henry Kraus est que
l'ensemble des groupes ecclésiastiques possède les deux
tiers de la superficie de Paris ! Conséquence
: la part sur les actes de justice temporelle attribuée
à l'évêque dépasse celle du roi. Il faut y ajouter les
revenus que cette même justice attribue au chapitre
de la cathédrale dans toute l'Île de la Cité, puisqu'il
en possède la juridiction.
Autre taxe très rémunératrice : l'évêque reçoit le tiers
de l'impôt de la Couronne qui frappe toutes les transactions
effectuées aux Halles. Les commerçants et artisans ont
l'obligation de s'y trouver trois jours par semaine
en ayant fermé boutique.
Fruit des taxes d'un côté, mais également ventes
de biens temporels de l'autre. Pour assurer le financement
de la construction, les documents abondent qui montrent
que les ecclésiastiques parisiens ont vendu une quantité
considérable de leurs richesses foncières. Henry Kraus
cite ainsi un extrait du cartulaire de Notre-Dame
qui voit un bourgeois parisien, Guillaume Barbette,
acheter plusieurs fiefs à l'évêque Eudes de Sully en
1208, 1228 et 1229. Une part importante de ces ventes
se situe au début du XIIIe siècle.
À la source des revenus, il faut extraire l'essentiel
: les impôts qui frappent les serfs. «Cet exploit
remarquable, écrit Henry Kraus, que constitue la construction
de la cathédrale est, dans une très large mesure, dû
aux lourds sacrifices imposés aux deux mille serfs du
chapitre.» L'argent venait de la taille que les
chanoines imposaient à leurs sujets - et aussi souvent
qu'ils le voulaient. Ce qui provoqua un long conflit
auquel Blanche de Castille fut d'ailleurs mêlée. Elle
en tira la réputation d'avoir émancipé les serfs alors
qu'elle n'en avait pas le droit.
L'historien médiéviste Marc Bloch a étudié cet épisode.
En 1250 (Louis IX est à la croisade), le chapitre crée
une nouvelle taille. Refus des serfs qui prétendent
qu'ils ne doivent cette taxe qu'au roi (ce qui est faux).
Les serfs envoient une délégation à Paris
plaider leur cause. En réaction, le chapitre fait enfermer
les délégués dans une prison sordide où beaucoup périssent.
La régente, Blanche de Castille, que les prisonniers
ont réussi à prévenir, conduit des cavaliers au cloître
de la cathédrale où l'on ne trouve aucun membre du clergé.
Paralysée dans sa compassion du fait des règles féodales,
elle rentre néanmoins prier dans la cathédrale. Entre-temps,
un soldat a fait sauter les portes de la prison et a
libéré les serfs.
Un procès s'en suivit qui donna raison aux chanoines
et à leur taille. Toutefois, en 1219, des chanoines
s'opposèrent à la levée d'une nouvelle taille pour financer
la construction de maisons capitulaires, prétextant
qu'il y a assez d'argent dans les caisses. Les archives
portent mention d'une déclaration terrible : «la majorité
rétorqua que le chapitre avait un droit illimité d'imposer
la taxe "à volonté" et aussi souvent qu'il
le désirait» [Kraus]. Toujours est-il qu'aucune taxe
ne fut créée entre 1235 et 1250. Marc Bloch y voit la
pression humaniste de certains chanoines. Peut-être
était-ce dû avant tout à la baisse des besoins de financement.
À cette époque, de nombreux serfs choisirent de s'émanciper
du chapitre en lui payant la manumission (entre 15 et
90 livres par personne). Ils devinrent alors, d'après
Marc Bloch, les débiteurs des bourgeois de Paris via
le surcens, une augmentation de la redevance
féodale.
---»» Suite 4/6
à droite.
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«««---
Le collatéral nord et sa suite de piles cylindriques
couronnées de chapiteaux gothiques.
La pénombre de la cathédrale est bien visible
sur cette
photographie. Il en est de même partout, à
l'exception
de la partie orientale du déambulatoire (chevet). |
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Saint Pierre guérissant les malades
Laurent de la Hyre
Milieu du XVIIe siècle. |

Le Triomphe de Job
Guido Reni, XVIIe siècle.
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Saint Thomas d'Aquin, Fontaine de la sagesse
Toile d'Antoine Nicolas, XVIIe siècle. |
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Le
financement de la construction (5/6).
---»» Peut-on généraliser aux autres corps de métier ?
Y a-t-il eu d'autres lancettes, liées à une corporation,
qu'on ait ainsi retrouvées ou qui aient disparu ?
Henry Kraus répond par la négative. Les bourgeois les
plus riches pouvaient fonder des chapellenies (voir
en 6/6
le sens exact de ce terme), mais les chanoines de Notre-Dame
s'opposaient à la présence des artisans et des commerçants.
Henry Kraus précise : «Dès la fin du XIIe siècle déjà,
toute activité sacerdotale ordinaire avait été transférée
dans les églises des paroisses voisines. La cathédrale
de la cité du roi de France était réservée à des activités
d'une plus haute dignité, la chapelle des cordonniers
demeurant une exception inexplicable.» D'autant plus
inexplicable que les chanoines ne plaisantaient pas
avec cette haute dignité : la présence des plus riches
bourgeois de la capitale était strictement encadrée
; même eux n'avaient pas le droit d'assister aux cérémonies
funèbres dans l'édifice, y compris dans les chapelles
dont ils avaient financé la construction.
L'importance des églises voisines pour le culte ainsi
que l'abondance d'argent - Henry Kraus le souligne -
font qu'il n'y a jamais eu à Paris
d'édit épiscopal arrêtant les constructions ou restaurations
d'églises tant que le chantier de Notre-Dame n'était
pas terminé.
Cette tolérance n'était pas la norme. À Amiens,
autre cité épiscopale et plus petite ville aux moyens
financiers moindres, un édit de l'évêque interrompit
les chantiers d'églises afin de drainer tous les dons
vers la cathédrale
Notre-Dame en construction.
Henry Kraus précise le cas parisien : «Les immenses
richesses que les conquêtes françaises apportèrent à
la capitale rendirent un tel compromis inutile, de sorte
qu'on assista à la construction d'une multitude de paroisses,
couvents et abbayes en même temps qu'à celle de l'église
de l'évêque de Paris.»
---»» Suite et fin 6/6
à droite.
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Le
financement de la construction (4/6).
---»» Les autres sources de financement sont plus classiques.
Ce sont des dons petits et moyens qui en s'accumulant
aboutissent à des montants importantes.
On note ainsi les inévitables legs adressés à l'Église
pour assurer son salut. Il y a aussi des donations de
particuliers laïcs, comme le chevalier Guillaume des
Barres en 1160 (au tout début de la construction) ou
le neveu du pape Alexandre III en 1180.
Plus classiques encore, les quêtes pratiquées dans le
diocèse (avec parfois menace de sanctions si les fidèles
n'obtempèrent pas), les produits du tronc des reliques
dédié à saint Denis, et des offrandes extraordinaires,
bien souvent en nature.
L'historien Dany Sandron rappelle l'importance des femmes
dans les oboles. Le légat Eudes de Châteauroux écrit
ainsi au début du XIIIe siècle : «Il n'est pas de marchand
un peu avisé qui refuse de gagner même une obole. C'est
avec les oboles des femmes que la cathédrale de Paris
a été construite en grande partie». Opinion certainement
issue de l'observation, mais évidemment exagérée.
Maurice de Sully a accordé des indulgences (remise de
peines dans l'Au-delà contre offrandes), mais a cru
sage de ne pas abuser de ce principe déjà contesté.
Il y a une source quasiment absente dans le financement
de la construction et qu'il faut souligner. Le chapitre
«Revenus affectés à la construction», dans l'ouvrage
sur Notre-Dame dans la collection La grâce d'une
cathédrale, n'en dit pas un mot, ce sont les dons
des confréries.
Lors des constructions d'églises, les corps de métiers
de la ville ont l'habitude de faire des donations pour
les vitraux, les autels ou les chapelles. Souvent ils
possèdent une chapelle à eux où ils ont le droit de
célébrer leur saint patron. Ou encore
ils ont financé une verrière en totalité et, rassemblés
devant, ils peuvent honorer leur protecteur dans les
Cieux.
L'intérêt de l'historien Henry Kraus pour les vitraux
l'a conduit, dans ses recherches sur Notre-Dame, à découvrir
la représentation graphique d'un petit œil de bœuf montrant
les saints Crépin et Crépinien dans leur cordonnerie
: un signe que ce corps de métier avait une chapelle
à lui dans la cathédrale et que cette chapelle
était ornée d'un vitrail honorant leur activité. Henry
Kraus en apporte la preuve en signalant qu'«il existe
un document montrant qu'en 1379 Charles V accepta la
requête, faite cinq ans auparavant, de permettre aux
compagnons de Paris de célébrer une messe chaque lundi
en l'honneur de leurs saints patrons dans leur chapelle
à Notre-Dame.»
---»» Suite 5/6
à gauche.
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La chapelle latérale Sainte-Madeleine et sa peinture murale
du XIXe siècle. |
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Les Prédications du prophète Agabus à saint Paul
Louis Chéron, quatrième quart du XVIIe siècle. |
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Le financement
de la construction (6/6).
---»» Il faut rappeler ici l'origine des chapelles et des
chapellenies.
Lors de la construction, les architectes des grandes églises
et des cathédrales ne prévoient pas de bâtir des chapelles
latérales : les murs gouttereaux sont à l'aplomb des bas-côtés.
Ces chapelles latérales ne sont érigées qu''une fois la construction
terminée (élévation et couvrement).
L'historienne Sabine Berger, dans l'ouvrage déjà cité de la
collection La grâce d'une cathédrale, en raconte l'origine.
Dans un premier temps, des lieux de piété privée sont autorisés
autour des piliers de la nef et sur les bas-côtés (voir à
ce sujet le financement de l'église Notre-Dame
à Dole
par ventes sur plan). À Notre-Dame de Paris, la famille royale
fonda ainsi des chapellenies en 1186, c'est-à-dire qu'elle
donna de l'argent pour assurer des messes particulières dans
des lieux précis au niveau des bas-côtés. Les élites de la
capitale et les grands bourgeois l'imitèrent, ce qui finit
par encombrer singulièrement la nef. Les pénitents circulaient
avec gêne et se trouvaient freinés dans le versement de leur
obole...
Le clergé eut une réponse toute prête : étendre latéralement
l'édifice. Le coup était double car il répondait en plus aux
prescriptions édictées par plusieurs conciles au début du
XIIIe siècle.
Sabine Berger rappelle le détail de ces prescriptions :
«Autels et chapelles devaient être convenablement pourvus,
les prêtres devaient être dignement vêtus, dans un espace
approprié au service religieux, clairement circonscrit et
permettant la bonne conservation des instruments liturgiques.»
Si l'on y ajoute le paiement des messes, c'est en fait donner
une définition de la chapellenie par l'utilisation des fonds
qui lui sont consacrés. La chapelle, c'est l'espace physique.
La chapellenie, c'est l'offrande faite pour assurer, sur un
laps de temps assez long, le service religieux dans cet espace
physique. Notons que l'usage a souvent englobé chapellenie
et chapelle dans l'unique acception de chapellenie. Sabine
Berger mentionne que la construction de ces très nombreuses
chapelles démarra sans doute vers 1225 et prit fin dans les
années 1320.
Qui fondent les chapelles ? Les chanoines du chapitre,
le haut clergé, les serviteurs du roi. Notons parmi ces derniers
: le drapier et chambellan de saint Louis, Jean Sarrazin,
en 1270 ; l'ancien médecin de saint Louis, Dudon de Laon,
en 1300 ; le maître de la chambre des Comptes et chanoine
de Notre-Dame, Pierre de Condé, en 1322.
Dans la cathédrale de Paris, ces chapelles, toujours normalisées,
sont exiguës. Elles n'ouvrent que sur le bas-côté dont elles
n'étaient isolées jadis que par une mince grille de fer.
À partir de la fin du XIIIe siècle, l'usage se répandit au
sein du clergé cathédral d'avoir sa sépulture dans une chapelle.
Un privilège que les riches laïcs se mirent aussi à convoiter.
Sources : 1) L'argent des
cathédrales de Henry Kraus, les Éditions du Cerf, CNRS
Éditions, 2012 ; 2) La cathédrale
Notre-Dame de Paris, La Nuée Bleue, collection La grâce
d'une cathédrale, 2012.
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| LE TRANSEPT DE
LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME |
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Les piles du carré du transept n'ont pas le même
aspect
à l'est et à l'ouest (pilastres à l'ouest, colonnettes à l'est).
La rose (ici de la façade sud) est du XIIIe siècle. |
«««--- Le transept et l'élévation de la nef.
La photo a été éclaircie.
Au XIXe siècle, la dernière travée
de la nef a été rebâtie sur quatre
niveaux.
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Le
transept de la cathédrale.
Le transept dégage un vaste volume. C'est là que se
déroulent les cérémonies officielles telles que les
obsèques des chefs de l'État français.
L'autel (qui paraît un peu étroit) est une création
des artistes Jean et Sébastien Touret en 1989. Les bras
nord et sud, avec leurs grandes roses rayonnantes du
XIIIe siècle, ont été traités par les architectes médiévaux
comme des façades, ce qui est d'ailleurs assez courant
dans les grandes cathédrales.
Notons un détail architectural intéressant : les piles
nord et sud qui terminent la nef sont couvertes de pilastres
et non pas de colonnettes comme c'est le cas pour les
piles qui leur font face, côté chœur. Faut-il y voir
un changement d'architecte lors de la construction ?
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La
rose sud.
Datée autour de 1260, la rose sud illustre les scènes
du Nouveau Testament. Autour du Christ en gloire, on
peut voir des évangélistes, des apôtres, des saints
martyrs ainsi que des Vierges folles et des Vierges
sages.
Cette rose a subi une importante réfection en 1726 sous
l'impulsion du cardinal de Noailles. À cette occasion,
elle reçut des restes de vitraux des XIIe et XIIIe siècles.
Le cardinal de Noailles avait fait placer ses armoiries
dans l'oculus central.
Au XIXe siècle, lors de la dépose intégrale de la rose,
le maître verrier Alfred Gérente les remplaça par un
Christ de l'Apocalypse.
Au XVIIIe siècle, les vitraux de la claire-voie subirent
eux aussi la mode de la clarté à tout prix. On n'en
connaît pas l'iconographie. En s'inspirant de la vitrerie
du bras sud de la cathédrale
de Chartres, Alfred Gérente y plaça, au siècle suivant,
une galerie
de seize prophètes. Détail intéressant : les quatre
prophètes du milieu (Isaïe, Jérémie, Êzéchiel et Daniel)
portent les quatre évangélistes sur leurs épaules. C'est
en fait la traduction du propos de Bernard de Chartres
au XIIe siècle : «Nous sommes des nains juchés sur des
épaules de géants»
Source : La cathédrale
Notre-Dame de Paris, La Nuée Bleue, collection La
grâce d'une cathédrale, 2012.
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La rose sud du XIIIe siècle appartient au style du gothique
rayonnant. |

Vierge à l'Enfant à l'entrée du chœur,
XIVe siècle.
Elle est le symbole de Notre-Dame de Paris. |
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La galerie des prophètes dans le bras sud du transept (totalité).
Création de l'atelier Alfred Gérente
Seconde moitié du XIXe siècle. |

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La rose
nord.
Cette rose est datée du XIIIe siècle comme la rose sud. Une
Vierge à l'Enfant trône en son centre, vénérée par les grandes
figures de l'Ancien Testament (prophètes, rois et grands prêtres).
La dominante de cette grande verrière de 12,90 mètres de diamètre
est le violet (voir l'extrait ci-dessous), une couleur sombre
qui symbolise l'attente de l'humanité jusqu'à l'arrivée d'un
Sauveur.
La rose septentrionale est la mieux conservée parmi les trois
de la cathédrale. Son exposition au nord n'y est pas étrangère.
Au-dessous, la claire-voie abrite dix-huit rois de Juda. Comme
celle qui est au sud, cette galerie date de la restauration
du XIXe siècle, les vitraux initiaux ayant été détruits au
XVIIIe.
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«««--- Galerie des prophètes
dans le bras sud du transept, détail.
Atelier Gérente, XIXe siècle.
Cette verrière illustre le propos de Bernard de Chartres au
XIIe siècle :
«Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants»
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La voûte du transept vue depuis le croisillon nord.
Les voûtes des bras du transept sont sexpartites. |

La rose nord, détail : prophètes et rois de l'Ancien Testament vénèrent la Vierge.
XIIIe siècle. |

La galerie des rois de Juda dans le bras nord du transept, détail.
Atelier Gérente, XIXe siècle. |
| LE CHŒUR DE LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME |
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Le chœur, les stalles et l'élévation.
Les baies des tribunes sont à deux arcades, contre trois dans la nef.
Au premier plan, l'autel de messe, œuvre de Jean et Sébastien
Touret, est moderne (1989). |

L'abside et ses vitraux du XIXe siècle. |
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Le
chœur de la cathédrale Notre-Dame.
Daté de la seconde moitié du XIIe siècle, le chœur est
la partie la plus ancienne de l'édifice. Il est constitué
de quatre travées terminées par une abside (voir plan).
L'élévation est la même que celle de la nef : arcades,
tribunes et grandes fenêtres. Ces grandes fenêtres viennent
aussi des travaux de modifications du XIIIe siècle.
Le double déambulatoire qui entoure le chœur est la
continuité parfaite de celui de la nef.
L'architecte a choisi de ne pas multiplier les piles
dans la partie tournante, mais plutôt de s'appuyer sur
des voûtains triangulaires pour dessiner la courbure
du chevet.
En 1638, après la naissance inespérée de son fils, Louis
Dieudonné, Louis XIII fit vœu de consacrer la France
à la Vierge. Il concrétisa ce Vœu par la promesse de
bâtir un nouveau maître-autel à Notre-Dame de Paris.
C'est son fils, Louis XIV, qui le réalisera à la toute
fin du XVIIe siècle.
De cette œuvre, il ne nous reste aujourd'hui que le
célèbre groupe de la Piéta de Nicolas Coustou (non présenté
dans cette page).
Les stalles,
éléments du Vœu, seront changées par celles que l'on
peut voir actuellement et qui datent du début du XVIIIe
siècle. Enfin - ornement qui contribue à la renommée
du chœur de Notre-Dame de Paris - la clôture
est datée de la première moitié du XIVe siècle.
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Les verrières de l'abside (atelier Maréchal de Metz,
XIXe siècle).
Au centre : la Glorification de la Vierge. |
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Vitraux dans le chœur :
les Évangélistes Luc et Jean.
Atelier Maréchal de Metz, XIXe siècle. |

Le transept et l'entrée du chœur.
Dans le transept et la première travée du chœur,
l'élévation est à quatre niveaux. |

Vitraux dans le chœur :
les prophètes Daniel et Jérémie.
Atelier Maréchal de Metz
XIXe siècle. |

Une vue des stalles du chœur.
Elles datent de la période 1710-1715.
Conformément au vœu de Louis XIII consacrant le chœur à Marie, elles
illustrent des scènes de la Vie de la Vierge.
On y voit aussi des figures allégoriques. |

Le déambulatoire avec l'entrée de la chapelle du Saint-Sacrement. |

Chapelle Saint-Georges dans le déambulatoire. |

Un double déambulatoire fait le tour du chœur (ici, la partie
nord). |
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La
clôture du chœur.
À sa création au XIIe siècle, la cathédrale Notre-Dame
était aussi l'église de la paroisse : les fidèles venaient
y entendre la messe. Dans le chœur, une clôture basse
séparait l'espace réservé aux clercs. Au XIIIe siècle,
la cathédrale n'était plus paroissiale. Les chanoines
du chapitre y célébraient les différents offices de
la journée, parfois en faveur de défunts. Les laïcs
n'eurent plus vocation d'y participer. Une clôture haute
fut alors érigée pour mieux séparer les espaces et ne
pas troubler les pères.
À l'entrée du chœur, la façade (qui ne s'appelait pas
encore jubé) comprenait une tribune avec une grande
porte surmontée de la Vierge et de saint Jean entourant
une croix triomphale. Des scènes de la Passion étaient
sculptées à la partie inférieure.
Le mur de la clôture haute a été érigé entre la fin
du XIIIe siècle et le milieu du XIVe. Il était orné
d'une série de hauts-reliefs gothiques en bois, de très
bonne qualité artistique. Ces hauts-reliefs illustraient
des scènes de la Vie de Jésus et, peut-être aussi, des
scènes de la Vie de la Vierge et de l'Ancien Testament.
Mort en 1643, Louis XIII ne put concrétiser son Vœu
de 1638. Aussi est-ce son fils, Louis XIV, qui s'en
chargea.
En 1699, le jubé (façade ouest de la clôture) fut détruit,
tout comme la clôture à l'est. Ne restèrent plus que
les pans nord et sud (d'ailleurs en parfait état de
conservation) représentant des scènes de la Vie de Jésus
: au nord, quatorze scènes, sculptées en haut relief
dès la fin du XIIIe siècle (c'est la partie la plus
ancienne) ; au sud, neuf scènes relatant les Apparitions
de Jésus après sa Résurrection, sculptées en haut-relief
et en ronde-bosse. ---»»
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La voûte du chœur est sexpartite, comme celle de la nef et des
bras du transept, |
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---»» Ce sont ces parties
nord et sud que l'on peut voir aujourd'hui.
Couvertes d'un badigeon au XVIIIe siècle, ces sculptures
en bois ont été restaurées sous l'autorité de l'architecte
Eugène Viollet-le-Duc au XIXe. Leur polychromie a été
retrouvée.
Source : La cathédrale
Notre-Dame de Paris, La Nuée Bleue, collection La
grâce d'une cathédrale, article de Reine Bonnefoy.
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La clôture du chœur (ici, le pan sud) et ses haut-reliefs en bois.
Première moitié du XIVe siècle.
Au premier plan à gauche, l'Apparition de Jésus aux saintes femmes.
À côté : Apparition à Pierre et Jean. |

Nativité et Adoration des mages (vue partielle).
Haut-relief en bois dans la clôture du chœur.

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La Nativité
dans la clôture du chœur (1ère moitié du XIVe siècle).
Dans le haut-relief de la Nativité ci-dessus, l'attitude et
le visage de la Vierge laissent perplexe.
On en trouve l'explication, dès les premiers siècles de notre
ère, dans l'art chrétien moyen-oriental, en particulier syrien.
L'historien de l'art Maurice Vloberg, dans son ouvrage
La Vierge et l'Enfant dans l'Art Français paru en 1933,
fait remonter la source de ces représentations aux pseudo-évangiles.
Ceux-ci connurent une très large diffusion dans le monde grec,
puis dans le monde latin «malgré la censure des papes et la
condamnation des Pères».
À Marie, Joseph et l'Enfant, la tradition syrienne ajoutait
Marie-Salomé et Marie-Jacobé et leur faisait tenir un rôle
de sages-femmes. Bon an mal an, l'Église a fini par accepter
que Marie-Salomé donne le bain à l'Enfant. En fait, on trouvait
déjà ce genre de scène dans les catacombes romaines et dans
des peintures des Ve et VIe siècles.
Maurice Vloberg rapporte que l'Église accepta même une pose
étrange de la Vierge, pose qui s'explique en partie par la
Légende. D'origine syrienne, on trouve cette pose pour la
première fois dans la chaire d'ivoire de Maximien à Ravenne
(VIe siècle). L'historien écrit : «Marie est étendue sur un
lit ou un matelas, dans une attitude d'ordinaire inexpressive,
plutôt celle d'une immense lassitude. L'Enfant est au berceau,
à côté d'elle. Dans un coin, Joseph médite ou sommeille. Les
deux animaux complètent le groupe, et parfois les deux sages-femmes.»
C'est bien la description du haut-relief ci-dessus.
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Le Christ dans l'Apparition aux Apôtres.
Haut-relief en bois dans la clôture du chœur. |

L'incrédulité de saint Thomas.
Haut-relief en bois dans la clôture du chœur.
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Le Massacre des Innocents.
Haut-relief en bois dans la clôture du chœur. |
| LE DÉAMBULATOIRE
DE LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME |
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La chapelle d'axe et le monument au duc de Retz dans le déambulatoire. |
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Les
vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Notre-Dame de Paris n'est pas la cathédrale
de Chartres où l'on entre pour admirer les verrières
médiévales. Ce n'est pas non plus la cathédrale
de Bourges, célèbre pour ses magnifiques verrières
Renaissance. On entre à Notre-Dame de Paris pour voir
l'architecture
gothique du XIIe siècle et les œuvres d'art du XVIIIe
et des époques suivantes. En effet, à l'exception de
deux médaillons (donnés ci-contre) et des grandes roses,
il ne reste plus rien de la vitrerie médiévale.
Les historiens ne possèdent aucune information sur la
nature des vitraux du XIIe siècle disparus et sur l'iconographie
retenue pour les trois niveaux d'élévation. L'historienne
du vitrail Françoise Gatouillat rappelle que la vitrerie
de cette époque a dû se constituer grâce à des donations,
mais sans doute aussi avec des remplois des verrières
de l'église Saint-Étienne que la nouvelle cathédrale
remplaçait. Ainsi, un triomphe de la Vierge, offert
par l'abbé Suger, a été réutilisé dans les tribunes.
Au XIVe siècle, le problème de la cathédrale restait
sa pénombre extrême. Et la vitrerie en place allait
en faire les frais : quelques verres blancs rejoignirent
les étages supérieurs ; parfois ce furent des scènes
diverses en camaïeu ou en grisaille et jaune d'argent.
Néanmoins des chapelles reçurent des vitraux historiés
avec représentation de leurs commanditaires à leur partie
inférieure, mais on les compte sur les doigts d'une
main. Rappelons que les confréries, pourvoyeuses habituelles
de vitraux, étaient interdites de séjour dans la cathédrale
de Paris
(voir le financement de la construction plus
haut). Pis encore au XVIIIe siècle : les vitraux
des grandes fenêtres seront détruits pour gagner de
la lumière.
Les seuls vitraux médiévaux importants qu'il nous reste
sont les trois grandes roses du XIIIe siècle. Ces œuvres
exceptionnelles dépassent en dimensions les autres roses
produites à l'époque gothique : les deux roses du transept
accusent 13,0 mètres de diamètre ; la rose occidentale,
9,6 mètres.
Au XIXe siècle, le roi Louis-Philippe lança une profonde
restauration de l'édifice. Les architectes Viollet-le-Duc
et Lassus, chargés du projet, entendirent redonner à
la cathédrale son cachet médiéval, c'est-à-dire la pourvoir
de vitraux peints... avec la pénombre qui s'en suit.
Qu'importe, celle-ci était partie intégrante de l'atmosphère
des temps gothiques.
En conséquence, toute la vitrerie (trop claire) du XVIIIe
fut supprimée. À part les trois roses qui furent remises
en état selon leurs besoins, les ateliers des maîtres
verriers Gérente, Lusson, Oudinot, Didron et Thevenot
reçurent les commandes de vitrerie en pastiche du XIIIe
siècle. L'atelier Maréchal de Metz fut chargé, quant
à lui, des grandes
verrières, plus classiques celle-là, du chœur
et du chevet.
Rapide retour en arrière. Au XVIIIe siècle, faute de
commandes, l'art du vitrail s'était perdu en France.
Dans la première moitié du XIXe, notamment sous l'impulsion
anglaise (voir l'église Sainte-Élisabeth
de Hongrie à Paris),
cet art se mit à renaître et profita des recherches
des manufactures de Choisy et de Sèvres
sur les pigments colorés.
On arriva ainsi à la mise au point de deux catégories
de vitraux :
- le vitrail-tableau, obtenu avec des pigments vitrifiables
(l'artiste peint le dessin sur le verre qui passe ensuite
au four)
- le vitrail archéologique ou historiciste
qui se veut un pastiche de l'art médiéval : des morceaux
de verre teinté dans la masse sont mis en plomb selon
les contours du dessin. Avec les années, la technique
du pastiche s'améliora.
La création des nouveaux vitraux à Notre-Dame, de 1855
à 1875, bénéficia ainsi d'une technique bien au point.
Les vitraux historicistes vinrent orner les fenêtres
des chapelles du déambulatoire. Comme vu plus haut,
les fenêtres hautes du chœur
reçurent des vitraux plus classiques, typiques du XIXe
siècle, représentant les fondateurs de l'Église de Paris.
Dans les hautes fenêtres de la nef, celles des tribunes
et celles des chapelles latérales, on se contenta de
grisailles très soignées, aux tonalités variées.
L'objectif de Viollet-de-Duc était de faire chatoyer
les rayons lumineux comme aux temps anciens en bannissant
la lumière crue. À cet effet, les ateliers Baptiste
et Coffetier furent mis à contribution.
On trouvera dans cette page des extraits des vitraux
«médiévaux» de la Vie
de la Vierge, des Pèlerinages,
de l'Arbre
de Jessé, des Sibylles
et de la Vie
de saint Eustache. On donne également plus haut
des vitraux
du chœur, très XIXe siècle, issus de l'atelier de
Maréchal de Metz.
À la fin des années 1930, les verrières des fenêtres
hautes de la nef suscitèrent une ardente polémique.
On sait que les verrières initiales, datées du XIIIe
siècle, représentaient des personnages en pied et qu'elles
furent méticuleusement détruites entre 1753 et 1755
pour gagner en lumière. On les remplaça par du verre
blanc bordé d'une frange de couleurs avec fleurs de
lys. Ces fleurs de lys furent recouvertes de peinture
à la Révolution, peinture elle-même savamment grattée
à la Restauration !
Quoi qu'il en soit, la réverbération du soleil sur ces
grandes verrières blanches gênait les chanoines qui
firent installer des rideaux de velours rouge pour s'en
protéger ! Comme on l'a vu plus haut, Viollet-le-Duc
fit installer des grisailles sur ces fenêtres dans les
années 1860-1870.
Dans les années 1930, l'État français, propriétaire
de la cathédrale, se mit en tête de modifier la vitrerie
des grandes fenêtres de la nef. Une douzaine d'ateliers
de maîtres verriers fut sollicitée pour créer des vitraux,
modernes ceux-là, sur le thème des saints de la ville
de Paris.
Ces œuvres, présentées lors de l'Exposition internationale
de 1937 à Paris,
reçurent l'accord de la commission des Monuments historiques.
Mises en place en 1939, avec l'aval du cardinal Verdier,
archevêque de Paris,
elles provoquèrent l'émoi d'une partie de la critique
qui y vit un contraste choquant entre l'art gothique
et l'art moderne. En bref, un attentat scandaleux contre
l'esprit médiéval.
La polémique n'eut pas le temps de s'aggraver. Avec
la déclaration de guerre, les vitraux furent déposés
et confiés à leurs auteurs. Les verres n'étant pas cuits,
certains furent détruits. Le problème se reposa donc
après la guerre. Cette fois, on fit plus simple : le
maître verrier Jacques Le Chevallier fut chargé de concevoir
toute une vitrerie colorée et abstraite pour les fenêtres
hautes de la nef, du mur occidental et des tribunes.
André Malraux, ministre de la Culture, approuva le projet
en 1964. Ce sont les verrières en place depuis lors
et que l'on peut apercevoir sur quelques photos de cette
page.
Tous différents, ces vitraux sont non figuratifs et
à dominante rouge, bleue, verte ou jaune. Leur ton reste
fidèle à celui des grandes roses du XIIIe siècle.
Source : La cathédrale
Notre-Dame de Paris, La Nuée Bleue, collection La
grâce d'une cathédrale, 2012, article de Françoise
Gatouillat.
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Baie 1, détail : les Sibylles. |

Un roi de Juda dans l'Arbre de Jessé.
Atelier Édouard Didron, 1864. |

Chapelle capitulaire de l'Ordre du Saint-Sépulcre de
Jérusalem.
C'est la chapelle d'axe dans le déambulatoire avec son
retable du XIXe siècle.
À l'arrière-plan , le vitrail de la baie 0 illustre LA VIE DE
LA VIERGE
créé par l'atelier Lusson au XIXe siècle. |

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Baie 0, détail : l'Annonciation
Atelier Lusson, XIXe siècle.
«««--- Baie
0, détail :
la Crucifixion et la Fuite en Égypte.
Atelier Lusson, XIXe siècle. |
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Les hauts-reliefs du retable de la chapelle d'axe dans le déambulatoire
illustrent des scènes de la Passion
XIXe siècle. |

L'ARBRE DE JESSÉ
Atelier Édouard Didron, 1864
Chapelle Sainte-Anne. |

Baie 2 : LES PÈLERINAGES à Notre-Dame
Atelier Gérente, 1855. |
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Arbre de Jessé, détail : Jessé avec David et Salomon.
Atelier Édouard Didron, 1864. |
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Baie 2, détail : les Pèlerinages à Notre-Dame.
Atelier Gérente, 1855.
Le pastiche XIIIe siècle est ici d'une excellente facture. |

Baie 2, détail : les Pèlerinages à Notre-Dame.
Atelier Gérente, 1855. |
«««--- LA VIE DE
SAINT EUSTACHE
Atelier Édouard Didron, 1863. |
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Vitrail de la Vie de saint Eustache dans le déambulatoire,
détail.
Atelier Édouard Didron, 1863. |
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La rose occidentale (vers 1200) est en partie cachée par l'orgue de
tribune. |

Vierge à l'Enfant dans un vitrail du XIXe siècle.
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La rose
occidentale.
Cette rose est datée aux alentours de 1220. Son diamètre est
de 9,60 mètres. Comme la plupart des roses sur les façades
ouest, elle est à moitié cachée par l'orgue de tribune.
Semblable à la rose nord, une Vierge à l'Enfant occupe
le rond central. La Vierge est entourée des prophètes, des
vices et des vertus.
L'iconographie de ce vitrail fait également appel au temps
par la représentation des signes du Zodiaque et des mois de
l'année.
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L'orgue de tribune est un Cliquot daté de 1730.
Il a été restauré par Cavaillé-Coll en 1863-1868. |

L'Apparition du Christ aux saintes femmes.
Haut-relief en bois dans la clôture du chœur.
Première moitié du XIVe siècle. |
Documentation : «La cathédrale Notre-Dame
de Paris», Éditions du Patrimoine, Centre des Monuments nationaux, 2007
+ «L'argent des cathédrales» de Henry Kraus, les Éditions
du Cerf, CNRS Éditions, 2012
+ «La cathédrale Notre-Dame de Paris», La Nuée Bleue,
collection La grâce d'une cathédrale, 2012
+ «L'élan des cathédrales» d'Alain Erlande-Brandenburg,
Éditions Jean-Paul Gisserot, 2002
+ «Notre-Dame de Paris» d'Alain Erlande-Brandenburg, Éditions
Nathan, 1991
+ «Paris d'église en église», éditions Massin, 2007. |
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